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MessagePosté: 29 Aoû 2007 20:58 
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Jsuis dépendante !
Sérieusement, le concept est très original, le style très plaisant, les personnages sont... parfaits ! en tout cas tous tels que je les imaginais (pour lily et james surtout), les caractères et expressions de chacun sont respectées, ce Ron est tout simplement hillarant ("je ne suis pas un incubateur ron !" j'ai adoré cette réplique), je l'imagine mais coooomplètement en papa poule relou comme pas possible :P !
L'idée des couples jumeaux/jumelles est excellente, le sirius vieillissant et pas casé est tellement attachant et puis là, pour le coup, j'apprécie le duo complice harry/ginny qui affiche un vrai lien...
bref, j'ado.Ore (et j'attends la suite avec impatience !) :arrow:

PS : une critique (minie) si j'ose : ya quelques fautes toutes bêtes mais c'est pas grave... :oops:

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Epitaphe de Sirius :
A Sirius, mort en traversant un voile
Le coton tue
RIP


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MessagePosté: 29 Aoû 2007 23:23 
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Salut salut
Je vien de lire ce merveilleux chapitre que je trouve plus mes mots a part A QUAND LA SUITE?

Bisoux
Nahla

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MessagePosté: 30 Aoû 2007 2:33 
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C 'est tout simplement génialeuu , j' ai lu ta fiction d' une traite tellement ça m' a passionné et maintenant je ne pense qu' à une chose , c' est la suite^^


En tout cas bravo
bonne continuation et j' espère que la suite arrivera vite :D

_________________
* Les Chemins Sont Multiples , Tout Est Question De Choix *

Moi aussi j' ai une fiction , clik ici^^


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MessagePosté: 30 Aoû 2007 19:59 
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Localisation: dans la tour de Gryffondor. En train de dormir dans le lit de Harry
Je ne sais plus que dire parce que les autres ont écrit ce que je pensais de ton dernier chapitre.

Je vais juste te dire une petite chose.

La suite. Et ne traine plus comme la dernière fois.

Le chapitre 6 datait du 2 août.

_________________
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Je t'aime Harry.
Je t'aime Ginny.

Je vous propose une fic de ma composition que vous pouvez lire tranquillement. Michel Potter et les Halliwell contre La Source et Voldemort


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MessagePosté: 01 Sep 2007 17:12 
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Salut CatHp

Je viens de lire les trois premiers chapitres de cette fic et franchement je l'adore!!! Je lirai le reste une autre fois et je te ferai part de mes commentaires! C'est vraiment trop génial et côté originalité, c'est un 100%!!! Le fait que tu aies réussi à tout expliquer leurs précédentes années, à expliquer que Rogue, Peter et Voldemort étaient gentils, pas là, etc est trop super!!! J'ai ris quand j'ai vu Peter Pettigrow à côté de Ministre de la Magie!!! J'espère que tu n'as pas abandonné la fic...(J'ai pas encore lu le reste, n'oublions pas!) Si ça vous dit, (À l'auteur et aux lecteurs) passez voir ma fic! C'est Harry Potter et les reliques de la mort...Selon moi!

_________________
I wrote this story for you, but when I began it I had not realized that girls grow quicker than books. As a result you are already too old for fairy tales, and by the time it is printed and bound you will be older still. But some day you will be old enough to start reading fary tales again. You can then take it down from some upper shelf, dust it, and tell me what you think of it. I shall probably be too deaf to hear, and too old to understand, a word you say, but I shall still be your affectionate Godfather.

C.S. Lewis.
The Lion, The Witch And The Wardrobe. To Lucy.


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 23 Jan 2008 19:02 
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Salut à tous, ça fait longtemps que je n'avais pas eu le temps d'écrire donc je vous ai fait attendre. J'espère que certains ont attendus, voici le chapitre 8.
J'attends comme toujours avec impatience vos commentaires.
Bonne lecture!

Chapitre 8 : Retour à Poudlard

Le lendemain, Harry et Ginny prirent leur petit déjeuner avec Ron et Hermione et écoutèrent attentivement les dernières recommandations de ces derniers. Ils devaient aller seul à Poudlard et discuter avec Dumbeldore.
- Vous devriez aller faire un tour au serre, je pense que Neville sera là bas. Il adore travailler sur de nouvelles espèces quand ses élèves sont en vacances.
- Bonne idée, dit Harry qui avait hâte de revoir son vieil ami.
- C’est bizarre de se dire que nous allons le voir, en pleine forme, dans les serres de l’école, c’est génial mais bizarre.
- Je ne te le fais pas dire, souffla Harry.
- Luna sera peut être dans le coin également.
- Luna ? et pourquoi elle travaille à Poudlard elle aussi.
- Non mais elle sera sûrement avec Neville.
- Ah bon ! dit simplement Harry.
- Ils sont ensemble, précisa Hermione.
- Ah bon ? s’exclama Ginny. Alors ça, jamais je ne l’aurais imaginé. Je voyais plutôt Neville avec une fille comme Lavande ou Parvati.
- Pourquoi, Luna et Neville sont tous les deux passionnés par les nouvelles espèces, pour l’un c’est les fleur, et pour l’autre des êtres vivants.
- Vivant, grogna Hermione, encore faudrait-ils existent pour être vivants.
- Arrête Hermione, c’est ton amie !
- Je sais que c’est mon amie, mais ça n’empêche pas que j’ai toujours du mal avec ses histoires de Cornac à plumes ou je ne sais quoi d’autres.
- Ronflac cornue ! dit Ginny.
- C’est ça !
- Pourquoi ne sont-ils pas ensemble dans vos souvenirs.
- Je ne sais pas, dit tristement Harry, Neville est quelqu’un de formidable mais il manque d’assurance, et puis dernièrement, enfin dans nos souvenirs, il a été torturé et a perdu la tête, il est interné à vie. C’est vrai que Luna a été très affecté par la condition de Neville. Mais nous l’avons tous été. Neville n’est pas orphelin mais c’est tout comme, dans le passé dont nous nous rappelons je ne pense pas qu’avant l’attaque il est eu une petite amie.
- Et bien, dit Ron, dans cette vie il est maladroit ça c’est sûr mais il est courageux, déterminé, très intelligent. Il n’était pas très doué en potion et en sortilège mais pas à cause de sa puissance magique. Severus lui faisait peur et il perdait ses moyens en potion, et puis tout le monde ne peut pas faire des miracles avec sa baguette. Par contre il a toujours palier ce manque en utilisant des plantes, des racines, des feuilles… il est vraiment doué. Il est avec Luna depuis 5 ans, c’est peut être pour ça que ça ne vous dit rien, ce n’est pas une idylle commencé à l’école, ils ont passé beaucoup de temps ensemble quand ils sont sortis de Poudlard et ont appris à se connaître différemment.
- J’espère qu’elle sera là ! dit Harry en ne pouvant s’empêcher de penser à la dernière image qu’il avait de Luna en train de se faire dévorer vivante par Greyback.

Harry et Ginny prirent la direction de Poudlard un peu plus tard dans la matinée, ils transplanèrent au Pré au Lard et entrèrent dans le parc de cette école qu’ils aimaient tant.
Comme ils étaient en avance pour leur rendez vous avec le directeur ils se rendirent directement aux serres.
Ils trouvèrent Neville penchait sur une plante.
- Salut ! dit Harry en faisant sursauter Neville.
- T’es malade, tu m’a fait une de ces peurs !
- Désolé, on voulait pas te faire peur, on a rendez vous avec Dumbeldore dans une demi heure, on s’est dit qu’on te trouverait sûrement ici.
- Vous avez bien fait, Luna est dans mes appartements, allons la voir on boira un thé ensemble.
- Bonne idée allons y, dit Ginny qui était visiblement impatiente de revoir son amie. Elle se retourna et n’eu pas le temps de dire quoi que ce soit ou de s’accorcher à Harry, elle s’évanouit.
- Ginny, cria Harry en se précipitant vers sa fiancée, par Merlin que lui arrive-t-il ?
- Conduis là à l’infirmerie, je vais chercher Luna on vous retrouve là bas !
- Contacte ma mère dit lui de nous rejoindre au plus vite.
Harry pris Ginny dans ses bras et parti en courant vers l’infirmerie. Quand il arriva il était exténué d’avoir porté Ginny sur une telle distance mais la posa très délicatement sur un des lits.
Il n’attendit que quelques minutes avant d’entendre des pas précipités s’approcher de l’infirmerie. Luna, Neville et sa mère entrèrent et Lily se dépêcha d’ausculter la jeune femme.
- Harry recule toi s’il te plait il me faut un peu d’espace.
- Non je veux rester avec elle, je ne veux pas la perdre.
- Mon chéri, tu ne vas pas la perdre, ce n’est rien, elle est sûrement un peu surmenée, si tu veux vraiment lui venir en aide va me chercher ma trousse dans mon bureau.
- J’y vais, Harry se précipita dans le bureau de sa mère, et revint auprès de Ginny quelques secondes plus tard, mais ce qu’il vit le figea, la jeune femme lévitait à quelques centimètres au dessus de son lit elle était entouré d’un halo lumineux.
- Qu’est ce qui se passe, s’inquiéta Harry.
- Rien je l’examine, répondit Lily, tu m’as déjà vu faire ça des dizaines de fois, ne t’inquiète pas ça va aller.
En effet, quelques secondes plus tard, Ginny était de nouveau allongé sur son lit toute lumière avait disparu et elle semblait dormir paisiblement.
- Qu’est ce qu’elle a, demanda Harry à sa mère.
- C’est formidable, dit Lily en prenant son fils dans ses bras.
- Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de formidable, dit Harry sans pour autant repousser sa mère dont les bras le réconfortaient.
- Je vais être grand-mère !
- Quoi ! s’exclama Harry, tu veux dire que Ginny est… enceinte.
- Oui, mais ce que je ne comprends pas c’est qu’elle ne s’en soit pas rendue compte plutôt ou si c’est le cas pourquoi elle n’a rien dit.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Parce qu’elle est enceinte de plus de quatre mois !
- Merde alors, s’exclama Harry.
- Surveille ton langage !
- Désolé M’man.
- Je vais dire à Dumbeldore ce qui se passe, je pense qu’il ne verra pas d’inconvénient vu les circonstances à avoir son entrevue avec vous ici. Elle va se réveiller dans quelques minutes, je te laisse, c’est à toi de lui annoncer la nouvelle. Luna, Neville, venez avec moi je crois qu’ils ont besoin d’un peu d’intimité.
- Ça va Harry, demanda Neville avant de quitter l’infirmerie en voyant qu’Harry n’avait pas bougé d’un millimètre depuis que sa mère lui avait annoncé la nouvelle.
- Euh… oui, ça va… Papa… je vais être papa.
- Dans moins de six mois, dit Luna sur le ton de la discussion comme elle savait si bien le faire dans ce genre de situation.
- Ouais… dit Harry avec un sourire qui venait d’apparaître sur son visage… dans moins de six mois, c’est génial !
- A plus tard, dit Lily émue, ça ne t’embête pas que je le dise à ton père.
- Attend plutôt que l’on rentre, j’aimerais lui dire moi-même et puis si tu lui dis, Sirius le saura immédiatement ainsi que toute la famille. Je crois que Ginny aimerait le savoir avant vous tous !
- C’est vrai mais il faut que je le dise à quelqu’un, dit Lily surexcité ce qui fit sourire son fils qui avait l’impression qu’elle avait 20 ans de moins.

Ils sortirent de l’infirmerie en laissant Harry seul. Ce dernier d’assit sur le bord du lit et commença à caresser les cheveux de Ginny.
- C’est génial, ma douce, un bébé, on va avoir un bébé !
- Quoi ! dit Ginny avec une voix endormie.
- Eh, ma belle, comment ça va !
- Bien je ne sais pas ce qui s’est passé, mais qu’est ce que tu disais !
- On va avoir un bébé !
- Sans doute, on se marie dans trois jours, je ne sais pas quand, mais on aura certainement un bébé bientôt, pourquoi tu me regardes comme ça !
- On va avoir un bébé, répéta Harry en regardant Ginny droit dans les yeux et en caressant son ventre.
- Tu viens de le dire, mais… on va avoir un bébé ? s’exclama-t-elle, en s’asseyant dans le lit.
- Oui.
- Mais… c’est… un bébé… nous… je vais avoir un bébé avec toi… non…
- Ginny tout va bien, calme toi, tu es enceinte de quatre mois.
- Quatre mois. Mais je m’en serais rendu compte. Toi aussi.
- C’est sûrement le cas, mais on ne s’en souvient pas.
- Pourquoi personne ne nous en a parlé, on ne l’aurait pas dit ?
- Peut être qu’on voulait attendre après le mariage, pour que se soit, plus… conventionnel !
- Depuis quand on est un couple conventionnel ?
- Bonne question, dit la voix du professeur Dumbeldore derrière eux.
- Professeur ! s’exclama Harry.
- Bonjour les jeunes, dit le directeur en s’avançant vers Harry et Ginny, il salua Harry non sans voir l’émotion et la gène de ce dernier à serrer la main d’un homme mort dans ses souvenirs. Puis il se tourna vers Ginny et lui fit un sourire radieux. Lily m’a dit, félicitations !
- Elle m’avait promis de ne rien dire avant que l’on l’annonce.
- Ne lui en veut pas, dit Dumbeldore en souriant, elle avait vraiment envie de le dire à quelqu’un mais elle m’a promis de ne rien dire à vos familles.
- C’est déjà ça, soupira Ginny.
- Vous vouliez nous parler, demanda Harry pressé de savoir ce que leur voulait Dumbeldore.
- Oui, j’ai plusieurs choses à vous dire et j’aimerais que vous soyez complètement honnêtes avec moi, commença-t-il en faisant apparaître deux gros fauteuils autour du lit de la jeune femme d’un coup de baguette, assied toi Harry.
- Vous me faites peur, dit Ginny mal à l’aise, que ce passe-t-il.
- Ne vous alarmez pas comme ça tous les deux, on dirait que je ne veux vous parler que pour vous annoncer de mauvaises nouvelles.
- C’est pas le cas peut être, murmura Harry.
- Pardon, demanda gentiment Dumbeldore.
- Rien Professeur, nous vous écoutons, répondit Ginny ce dont Harry la remercia d’un clin d’œil.
- Pour commencer je voulais encore vous féliciter pour votre mariage et, je profite du fait d’être dans la confidence, pour votre bébé par la même occasion.
- N’est ce pas le genre de chose que l’on dit après le mariage, demanda Harry de plus en plus suspicieux.
- Je vois que tu es toujours aussi perspicace ! plaisanta le directeur.
- Nous vous écoutons, dit Harry d’une voix plus dure qu’il l’aurait voulu mais il avait tant de souvenir de Dumbeldore lui cachant la vérité qu’il avait peur de ce que son ancien directeur allait finir par lui annoncer.
- Connaissant Ron, je suppose qu’il n’a pas pu s’empêcher de vendre la mèche et de vous dire que j’avais prêté ma pensine à Hermione.
- Euh…
- Ce n’est pas la peine de chercher un mensonge pour le couvrir, je suis sûr de moi. Mais ce n’est pas grave, Hermione m’a dit vouloir vous constituer une série de souvenirs en guise de cadeau de mariage. Oh, ne me regardez pas avec ce faux air surpris je vois très bien que vous êtes au courant.
- C’est exact, répondit faiblement Ginny, mais ce n’est pas très grave si Ron ne peut pas tenir ça langue, ce sera quand même un magnifique cadeau même si e n’est pas un surprise.
- Je n’en doute pas, mais je voudrais en profiter pour vous faire moi aussi un cadeau de mariage anticipé, je vais vous offrir ma pensine !
- Quoi ! s’exclama Harry. Mais nous ne pouvons pas accepter, vous vous en servez tout le temps, vous y stockez des souvenirs pour pouvoir les regarder plus tard à tête reposée…
- Harry calme toi, je vais vous offrir cette pensine parce que j’ai cru comprendre qu’elle représentait beaucoup à tes yeux Harry, et puis je crois que Ginny, Ron, Hermione et toi en aurez besoin durant les temps à venir.
- Ah… dit Harry qui se rendit compte tout à coup qu’il en avait sûrement trop dit.
- Cela dit, continua Dumebdlore, il y a une chose que je ne m’explique pas, enfin si je me l’explique très bien mais je préfèrerais que vous confirmiez mes doutes, tu as l’air d’en savoir beaucoup sur cette pensine Harry. Pourtant si mes souvenirs sont bons, tu n’es jamais entré dedans, tu ne m’as jamais vu l’utiliser et à vrai dire c’est normal puisque depuis longtemps déjà je ne m’en sers plus. Qu’aurais-je à mettre dedans, ma vie est calme, le monde de la magie se porte bien, cette école fonctionne normalement ce qui n’est pas étrangère au fait que vous l’avez quitté il y a longtemps, ajouta-t-il en riant.
- Mais… bredouilla Harry en comprenant l’erreur qu’il avait fait en parlant de la pensine. En effet, dans ses souvenirs chacune de ses visites dans des souvenirs avait un lien avec Voldemort. En quatrième année il y avait vu les procès de mangemorts. En cinquième année les souvenirs de Rogue parce qu’il s’entraînait à l’occlumencie pour repousser le mage noir et en sixième année Dumbeldore lui avait montré la vie de Tom Elvis Jedusor.
- Tout le monde sait que vous affectionnez tout particulièrement ce procédé pour vous remémorer vos souvenirs, tenta Ginny d’une voix incertaine.
- Et bien non justement, tout le monde ne le sais pas, je ne dis pas que personne ne s’en doute, mais ce n’est pas quelque chose que je fais en public. Cela dit, je pense que de là où vous venez c’est peut être quelque chose de connu.
- Pardon ! s’exclama Harry. Comment vous… je ne comprends pas… vous aussi…
- Bien que ce que tu racontes ne veule rien dire, je vais te répondre. Je sais que vous n’êtes pas à votre place ici. Je pensais qu’il serait simple de lire en vous et de trouver ce qui s’est passé, mais vous êtes sacrément doué en occlumencie. Qui vous a enseigné ça ?
- Rogue.
- Le professeur Rogue, enfin non Severus tu devrais dire !
- Oui, c’est ça Severus, il me l’a enseigné en cinquième année, puis j’ai repris des cours en septième année avec Remus.
- Pourquoi Severus n’a pas continué ?
- Parce qu’il vous a assassiné !
- Ah… répondit Dumbeldore qui pour la première fois depuis son entrée dans l’infirmerie avait l’air étonné. Forcément c’est embêtant !
- Je ne comprends pas ! Comment savez vous tous ça ? demanda Ginny. Je sais que vous êtes un grand sorcier, mais Ron et Hermione ne se souviennent de rien, les autres non plus d’ailleurs.
- Tu vas me faire rougir Ginny, alors comme ça Ron et Hermione sont au courant.
- Oui, répondit simplement Harry.
- C’est mieux comme ça, vous aurez besoin de toute leur aide pour vous sentir à l’aise ici.
- Vous n’avez pas l’intention de nous renvoyer là bas alors ? demanda Ginny en posant une main sur son ventre. Parce que là bas… nous sommes… nous n’aurons jamais…
- Calme toi Ginny, je n’ai pas l’intention de vous renvoyer là bas. Ce qui entre nous soit dit ne veut rien dire. Il n’y a plus de là bas. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je n’ai pas le pouvoir de changer les choses et même si je l’avais je ne pense pas que je le ferais. Je pense que pour commencer vous allez me raconter vos souvenirs, après je vous dirais tout ce que je sais.
- Très bien, souffla Harry.

Durant les deux heures qui suvirent, Dumbeldore ne dit rien en dehors de quelques « Ah… Oh… Par Merlin… ». Il avait plusieurs fois frotté sa longue barbe, signe de sa réflexion et de son incompréhension, en entendant Harry parler de Voldemort. Harry termina son récit par le combat contre le mage noir qu’il avait vu dans la pensine avec Ron et Hermione.

- Voilà, nous sommes morts ce soir là, je pense que Luna est morte également, Ron était mal en point et Hermione allait à peu près bien mais on ne sait pas ce qui s’est passé après, Neville était déjà interné à Ste Mangouste. Je crois qu’après m’avoir tué Voldemort a dut décimer ceux qui restaient, plus personne n’avait le pouvoir de le tuer d’après la prophétie.
- Je pense, comme d’après tes dires je le pensais dans tes souvenirs, que cette prophétie ne voulait pas dire que toi seul pouvais le tuer.
- Peut être mais c’est ce que Voldemort pensait et son pouvoir à du grandir encore avec ma mort.
- Mais finalement quelqu’un l’a bien tué, puisque Tom Jedusor est tombé de la tour d’astronomie.
- Oui, j’y est pensé, dit Harry, mais la prophétie disait « celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres » pas celui qui aura le pouvoir de vaincre Jedusor. Je crois que c’est pour ça que la personne qui a remonté le temps s’en est prise au Voldemort adolescent, avant que le Seigneur des Ténèbres n’existe.
- Vous pensez donc que vos souvenirs ne sont pas corrects parce que quelqu’un a remonté le temps.
- C’est ce qu’Hermione pense, dit Ginny, et je pense qu’elle est dans le vrai, comme toujours. Elle pense qu’après notre mort quelqu’un a remonté le temps pour tuer Jedusor, cette personne a mis six ans pour y parvenir puisque nous avons six ans de plus que dans nos souvenirs, et comme nous étions tous les deux dans le coma samedi soir notre mémoire n’a pas été modifié comme les vôtres.
- Je dois dire que Mme Wesley est brillante sur ce coup là, dit Dumbeldore dont les yeux pétillaient de fierté.
- Mme Wesley ? demanda Ginny.
- Il parle d’Hermione, dit Harry en souriant à sa fiancée, moi aussi ça me fait bizarre… Mme Wesley c’est ta mère !
- Mme Potter c’est la tienne et je vais bien le devenir samedi.
- C’est vrai, dit Harry en riant, mais ce n’en est pas moins bizarre. Il s’arrêta en entendant Dumbeldore se racler la gorge pour leur rappeler qu’il était là. Pardon Professeur !
- Vous ne voudriez pas m’appeler Albus.
- C’est ce que nous faisons ici, demanda Harry surpris.
- Non ! Mais je crois qu’il est temps, comme Ginny viens de le dire samedi vous allez être Monsieur et Madame Potter, et je crois que Monsieur et Madame Potter peuvent m’appeler Albus.
- Très bien,… Albus… reprit Harry. Pouvez vous nous dire comment vous avez fait pour savoir que nos souvenirs étaient erronés.
- Ils ne sont pas erronés, ils viennent d’un autre passé.
- Si vous voulez, alors comment avez-vous su ?
- Samedi soir en allant me coucher j’ai trouvé une lettre me disant que je devais vous protéger parce que la vie vous offrez une seconde chance. En gros la lettre m’expliquait que sans vous en souvenir vous aviez vécu à vous deux plus de malheur que beaucoup de gens sur cette Terre et que je devais faire en sorte que cela ne recommence jamais. Sur le coup je n’ai vraiment pas compris ce que signifiait cette lettre, je me suis même persuadé à un moment que ce devait être une farce des jumeaux, mais quand j’ai cherché à remonter la piste grâce au parchemin et à l’encre de la lettre, je me suis retrouvé en haut de la tour d’astronomie et j’y ai trouvé ceci.
Il sorti de sa poche une plume rouge et dorée.
- C’est une plume de Fumsek, demanda Harry.
- Qui est Fumsek, demanda Dumbedlore.
- Mais voyons c’est votre phénix.
- Ça c’est étrange, tout semble identique à vos souvenirs, Voldemort en moins, pourquoi avais-je un phénix dans votre passé et pas dans celui-ci.
- Fumsek est peut être en parti responsable de ce changement de passé, après tout les phénix ont le pouvoir de disparaître et d’apparaître où bon leur semble.
- Mais pas de remonter le temps.
- C’est vrai, mais leurs larmes ont des vertus miraculeuses, elles peuvent soigner, mais elles entrent aussi dans la composition de différentes potions et rituels de magie noire.
- Je vais étudier la question, je vous tiendrais au courant.
- Si vous n’avez pas de phénix, qui m’a apporté l’épée de Godric Griffondor dans la chambre des secrets ?
- L’épée de Griffondor est venu à toi parce que tu étais en train de défendre l’école créer par son propriétaire, le choixpeau te l’a emmené.
- Dans mes souvenirs, c’est Fumsek qui m’a apporté le choixpeau dans lequel se trouvait l’épée.
- Etrange, je me répète mais c’est étrange. Ton destin, une fois de plus, était de faire en sorte que la chambre des secrets soit fermée à jamais, avec ou sans ce phénix, tu y es parvenu.
- Et qui a soigné ma blessure faite par le crochet du Basilic, sans Fumsek, je devrais être mort.
- Tu n’as pas était blessé par le Basilic.
- A bon ? s’exclama Harry en même temps que Ginny. Décidément dans cette courbe du temps les choses sont toujours plus faciles.
- Il semblerait. La personne qui a remonté le temps pour tuer Jedusor vous a offert le plus merveilleux des cadeaux. Je ne suis pas vraiment d’accord pour changer les choses de cette manière en temps normal, mais comme ça me permet d’être en vie avec vous aujourd’hui je crois que nous devrions le remercier un jour.
- Mais comment découvrir de qui il s’agit ? demanda Ginny.
- Je pense que cette personne se manifestera d’elle-même, un procédé de magie noire comme celui qu’il a du mettre en place laisse des traces, je suis persuadé que cette personne se souvient de tout.
- Hermione a dit quelque chose dans ce genre là, dit Harry, du genre : « si une personne douée en magie noire a remonté le temps pour vous sauver, alors cette personne aura fait en sorte de connaître ses actions dans ce futur ».
- Une fois de plus je ne peux qu’être d’accord avec Hermione, dit gaiement Dumbeldore visiblement très fier de son ancienne élève.
- Donc vous pensez que nous n’avons rien à faire pour retrouver cette personne, qu’elle viendra à nous d’elle-même.
- C’est exactement ce que je pense, vous avez beaucoup trop de choses à faire d’ici samedi pour vous lancer à la recherche de notre sauveur.
- Mais vous avez bien une petite idée de qui il s’agit ? demanda Ginny.
- Pour être tout à fait honnête, non ! je suis sûr que le Albus Dumbeldore de vos souvenirs aurait eu une idée sur la question, mais moi non ! je n’ai aucun souvenir de ce passé que vous m’avez raconté, les personnes que vous m’avez décrites ne ressemblent pas à celles que je connais. Mais faites moi confiance, nous connaîtrons de le fin mot de cette histoire très bientôt.
- Vous ne nous cachez rien ? demanda Harry suspicieux.
- Non Harry, pourquoi te cacherais-je quelque chose.
- Dans mes souvenirs vous m’avais souvent jugé trop jeune, trop faible, trop… peut importe, vous m’avez caché beaucoup de choses et…
- Harry, dans tes souvenirs, les discussions que nous avons eu se sont déroulés entre tes onze et tes seize ans, si j’ai cru bon de te cacher certaine chose, c’était probablement… par Merlin que je n’aime pas cette expression… c’était pour ton bien. Aujourd’hui tu as 24 ans, tu es un homme, enfin tu essaies, je ne vois pas pourquoi je te cacherais quoi que ce soit.
- Pourquoi est-ce que tout le monde rajoute toujours ce « enfin presque » quand ils parlent de nous en temps qu’adultes, demanda Ginny.
- Parce que nous vous aimons beaucoup mais qu’a vous deux vous nous avez causé les pires soucis et inquiétude possible et imaginables depuis votre naissance. Vous êtes doués, vous le savez et vous en profitez !
- Ça ne nous ressemble pas pourtant ! dit Harry.
- Disons que vous êtes en quelques sortes des surdoués de la magie et que vous avez toujours été exaspérant en ne mettant pas ses capacités au service de vos études mais plutôt de vos aventures en tout genre.
- Avec Ron et Hermione, dit Harry, pourtant personne ne les blâme.
- Avec Ron et Hermione du temps de Poudlard, mais vous avez continué tous les deux depuis votre sortie de l’école.
- On est si insupportables que ça, demanda Harry gêné.
- Oui, mais vous êtes aussi attachants, courageux, serviables et reconnaissants, alors on a tendance à vous pardonner vos écarts.
- Je trouve qu’on a plutôt l’air de deux enfants gâtés, prétentieux et stupides.
- Ne soyez pas trop durs avec vous-même, votre enfance a été tellement plus heureuse dans ce passé que dans vos souvenirs, il est normal que vous caractères soient différents. Mais rassurez vous, vos parents sont fiers de vous.
- Merci Albus !
- De rien, Lily m’a dit que tu pouvais te lever quand tu voulais Ginny, mais il serait préférable que vous rentriez par la poudre de cheminette plutôt qu’en transplanant, c’est très déconseillé pour les femmes enceintes. Vous pouvez utiliser la cheminée de l’appartement Neville. A samedi ! Préoccupez vous de votre mariage, c’est la chose la plus importante pour le moment, nous aurons tout le temps ensuite de nous pencher sur le cas de notre mystérieux bienfaiteur.
- Merci Albus ! A samedi !
- Tu te sens d’attaque pour te lever et rejoindre les appartements de Neville, demanda Harry à Ginny quand Dumbeldore fut sorti.
- Harry, je vais te le dire une seule fois, je ne suis pas en sucre, je porte notre bébé mais comme dirait Hermione ça ne fait pas de moi une poupée de porcelaine. Et contrairement à Ron et Hermione nous ne sommes pas encore marié, alors si tu veux que je dise oui samedi, traite moi comme une personne normale.
- Une personne normale qui porte notre enfant, je ne te traiterais pas comme une chose fragile si tu fais attention à toi. Pour commencer je ne suis pas sûr que le métier d’Auror convienne à une femme enceinte.
- Harry, s’exclama Ginny en se levant d’un bon, on ne sait même pas comment se passe mon travail au ministère, je ne vais pas rester à me tourner les pouces pendant six mois tout ça parce qu’une bande de vieux sorciers gâteux à décider un jour que les femmes enceintes devaient rester immobiles. Je peux savoir ce qui te fait rire !
- Tu es belle quand tu t’énerves, je te promets que je vais faire tout mon possible pour ne pas t’étouffer pendant cette grossesse, seulement si tu ne fais pas attention pour toi, fais au moins attention pour notre bébé.
- Très bien, dit Ginny résignée.
- C’est quand même étonnant que personne ne s’en soit rendu compte, quatre mois de grossesse ça ne se cache pas comme ça.
- C’est l’avantage des robes de sorciers je pense. L’autre jour quand j’essayais ma robe de marié je trouvais bien que j’avais un peu de ventre. Maman m’a sermonné en me disant que si une fois dans ma vie je devais faire attention à ma ligne c’était en maintenant. Sur le moment j’ai trouvé ça bizarre d’avoir pris du ventre mais le fait d’être enceinte ne m’a même pas traversé l’esprit.
- Tu es contente, demanda Harry tout à coup un peu mal à l’aise. J’veux dire, je ne sais pas si nous avons désiré cette enfant dans ce passé, mais aujourd’hui toi, tu le désires ?
- Bien sûr, tout ce qui nous arrive est merveilleux, nous allons nous marier, j’attends notre enfant, évidemment que je suis contente.
- Tu as raison, c’est juste inquiétant, j’ai 18 ans, enfin dans ma tête, et pourtant je vais être père dans quelques mois, j’ai peur de ne pas être à la hauteur !
- Je suis certaine que nous le serons, on apprendra ensemble, et puis nous avons nos parents, Ron et Hermione…
- C’est vrai, tu as raison j’angoisse pour rien, je suis simplement pas habituer à compter sur les autres de cette manière.
- On va voir Luna et Neville.
- Ouais, allons y !

Harry et Ginny quittèrent donc l’infirmerie main dans la main et prirent la direction des appartements de Neville. Tout du moins c’était leur intention jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’ils n’avaient pas la moindre idée de l’endroit ou pouvais bien se trouver les appartements des professeurs dans le château.
- C’est marrant, dit Ginny, je ne me suis jamais posé la question, j’imagine que les professeurs ont un logement attenant à leur bureau. Le bureau de Chourave était près de la salle des professeur, j’imagine que Neville a pris sa place. Allons voir.

Ils descendirent donc dans le hall pour prendre le couloir menant à la salle des professeurs.
- Je peux savoir ce que deux jeunes gens font en plein mois d’août dans les couloirs de l’école, dit une voix qu’Harry connaissait trop bien derrière eux.
- Severus, dit Harry en se souvenant que c’est ainsi qu’il était censé appeler le professeur Rogue bien que cela lui fasse une drôle d’impression.
- Harry, Ginny, vous préparez un mauvais coup, déjà qu’une Wesley va débarquer Poudlard en septembre après six années de quiétude dans cette école, alors dites moi ce que vous faites ici.
- On était venu voir Albus, répondit Ginny pas plus à l’aise que Harry.
- Ça ne me regarde sûrement pas et je suis sûr que je vais regretter d’avoir poser la question mais vous venez de la direction opposée à celle du bureau du directeur.
- Nous revenons de l’infirmerie et nous allons voir Neville et Luna, répondit Harry.
- De l’infirmerie, ça vous manquez ?
- Mais non, Ginny a fait un malaise, aie… pourquoi tu m’écrases le pied.
- Maintenant il va croire que je suis… je ne sais pas moi… faible et que je m’évanouie pour un rien.
- Il ne croit rien de tout cela ! répondit Severus avec une lueur amusée dans le regard qui surpris les deux jeunes sorciers, sûrement parce que c’était la première fois qu’ils le voyaient sourire. J’imagine que si vous êtes ici c’est que ça va mieux, je dois me rendre chez Neville moi aussi, je vous accompagne ?
- Pourquoi pas ! dit Ginny en reprenant la direction du couloir de la salle des professeurs. On vous suit, se ravisa-t-elle. Et elle avait bien fait pensa Harry car le maître des potions ne pris pas la direction qu’ils comptaient suivre. Il tourna dans un sombre couloir qu’Harry ne connaissait pas juste après la classe qu’avait occupé Firenze près de la grande salle.
- Je dois dire que je suis bien content qu’on ait effectué ses modifications dans le château, dit Severus, depuis que les professeurs vivent en couple dans cette école nos appartements sont plus grands et plus sympas. Je préfère ça aux cachots.
- J’ai toujours pensé que tu aimais la noirceur et l’humidité des cachots, dit Harry entre ses dents, ce qui n’empêcha pas son ancien professeur de l’entendre.
- Très amusant Harry, je sais que ça collait mieux avec le méchant professeur Rogue, mais vivre à côté de chez Neville et Remus est quand même plus attrayant. Nous y voilà ! dit-il en s’arrêtant devant une grande porte en chêne. Je passe chez moi récupérer un livre pour Neville et je vous rejoins, ajouta-t-il en continuant jusqu’à la porte suivante.
- Je trouve que la conversation que nous venons d’avoir avec lui est surréaliste pas toi ? murmura Ginny à l’oreille de son fiancé.
- Et encore le mot est faible, souffla Harry en frappant à la porte de Neville.
- Et bien, dit ce dernier en ouvrant la porte, je vois que tu vas mieux.
- Oui, répondit Ginny, beaucoup mieux, salut Luna, comment vas-tu, ajouta-t-elle en serrant son amie dans ses bras.
- Très bien, mais c’est plutôt à toi qu’on devrait poser la question.
- Je vois que vous êtes déjà au courant !
- Oui, désolé, dit Neville, on était là quand Lily a fait son diagnostic.
- Forcément, grogna Ginny.
- Je peux savoir ce qui te mets d’une si charmante humeur, plaisanta Luna en s’asseyant dans un canapé.
- J’aurais aimé être au courant avant tout le monde c’est tout.
- Et moi je n’arrive pas à comprendre comment tu as fait pour ne pas te rendre compte que tu es enceinte depuis quatre mois.
- Je ne sais pas, sûrement le stress du mariage…
- Tu devrais quand même demander à Lily de t’examiner une nouvelle fois ce soir, pour être sure que tout va bien.
- Harry, tu réponds à Neville sinon je dis non samedi !
- Très bien, pouffa Harry, Luna, Neville, Ginny n’est pas une petite chose fragile, ce n’est pas un poupée en porcelaine… et elle ne se mariera pas avec moi samedi si je m’obstine à vouloir la couver sous prétexte qu’elle est enceinte. Donc je suis censé empêcher tout le monde de lui parler comme si elle était mourante. C’est ça Ginny.
- C’est exactement ça je te remercie.
- Très bien, dit Neville d’un voix amusé, asseyez vous je vais nous faire du thé, non pas que ce soit pour prendre soin de Ginny mais parce que s’est la bienséance même.
- N’en fait pas trop, grogna Ginny en s’asseyant à côté de Luna.
- N’empêche que tu es plus fragile enceinte, cria Neville depuis la cuisine, et aucun de nous ne te laissera risquer ta santé ou celle de votre bébé.
- Ne lui en veut pas, dit Luna en se tournant vers son amie, tu sais que nous essayons de faire un enfant depuis un an déjà et sans succès, c’est normal que l’on s’inquiète pour toi, on y croyait tellement la dernière fois avant ma fausse couche.
- C’est vrai, dit Harry en se mordant la langue pour son manque de tact auprès de ses amis bien qu’il ne puisse pas deviner la situation. Excusez nous, c’est juste une surprise et on ne sait pas vraiment comment gérer.
- Oui, ajouta Ginny, désolée !
- Y a pas de mal, c’est juste que ça nous touche beaucoup quand ça arrive aux autres et pas à nous ! dit Neville en posant le plateau de thé sur la table basse.
- N’en parlons plus, dit Luna, je crois que Severus ne devrait pas tarder, justement il dois nous apporter un livre de potions sur la fertilité.
- On l’a croisé en venant, il sera là d’une minute à l’autre,dit Ginny.
- Le professeur Rogue vient boire le thé chez moi, dit Neville. Si quelqu’un m’avais dit ça durant ma scolarité j’aurais bien ris. Ou plus vraisemblablement je serais mort de peur.
- Et si quelqu’un m’avait dit que nous deviendrions amis avec lui, dit Harry en riant.
- Enfin c’est un ami de ton père, moi c’était mon pire cauchemar pendant six ans.
- Ça n’a pas toujours était l’ami de mon père et on ne peut pas dire que c’était l’amour fou entre nous au début.
- Ça ne l’est toujours pas je te rassure, dit Severus en poussant la porte de l’appartement de Neville. Je suis ravi de voir que vous avez revu votre jugement. Cela dit qu’en j’ai vu cette équipe de Griffondor arriver à mes cours la premières années, je n’aurais pas non plus cru que je deviendrais leur ami. On passe la fin d’après midi à reparler du bon vieux temps où je vous enlevais des points et où je vous terrifiez ou alors on écoute Luna nous raconter sa dernière expédition.
- Va pour Luna, dit Harry en riant de plus belle mais pas sans se dire que tout cela était vraiment surréaliste.
Ils passèrent donc une après midi formidable en compagnie de Neville, Luna et Severus. Luna leur raconta qu’elle avait pu observer des ronflac cornus dans leur habitat et qu’elle allait clouer le bec à Hermione quand elle aurait fait développer ses photos.
Bien vite le sujet des études de toute la bande à Poudlard revint sur le tapis et Harry fut enchanté d’entendre leurs aventures de la bouche de Severus. Bien sûr il était censé connaître ses histoires et ne laissa pas transparaître son étonnement quand Severus raconta comment il avait ri quand il avait obligé Harry à classer les fiches de Rusard lors d’une retenue en cinquième année.

Il était presque l’heure du dîner quand Harry et Ginny entrèrent dans la grande cheminée de Neville pour retourner à Godric Hollow.
Ils avaient passé une merveilleuse après midi, surréaliste comme ils le répétèrent longtemps après, mais très agréable. Non seulement il avait était ravi de voir Luna et Neville en bonne santé, amoureux et pleins de projets. Mais le plus surprenant c’était qu’ils avaient adoré passé ce moment avec Severus. Bien sûr leur ancien professeur était toujours sarcastique et d’apparence antipathique, mais Harry avait découvert un homme bon, serviable, drôle… oui Severus Rogue était drôle… bref il avait véritablement trouvé un ami.
Ginny se demandait ce qui avait provoqué ce changement d’attitude. D’après Neville, le maître des potions avait tendance à fondre sur ses élèves comme une chauve souris géante, à enlever des points à toutes les maisons sauf à la sienne à qui au contraire il donnait des points sans raison. Il terrifiait les élèves de la première à la dernière année, il adorait les mettre en retenue juste pour les voir arriver tremblant dans son bureau en se demanda à quelle sauce le vilain professeur allait les manger.
- Je ne vois vraiment pas ce qu’il y aurait de drôle dans l’enseignement si je ne pouvais pas faire ça, avait répondu Severus quand Neville avait abordé le sujet.
- Et bien moi je préfère être un professeur apprécié, je donne plus de points que j’en enlève, je ne donne que très rarement de retenue et mes élèves sont tous de même disciplinés dans mes cours.
- C’est parce que la botanique et la potion ça n’a rien de comparable…
Et ils s’étaient disputés pendant de longues minutes en riant. Harry avait était très surpris d’entendre un rire sortir de la bouche de son ancien professeur mais essaya de son mieux de cacher cet étonnement. Les deux enseignants avaient mis fin à leur dispute quand Luna avait dit qu’ils étaient aussi bête l’un que l’autre et qu’elle en avait assez d’entendre encore et toujours la même discussion à chaque fois que Severus prenait le thé avec eux, c'est-à-dire au moins une fois par semaine depuis trois ans.

Harry mettait le changement de caractère de Severus sur le fait que dans ce passé il avait des amis, qu’il n’avait pas cet horrible tatouage sur le bras et surtout il n’avait pas eux à porter le poids de son rôle d’espion pendant plus de vingt ans. Dans ce passé, il était le professeur le plus craint de l’école, non pas à cause de son penchant vers la magie noire, mais parce qu’il était un des plus grands maîtres des potions d’Angleterre, qu’il avait publié plusieurs livres devenus référence en la matière. Mais il était aussi l’ami dévoué de ses collègues, l’homme qui avait mis de côté ses préjugés pour se réconcilier avec ses anciens camarades de classes. Il avait fini par partager la passion des potions avec Sirius, celle de la politique bien qu’il préfère rester dans l’ombre avec Peter, celle de la défense avec Remus. Et avec James il partageait, non pas une passion, mais quelqu’un. Sans l’influence de Voldemort il semblerait que lors de la scolarité des maraudeurs Lily et Severus avaient continué à entretenir leur amitié d’enfance. Dans ce monde où moldus et sorciers travaillaient mains dans la mains, il était tout à fait normal que les deux élèves de l’école les plus doués restent amis, malgré leurs origines et leurs maisons. C’est ainsi que Severus et Lily avait construit une amitié profonde, un peu comme Harry et Hermione. Quand Lily avait commencé à fréquenter James, Severus avait été jaloux, mais le bonheur de son amie avait eu raison de sa peur de la perdre si jamais elle restait avec le prétentieux James Potter.
Mais finalement Lily leur avait posé un ultimatum, soit ils faisaient de leur mieux pour s’entendre, soit elle ne parlait plus ni à l’un ni à l’autre. Les deux jeunes hommes avaient donc étaient contraints et forcé de se côtoyer et même s’ils refusaient catégoriquement de se dire amis, ça ne faisait aucun doute pour tout le reste de leur entourage.

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Si jamais tu as besoin de moi écris moi, ta chouette saura où me trouver.

Harry Potter et le Dernier Combat

Et Si...


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 24 Jan 2008 22:21 
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Salut
Merci Cat pour ce chapitre parce que ça valais vraiment la peine d'attendre aussi longtemps.
Bravo
Nahla
PS: J'ai remarqué quelques petites fautes d'orthographe dans ce chapitre.

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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 26 Jan 2008 11:13 
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Salut catHP,

ça fesait longtemps que tu n'avais plus écrit un bon chapitre. Mais celui-là, il est bien fait.

Si tu as des problèmes d'orthographes, je veux bien t'aider à corriger. Tu peux m'envoyer tes chapîtres par MP ou par mail.

Je ne peux que t'encourager à continuer à écrire comme moi je le fais pour ma fic.

Encore une fois, bravo pour le chapître.

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Je t'aime Harry.
Je t'aime Ginny.

Je vous propose une fic de ma composition que vous pouvez lire tranquillement. Michel Potter et les Halliwell contre La Source et Voldemort


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 26 Jan 2008 15:29 
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Merci CatHP pour ce nouveau chapitre ! J'aime toujours autant ce monde que tu as créé avec l'univers HP !
Mais cela fait quand même une drôle d'impression de voir ces personnages, qu'on connait à l'adolescence parler comme des "grands".
Continue ! J'ai hâte de savoir qui est derrière tout ça ^^

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Delphine, fan d'Harry et de Sirius !!!
"Il y a des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir." Sirius


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 18 Fév 2008 14:41 
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Voici le chapitre suivants qui doit j'en suis navrée être aussi pleins de fautes d'orthographe. Autant je parviens sans trop de mal à corriger les fautes des auters, autant quand c'est moi qui écris j'ai vraiment du mal, je m'en excuse.

En tout cas j'espère que ce chapitre vous plaira, c'est l'avant dernier.

Bonne lecture
A bientôt

Chapitre 9 : Derniers préparatifs

Quand Harry et Ginny se réveillèrent le lendemain matin, ils avaient l’impression d’avoir fermer les yeux seulement quelques minutes auparavant. Ce qui n’était pas complètement faux. Après avoir dîner, ils avaient fait s’asseoir l’intégralité de leurs familles dans le salon. Ce qui faisait beaucoup de monde, il y avait James et Lily, Sirius, Remus et Tonks, Arthur et Molly, Bill, Fleur, Arnaud et Simon, Charlie, Sophie et Erika, Fred, Georges, Claire et Clara, et bien sûr Ron et Hermione. Ces trente six yeux les fixaient en se demandant ce qu’ils y avaient de si important à leur annoncer. Chacun essayait de deviner la grande nouvelle. Et Lily qui connaissait pourtant toute l’histoire avait l’air de trouver amusant de lancer les autres sur les fausses pistes. Harry l’observait et elle avait plus que jamais le regard espiègle d’une maraudeuse, quoi qu’elle en dise.
- Fred, plaisanta George, je crois qu’ils vont se marier.
- Non, lui répondit son frère, ce n’est pas possible, jamais Harry ne voudrait d’une femme qui est capable d’arracher la tête d’un homme les yeux fermés…
- Beurk ! C’est dégoûtant ce que tu dis oncle Fred, répondit Erika, Tante Ginny tu sais vraiment faire ça ?
- Bien sûr qu’elle sait le faire, renchérit George, elle est auror tu sais c’est son métier de traquer les méchants sorciers et de …
- J’ai onze ans, grogna Erika, pas cinq ne me parle pas comme à un bébé : « c’est son métier de traquer les vilains sorciers qui font du mal aux petites filles… » dit-elle en imitant la voix de son oncle. Je suis terrifié là ça ce voit pas !
- Et oui, dit Charlie, ma fille n’est pas une stupide gamine écervelée…
- Quand elle fait preuve de maturité comme ça, c’est ma fille, plaisanta Sophie c’est impossible qu’elle tienne ça de toi. Par contre quand elle est impertinente avec ses oncles de cette manière là c’est uniquement ta fille ça ne fait aucun doute.
- Je te remercie, elle a l’art et la manière de fermer son caquet aux jumeaux Wesley, elle devrait recevoir une médaille pour ça.
- Eh… s’exclamèrent Fred et Georges.
- Ceci dit, dit timidement Sophie, tu n’arraches quand même pas ma tête des gens Ginny ?
La jeune fille ne répondit même pas et leva les yeux au ciel.
- Tu le fais peut être, murmura Harry à son oreille, il fut ravi de son effet quand il vit Ginny frissonner.
- Je démissionne demain ! répondit-elle en jetant un regard mi amusé mi noir à son fiancé.
- Ça c’est une bonne nouvelle, dit Molly qui se trouvait près de sa fille et qui venait visiblement d’entendre la dernière phrase que sa fille avait prononcé un peu plus fort qu’elle ne l’aurait voulu.
- C’est quoi la bonne nouvelle, demanda Sirius en lançant un regard noir aux jumeaux qui l’avaient empêcher d’entendre ce que Ginny avait dit.
- Ginny démissionne !
- Quoi, s’exclama Ron, tu ne veux plus être Auror, mais tu as travaillé dur pour ça et puis tu dis toi-même que le boulot n’est pas très prenant en ce moment, tu rejoint Harry chez Potter et Fils presque tous les jours parce que tu t’ennuies au bureau.
- De quoi je me mêle Ron, s’exclama Hermione, peut être que justement ta sœur s’ennuie et qu’elle veut changer de travail, il y a sûrement plus intéressant que d’arracher la tête des gens.
- Je croyais qu’elle ne faisait pas ça ! s’exclama à son tour Sophie.

Harry regardait silencieusement sa famille, ils sont tous fous, pensa-t-il, mais cette pensée le fit plus rire qu’autre chose. Il les regardait mais ne les entendait plus tellement un brouhaha c’était installé. A ses côtés Ginny était elle aussi en train de scruter toutes les personnes présentes.
Ils pouvaient voir Fred, George et leurs compagnes debout, parlant forts et gesticulant en pointant de temps en temps un doigt dans leur direction ce qui ne laisser aucun doute sur le sujet de discussion.
Molly et Lily étaient rouges tandis qu’elles parlaient à leurs maris. Harry compris quelques phrases du genre « si elle veut changer de métier c’est une bonne chose, elle sera sûrement plus présente auprès de son mari… »
Sirius tournait comme un électron libre autour des deux couples en compagnie de Remus et Tonks et par moment lançait des phrases du genre « n’importe quoi !… si c’est ce qu’elle veut !… après tout pourquoi pas !… »
Arnaud, Simon et Erika semblait beaucoup s’amusé dans le bazar ambiant et Harry était persuadé qu’ils faisaient exprès de parler très fort dès que le volume des conversations des autres baissaient pour relancer les débats, chacun voulant parler plus fort que les autres.
Hermione et Ron se disputaient dans leur coin et Harry fut persuadé que ça n’avait absolument rien à voir avec Ginny ou lui. Ron essayait de toucher le ventre de sa femme et à chaque fois Hermione devenait plus rouge en lui tapant sur la main. Sophie et Fleur, tentait visiblement d’intercéder en faveur d’Hermione mais leurs maris défendaient leur frère…
Au bout d’un moment, sentant un mal de tête le gagner, Harry pris le bras de Ginny et s’apprêta à sortir discrètement du salon avec elle. Mais en quelques secondes le salon redevint complètement silencieux.
- J’espère que vous n’avez pas l’intention de partir comme ça, dit Lily.
- Maman, gémit Harry, toi seul est au courant de ce que nous voulions dire, tu aurais au moins pu nous aider. Lily rougit mais ne dit rien.
- Et bien de toute manière tout le monde le sait maintenant, Ginny va démissionner, dit sèchement Molly.
- Non maman, personne ne sait rien, si tu avais attendu avant dire que tu connaissais la nouvelle vous ne vous seriez pas tous mis à hurler et à raconter n’importe quoi. Ça t’apprendra à écouter les conversations des autres. Comme Lily, Molly rougit et ne dit rien.
- Bien dit Ginny, pour une fois…
- La ferme Fred, dire en même temps Harry et Ginny avant que le jeune homme ne relance une polémique. En regardant sa mère, Harry fut persuadé qu’elle avait sur le bout de la langue un « ton langage Harry » mais ne dit rien.
- Alors qu’elle est cette grande nouvelle, demanda Hermione que cette voix douce qui, quelque soit le passé, poussait les gens à parler.
- Voilà, commença Ginny, je vais effectivement démissionner parce que dans les mois à venir que serait obligé de rester au bureau et un travail d’Auror sans sortie sur le terrain ça ne m’intéresse pas !
- Et si Ginny ne peut plus sortir sur le terrain, continua Harry, c’est parce qu’elle va avoir un bébé. On va avoir un bébé, précisa-t-il d’une petite voix, dans cinq mois !
- Quoi, s’exclama Hermione en se levant d’un bond.
- Comme c’est possible dans cinq mois, demanda Arnaud, je croyais que les bébés restaient dans le ventre de leur mère pendant neuf mois.
- C’est exact mon chéri, dit Fleur en prenant Arnaud sur ses genoux, ça veut donc dire que Tante Ginny a son bébé dans son ventre depuis quatre mois mais qu’elle ne nous a rien dit, et d’ailleurs j’aimerais bien savoir pourquoi.
- Parce qu’elle ne le savait pas, dit Lily. Je l’ai examiné à Poudlard ce matin et elle l’ignorait, ça arrive des fois, si elle n’avait pas fait ce malaise on ne le saurait toujours pas.
- Comment, s’exclama Molly, ma chérie tu as fait un malaise, mais assied toi… repose toi… et personne qui te propose sa place…
- Molly, soupira Harry en voyant le regard noir de sa fiancée, Ginny va bien, elle est en pleine forme, elle est enceinte depuis quatre mois mais elle n’a pas été malade, et a continué à travailler. Elle a décidé d’arrêter son travail au ministère, tant mieux, ça prouve qu’elle est raisonnable, alors ne la couve pas trop. Et c’est valable pour vous tous, ajouta-t-il en parcourant toute la famille du regard.
- Bien joué Ginny, dit Hermione en se levant pour embrasser son amie, je ne sais pas ce que tu lui as raconté, mais jamais Ron n’aurais dit ce que Harry vient de dire pour moi, il aurait dit « la pauvre est fragile, il faut laisser Hermione se reposer, ne la laisser porter ci ou ça… »
- Eh… s’indigna Ron, je te rappelle que je suis là, je veux juste ton bien et celui de notre bébé. Cela dit, je suis aussi intrigué qu’Hermione, tu lui as raconté quoi pour qu’il tienne ce discours.
- Je lui ai dit que je dirais non samedi s’il essayait de me surprotéger.
- Pas mal, siffla Sophie.
- Je suis pas sure que ça l’arrêtera, enfin d’ici samedi oui, mais après…ajouta Fleur.
- Je suis encore là, dit Harry qui avait l’impression que toute ces jeunes femmes avaient oublié sa présence. Elles entouraient Ginny, la serraient dans leur bras… Harry s’écartant d’elles et regarda en direction des parents. Molly pleurait de joie, Arthur ne bougeait plus mais avait l’air très ému, Sirius sautait partout pour changer, Remus regardait Tonks avait un regard où se mêlait tristesse et espoir. Enfin Harry regarda ses parents, Lily était très excitée comme elle l’avait été à Poudlard, mais ce qui choqua Harry fut le regard de James, il ne regardait pas Harry, il foudroyait sa femme du regard. A cet instant Harry se reconnu dans le regard de son père, il était exactement comme ça quand il avait quelque chose sur le cœur et qu’il était sur le point d’exploser, ce qui se produisit à peine quelques secondes plus tard.
- Tu étais au courant et tu ne m’as rien dit ! hurla James.
- Mais ça ne va pas de crier comme ça, s’indigna Lily.
- Ça fait deux fois en deux jours que j’apprends que tu as des secrets, il y a autre chose que j’ignore.
- Qu’est ce que tu racontes.
- Tu ne m’as pas dit pour Sirius et Sabine, répondit James en se plaçant, mains sur les hanches face à son épouse.
- Tu pourrais me laisser en dehors de ça, glissa Sirius à son ami.
- James tu vas te calmer, s’énerva Lily.
- Et toi tu ne vas pas me dire ce que je doit faire comme ça, je ne suis pas ton fils !
- Ravie de l’apprendre, je ne t’ai rien dit parce que Harry ne voulait pas que je le fasse, tu aurais fait pareil à ma place.
- Tu ne voulais pas me le dire, dit tristement James en se tournant vers son fils cette fois.
- Mais… Harry regarda son père qui avait maintenant l’air d’un enfant pris en faute, il ne put se retenir et explosa de rire.
- Je ne trouve pas ça drôle, mon fils et ma femme n’ont pas confiance en moi, je ne vois pas ce qu’il y a de si drôle.
- Pardon, dit Harry en séchant une larme au coin de ses yeux et en regardant son père avec un grand sourire. Je peux savoir où tu vas chercher tous ça ? J’ai dit a maman de ne rien dire parce que Ginny était évanouie et je voulais qu’elle soit au courant avant vous tous. Et si maman t’en avait parlé, tu l’aurais dit dans les deux minutes à Sirius, qui l’aurait dit à Remus, qui l’aurait écris à Peter, qui l’aurais dit à Percy… et toute la famille Wesley aurait su. Et avec un peu de chance, Fred et George auraient utilisé des oreilles à rallonges et l’auraient su tout de suite la rumeur serait donc allé encore plus vite pour que toute la famille soit au courant.
- Comme si c’était notre genre, s’exclama Fred.
- Tais toi, dit Ginny, je vois une de ces oreilles sortir de ta poche.
- Oups, dit Fred en enfonçant sa main dans sa poche sous les rires du reste de la famille.
- James, dit Ginny en s’approchant de son beau père, ce n’est pas comme si on avait attendu des jours en faisant promettre à Lily de ne rien dire, on le sait depuis quelques heures, on vient de rentrer.
- On voulait dîner tranquillement avec vous tous avant de vous annoncer la nouvelle, vous avez vu dans quel état vous êtes tous, vous imaginez autour d’une table, je ne donne pas cher de la salle à manger de maman.
- Et de la décoration du mariage, ajouta Ginny. Et dire que vous passez votre temps à nous traitez de gamins irresponsables, vous vous êtes vu.
- Elle a pas tord, dit Sirius.
- Sauf que personne n’a jamais imaginé que tu pouvais être autre chose qu’un gamin irresponsable mon cher Sirius, dit Lily en souriant à son ami et en s’approchant d’Harry. Nous sommes tous très heureux pour vous, c’est vrai que nous ne pensions pas que vous serez si rapide à nous faire des neveux, cousins ou petits enfants, mais je suis ravie de devenir grand-mère.
- Tu ne diras plus ça quand ça te fera prendre le même coup de vieux que nous, dit Molly en riant et en embrassant ses petits enfants outrés par ce que venait de dire leur grand-mère, avant qu’elle ajoute, puis tu les embrasseras et tu réaliseras qu’il y a rien de mieux qu’être grand-mère.
- Félicitation vieux, dit Ron en posant un main sur l’épaule de Harry avant de le serrer dans ses bras. Ce fut le signal pour le début des embrassades et des félicitations. Une heure plus tard, Ginny prétexta vouloir se reposer et ils la mirent presque dehors du salon pour qu’elle aille dormir, Harry la suivit et quand ils eurent refermé la porte de leur chambre, il s’effondrèrent sur leur lit.
- Je crois que cette famille est cinglée, dit Harry.
- Moi j’en suis sure, soupira Ginny. J’ai beau être heureuse comme jamais je ne l’ai été dans notre passé, je crois qu’ils vont m’épuiser bien plus que cette grossesse.
- Je commence à comprendre pourquoi on est si différents ici, dit Harry en se retourna sur le ventre pour regarder Ginny. On vit presque depuis notre naissance dans une famille ultra nombreuse. Même toi qui arrives après six frères tu n’as pas vécu avec autant de monde. Quand tu avais quoi, quatre, cinq ans, Bill et Charlie avaient déjà quitté la maison. Dans nos souvenirs Charlie ne revenait presque jamais, ici il a une fille de onze ans, je te paris que Molly a insisté pour voir Erika tous les ans depuis sa naissance. Pour Bill et Fleur rien ne change, sauf qu’ils ont deux garçons, donc même chose que pour Erika, je te parie qu’ils étaient tous le temps au Terrier.
- En plus Fleur est différente, elle est moins hautaine, elle a l’air de bien s’entendre avec Maman.
- C’est vrai, dit Harry. De mon côté c’est pareil, il y a une famille là où il n’y avait rien avant.
- Et en plus nos deux familles n’en font qu’une seule, autant dire que ça fait des tas de raisons pour que nous nous sentions un peu étouffés au milieu de tout cela.

Harry et Ginny avaient passé toute la nuit à parler de leurs familles et de leurs espérances dans cette vie. Ils s’étaient mis au lit très tard quand ils avaient réalisé que leurs mères allaient les réveiller de bonne heure pour cette dernière journée de préparation. Ce qui fut le cas. Vers huit heures du matin, Erika, Arnaud et Simon entrèrent en trombe dans leur chambre et les réveillèrent en sautant sur leur lit.
- Debout, grand-mère tourne en rond en bas depuis une heure, dit Arnaud. On lui a dit qu’on venait vous réveiller.
- En douceur, ajouta Simon.
- Merci pour ce réveil délicat, dit Ginny en embrassant ses neveux et nièce, on descend tout de suite.
Les trois enfants quittèrent la chambre en courant visiblement pour aller réveiller Ron et Hermione.
- Prête pour une journée de dingue, dit Harry en embrassant Ginny.
- Puisqu’il le faut, souffla la jeune femme en sortant du lit.

Et effectivement ce fut une journée de dingue, ils passèrent la matinée à essayer leurs tenues. La chambre de Harry et Ginny avait été réquisitionné comme « chambre du marié », les femmes n’ayant plus le droit d’y entrer, James aidait Harry à s’habiller et vérifiait qu’il ne manquait rien. Ron récupéra les alliances quand Sirius demanda pour la quatrième fois à Harry si elles étaient en lieu sûr. Neville, qui les avait rejoint un peu plus tôt, remplissait à merveille son rôle de témoin, il faisait répéter à Harry ses vœux et les phrases que le marieur allait lui faire répéter. Harry trouvait ça parfaitement inutile puisque Dumbeldore (qui allait les marier) allait dire chacune de ses phrases avant eux. Mais il se pliait aux exigences de ses témoins en imaginant que pour Ginny la situation devait être identique. D’autant plus que le seul mariage sorcier auquel il avait assisté était celui de Bill et Fleur. Or cette célébration avait eu lieu en temps de guerre et certaine partie de la tradition avait été mises de côté. Si Harry avait eu des souvenirs de son passé ici, il connaîtrait sur le bout des doigts le déroulement d’une cérémonie puisqu’il avait été le témoin de Ron et de Neville. Toutefois, ce dernier lui apportait une aide précieuse en lui soufflant ce qu’il devait faire ou dire sous le regard inquisiteur de James.

Vers midi, une fois qu’il eut remis une robe de sorcier normale et que Neville est fini de lui faire répéter la même chose pour la centième fois. Il suivit Sirius, Remus, James, Ron et Neville dans la salle à manger. Il vit Ginny entrer suivit de sa mère, ses belles soeurs, Lily et Luna.
- Ne me laisse plus une seule seconde, souffla-t-elle à l’oreille de Harry. Elles m’épuisent, entre Fleur qui veut me faire part de ses expérience lors de son mariage, Sophie qui m’explique comme ça se passe chez les moldus, Hermione qui me fait réciter des trucs comme si je préparais mes Aspics, Luna qui dit… ben des trucs que seul Luna peut dire et nos mères qui pleurent en me disant que je suis belle, bla bla… je vais en tuer une avant ce soir.
- Qu’est ce que c’est que ces messes basses, dit Lily en s’approchant d’eux. On va déjeuner dans la salle à manger Dean nous a préparé un déjeuner quasiment similaire à celui de samedi, c’est donc le moment de lui faire part de vos remarques.
- Ron, dit discrètement Harry en emmenant son meilleur ami à l’écart, le Dean dont ta mère et la mienne parle, c’est Dean Thomas.
- Bien sûr, dit Ron en regardant Harry avec des yeux Ron, une ombre passa dans ses yeux et Harry compris que l’espace d’un moment Ron avait complètement oublié qu’Harry n’avait aucuns souvenirs exacts. Dean est devenu un grand chef cuisinier à sa sortie de l’école, il possède un grand restaurant dans Londres, mais il t’a proposé de fermer pour ton mariage et de régaler tes invités, j’ai hâte de manger ! on y va !
- Ouais, dit arriva en regardant son ami se lécher les babines, tu baves Ron !
- Très drôle !
- Ah, voilà mon estomac sur pattes, dit Hemione en s’accrochant au bras de son mari. Elle entraîna Ron, Harry et Ginny à la grande table centrale, celle des mariés. Luna et Neville les rejoignirent.
- Nous serons installés ici avec vos amis les plus proches, dit Neville en reprenant son rôle de témoin. Les parents de Ginny seront à cette table ci, il montra une table à droite, et ceux de Harry à celle là, il montra une deuxième table à gauche. Les enfants seront installés sur la grande table au fond.
- Pourquoi tout le monde ne s’assis pas où bon lui semble, souffla Harry.
- Parce que ça va être le bazar !
- Mais de toute façon ça va être me bazar, répondit Harry, je te parie que les jumeaux, les jumelles, Sirius, Bill, Charlie et même mes parents vont passé leur temps à changer de place pour pouvoir voir tout le monde. Laissons les gens s’installer où ils veulent, on est des sorciers, si quelqu’un veut dîner ailleurs il agitera sa baguette et son couvert changera de place.
- Comme ça on cassera des assiettes, deux personnes voudront s’asseoir au même endroit, personne ne tiendra en place…
- J’ai une idée, dit une voix derrière Harry, il se retourna et découvrit un jeune homme de son âge, avec une tenue blanche et un tablier. Dean, s’exclama le futur marié en reconnaissant son ami. Comment vas-tu ?
- Bien, mais ne me regarde pas comme si tu ne m’avais pas vu depuis des années, on s’est vu samedi soir tu sais, tu t’es saoulé dans mon restaurant !
- C’est vrai, dit Harry en rougissant, je n’ai que de vagues souvenirs de cette soirée !
- Tu te souviens quand même que tu es monté sur mes tables pour danser et que tu as fait fuir la moitié de mes clients en chantant je ne sais qu’elles chansons moldues à deux mornilles. Regarde Neville et Ron, ils pleurent de rire à ce souvenir.
- Je suis désolé Dean, je ne m’en souviens pas, et je fini par croire que ça vaut mieux.
- Ne sois pas désolé, mais ne remet pas les pieds dans mon restaurant si c’est pour finir dans cet état. En parlant d’état, j’ai appris la nouvelle, félicitations Ginny !
- Eh… elle ne l’a pas fait toute seule ce bébé, s’exclama Harry ! tu pourrais me féliciter moi aussi !
- Certainement pas, tout le mérite reviens à Ginny, elle va porter la descendance d’Harry Potter le chanteur alcoolique…
- Ça suffit… soupira Harry.
- Tu disais que tu avais une idée pour le plan de table, dit Neville.
- Oui j’allais y venir. Harry n’a pas tord, laisser les gens s’asseoir où ils veulent permet de décontracter l’ambiance souvent un peu rigide des mariages ! Ne fais pas la tête Neville, je suis également d’accord avec toi quand tu dis ça risque d’être le bazar. Et les assiettes sont à moi, il n’est pas question de les casser !
- Alors que proposes-tu, demanda Hermione.
- On garde le plan de table actuel pour l’entrée, ensuite on laisse les gens changer de place s’ils le désirent, quand ils seront tous installés je lancerait un sort pour que les verres, couverts… se nettoient tous seul, comme ça pas de vaisselle qui vole à travers la salle.
- Ne me prend pas pour une idiote Dean, je sais comment tu vas faire pour nettoyer toute la vaisselle en une seconde, je croyais qu’on était d’accord sur le sujet des elfes de maison.
- Je suis démasqué, gémit Dean en posant sa main sur son cœur. Figure toi ma chère Hermione que ton idée de créer une agence d’intérim pour elfes de maison est une franche réussite, j’ai recruté trente elfes pour ce week end, et il me coûte dix gallions chacun. Après ce travail ils ont obligation de se reposer pendant trois jours avant de reprendre un autre emploi.
- Pourquoi tu dis ça avec ce dédain, c’est une bonne chose que les elfes qui le désirent soient payés et ne soient pas exploités.
- C’est ça ! maintenant ils travaillent moins que les humains, ont plus d’avantages et se plaignent deux fois plus, c’était une brillante idée !
- Et si on reparlait plus tard des droits des elfes et qu’on commençait à manger, demanda Ron en prenant soin d’éviter le regard noir de sa femme.
- Ron n’a pas tord, dit Harry avant qu’Hermione ne se mette en colère, et puis si vous vous disputez encore c’est moi qui change de place tout de suite pour ne pas être vers vous.
- C’est parfait Dean, dit Ginny en tentant de changer de sujet, on fera comme tu veux, enfin si nos témoins sont d’accord.
- Oui, grognèrent leurs quatre amis.
- Parfait, dit Dean, je vous apporte les entrées, il retourna vers la cuisine mais s’arrêta net, Ah Non, s’exclama-t-il, Fred, George vous sortez immédiatement de ma cuisine, Claire, Clara, ça vaut aussi pour vous. J’aurais dû me casser une jambe le jour où je vous ai présenté !
- Mais non mon cher Dean, dit Claire ou Clara en déposant une bise sur la joue du jeune homme.
- Tu n’aurais pas pu nous rendre plus heureuse, ajouta sa sœur en l’embrassant sur l’autre joue.

Le repas fut délicieux, Harry ne se souvenait pas avoir si bien mangé de toute sa vie, l’après midi était plus que bien entamée quand ils sortirent de table, et encore, ce fut Ginny qui proposa d’aller prendre l’air quand Hermione remis le sujet des elfes de maison sur le tapis. Les six amis sortir donc dans le parc et s’installèrent sous un arbre.
- C’est marrant, dit Harry, où que ce soit on finit toujours tous les six assis sous un arbre.
- Ah bon, dit Neville, c’est vrai qu’on s’asseyait de temps en temps au bord du lac mais je pense que tu as bu trop de vin Harry.
- Moi je vous trouve bizarre, dit Luna en fixant les deux fiancés avec insistance, vous êtes émus à chaque fois que vous nous regardez, vous dites des trucs complètement incohérents ce qui est censé être ma spécialité, n’est ce pas Hermione.
- Mais non, bredouilla la brune, je n’ai jamais dit…
- Arrête, dit Luna en riant, à ce propos j’ai quelque chose à te montrer mais je veux que tu me jures de ne plus jamais te moquer de moi et des Ronflacs Cornus.
- Luna…, souffla Hermione sous le regard amusé d’Harry et Ginny qui étaient bien content que les jeunes femmes aient changé de sujet.
- Tais toi, dit Luna, et regarde. Elle tendit un paquet de photos à Hermione.
- Ce sont des photos moldues, elles ne bougent pas ?
- Oui, j’ai eu cette idée avant de partir en exploration il y a un mois, depuis dix ans que mon père et moi partons à la recherche de ces créatures nous avons toujours emmené des appareils photos sorciers, cette année j’en ai acheté un moldu. Il semblerait que les Ronflacs détecte l’odeur de l’essence de Murlap qui est utilisé pour développer les photos animées. Avec le numérique pas de soucis, j’ai pu filmer et photographier sans odeur, et voilà le résultat.
Harry se pencha par-dessus l’épaule d’Hermione pour voir les photos et pu enfin observer un Ronflac Cornu, c’était une sorte de chèvre à la robe feu, avec des cornes en forme de tridents, des pattes qui se terminaient par des griffes au lieu de sabots, et grâce au film il découvrit qu’en permanence cet animal émettait un son proche d’un ronflement.
- Tu fais le même bruit quand tu dors, dit Hermione après un long silence.
- Merci, plaisanta Ron.
- Luna, je m’excuse pour toute les mauvaises plaisanteries que j’ai fait depuis dix ans, c’est incroyable, je ne pensais pas que… enfin j’étais persuadée que…
- Ça suffit Hermione, dit en souriant Luna, je te pardonne, et te voir rester sans réponse est une assez grande victoire pour que je n’en profite pas plus longtemps.
- Ça c’est sûr, plaisanta Ron, alors la solution c’est de découvrir une espèce que tous le monde croit imaginaire, et ben c’est pas gagné.
- Moques toi, dit Hermione avec un faible sourire en appuyant sa tête sur les jambes de son mari.

- Harry et Ginny ont l’air content qu’on ait changé de sujet mais nous voulons quand même une réponse, dit Neville au bout d’un moment.
- Une réponse à quoi, demanda Harry d’une voix neutre en étant toutefois persuadé que son air innocent de tromperait personne.
- Pourquoi vous êtes bizarre Ginny et toi, pourquoi vous dites des trucs incohérents, vous nous posez les même questions qu’il y a trois jours, quand vous me regardez on dirait que vous allez vous mettre à pleurer, quand vous regardez Luna vous examinez son visage comme si vous recherchiez une cicatrice ou je ne sais quoi.
- Et puis Harry tu as de drôle de tics depuis hier, ajouta Luna, quand tu réfléchis tu te frottes le front, je ne t’ai jamais vu faire ça, et puis par moment on vous pose une question et vous prenez Ron ou Hermione à part avant de répondre. Qu’est ce que vous cachez tous les quatre ?
- J’étais sûr que ça arriverait, dit Hermione, de toutes les personnes qui sont dans cette maison, nous sommes les quatre qui vous connaissons le mieux, je savais qu’ils se douteraient de quelque chose, pas aussi vite certes, je nous croyais discrets mais bon !
- Qu’est ce qui se passe, demanda Neville d’un air inquiet.
Avant de répondre Harry interrogea Ron et Hermione du regard, ces derniers acquiescèrent d’un signe de tête et Harry commença à parler.
Pour la troisième fois Ginny et lui racontèrent leur souvenir, leur passé, la guerre. Quand ils eurent terminés Neville leva les yeux vers eux et leur demanda :
- J’étais devenu fou à force de torture, et mes parents aussi ?
- Oui, dit tristement Ginny.
- Et moi j’ai été dévorée vivante par un loup garou même pas transformé.
- Oui, dit Harry, d’ailleurs ce loup garou là existe ici aussi, c’est celui qui a mordu Remus.
- Greyback, demanda Hermione ?
- Oui, il va falloir le surveiller, c’est un fou sanguinaire qui aime mordre les enfants.
- On sait… dit Hermione. Ginny a travaillé sur lui en tant qu’Auror. Il se cache et mène apparemment une vie calme et rangée, il n’aurait mordu personne depuis très longtemps.
- Peut être, mais méfions nous quand même de lui.
- On était autant amis dans vos souvenirs, demanda Neville.
- Oui, répondit Ginny, Luna et moi étions amis depuis notre entrée à Poudlard ou presque.
- C’est le cas ici aussi, dit Luna.
- Et c’est pareil pour Neville et moi, ajouta Harry, on a partagé le même dortoir pendant sept ans et des tas d’aventures.
- C’est le cas ici aussi, dit Neville, même si je me serais bien passé de certaine aventure comme celle de la retenue dans la forêt interdite, notre rencontre avec Touffu…
- C’est si étrange toute cette histoire, dit Luna d’une voix blanche, ce Voldemort, ces mages noirs redoutables, comment est ce possible ?
- C’est bizarre de vous entendre l’appeler par son nom, dit Harry.
- Pourquoi ? demanda Neville.
- Il était tellement craint, répondit Ginny, que la plupart des sorciers l’appelé Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, Vous-Savez-Qui, personne ne disait Voldmeort, à part Harry, Dumbeldore, Remus et quelques autres. En tout cas Luna et toi vous ne l’appeliez jamais par son nom, donc ça fait bizarre.
- Mais qui a bien pu faire une chose pareille ? dit Neville, j’veux dire, cette personne ne devait vraiment rien avoir à perdre pour risquer de modifier le passé, imaginez un peu, ce changement aurait pu rater, Voldemort aurait pu survivre et devenir encore plus fort qu’il ne l’était dans vos souvenirs.
- Comment ça ? demanda Harry.
- Si quelqu’un venait du futur pour te jeter du haut d’une tour, mais que tu en réchappais, tu ferais en sorte que personne n’est un tel pouvoir à l’avenir, Voldemort aurait rendu impossible le voyage dans le temps, il aurait peut être réussi à te tuer quand tu étais bébé, ou mieux il aurait peut être tué tes parents avant ta naissance. Ou alors il m’aurait choisi moi, comme enfant de la prophétie, il m’aurait peut être fait une marque sur le front mais je n’ai pas ta puissance magique, je n’aurais pas pu l’empêchais de revenir.
- Neville calme toi, dit Harry en se levant pour poser une main sur l’épaule de son ami, d’une part Jedusor est mort donc c’est déjà compliquer d’avoir deux vies distinctes alors n’en invente pas une troisième. D’autre part, rien ne nous dit que tu ne t’en serais pas mieux sorti que moi, ça lui a peut être pris dix sept ans mais au final Voldemort a gagné, il m’a tué.
- Ouais, murmura Neville, mais il faut retrouver la personne qui a remonté le temps, pour le remercier, mais surtout pour l’empêcher de recommencer, le monde dans lequel on vit est bien, il ne faut pas prendre le risque de se retrouver une nouvelle fois en enfer.
- Neville a raison, dit Hermione, mais pour le moment nous devrions rentrer, le plus important dans les deux jours à venir c’est de faire en sorte que Harry et Ginny est le mariage de leurs rêves, ils le méritent dans cette vie autant que dans les autres, après nous aurons tout le temps de faire des recherches sur notre mystérieux perturbateur du temps.
- Merci, dit Harry en aidant Hermione à se lever, merci pour tout.
- De rien, on vous doit bien ça ! répondit-elle en serrant Harry dans ses bras.
- C’est si dure que ça de se lever quand on est assise par terre avec un si gros ventre ? dit pensivement Ginny.
- Oui Ginny, et dans quatre mois ce sera toi qui sera dans cette état, et je te remercie pour le si gros ventre, c’est sympa, répondit Hermione en riant.
- J’ai parlé tout fort là, balbutia Ginny en rougissant.
- Oui, répondit simplement Harry en embrassant sa fiancée, mais tu seras la plus belle.
- Ça c’est bien une réflexion d’homme, dit Hermione en entraînant ses amis vers la maison en faisant rire Ginny et Luna.
- Qu’est ce que j’ai dit, demanda Harry à Ron.
- Il paraît que par nature une femme enceinte se trouve énorme alors que le père la trouve radieuse, c’est encore un sujet de discorde pour les futurs parents, tu t’y fera, répondit le rouquin en tapotant l’épaule de son meilleur ami.
- Si tu le dis, soupira Harry

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Si jamais tu as besoin de moi écris moi, ta chouette saura où me trouver.

Harry Potter et le Dernier Combat

Et Si...


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 19 Fév 2008 11:49 
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James qui fait une petite crise de jalousie :lol: J'aime beaucoup le comportement de Lily et Molly, contentes à l'idée d'être grand-mère.
On va bientôt savoir qui est le responsable de tout cela !! J'attends donc le dernier chapitre avec impatience !
Continue CatHP !

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Delphine, fan d'Harry et de Sirius !!!
"Il y a des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir." Sirius


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 22 Fév 2008 21:40 
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Coucou Cat
Un excellent chapitre comme d'habitude.
Bravo. Et j'attends la suite avec impatience.
Bisous
Nahla

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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 25 Fév 2008 21:41 
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Très bon chapitre comme toujours.

On est impatient de savoir qui a modifié le passé pour que Harry retrouve ses parents.

Je me demande si ce n'est pas Slugorn qui a tué jedusor?

Avez-vous déjà pensé qui cela pourrait être?

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Je t'aime Harry.
Je t'aime Ginny.

Je vous propose une fic de ma composition que vous pouvez lire tranquillement. Michel Potter et les Halliwell contre La Source et Voldemort


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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 15 Avr 2008 15:56 
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Voici le dernier chapitre, il devait être suivi d'un épilogue mais je ne sais pas si je prendrai le temps de l'écrire, on verra bien mais je n'ai plus vraiment d'inspiration et ça me semble très niais à chaque tentative d'écriture.

Par contre posez vos questions sur le devenir des personnages je me ferais une joie de vous répondre.

J'espère que la fin vous plaira, merci d'avoir suivi cette histoire et d'avoir attendu les chapitres avec patience.

A bientôt
Cat

Chapitre 10 : Mariage

La journée du vendredi se passa sans anicroche, Dumbeldore n’ayant pu se libérer pour la répétition générale, Sirius avait pris le rôle du marieur. Il s’en était donc suivit d’innombrables coupures dans la cérémonie car ce dernier ne pouvait s’empêcher de raconter des blagues et des anecdotes sur les futurs mariés.
- Maintenant ça suffit ! s’exclama Molly quand Arthur entrepris de remonter l’allée avec sa fille au bras pour la troisième fois parce que Sirius avait ensorcelé le piano et que ce dernier s’était mis à jouer une chanson paillarde.
- Elle a raison Sirius, reprit Lily, s’est insupportable, James prends sa place s’il te plait, et Sirius vient vers moi pour tenir le rôle de James.
- Mais non, s’indigna Sirius, je vous promets j’arrête de me comporter comme un crétin…
- C’est beau de rêver, pouffa James.
- …On recommence, cette fois c’est la bonne, termina Sirius comme s’il n’avait pas entendu la remarque de son ami.

On ne peut pas vraiment dire que la fois suivante fut la bonne mais Sirius se tint relativement sage.
Harry et Ginny arrivèrent à s’éclipser après la répétition mais leur répit fut de courte durée car Molly s’empressa de les rejoindre.
- Bon mes chéris, je crois que tout est près, nous n’allons pas tarder à dîner, je voulais que nous rentrions au Terrier ce soir, mais vu ton état Ginny tu ne peux pas transplanner ni utiliser la poudre de cheminette, et nous risquons d’être en retard demain s’il faut encore utiliser des voitures.
- Pourquoi voudrais-tu que je rentre au Terrier de toute façon, demanda Ginny, j’avais bien l’intention de rester ici !
- Nous avons déjà eu cette discussion des dizaines de fois, il est hors de question que tu dormes avec Harry la veille de votre mariage. Mais j’ai arrangé les choses, on s’installera chez Ron et Hermione pour la soirée avec tes belles sœurs et Luna. Et les garçons s’installeront dans la chambre de Harry, d’ailleurs James doit déjà être en train de la modifier pour que Ron et ses frères puissent y dormir cette nuit.
- Tu trouves ça prudent de laisser Harry avec tous ses futurs beaux-frères la veille du mariage, tu te souviens de se qui c’est passé la dernière fois ?
- Ça va Ginny, grogna Harry en souriant tout de même à l’allusion de la jeune femme, je pense qu’il est inutile que tu nous rappelles cette soirée à chaque fois que je m’apprête à passer du temps avec tes frères.
- Mais c’est tellement amusant, lui répondit la jolie rousse en suivant sa mère dans la salle à manger non sans lui avoir tiré la langue.

Cela dit Ginny n’avait pas complètement tord, quand Hary poussa la porte de sa chambre, après avoir passé la soirée dans le salon avec ses parents, Sirius et Remus, il trouva Bill, Charlie, Fred, Georges, Ron, Neville et ses futures neveux installés dans une sorte de salon. La pièce était méconnaissable, tous purent s’installer dans de confortables fauteuils et le fond de la chambre ressemblait étrangement aux dortoirs de Poudlard.
Ils passèrent une agréable soirée, les jumeaux les régalèrent de farces en tout genre, Charlie leur fit profiter de ses talents de conteur en leur racontant une histoire pour moldus dans laquelle il était question d’un ogre vert, d’un âne qui parle, d’une dragonne et pleins d’autres animaux que seul les moldus pouvaient inventés ne connaissant pas l’existence de vrais animaux fantastiques.
- Une dragonne amoureuse d’un âne, c’est ridicule, les moldus sont bizarre des fois, dit Ron quand Charie termina son récit.
- Pas si bizarre que ça, répondit Charlie, figure toi que dans nos recherches nous avons découvert que certaines femelles de dragons pouvaient autrefois s’accoupler avec d’autres espèces. C’est comme ça que de nouvelles espèces animales ont vu le jour.
- Par pitié ne raconte jamais cette histoire à Luna, elle va chercher partout des dragons-ânes ou je ne sais quoi et je ne vais pas voir ma femme pendant des mois, s’exclama Neville.
- Surtout depuis qu’elle a la preuve de l’existence des Ronflacs Cornus elle ne va pas admettre que l’on ait des doutes sur des dragons accouplés avec je ne sais qu’elle bestiole, renchérit Ron.

La soirée se déroula donc dans cette bonne ambiance durant encore quelques heures, jusqu'à ce que Sirius vienne les voir pour faire parler la voix de la raison, une fois n’est pas coutume lui fit remarquer son filleul, et leur conseiller de se coucher pour être frais le lendemain.

Quand Harry se réveilla, il constata qu’il s’était endormi en travers du lit de Ron et que ce dernier dormait à ses côtés. Il se redressa et vit que qu’ils avaient tous dus s’endormir là où ils étaient quand ils écoutaient Charlie car les seuls à être dans leurs lits étaient Simon et Arnaud que Bill avait fini par coucher quand ils étaient tombés de sommeil.
Harry se leva donc pour rejoindre la salle de bain et constata qu’il n’avait pas vraiment une mine fraîche et reposée pour quelqu’un qui allait se marier dans quelques heures.
- Tu devrais boire ça, dit une voix derrière lui que Harry reconnu comme celle de son parrain. Je savais bien que j’aurais du passer la nuit avec vous pour vous empêcher de veiller si tard.
- Comme si toi tu les en avais empêché, tu aurais aggravé les choses, oui ! ajouta James qui était appuyé après le montant de la porte de la salle de bain.
- Merci, dit Harry en prenant le verre que lui tendait Sirius, de quoi s’agit-il exactement, demanda-t-il suspicieux.
- Bonjour, la confiance, rétorqua Sirius, ça m’apprendra à te venir en aide, je n’ai jamais cherché à t’empoisonner que je sache.
- Harry est peut être seulement prudemment, répondit James, il n’a pas envie d’avoir la peau verte le jour de son mariage. Tu peux boire, c’est ta mère qui a préparé ça hier pour être sure que tu sois d’attaque aujourd’hui.
Harry bu le verre d’une traite et constata rapidement que toutes les courbatures et cernes qu’ils avaient quelques secondes avant avaient disparues. Il remercia vivement Sirius quand celui-ci se renfrogna en marmonnant qu’Harry avait plus confiance en sa mère qu’en lui.

Ils descendirent prendre leur petit déjeuné en famille mais n’aperçurent aucune femme dans la maison.
- Je sais que la tradition veut que le marié ne voit pas sa future femme avant le mariage, mais quand même, j’aimerais pouvoir entrer chez moi et voir comment va Hermione, grogna Ron.
- Hermione va très bien, dit Lily qui venait d’entrer dans la salle à manger. Ginny, Luna et Hermione ne descendront qu’au moment du mariage. Ron, j’ai déposé ta robe dans la chambre de Harry.

Après un copieux petit déjeuné, Harry et ses témoins remontèrent dans leur chambre pour se préparer.
- Il reste une heure avant le mariage, souffla Harry, je ne suis pas une fille, je n’ai pas besoin d’une heure pour me préparer.
- C’est ça, soupira Neville, je te rappelle, ou plutôt, ajouta-t-il en fermant la porte de la chambre, je te dis vu que tu ne dois pas t’en souvenir, que pour mon mariage j’étais tellement stressé que vous avez été obligé de m’habiller vous-même tellement je tournait en rond. Alors arrête de grogner et viens te préparer.

Et Neville n’avait pas tord, quand Harry jeta une troisième fois sa cravate par terre parce qu’il n’arriva pas à faire le nœud, Ron pris les choses en mains, il fit le nœud de cravate de son meilleur ami pendant que Neville l’aidait à enfiler sa robe de soirée verte bouteille. Et quand ils furent enfin prêt ils s’apprêtèrent à descendre dans le jardin où se tenait la cérémonie, James et Sirius entrèrent dans la chambre.
- Ça y est vous êtes prêts, demanda James.
- Autant que possible, bredouilla Harry.
- Nerveux, plaisanta Sirius en ébouriffant les cheveux de son filleul.
- Pas du tout, ajouta sarcastiquement Ron.
- Ne touche pas à mes cheveux, siffla Harry, ça fait une heure que j’essaie de les discipliner.
- Ça mon garçon c’est peine perdue, dit James en souriant à son fils, c’est héréditaire, tu n’y changeras rien, et je sais de quoi je parle, ajouta-t-il en passant lui aussi la main dans ses cheveux.
- On y va, demanda Neville.
- C’est parti, répondit Harry en soufflant un bon coup et en se dirigeant vers la porte de la chambre.

Lorsqu’ils arrivèrent en bas, ils ne virent pas le moindre volant présageant la présence des femmes au rez-de-chaussée de la maison.
D’un pas incertain, Harry se dirigea vers le parc où se tiendrait la cérémonie. Beaucoup de gens étaient déjà installées.
- Je me souviens avoir dit pas plus tard qu’hier que je voulais me marier en famille et avec mes amis, mais là tout de suite une escapade en Ecosse me tente, grogna Harry en observant la foule. Je ne reconnais pas la moitié de ses gens, murmura Harry pour que seul Ron et Neville l’entende.
- Si ça peut te rassurer nous non plus, souffla Ron.
- Je me disais bien que je ne pouvais pas connaître autant de monde, mais qu’est ce qu’ils font là alors.
- Ce sont des clients importants, des anciens élèves, des collègues de Ginny ou d’autres personnes du ministère, des amis de nos parents, des gens qui cours après le ministre de la magie qui étant ton oncle est présent…
- Ouais je vois… la journée va être longue…
- Dis donc Harry, tu pourrais être un peu plus enthousiaste quand même, grogna Ron en commençant à rougir, je te signale quand même que c’est mon unique sœur que tu vas épouser aujourd’hui…
- C’est bon Ron, soupira Neville, ne monte pas sur tes grands chevaux, je pense que Harry est simplement nerveux, ça sera le plus beau jour de sa vie, le plus long aussi probablement mais le plus beau c’est certain, parce qu’il s’agit de Ginny, n’est ce pas Harry ?
- Oui, n’est pas Harry, renchérit Ron pas vraiment calmé par les propos de Neville.
- Evidemment, souffla Harry, rien ne peut me rendre plus heureux que d’épouser Ginny dans un monde où la vie est belle, mais j’ai sans cesse l’impression que je vais me réveiller de ce rêve merveilleux pour retombé dans le cauchemar qu’est censée être ma vie.
- Et vieux tout va bien se passer, répondit Ron qui avait perdu sa couleur cramoisi en tapotant l’épaule de son ami, ta vie est comme elle doit être. Tu es heureux, tu as une famille, des amis… pleins d’amis à en juger par le monde présent aujourd’hui, pas de menace pesant au dessus de ta tête…, alors au lieu de ressasser les mauvais souvenirs que toi seul à en mémoire, file rejoindre Dumbeldore il te fait signe depuis plusieurs minutes.

Harry pris donc la direction de l’autel où l’attendais le directeur de Poudlard, Neville et Ron lui emboîtèrent le pas. Ils s’installèrent tous les trois devant l’assemblée et tournèrent de concert la tête vers l’autre bout de l’allée quand la marche nuptiale retentit.
Le regard de Harry fut attiré une brève seconde vers un éclat presque blanc dans l’assemblée, du côté où devait se trouver ses propres amis, mais Ginny venait d’apparaître dans un nuage de fumée blanche au bras de son père. C’est donc sur elle que toute l’attention de Harry se porta.
Elle porter une magnifique robe de sorcière blanche, les manches et le dos étaient en voile qui laissé deviner sa peau en dessous. Le haut de la robe formé une sorte de corset décolleté juste assez pour entrevoir sa gorge blanche. Harry ne put s’empêcher de penser qu’il ne survivrait pas si tout cela n’était qu’un cauchemar.
Arthur emmena donc sa fille unique jusqu’à Harry lui serra la main fermement comme pour lui dire une dernière fois « si tu fais du mal à ma fille je t’étrangle », mais il accompagna sa poignée de main d’un franc sourire qui prouvait également toute la confiance qu’il avait en Harry.

Les deux futurs mariés se prirent la main et se tournèrent vers Dumbeldore. Harry aurait voulu glisser à Ginny qu’il l’a trouvait resplendissante et qu’il aimait mais aucun son ne parvenait à sortir de sa gorge.

- Mes très chers amis, commença Dumbeldore, nous sommes réunis aujourd’hui pour unir par les liens magiques du mariage deux personnes qui… à elles-seules, ou disons plutôt qu’accompagné de leurs plus fidèles amis que je ne citerais pas mais qui sont leurs témoins respectifs… ont réussi à remplir pour les décennies à venir les carnets de retenue d’Argus Rusard…

La cérémonie menée d’une main de maître par le directeur de Poudlard ne fut au final pas très différent de la répétition orchestré par Sirius. Hors mis la chanson paillarde du piano ensorcelé, Dumbeldore fit référence aux mêmes anecdotes, aux mêmes histoires et aux mêmes péripéties vécurent par les 6 amis. L’assemblée rit beaucoup, les mariés et leurs témoins rougirent pas mal également.
Quand les vœux, les phrases tant répétées, les alliances furent échangées, Dumbeldore repris la parole pour conclure :
- Je vous déclare donc unis par les liens sacrés et magiques du mariage.
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase et de permettre à Harry d’embrasser sa femme que déjà l’assemblée applaudissait avec ferveur et que Ginny s’était jeté dans les bars de son mari.
Ils se tournèrent ensuite vers Dumbeldore pour recevoir ses félicitations et le remercier chaleureusement pour cette cérémonie pour le moins originale.
S’en suivit ensuite toute une série de poignée de mains, d’embrassades et de félicitations. Jusqu’à ce qu’une personne qu’Harry ne pensait absolument pas trouver là vienne les saluer.
- Alors Potter, heureux, dit une voix dans le dos de Harry.
Il fut étonné de se retourner et de découvrir Drago Malefoy lui souriant et s’approchant pour lui serrer la main.
- Malefoy, qu’est ce que tu fais là, dit Harry en serrant les dents.
- Mais je viens féliciter le grand Harry Potter pour son mariage, quoi d’autres, répondit Drago d’un ton sarcastique.
- Drago, je suis heureuse de te voir, ça fait si longtemps !
Harry n’en revenait pas mais c’était Hermione qui venait de serrer dans ses bras le-dit Drago.
- Wesley, dit ce dernier en serrant la main de Ron.
- On n’avait pas dit que vous deviez faire un effort pour vous appeler par vos prénoms, renchérit Hermione en fronçant les sourcils.
- Et puis quoi encore, gronda Harry, tu ne voudrait pas aussi que je l’embrasse, mais qu’est ce que c’est que ce délire !
- Harry voyons, intervient Neville en insistant sur chaque mot, tu sais bien que Drago est notre ami même si nous persistons à feindre la guerre Serpentard-Gryffondor.
- Quelque que soit nos souvenirs je ne vois vraiment pas comment nous avons pu être amis avec cette fouine, répliqua Ginny, j’ai été possédé par Voldemort à cause de son père.
- Ça suffit Ginny, gronda Ron, Toi, viens par là, dit-il en tirant Drago par la manche pour l’éloigner de tous les invités qui commençait à jeter des coup d’œil en direction des mariés et de leurs amis.
- Hermione explique moi ce qui se passe, supplia Harry tandis que son amie l’emmener discrètement à la suite de Ron.
- Drago, je suis vraiment désolé, dit Neville quand ils furent installés à l’abri des oreilles indiscrètes. Ils n’ont pas toutes leur têtes ces deux là, ajouta-t-il en feignant un rire.
- Je t’avoue Neville, que bien que nous sachions tous que ces deux gryffondors sont stupides et inconscients, les regards qu’ils me lancent me font un peu peur !
- J’allucine là, gronda Harry, c’est cet imbécile de Malefoy qui vient de me traiter de stupide…
- Voyons Harry, je ne te comprends pas, souffla Hermione pour que seul Harry l’entende, depuis quelques jours, tu apprends des choses sur ton passé. Tu as découvert que Peter n’avait pas trahi tes parents et tu n’as pas fait une crise pareil… voyons Harry ressaisit toi, pourquoi est-ce si dur de concevoir que Drago soit ton ami.
- …
- C’est pas vrai… souffla Drago en se laissant tomber au sol encore plus blanc qu’en temps normal, tout ça pour rien…
- Drago enfin qu’est ce qui t’arrive ! se précipita Ron.
- J’ai bravé le temps et ses lois pour lui et il ne s’en souvient pas, voilà ce qu’il y a !
- Ne me dis pas que c’est toi qui est responsable du changement, souffla Hermione, comment as-tu pu faire une chose pareil !
- Attend Hermione, dit Ginny, ne le juge pas trop vite, tu ne connais visiblement pas le même Malefoy que nous, et le sale mangemort de mes souvenirs aurait très bien pu pratiquer les pires sortilèges de magie noire responsable de la modification de la courbe du temps !
- Ne me traite pas de mangemort, grinça Malefoy, j’ai fait tout ça pour que vous soyez vivants tous les deux, j’ai fait ça pour me racheter des 7 années atroces que vous avez vécu à Poudlard à cause de moi entre autre, j’ai fait ça pour que mon père ne passe pas toute mon enfance à me venter les mérites et la supériorité des sang purs, pour ça aussi j’ai échoué d’ailleurs, j’ai fait tous ça pour être votre ami. Je pensais avoir réussi mais visiblement quelque soit la courbe du temps vous me haïssez.
- Mais enfin Drago, tu n’as quand même pas pratiquer de la magie noire dans le but de changer le passer, c’est du délire !
- Mais qui te parles de magie noire ! tu me vois vraiment égorger de jeunes vierges et tout le bazar !
- Je ne vois pas par quel autre moyen tu aurais pu remonter le temps !
- J’ai été aidé par Dumbeldore…
- Ne mens pas Malefoy, s’emporta Harry, Dumbeldore était mort depuis longtemps déjà, et tu devrais t’en souvenir tu étais là, c’est parce que tu étais trop lâche pour te ranger du côté de l’Ordre du Phénix…
- Harry tais toi ! souffla Hermione, ta mère arrive.
- Harry mon chéri, dit Lily en embrassant ton fils, je sais que tu dois être heureux de revoir Drago depuis le temps, mais tes invités vous attende pour porter un toast. Vous aurez tout le temps de discuter entre vous avant le dîner. Venez dépêcher vous !

Harry et ses amis laissèrent donc de côté leurs découvertes pour aller porter un toast avec les autres invités. Toutefois Harry n’arrivait pas à se sentir heureux comme il aurait du l’être en ce jour si particulier, de nombreux souvenirs de ses bagarres avec le Serpentard lui revenait en tête et notamment cette nuit là sur la tour d’astronomie quand Dumbeldore avait perdu la vie. En même temps il voyait le-dit Dumbeldore en grande discussion avec Severus Rogue et Sirius, et il sentait poindre une migraine terrible.
Quand de nombreux toast furent portés, que Neville en sa qualité de témoin ai prononcé son discours, qu’Arthur ai mis en garde Harry sur ces devoirs de bon mari… Harry se retrouva seul quelques minutes avec Ginny.
- Tu crois que nous pouvons lui faire confiance, lui demanda-t-il, a Malefoy je veux dire !
- J’avais compris Harry, répondit-elle, je te connais assez pour savoir que depuis des heures tu es plus préoccupé par ça que par notre mariage…
- Ginny ce n’est pas ce que tu crois, c’est le plus beau jour de ma vie, mais je ne peux pas m’empêcher d’être sceptique vu que nous vivons cette journée grâce à Malefoy.
- Justement, je pense que c’est une assez bonne raison pour lui laisser le bénéfice du doute tu ne crois pas ?
- Si bien sûr, mais je me demande juste quel sera le prix à payer !
- Juste votre amitié Potter, juste votre amitié pour récompenser mes efforts, souffla Drago en s’installant sur une chaise libre à leur côté.
- Notre amitié, rien que ça ! et depuis quand exactement tu ambitionnes d’être notre ami !
- Depuis notre première rencontre, et je te rappelle que ce jour là c’est toi qui me l’a refuser en ignorant la main que je te tendais… non ne réplique pas, dans nos souvenirs je te comprends, moi aussi j’aurais refuser de serrer ma main.
- Ce que je ne comprends pas c’est que tu te souviens des mêmes choses que nous, pourtant tout à l’heure tu étais à l’aise avec Hermione et Ron alors que tu les détestais dans nos souvenirs.
- Laisse moi te raconter toute l’histoire si tu veux bien, après ça sera à toi de te faire un choix sur une future amitié entre nous ou pas.
- Très bien nous t’écoutons, trancha Ginny avant que Harry n’ait le temps de répliquer.
Et c’est ainsi que Drago commença son récit. Harry et Ginny apprirent ce qui s’était passé après leur mort. Voldemort avait tout d’abord assassiné le ministre de la magie devant tout le monde et avait placé Lucius Malefoy à la tête du ministère. Ce dernier avait on ne peut mieux répondu au attente de son maître. Il avait tout d’abord chargé Dolorès Ombrage de recenser tous les hybrides de la communauté magique. Mais il avait fait en sorte qu’elle change la définition d’hybride, toute personne née de parents magiquement différenciables était considéré comme hybride, ce qui bien entendu incluait les enfants sang-mêlés. Les enfants nés moldus étaient tous bonnement obligés de retourner vivre avec les moldus et de ne plus chercher à entrer en contact avec le monde magique, étant eux même considérés comme moldus. Mais là où Lucius avait joué finement c’est qu’il avait renforcé les lois de protections de la magie. Toute personne procédant à un acte magique devant des moldus était condamnée au baiser du détraqueur. Et comme de nombreux enfants devaient vivre chez les moldus malgré leurs pouvoirs les accidents magiques devenaient quotidiens et on avait assisté à un génocide des sorciers nés moldus. Devant tant de violence ce qui devait arriver arriva et le premier ministre moldu fit une déclaration en dévoilant le monde magique à son peuple et en les incitant à dénoncer tout enfant présentant des pouvoirs magiques pour protéger la communauté « les sorciers ont leurs lois autant que nous avons les nôtres, nos peuples cohabitent depuis des siècle dans ce pays, si nous voulons que cela continu, il faut que chacun se soumette aux tests de détection magique mise en place par le gouvernement, toute personne considéré comme sorcière sera recenser et mis en relation avec les autorités sorcières… ». Les parents d’enfants sorciers avaient tenté de fuirent pour sauver leur enfant, mais le châtiment était terrible quand ils se faisaient attraper. Si bien qu’en quelques mois les parents moldus se mirent à considérer leur progéniture sorcière comme diaboliques et à les abandonner dans les refuges sorciers mis en place dans ce but.
Les jeunes déjà scolarisés à Poudlard tentèrent de se révolter mais toutes leur tentatives périrent dans l’œuf et dissuada d’autres de poursuivre le mouvement.
Pendant ce temps, Voldemort avait pris la tête de Poudlard, et avait transformé l’école en sorte de camp d’entraînement de Mangemorts. Les jeunes étaient toujours répartis en maisons. Chez Poufsouffle allaient les enfants frêles et les moins doués en magie, les pauvres servaient le plus souvent de cobayes en cours de potions ou de magie noire (qui bien entendu avait remplacé la DCFM). Chez Serdaigle allaient les plus intelligents qui étaient supposées faire des recherches pour les élèves les plus dignes. Bien entendu ces « dignes » allaient chez Serpentard, qui accueillait toujours les rusés et sournois mais qui privilégiait et plaçait à sa tête les sadiques en priorité. Quant à Griffondor, cette maison accueillait les rebelles, les enfants des membres avérés de l’Ordre du Phénix, les Pro-Potter. Les pauvres étaient tellement sujets aux empoisonnements, aux accidents ou autres phénomènes étranges qu’une fois répartis les enfants étaient pour la plupart retirés de l’école par leur parents. Ces derniers étant presque tous en fuite de toute manière cette maison était presque constamment vide.
Et puis un jour, quatre ans après la mort de Harry, un homme s’était soulevé contre les forces du mage noir. Il avait d’abord agit outre atlantique en émettant des messages anti-gouvernemental depuis une radio magique pirate. Mais son message était si percutant de vérité que les sorciers avaient commençait à en parler entre eux, à l’écouter en cachette, à lui envoyer des hiboux de soutiens, des dons. En seulement 3 mois ce mystérieux personnage était connu de tous les sorciers de Grande-Bretagne. Au bout de 6 mois, toutes les équipes de débusqueurs de Voldemrt étant rentrés bredouille de leur recherche à la découverte du « Seigneur de la Lumière », Celui-dont-on-ne-devait-surtout-pas-prononcer-le-nom-sous-peine-de-mort avait offert 1 million de gallions à toute personne qui serait capable de lui ramener vivant cet insolant.
Lucius Malfoy avait quant à lui chargé Drago de le trouver avant tout le monde et c’est comme ça que Drago avait transplanné aux Etats-Unis.
Il avait passé de longs mois à tester les signaux de toutes les stations de radio magique américaines sans trouver la moindre trace du Seigneur de la Lumière.
Par contre il avait découvert les joies de la vie loin de son père et de son Maître. Il avait commencé à sortir, il avait rencontré des gens sans se soucier de leur origine puisque n’ayant pas de compte à rendre à son père. Et surtout il avait fait la connaissance de Delphine, une belle afro-américaine moldue. Autrement dit l’anti-thèse de toutes les femmes avec lesquelles sont pères avait tenté de le marier. Une épouse Malefoy devait tout d’abord être sang pur, de préférence issu d’une grande famille sorcière, blanche et blonde pour perpétuer l’allure fantomatique liée au nom de Malefoy, distinguée, élévée dans la pure tradition des femmes sorcières.
Seulement voilà, Drago était éperdument amoureux de Delphine et il savait que s’il avait le malheur de la ramener en Angleterre elle ne survirait pas à une visite au manoir familial.
Il faisait donc traîner sa mission repoussant ainsi l’inévitable.
Jusqu’au jour où, en faisant ses courses avec Delphine… Harry avait manqué de s’étouffait quand il avait imaginé Drago dans un supermarché moldu… ils avaient rencontrés Severus Rogue.
Drago avait été très méfiant sachant les relations de son ancien professeur entretenait avec son père. Mais il ne put reculer quand il réalisa que Delphine venait de dire oui à une invitation à dîner chez Rogue.
Cette après-midi là, Drago avait tout raconté à Delphine dans le but de la faire renoncer à ce dîner, il lui avait parlé de la magie, de Poudlard, de Voldemort, de Harry. Mais rien n’avait fait flanché la jeune femme, elle lui avait assuré l’aimer et le suivre quoiqu’il arrive. Drago lui avait fait la promesse de l’épouser s’il survivait à cette soirée.

Une fois arrivé chez Rogue, il avait compris, Rogue était le Seigneur de la Lumière. Le maître des Potions leur avait expliqué avoir était un espion pour Dumbeldore jusqu’au bout. Il leur raconta comment sur ordre de Dumbeldore il l’avait assassiné pour sauver Drago, parce que Drago avait un destin à accomplir.

Et c’est là qu’il leur avait parlé de l’idée folle de Dumbeldore de changer le passer pour sauver le monde de la magie. Et pas seulement d’ailleurs, comme Dumbeldore l’avait prévu dans une lettre que Drago lu ce soir là, les mondes magiques et moldus étaient au paroxysme de leur haine mutuelle. Seule la peur d’un affrontement empêchait les moldus de déclencher une guerre ouverte, mais ce n’était qu’une question de temps avant que Voldemort ne lance l’assaut et ne détruise toute trace de vie moldu de la surface de la terre.

A partir de ce jour, Drago, Severus et Delphine travaillèrent sans relâche à suivre les indications de Dumbeldore pour remonter le temps.

Il leur fallu tout d’abord retrouver Fumsek, afin de lui prélever deux plumes, ce dernier s’étant réfugié dans la forêt interdite de Poudlard.

Il leur fallu le sang de leur ennemi, pour cela ils profitèrent de leur présence en Angleterre dans leur chasse au phénix pour subtiliser à Hermione internée depuis presque cinq ans dans un hopital moldu glauque à souhait, la cape d’invisibilité et la carte du maraudeur. La pauvre Hermione ne s’était d’ailleurs même pas rendu compte de leur présence tellement son état était catatonique suite au multiples tortures et autres sévices subit de la main même de Lucius Malfoy le soir du dernier combat après avoir vu ce dernier assassiner froidement Ron. Ensuite lors d’une nuit, Drago et Severus cachés sous la cape pénétrèrent dans Poudlard pour aller prélever dans son sommeil sur le Seigneur des Ténèbres quelques gouttes de sang. Pour deux Serpentards, il firent cette nuit là preuve de plus de courage que nombreux Gryffondors dans toute leur vie.

Le troisième ingrédient indispensable étant celui de l’allié le plus fort, ils retrouvèrent la trace de la famille Dursley cachée dans le sud de la France depuis l’attaque de leur maison. Pétunia leur fourni du sang puisqu’en elle coulait le même sang que Lily et donc celui qui jadis protégeait Harry.

Enfin, leur dernier ingrédient fut les larmes des justes. Après une soirée à ressasser les pertes et les atrocités vues ou commises toutes ses années, les deux anciens mages noirs recueillir dans un flacon leur larmes qui n’avaient plus coulées depuis bien trop longtemps.
Bien que Drago soit fort en potion, ce fut bien entendu Severus qui fabriqua le filtre et un mois plus tard, après un adieu déchirant à Delphine, Drago se retrouva sur la tour d’astronomie. Là il écrivit une lettre à Dumbeldore pour tout lui raconter et chargea Fumsek à travers le temps et l’espace de la lui remettre. Il mis la deuxième plume dans sa poche et bu d’une traite la potion.
Après un sentiment de malaise terrible où tout se mit tournoyer autour de lui. Il aperçut un jeune homme hautain le toisant. Il compris alors qu’il avait réussit, il se jeta sur le jeune homme et le poussa par-dessus le parapet. Tous deux ils tombèrent dans le vide et s’écrasèrent au pied de la Tour, comme Dumbeldore quelques années auparavant…

Drago s’était réveillé quelques heures plus tard dans un grand lit au manoir Malefoy, la décoration de la pièce le surprenait mais qu’elle fut sa surprise quand il trouva au jardin d’hiver sa mère rayonnante en train de prendre soin d’un magnifique rosier.
Il avait découvert un peu à la manière d’Harry et Ginny, sa nouvelle vie dans ce monde.
Il y était choyé par sa mère, heureux dans sa prime enfance. Son père le terrifiait toujours autant, mais il était diplomate pour le compte du ministère et passait donc très peu de temps au manoir. Il avait grandi dans le respect de la pure tradition sorcière mais n’avait pas autant de haine vis-à-vis des moldus.
C’est son ami Blaise Zabini qui lui avait tout raconté, il avait joué le même rôle pour Drago que Hermion, Ron, Neville et Luna pour Harry et Ginny.

C’est lui qui lui avait raconté que lors de leur premier voyage en Poudlard Express, une choco-grenouille lui avait bondi au visage, il s’était battu avec le propriétaire de la grenouille qui n’était autre que Ron. Blaise et Harry les avaient séparés. Après cette altercation les quatre garçons avaient fait connaissance et bien qu’une animosité règne encore quelques temps entre le blond et le rouquin, ils avaient tous finis par bien s’entendre. Bien entendu leur répartition à Serpentard et Gryffondor n’avait pas vraiment facilités leur amitié naissante mais une nuit à l’infirmerie sous la surveillance de Lily avait permis à Drago et Harry de partager leur souvenirs d’enfance. Au matin ils étaient amis et Harry avait à la surprise de tous pris son petit déjeuné à la table vert et argent. Par la suite, ils étaient devenus courants que les élèves des différentes maisons de mélange lors de repas. Les deux attrapeurs des maisons rivales depuis un millénaire y étaient pour beaucoup.

Quand Drago finit son récit sa voix était chargée d’émotion.
- Quand je pense qu’Hermione disait que remontait dans le temps nécessitait de la magie noire et des sacrifices… dit Ginny, je suis désolée de t’avoir cru capable d’une telle chose.
- Ne le soit pas, lui répondit Drago, le Drago que vous connaissiez en était capable. Et puis Hermione n’a pas complètement tord, il a fallu un sacrifice pour que le rituel fonctionne, pas un sacrifice dans le sens tuer une personne, mais la personne qui voulait remonter le temps devait sacrifier une partie de lui-même. C’est ce que j’ai fait, j’ai sacrifié mon amour et mon histoire avec Delphine pour être en mesure de tuer Jedusor, et j’ai brisé mon âme en prenant sa vie.
- Tu n’a pas cherché à la retrouver dans ce présent, demanda Harry.
- Comme vous je ne suis d’ici que depuis une semaine, le Drago de ce présent ne connaît pas Delphine. Et puis j’ai trop peur que mes retrouvailles avec elle ne remette cause ce que nous avons accomplie. Le sacrifice de cette histoire d’amour était essentiel.
- Je suis vraiment désolée que tu doives vivre ça pour que nous soyons heureux, murmura Harry.
- Ne t’en fais pas Harry, je ne l’ai pas fais seulement pour toi, mais pour ma mère, pour Rogue, pour la communauté magique aussi. Et puis j’ai apporté tellement de souffrance dans nos souvenirs… si je dois payer chaque jour pour tout le mal que je vous ai fait et bien qu’il en soit ainsi.
- Tu n’aurais pas préféré ne te souvenirs de rien, de repartir à zéro dans cette seconde vie ?
- Non Harry, je veux me souvenir toute ma vie de Delphine, je préfère vivre pendant cent ans avec son souvenir que ne jamais l’avait connu.
- Et bien, je ne pensais pas Drago Malefoy capable de tant de bons sentiments, s’exclama Harry.
- Moi non plus, soupira Drago…

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 Sujet du message: Re: Et Si....
MessagePosté: 15 Avr 2008 21:58 
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Inscription: 07 Juil 2006 17:16
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Pottermore: KnightSpirit106
Excellent chapitre CatHP.
J'ai les larmes aux yeux.
J'aimerais lire un épilogue bientôt.
Merci de nous avoir donner le plaisir de lire cette magnifique histoire.
Bisous
Nahla

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