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 Sujet du message: [NOUVELLES et textes courts] n°4 : Confidences
MessagePosté: 13 Juin 2007 15:49 
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La majorité des nouvelles que je vais poster dans cette rubrique sont une réponse à un défi intitulé "l'épreuve des cent discours" proposé sur un site concurrent spécialiste des fanfictions : http://www.fanfic-fr.net. Le défi consiste à écrire 100 textes sur 100 thèmes imposés dont la liste est disponible sur leur forum.
[i]j'ai relevé ce défi dans le but d'améliorer mon style, et de parvenir à écrire sur n'importe quel thème. Je pense que c'est un excellent exercice, très formateur. Mais autant dire tout de suite que je doute d'avoir le temps et le courage d'aller au bout de la liste !

En attendant, je me propose de publier simultanément ici chacune de mes nouvelles produites dans le cadre de ce défi.

Quelques textes courts et nouvelles hors défi viennent également compléter ce receuil personnel.


Liste des textes publiés :
1- Sous la pluie (nouvelle)
2- Rêve / La licorne (poème)
3- Noyé / La cascade (nouvelle)
4- Confidences (texte court poétique)


La plupart de ces textes sont riches en émotions. J'espère qu'ils vous plairont. Laissez-moi vos commentaires !

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Sous la pluie
(discours n°3, liste A)

Le bourdonnement des insectes.

La chaleur écrasante.

Les trilles des oiseaux dans la ramure dorée par les rayons obliques d'un soleil de plomb.

Le bruissement des feuilles lorsque le vent se lève.

Pas un cri, pas un murmure.

Le ciel s'est assombrit, brusquement, rapidement, sans crier gare.

« Maman, je peux jouer dehors ? »

« Tu finis d'abord tes devoirs, Nathan ! »

Nathan a six ans. C'est un enfant étrange, déroutant. Nathan ne joue pas comme les autres, ne pense pas comme les autres, ne vit pas comme les autres. Nathan est différent.

Nathan vit dans ses rêves. Des rêves d'aventures, dont il est le héros. Des rêves de batailles dont il est le vainqueur. Des rêves de gloire, dont il est le roi. Tous les enfants de son âge font de tels rêves. Mais les rêves de Nathan sont différents. Trop présents.

Les feuilles bruissent avec plus de vigueur. Des gerbes de poussière se soulèvent du sol de terre battue devant la vieille maison de pierre. Une poussière grise, mêlée de brindilles et de feuilles mortes, qui encrasse les vêtements, recouvre le cuir des chaussures neuves, ternit le lustre des véhicules, stationnés sous le hangar servant de garage d'appoint. Une poussière qui donne de l'âge à tout ce qui paraît trop jeune, trop neuf pour s'accorder avec la vétusté des lieux.

Les parents de Nathan ont quitté Paris au printemps. Ils ont quitté un appartement neuf, avec sa peinture blanche, ses escaliers vernis, ses placards modernes, pour cette vieille bicoque de pierre, aux poutre vermoulues, et ce jardin en friche, avec le projet fou d'en faire un coin de paradis.

Des ouvriers ont travaillé tout l'été, pour rendre l'intérieur habitable. Un tas de gravas dans lequel s'enchevêtrent débris de plaques de plâtre, morceaux de laine de verre, ferrailles tordues et rouillées, et verre brisé s'accumule le long du mur. La cuisine sent le neuf, avec son carrelage lustré, et ses meubles cirés. Mais ce matin, une araignée courrait dans la salle de bain, et la mère de Nathan a poussé un cri strident.

La première goutte vient de tomber, lourde et silencieuse, sa chute amortie par le sol terreux, qui la boit avidement, assoiffé par un été caniculaire. Septembre s'achève. Nathan est rentré en CP. Il sait déjà lire. Il sait déjà compter. Il sait déjà trop de choses. Ses camarades le trouvent agaçant. Nathan sait toujours tout. Nathan a réponse à tout. Nathan le chouchou. Nathan tête de turc.

Nathan finit sa lecture, repoussant une mèche brune qui lui chatouille le front. Sa mère doit l'emmener chez le coiffeur. Elle lui a promis. Elle n'a pas le temps. Elle n'a jamais le temps. Ses cheveux bouclent sur sa nuque et ses oreilles. Il a peur de ressembler à une fille. Peur qu'on se moque de lui. Peur des autres, peur du monde, peur de la vie, peur de mourir, peur de grandir. Nathan a peur. De tout, de rien. Simplement peur de l'inconnu.

Les gouttes font maintenant plic-plic-ploc sur le plomb martelé du rebord de fenêtre.

« Maman, tu avais promis que je pourrais jouer dehors, et maintenant il pleut ! »

Sa mère ne répond pas. Elle est au fond du jardin, partie ramasser d'urgence les draps restés pendus sur le fil à linge. A-t-elle au moins pris le temps d'écouter les dernières lignes de sa page de lecture ?

L'enfant sort.
La pluie tombe.
indifférence.
souffrance.

La pluie ruisselle sur ses boucles brunes, et sa peau hâlée par le soleil de l'été, rafraîchissante.

C'est inconcevable, une telle chaleur alors que l'équinoxe est passé. Le temps est détraqué. Le sol est craquelé, en fissures larges comme une main. Les feuilles roussies des arbres morts volent entre les gouttes, dans un ballet désordonné. Un volet claque quelque part sur la façade, sans doute mal accroché.

Nathan inspire profondément l'odeur d'humus humide qui se dégage du sol mouillé, mêlée au parfum fruité des Buddleia, et à celle, plus aigre, des pommes pourries jonchant le sol du verger.

Un éclair déchire le ciel, tandis que des trombes d'eau s'abattent brutalement.

Nathan est trempé. Ses pieds nus sont recouverts de boue, grise et gluante. Ses vêtements lui collent à la peau, désagréablement. Mais Nathan est vivant. Infiniment vivant. Sous la pluie battante. Aussi violente que ses sentiments exacerbés. Aussi limpide que le sang bouillonnant dans ses artères. Vivant...

« Qu'est-ce que tu fais là ? ça ne va pas la tête ? rentre immédiatement, et vas te changer ! »

« tu m'avais promis... »

« mais tu vois bien qu'il pleut ! »

« je voulais jouer dans le jardin »

« je voulais, je voulais... toujours je voulais ! il peut, alors tu joues dans ta chambre, un point c'est tout! »

Nathan est en colère. Après la pluie, après sa mère, après tout l'univers. Sa rage explose, incontrôlable. Sa mère le gifle, le punit. Injustement.

Il n'a rien fait de mal.

Il éternue, une fois, deux fois, trois fois...

« tu vois, tu vas être malade, c'est malin ! »

Pourquoi faut-il que les parents aient toujours raison ?

Pourquoi sa mère ne goûte-t-elle pas sa joie de l'eau fraîche ruisselant sur son visage, de ses pieds nus sur le sol de terre battue ? Pourquoi ne le serre-t-elle pas dans ses bras, si elle a tant peur pour lui que ça ?

Nathan est triste. Sa mère est triste. Il aime sa mère, et sa mère l'aime. Il ne sait pas le lui dire, elle ne sait pas le lui dire.

Sa mère est triste car il n'est pas obéissant. Nathan désteste les règles. Nathan est un enfant. Fait pour jouer, pour rire, pour courir. Pas pour apprendre et obéir.

Ses parents ont quitté Paris et sa maman a arrêté de travailler pour s'occuper de lui. Nathan a été renvoyé de son école, à Paris. Pour la troisième fois déjà. Ses parents sont venu s'installer à la campagne, pour son bien. En espérant le soustraire à un environnement nocif pour son équilibre.

Mais rien n'a changé.

Nathan se fait toujours punir à l'école.

Les autres l'embêtent toujours autant.

La pluie tombe sur le vélux de sa chambre, une musique lancinante, régulière, presque agaçante. Les larmes roulent sur les joues de Nathan, tandis qu'il change de vêtements. Et sur celles de sa maman. mais il ne les voit pas. Et il ne comprendrait pas pourquoi.

Nathan est un enfant. Il rêve d'un monde magique, où il ne pleuvrait pas à l'heure de jouer, où les récréations dureraient une éternité, où les adultes ne puniraient jamais les enfants car les enfants feraient les lois. Mais tout cela n'existe pas.

Un éclair éblouissant déchire le ciel, accompagné d'un bruit fracassant, assourdissant, qui emplit tout l'espace pendant un bref instant. la maison a frémit, l'enfant a retenu sa respiration et la reprend bien vite. L'incident est déjà oublié. Il joue, allongé à même le sol, entièrement nu. Sa chambre est un refuge. Forteresse, donjon imprenable, et nid douillet.

« Nathan ! »

C'est un cri strident, angoissé, pas un simple appel.

Il est entièrement nu. Dehors. Et toujours trempé, grelottant. Sa mère l'a attrapé violemment, porté dans l'escalier. Il s'est débattu, a demandé des explications. Elle n'a pas répondu, courant à travers la maison, en le tirant de force derrière elle. Ils sont maintenant sous la pluie, tous les deux. C'est malin ! Et dire qu'elle lui faisait la leçon quelques minutes plus tôt, prétendant qu'il ne fallait pas rester dehors par ce temps.

Nathan n'a pas vu les flammes, dans le salon. La télévision brûlée par la foudre, et les rideaux léchés par des langues orangées.

La pluie tombe toujours aussi drue, il a froid, mal au ventre, et mal au poignet, là où sa mère l'a serré un peu trop fort. Les pompiers sont arrivés. Ils ont posé une couverture chaude sur ses épaules, et sa maman l'a serré dans ses bras, très fort, trop fort. Ses boucles brunes forment autant de gouttières sur son front, des petits ruisseaux qui descendent rapidement sur ses joues, son nez, ses paupières, glissent sur ses lèvres et son menton, pour finir dans son cou, tièdes.

« j'ai eu peur, Nathan, si tu savais comme j'ai eu peur de te perdre. Je t'aime, mon chéri ! »

Nathan ne répond pas de suite. Il laisse d'abord les mots couler en lui, chauds et sucrés.

« moi aussi, je t'aime, Maman ! »

La pluie a cessé. Un torrent s'écoule par la porte d'entrée, provenant de l'intérieur de la maison.

« ...Et si j'étais resté sous la pluie, tout à l'heure, est-ce que la foudre serait tombée sur moi ? »

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Dernière édition par ayn le 05 Fév 2008 10:58, édité 7 fois.

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MessagePosté: 15 Juin 2007 21:47 
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Voici une deuxième nouvelle, qui imperceptiblement s'est muée en poème au long de l'écriture (ça n'était pas prévu initialement). A vos commentaires !

**********************************************************

Rêves
(discours n° 9, liste A)

La licorne a les yeux bleu.
Oui, bleu, je vous l'assure.
Je l'ai vue comme je vous voie, devant moi, à quelques pas seulement.
Un animal splendide, tout en puissance, les courbes élégantes, et le pelage luisant.

Elle m'a parlé, mais j'ai perdu ses mots.
Ils étaient importants, pourtant.
Je les ai oubliés. Je n'avais pas de quoi noter.
Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ?

Je n'étais qu'un enfant, lorsque je l'ai rencontrée.
J'avais à peine huit ans.
La nuit était avancée, j'avais quitté mon lit, discrètement.

Je m'étais levé, pour boire un verre de lait.
J'étais perturbé, inquiet pour la rentrée. l
es vacances se terminaient.
Lorsque j'aperçus une lueur argentée, qui entre les arbres se faufilait.

Par la porte d'entrée, je m'étais glissé,
puis sur le gazon, j'avais rampé, entre les arbres, déambulé.
Devant moi, elle se tenait,
et sans crainte elle m'avait regardé.

Ses yeux étaient un océan. Je m'étais plongé dedans.
C'est alors qu'elle m'avait parlé.
De ses mots, je ne me souviens pas vraiment.
Mais mon angoisse m'avait quittée, définitivement.

Discrètement, mon lit j'avais regagné,
et sereinement, je m'étais recouché.
Paisiblement, ma nuit s'était déroulée.
De la licorne, je ne gardais qu'un souvenir éthéré.

Longtemps, je crûs avoir rêvé.
Mais ce matin, à nouveau, je l'ai rencontrée.
Elle m'attendait, au fond du jardin.
Et à nouveau elle m'a parlé.

De ses mots, je ne vous dirai rien.
C'est un secret, qui à moi seul revient.
Mais son langage n'est que sagesse, sérénité.
Et dans l'azur de son regard, longtemps encore j'irai me ressourcer.

copyright@Ayn

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Dernière édition par ayn le 18 Juin 2007 9:34, édité 1 fois.

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MessagePosté: 16 Juin 2007 0:29 
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Localisation: Roy & Riza powa !
Voilà, j'ai enfin lu.
En fait, je crois bien que c'est la première fois que je lis un de tes textes ^^ Et je dois dire que franchement, j'aime beaucoup ton style d'écriture, notamment dans le premier texte ! La description de la pensée enfantine, c'est très bien décrit, et la fin est positive. Comme tu t'en doutes je ne pourrais sans doute pas écrire quelque chose du genre (avec moi, Nathan aurait sans doute péri avec la maison ^^ :mrgreen: )

Pour ce qui est de la deuxième, je la trouve...reposante à lire. C'est bien aussi.
Par contre, la poésie disposée comme ça j'adhère moins...je préfère que ce soit carrément la poésie en prose, avec seulement le langage de poétique, ou bien les poèmes classiques versifiés. Je suis une fan des rimes embrassées et des sonnets... ^^

A propos, pour le copyright => By Ayn © (si tu ne connais pas le code, c'est alt + 0169)

Allez, écris-nous vite le texte suivant ! :P

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Et la magie prend vie...
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MessagePosté: 16 Juin 2007 15:05 
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Je le répète à chaque fois que je te lis mais j'aime beaucoup ton style d'écriture !
Ta première histoire est vraiment émouvante et comme l'a dit Babushka, tu as bien su retranscrire les pensées enfantines de Nathan. De plus, Nathan me fait penser à un enfant que je gardais (qui est maintenant plus grand) qui se posait beaucoup de questions sur tout, même sur les choses auxquelles les enfants ne pensent pas habituellement (la mort, etc...) C'est dire combien ton personnage est bien caractérisé !
La deuxième, qui reste dans le monde de l'enfance est également très bien et j'aime beaucoup la forme de ce poème. Tout est fluide et les rimes sont agréables. Je rejoins Babushka sur l'effet reposant de ton texte : on a l'impression de vivre ce rêve même si j'aimerais bien savoir ce que la licorne lui a dit ^^
J'espère lire ton prochain texte très vite ;-)

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Delphine, fan d'Harry et de Sirius !!!
"Il y a des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir." Sirius


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MessagePosté: 17 Juin 2007 12:02 
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Merci pour vos messages ! j'attendais avec impatience les premiers commentaires.

pour le premier, je dois dire que le jeune garçon n'est pas totalement imaginaire, car mon fils lui ressemble beaucoup. je devais au départ écrire une histoire totalement différente, et puis je me suis laissée porter par les mots, il y a eu un glissement, du fait de problèmes que je rencontre actuellement qui m'occupaient sans doute trop l'esprit et parasitaient mon imagination, et j'ai décris une scène imaginaire, avec des personnages imaginaires mais qui pourraient tout aussi bien être moi et mon fils. D'où la crédibilité de l'histoire : je ne sais que trop bien de quoi je parle ! pour la fin, Babushka, je dois t'avouer que je me suis faite violence, pour qu'elle soit positive, car j'avais des idées noires, et envie de faire se terminer l'histoire de façon carrément carastrophique (méga-explosion de la maison, un truc dans ce genre). Mais comme l'histoire me touchait de trop près, j'ai voulu y mettre une lueur d'espoir... pour mon propre équilibre ! L'écriture est salvatrice, parfois.

Pour la deuxième, je l'ai écrite un soir, tranquillement, j'étais totalement zen... ça s'en ressent apparamment ! je n'ai jamais écrit de poèmes, je ne suis pas douée pour ça, mais je me suis retrouvée à faire des rimes et des phrases de longueur calibrée, sans même m'en rendre compte. L'effet est original... et involontaire ! Contente qu'elle vous plaise !

Babushka, si tu veux, tu peux aller lire mes autres écrits : l'Imposteur (fic en 25 chapitres), Le goût du sang (one-shot dramatique) et Les tourments de Dudley (one-shot humoristique). Tout est sur le site, dans la rubrique fanfictions.

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MessagePosté: 01 Juil 2007 12:45 
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Chose promie, chose faite !
Super ces textes !

J'ai eu peur pour la fin du premier pour Nathan et sa mère.

ayn a écrit:
Des rêves d'aventures, dont il est le héros. Des rêves de batailles dont il est le vainqueur. Des rêves de gloire, dont il est le roi.

J'aime beaucoup cette phrase.

ayn a écrit:
Nathan n'a pas vu les flammes, dans le salon. La télévision brûlée par la foudre, et les rideaux léchés par des langues orangées.

En fait si la mère n'était pas sortie récupérer son fils, elle aurait pu terminer brulée...

Le 2e texte, est très joli. C'est super mignon !

Je remarque que sur tes deux passages, les "héros" sont des enfants. As-tu continué sur cette lancée avec les autres parties (que, au passage, tu vas pas tarder à poster, n'est-ce pas ? :cheesy: ) ?


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MessagePosté: 02 Juil 2007 11:50 
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Le troisième "discours" est en cours d'écriture, et le héros est encore un enfant, effectivement. De plus, c'est un personnage secondaire de mon roman (en cours d'écriture). C'est un texte tragique qui est beaucoup plus exigeant, plus difficile à écrire, du fait du lieu qui m'a demandé des recherches documentaires, et du fait que le pourquoi et le comment de certains éléments trouvent leurs réponses dans les pages en cours d'écriture de mon roman, dont je ne peux évidemment pas tout révéler. Donc ce sera pour bientôt, avant le 14 juillet probablement, mais ce n'est pas encore prêt !

Pour "Sous la pluie", la mère de Nathan va le chercher à l'étage dans sa chambre où il était monté retirer ses vêtements mouillés. Mais elle l'emporte si vite qu'il n'a pas le temps de comprendre pourquoi. cette histoire a bien failli mal finir, car c'était mon intention de départ d'en faire un texte tragique... mais l'enfant ressemblait trop à mon fils et moi trop à sa mère, alors je n'ai pas voulu les tuer... pour garder espoir !

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MessagePosté: 09 Juil 2007 12:45 
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Voici une troisième nouvelle originale :

La cascade
(épreuve des cent discours, n°81, liste A : Noyé)

Note de l'auteur : L'écriture de ce texte m'a demandé d'importantes recherches bibliographiques. Cependant, n'ayant pas la chance de connaître les lieux où se situe l'intrigue, il se peut que subsistent des éléments incohérents aux yeux d'une personne native de cette région du monde. Je remercie par avance tout lecteur décelant de telles incohérences de m'en faire part afin d'améliorer la qualité de cette nouvelle.
Merci à J.R.R. Tolkien et à Pierre Bottéro pour leurs romans et personnages imaginaires, dont j'ai tiré une partie de mon inspiration pour créer le personnage principal de cette histoire, qui n'est en fait qu'un élément d'un plus vaste projet. Les personnages et l'intrigue m'appartiennent pleinement.


Nolan aspira une grande bouffée d'air chaud et salvateur.

Ses mains cramponnaient une souche de bois rouge, qui dérivait lentement vers la plage, maintenant. Sur sa gauche, il apercevait les fumées s'élevant du village, en partie camouflé par le feuillage des cacaotiers, des manguiers et des okoumés. Il avait passé la cascade avec succès, et il se demandait encore comment cela se pouvait qu'il y ait survécu. Il avait vraiment cru qu'il allait mourir pour de bon, cette fois-ci.

Il se retourna. Désiré n'était plus derrière lui.

Désiré, son ami.

Ensemble, ils avaient accompagné les femmes allant puiser l'eau au bord du fleuve, puis regardé les pêcheurs sur la plage mettre leurs pirogues à la mer, leurs efforts renouvelés sans cesse annihilés, repoussés vers la berge par le flux et le reflux des vagues, jusqu'à l'instant où ils parvenaient enfin à prendre le courant, sautant à bord précipitamment, et pagayant fermement pour se diriger vers le large, et y jeter leurs filets, qu'ils ramèneraient ensuite à la surface, poissonneux, frétillants. Le soir, ils répareraient les mailles en chantant, tandis que les femmes videraient les poissons et confectionneraient de longues guirlandes pour les fumer au dessus des braises qu'elles auraient préparées dans la journée.

Puis, ils avaient jetés ensemble des pierres aux aigrettes couleur de neige, pour le plaisir de les voir s'envoler à tir d'ailes. Ils avaient coursé un chien en riant, leurs pieds nus soulevant des nuages de poussière en battant le sol argileux durci et craquelé. Enfin, ils s'étaient dirigés vers la cascade. Désiré lui avait raconté que son grand-père s'y était baigné lorsqu'il était plus jeune. Une baignade rituelle, que seuls osaient les braves entre les braves. Nolan ne l'avait pas cru. Personne ne se baignait jamais dans la cascade, elle était bien trop dangereuse. Sa mère lui défendait même de s'en approcher. Il avait traité Désiré de menteur. Et Désiré lui avait répliqué qu'il disait ça parce qu'il avait la frousse. Que lui quand il serait grand, lui s'y baignerait. Et puis il avait raconté aussi qu'un jour il avait vu des hommes à la peau blanche comme celle de Nolan avec des habits noirs qui leur collaient au corps. Ils avaient descendu la cascade depuis tout en haut, sur une sorte de pirogue spéciale. Et ils n'étaient même pas morts.

Alors Nolan s'était pris à rêver. Nolan était toujours épris de liberté. Parfois, il sentait dans son corps le désir de voler comme un oiseau, de s'élancer du haut d'une falaise et de se mettre à planer. Celui de battre le guépard à la course. Ou simplement, celui de se glisser dans l'eau avec le lamantin, pirouettant dans les courants. Il avait l'impression qu'un animal sauvage vivait au fond de son corps, ne demandant qu'à se réveiller à la moindre sollicitation. Et il connaissait l'apparence de cet « animal », cet être étrange qui ne demandait qu'à sortir lorsqu'il en perdait le contrôle.

Les deux enfants avaient choisi une vieille souche creuse, au bois rouge, et Nolan, le jeune « blanc » aux cheveux châtain en bataille, la peau hâlée par le sempiternel soleil local, les yeux bleu-vert aussi limpides que l'eau de la cascade, aidé de son ami Désiré à la peau d'ébène, né le même jour que lui dans ce village qui était celui de sa famille depuis mainte générations, avaient mis ensemble la souche à l'eau au prix de maints efforts. Elle avait flotté dans l'anse formée par une avancée de terre plantée d'ajoncs, protégée du courant de la rivière. Ils s'étaient assis à califourchon dessus , se cramponnant aux racines restantes comme s'il s'agissait d'un guidon de bicyclette. Désiré avait choisi une longue perche comme celle qu'utilisait le vieux Dahirou pour déplacer sa barque dans les marais. Il s'était appuyé de toutes ses forces dessus, à plusieurs reprises, pour placer la souche dans le courant. Puis les deux enfants s'étaient cramponnés, en criant, et en riant, lorsque leur embarcation de fortune avait pris de la vitesse. Ils avaient senti les embruns de la cascade, entendu son grondement terrifiant, et le fleuve s'était soudain dérobé sous eux.

Son dernier souvenir était celui de son corps ballotté dans les remous, sa tête étourdie se cognant contre les rochers, ses poumons réclamant douloureusement une bouffée d'air vital, le réflexe conditionné d'inspiration allant sous peu provoquer l'entrée d'eau au fond de ses bronches. Ses mains cramponnaient toujours les racines de la vieille souche, mais il sentait déjà ses forces le quitter. Il allait mourir noyé d'un instant à l'autre. Puis il avait senti une sorte de sérénité l'habiter, tandis que ses muscles se dotaient d'une force nouvelle, lui permettant d'un violent coup de pied de refaire surface, et d'inspirer une longue goulée d'air salvateur, la souche toujours coincée entre ses cuisses.

La souche rougeâtre s'échoua lentement sur la longue plage qui s'étirait au sud de Kribi, au milieu des touristes européens. Les vagues le déposèrent, avançant, reculant, revenant mouiller ses jambes à intervalles réguliers. Nolan fermait les yeux, bercé par le va-et-vient de l'océan. Tout son être n'était qu'émotions. Il lui semblait pouvoir dénombrer, sous toute la surface de son corps en contact avec la plage, les grains chauds du sable, aussi nombreux que les cellules de son épiderme à la sensibilité exacerbée, et les galets, plus durs, plus ronds, venant exercer une pression parfois douloureuse en quelques points sensibles de son anatomie. L'eau s'évaporait déjà sur son dos et ses mollets, le chatouillant sous la caresse brûlante du soleil. Son odorat lui rapportait des effluves sucrées et fruitées de mangues et de cabosses. Il entendait le murmure incessant de l'océan, en avant, en arrière, plus près, plus loin, atténué, puis soudain plus fort dans le fracas d'une vague se brisant. L'eau mouillait ses orteils à la même cadence, tiède et relaxante.

Un autre murmure se faisait plus sonore, de minutes en minutes, bourdonnant aux oreilles encore indifférentes du garçonnet. Celui-ci était humain. Celui de l'attroupement des touristes se pressant autour de lui. Les badauds, au comble de la distraction, satisfaits de cet événement imprévu dans le cours bien réglé de leur voyage organisé, échangeaient leurs commentaires dans diverses langues. Parmi elles, Nolan distinguait, familier et chantant, le dialecte local, celui parlé dans son village.

Son village. Mais était-ce vraiment le sien ? Il y était né, certes, bientôt sept ans plus tôt, dans l'une de ses cases, entre les mains de Fortuné, la sage-femme, comme tous les autres enfants de cette petite bourgade rurale proche du littoral, comme son ami Désiré. Et il ne connaissait d'autre lieu que cette province, ne l'ayant jamais quitté à ce jour. Mais lui, Nolan, était un « blanc ». Sa peau était claire, comme l'étaient celles de sa mère et de sa soeur jumelle. Et ses cheveux ressemblaient à la savane pendant la saison sèche. Souvent, il s'était senti différent, étranger. Il aurait tellement préféré avoir la peau de la couleur intense du chocolat, comme ses amis, et leurs cheveux crépus que leurs mères leurs coupaient court dans le cas des garçons, ou tressaient méticuleusement pour des petites filles. Et surtout, plus que tout, il aurait souhaité avoir un père, et ne rien faire de bizarre. Être juste parfaitement normal, comme les autres, et rien d'autre. Était-ce de ce père inconnu qu'il tenait cette différence ? Probablement. Mais sa mère n'en parlait jamais, malgré ses questions régulières à ce sujet.

Car il savait, en cet instant plus que jamais, malgré son très jeune âge, que s'il avait survécu à la cascade terrifiante, et non pas Désiré, c'était grâce à cette différence. Il l'avait bien senti, lorsque ses poumons avaient été sur le point d'inspirer une brassée d'eau, coincé dans les violents remous au fond de la cascade, ballotté entre les rochers. Il avait senti son corps muer, et une énergie nouvelle l'habiter.

Les badauds s'exclamaient, tandis que quelques personnes plus sensées, ayant repris leurs esprits avant les autres, le palpait pour s'assurer qu'il était toujours en vie, et pratiquaient sur lui les gestes de premiers secours. Dans toutes les langues représentées, les mêmes mots revenaient, récurrents, avec insistance :

« Vous avez-vu ses oreilles ? »

En son fort intérieur, Nolan se disait : « Je sais, elles sont pointues. Et encore vous n'avez rien vu. Lorsque j'ouvrirai les yeux... » Il savait par avance que les exclamations fuseraient lorsqu'il ouvrirait les paupières, découvrant deux fentes sombres au milieu du cristal de ses iris aux reflets d'iceberg.

Son corps avait gardé l'apparence qui lui avait sauvé la vie.

Habituellement, ses métamorphoses ne duraient que de brefs instants, le temps de contenir une colère, ou de raisonner une frayeur. Comment se faisait-il que son corps conservait si longtemps les stigmates de sa seconde nature, de cet être étrange qui vivait enfoui au plus profond de lui ? Il commençait à douter sérieusement de pouvoir même reprendre un jour une forme totalement humaine. Il se souvenait, certes, de cauchemars nocturnes tellement terrifiants, qu'il lui fallait parfois de longues minutes des caresses et des mots rassurants susurrés à son oreille par la voix douce et aimante de sa maman, pour parvenir enfin à rendre à sa morphologie une apparence conventionnelle.

Mais là, il se sentait bien, au chaud sur le sable, les pieds dans l'eau. Il n'avait plus peur... quoique... son estomac se vrilla. Il ressentit une nausée violente, et vomit sur le sable, devant lui.

Oh, que si, il avait peur, et honte, et mal surtout. Terriblement mal.

Désiré, son ami, son meilleur ami...

Il lui faudrait raconter au village ce qu'il s'était passé. Raconter la stricte vérité, et dans ses moindres détails. Bien sûr, il pourrait mentir, mais à quoi bon ? Sa conscience ne serait jamais en paix. Car c'était lui, et non pas Désiré, qui avait proposé d'essayer de passer la cascade, comme les hommes blancs avec leurs tenues moulantes et leurs masques sur les yeux. Lui, Nolan, était bel et bien le seul responsable de ce drame.

Les femmes allaient pleurer bruyamment, Les hommes feraient résonner leurs djembés jusque tard dans la nuit, frappant de leurs mains nues les peaux tannées de la force de leur colère et de leur souffrance, et donnant à tous ceux qui l'entendraient, de loin en loin, l'unité et la cadence d'une même douleur. Et lui Nolan, pleurait déjà, ses larmes abreuvant le sable trop sec sous sa joue, et il pleurerait encore et encore. Comme on pleure un ami très cher, un frère. Et comme on pleure de remords.

La mer rendit le corps de Désiré, deux jours plus tard, à l'endroit même où Nolan s'était échoué. Son village lui offrit les traditionnels hommages mortuaires.

Mais Nolan n'en sut jamais rien. Car à l'instant même où le corps du garçonnet fut retrouvé, lui montait dans le grand oiseau blanc, à l'aéroport de Yaoundé, ses yeux étranges, rougis par trop de larmes, cachés derrière des lunettes de soleil, et ses oreilles trop allongées camouflées sous une casquette à rabats de touriste européen, jetant un dernier regard au pays de son enfance, ce pays coloré et odorant, qu'il allait quitter définitivement, sa mère fuyant une fois de plus, il ne savait précisément quels tourments. Un douloureux regard, chargé tout à la fois de souvenirs joyeux et d'infinis regrets.

Désiré, son meilleur ami. Noyé. Jamais il ne pourrait l'oublier.

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 Sujet du message: Re: [NOUVELLES et textes courts] n°4 : Confidences
MessagePosté: 05 Fév 2008 11:03 
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Après de longs mois sans reprendre la plume, voici enfin un quatrième texte, relativement court, dont la forme peut s'apparenter à un poème.

Bonne lecture !


***********************************************

Confidences

De moi je ne sais rien, et beaucoup à la fois.
Force et faiblesse.
Courage et lâcheté.
Vains mots qui n'expriment aucune émotion ni nul souvenir.

Mais je suis souffrance.

Éclats de joie, et petits plaisirs parfois.
Un feuillage verdoyant sous le premier soleil de printemps.
La brise tiède sur mes bras dénudés et sous ma jupe d'été.
Les odeurs chaudes des fleurs, de l'humus, des tomates mûrissantes.
Le goût d'une fraise fondante.
Un sourire d'enfant, un rire cristallin, et la tendresse d'un câlin.
La douceur de leur peau et la candeur de leurs mots.
La satisfaction d'un objectif atteint.
L'euphorie provisoire d'une fête.
Les sons, les couleurs, la musique.
Un paysage sublime découvert au détour d'un chemin.

Mais je suis souffrance, aussi.

Trop de mots, trop de maux, et trop de renoncements.
Illusions et déceptions.
Espoirs vains.
Nerfs à fleur de peau.
Mes sens exacerbés.
Mon coeur et mon corps trop ouverts, trop fermés.
Parfois pour me protéger.
Trop sensible surtout.
Trop, simplement trop tout.
Excessif désir d'absolu.
L'infini dans lequel je me dissous.
Soif, désir, appétit vorace d'une nourriture inexistante.

Souffrance, encore.

Souffrance est le monde.
Souffrance est l'humain.
Souffrances du passé, écorchée, cicatrices à peine refermées.
Ou du lendemain, incertain, aux ombres angoissantes.
Souffrance d'aujourd'hui, et solitude infinie.
Amis, mari, vains mots de réconfort.
Mais bien seuls sommes nous tous face à nous même.
Seuls juges de nos actes et de nos consciences.
Qui donc peut réparer ce que la vie a cassé ?
Tout ce que depuis notre enfance, nous nous efforçons de recoller.
Les plaies se referment, mais restent les cicatrices.
Fragilités.

Souffrances toujours, pendant que le monde avance...

Et confidences.


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 Sujet du message: Re: [NOUVELLES et textes courts] n°4 : Confidences
MessagePosté: 07 Fév 2008 0:07 
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Olalalalalalalalalala que le temps passe vite ! C'est dingue ! Déjà plus de six mois que tu as commencé à poster des nouvelles... Je n'avais même pas fait attention que tu avais posté une autre l'année dernière (La cascade).

En parlant de celle-ci, qu'est ce qu'elle est triste ! :cry: Pauvre Désiré... Et le petit garçon, Nolan, qui n'a même pas pu dire un dernier au revoir à son meilleur pote décédé...

Et ton poème est très... joli... Bon il n'est pas très positif dans l'ensemble. Mais je crois que je vais devoir me faire une raison : (presque) tous tes textes sont du même registre :cheesy: .

Mais mon préféré reste l'une de tes premières créations : Rêves. :D

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 Sujet du message: Re: [NOUVELLES et textes courts] n°4 : Confidences
MessagePosté: 07 Fév 2008 9:52 
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Inscription: 31 Mar 2005 12:37
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Merci pour tes commentaires, Pégase !

Eh oui, c'est difficile d'écrire quelque chose d'émouvant, qui nous touche émotionnellement, sans qu'il n'y ait une trame tragique, malheureusement. D'autant que c'est souvent dans les épreuves que je trouve le plus d'inspiration pour écrire.

bon, en l'occurence, mon tout dernier texte est particulièrement sombre, du fait que je l'ai écrit dans un moment de déprime. Mais ce que je trouve magique avec l'écriture, c'est que de jeter les mots sur le papier me permet aussi d'évacuer ce trop plein d'émotions, pour retrouver ensuite le moral.

Quant à "La Cascade", cette nouvelle est un fragment isolé d'un projet plus grand dont j'ai écrit déjà pas mal de morceaux par ci par là (pas encore reliés entre eux), et qui... se termine bien ! (si, si !) L'histoire telle que je la conçois dans son ensemble est optimiste. Même si certains passages (comme celui-ci) sont particulièrement tragiques.

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 Sujet du message: Re: [NOUVELLES et textes courts] n°4 : Confidences
MessagePosté: 09 Fév 2008 13:48 
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J'aime beaucoup ce genre de poème.
J'aime d'ailleurs autant en lire qu'en écrire, cela soulage beaucoup, comme tu le dis... On prend ainsi le temps de se poser des questions auxquelles on ne veut quelquefois pas penser...
Continue à publier tes écrits, Ayn !

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