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 Sujet du message: L’ombre et la lumière
MessagePosté: 07 Aoû 2007 16:56 
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L’ombre et la lumière

La pluie tombait en cascade depuis des heures à présent, sans discontinuité, sans faiblir, comme si le créateur lui même avait décidé dans un élan de générosité peu commun et tout à son honneur d’accorder en cette nuit d’octobre les cieux à l’humeur de ce jeune garçon de 12 ans qui derrière les lourdes vitres du dortoir pour garçon de l’orphelinat Saint John regardait ce spectacle d’un œil lasse.
Car oui, lasse, certes il l’était.
Non point physiquement, bien que minuit avait déjà sonné depuis 20 bonnes minutes, mais moralement.
Il l’était toujours de toute façon à l’approche de son anniversaire.
Comment ce jour pourrait-il être une fête ?
Ho bien sur, dans d’autre partie du monde il l’était surement si vous aviez quelqu’un qui vous le souhaitez, vous offrez un cadeau ou paraissez s’intéresser un minimum à vous.
Mais même si cela avait été le cas pour lui, il se serait sentit triste de même à cette date fatidique.

-Marty, tu ne dors pas ? l’interpella soudain doucement une voie d’enfant ensommeillée à quelque pas à peine de là.

-re-couche toi Kévin……lança-t-il doucement à son vieil ami en guise de réponse, non point énervé ou contrarié par cette interruption dans le fil noir de ses pensées, mais plutôt soucieux que la marâtre en charge ce soir là de la surveillance des lieux ne les entende et vienne d’elle-même voir de quoi il retournait.

S’il était pourtant un fait que tout le monde s’accordait à reconnaître bien volontiers dans cet orphelinat c’était l’habituel optimisme sans bornes dont ne manquait jamais de faire sien le jeune Martin.
Il était comme ça Marty, il préférait généralement sourire d’une déconvenue, se gaussait d’un problème, rire à la face d’une contrariété.
Car s’il était bien une chose que les orphelins savaient, c’est qu’il ne servait à rien de se plaindre.
Pas à saint John.
De plus, l’un dans l’autre, il se sentait bien ici.
Le personnel était relativement aimable, dans la mesure ou ils étaient payés pour s’occuper d’eux et qu’ils ne faisaient pas donc cela par pure bonté d’âme et par quelque bizarre et incongrue vocation.
Les gamelles étaient généreusement remplies pour les repas, pour peu que vous aimiez les nouilles et le riz, et ils avaient même le luxe de recevoir quelques cadeaux pour Noël.
Rien de bien rocambolesque mais comme on dit, c’est le geste qui compte.
Oliver Twist en serait mort de bonheur s’il avait vécu en ces lieux.
Mais c’était juste que l’approche de son anniversaire avait le don vicieux de lui filer un cafard de tout les diables.
Le 16 octobre.
Le jour ou 12 ans en arrière il avait tué sa mère.
Plus que son éternel optimisme ce qui différenciait vraiment Martin des autres était le fait peu banal pour un orphelin qu’il connaissait le nom de sa mère.
Elle ne l’avait pas abandonné comme toutes ces femmes qui venaient chaque semaine ici pour accoucher sous X, non, la malheureuse été simplement, tristement et tragiquement morte en couche.
Un « détail » de son existence que Martin avait beaucoup de mal à faire avec.
Un orphelin ne pleure pas.
Un orphelin ne se plaint pas.
Un orphelin ne demande rien mais ce doit d’être reconnaissant pour tout.
La sainte trinité qu’il avait apprise des le berceau et que personne ne lui avait laissé l’opportunité d’oublier.
Toutefois, cette année les choses allaient se passer un rien différemment, il s’en fit la promesse solennelle.
Car en douze années à saint John il avait eut bien sur tout le loisir de repérer les lieux, de savoir ou tout était entreposé, ou tout était caché.
Sa mère n’était pas seule le soir ou il était née et ou elle était morte.
Une autre femme était avec elle.
Une femme qui avait laissé des choses, des affaires, des objets ici avec l’instruction formel de ne rien donné à l’enfant avant sa majorité, avant qu’il ne soit prêt à l’entendre, à comprendre.
Libre à lui ensuite de faire son choix.
Tout cela, il l’avait entendu de la bouche même du docteur Stevenson, le type chargé de les recoudre quant ils étaient blessés ou de leur filer des cachets quant ils étaient malades, lors d’une discussion que ce dernier avait eut avec l’infirmière en chef madame Phillips.
Bien sur, aucun des deux ne savaient que le jeune Martin passait le balais à une poignée de mètres à peine de là dans le couloir et il les remercia grandement, quoi silencieusement, pour leur affligeante légèreté et insouciance.
Des informations trop belles pour être ignorer et cela quel qu’en soit le prix.
Il s’était déjà fait rossé une paire de fois par la vielle Phillips, trois fois pour être précis et à chacune pour des raisons qui méritaient certes une punition reconnut-il, et cela ne lui faisait pas peur de prendre une nouvelle volée si le jeu en valait la chandelle.
La vielle bique ne frappait pas bien fort après tout et jamais de bon cœur.
Elle avait été élevé à une autre époque, avec d’autres méthodes éducatives, par des gens qui pensaient qu’une bonne rouste valait souvent mieux qu’une longue discussion.
Des méthodes du passé peut-être, mais des méthodes qui avaient encore lieu à saint John.

-tu n’arrives pas à dormir ? revint à la charge Kévin, un garçon de son age aussi blond qu’il était timide et introverti.

Kévin était née 4 heures et 21 minutes après lui, à l’endroit même ou Martin était lui-même venu au monde.
Ils se connaissaient donc depuis toujours et depuis toujours il avaient été potes.
Les corrections que Martin avait prises, il les avait prise de concert, cette sensation de dégoût envers le monde et cette colère sourde qui vous déchirait la poitrine lorsque un couple venait pour adopter un enfant et qu’ils ne vous accordaient même pas un simple regard, ne serait-ce que de dédain, il l’avait connu aussi.
Bénéfice supplémentaire, Martin était hautement respecté et cela même par les plus âgés.
Il paraissait en effet qu’il se produisait parfois des choses « étranges » quant il était en colère ou fortement contrarié, ce qui n‘arrivait toutefois guère.
Des choses que les autres garçons avaient du mal à s’expliqué et qui donc, par pur bon sens et prudence, les dissuadèrent de chercher noises à Martin.
Ce qui n’empêchait pas de temps en temps que quelques échanges d’insultes et de gifles se produisent mais toujours dans la bonne humeur, cela va de soit, les garçons sont ainsi.

-non…..dors maintenant….tu vas nous faire piquer à papoter comme une fille

Ce que Martin disait été toujours plein de bon sens aux oreilles de Kévin.
Il s’endormit donc, reconnaissant une fois de plus la validité des arguments de son ami et ne trouvant rien de concret à rétorquer.

L’occasion que Martin attendait se présenta enfin à lui deux jours plus tard.
Les enfants étaient chaque matin repartis en équipes de nettoyage, véritable commando anti-crasse, chacune étant bien entendu chargée de sa propre zone d’entretien.
Et de temps à temps, une fois par mois en gros, un enfant était envoyé seul pour s’occuper des longs, terrifiants, maléfiques et redoutés escaliers menant aux sous-sols.
Une suite de marches aussi grossièrement taillée que foncièrement poussiéreuse.
Cela était, il va de soit, perçu comme la pire des corvées par le commun des enfants mais jamais pourtant Martin ne fut si heureux de se faire attribuer une tache ingrate et pénible.
Agrippant le matériel nécessaire, brosse, éponge, balais, sceau et produits d’entretien, il s’élança rapidement en direction de la zone concernée, passant au passage devant le bureau du docteur Stevenson qui en profita alors, le brave homme, pour lui jeter un aussi aimable que gentil « on ne court pas dans les couloirs, espèce d'imbécile dégénéré !! » qui réchauffa grandement le cœur de Martin de part sa nature douce et réconfortante.
L’orphelinat était ainsi fait : rez-de-chaussée, l’administratif, bureaux, accueil et un peu plus loin la grande cafétéria et les cuisines.
1er et second étages : dortoirs, salles d’eau, toilettes
Dehors, un minuscule parc, un terrain de foot envahit par les herbes et une seule balançoire si usée qu‘il aurait été suicidaire de tenter de l‘utiliser.
Sous-sol : la réserve, tout ce qui était confisqué atterrissait là ainsi que tout les vieux dossiers et les trucs dont personne ne savait que faire.
A ce propos, un jeune garçon du nom de Dirk plaisanta maladroitement un jour sur le fait que puisque personne ne savait quoi faire d’eux, les orphelins, il aurait été plus intelligent de placer directement les dortoirs à cet endroit.
Hélas pour ses pauvres fesses, madame Phillips était à porté d’oreilles de sa boutade et s’empressa joyeusement de lui expliquer son désappointement quant au cynisme de sa remarque à grand coup de vigoureuses claques sur l’arrière train.
Ce que, vous l’imaginez aisément, le jeune monsieur Dirk ne trouva pas aussi plaisant et drôle que son innocente plaisanterie.
Ce qui d’ailleurs rappela un fait important à Martin.
S’il était attrapé à fouiner dans les archives, il aurait probablement quelques difficultés à s’asseoir correctement sur une chaise durant plusieurs jours.
Mais peu lui importait, Il déposa son matériel en haut des escaliers et le cœur battant la chamade, il descendit jusqu’à cette fameuse zone aussi interdite que potentiellement passionnante à explorer.
Grâce à quelques opérations précédentes, et dont il était fort fier, dans les bureaux du docteur, il savait exactement ou et quoi chercher.
Allée 4, étagère 6.
Une carton miteux recelant entre autre une boite si bien fermée que jamais personne n’avait put l’ouvrir.
Bien qu’en fait jamais personne n’ai vraiment tenté il faut dire aussi mise à part cette incurable curieuse de madame Smith, la première assistante de madame Phillips, qui entre autre chose avait la curieuse particularité d‘être un rien cleptomane à ses heures perdues.
Fourchettes aux restaurants.
Serviettes à la piscine.
Et trésors secrets de pauvres orphelins.
Une femme délicieuse.
Malgré tout, elle se cassa deux ongles durant l’opération ce qui lui passa grandement l’envi de persévérer dans cette honteuse opération.
Toussotant légèrement en arpentant les long couloirs et allés des lieux tant la poussière régnait en maître ici, Martin trouva rapidement son chemin et le dit carton.
Les lieux n’étaient au final pas si grand que cela et il n’avait rien d’un imbécile.
Sa première réaction, il faut le dire, fut le déception, rien de spéciale hélas dans ce carton.
La boite, d’une allure si rongée par les mites qu’elle paraissait sur le point de tomber en miettes et quelques papiers administratifs.
Il s’attarda malgré tout un peu sur la paperasse.
Il y avait là l’admission dans le pavillon obstétrique, tenu par le docteur Mellington, un bonhomme qui bossait dans plusieurs cliniques et qui passait régulièrement à l’orphelinat pour s’occuper des femmes venant ici pour avorter ou pour accoucher dans la discrétion, d’une certaine mademoiselle Brown, ce qui ne surprit nullement Martin car il connaissait déjà son nom de famille.
Le même que le sien bien entendu.
Il s’intéressa d’avantage à la lettre qui précédait tout cela.
Un L.
L. Brown.

- Laura peut-être ? Laura Brown ? Ou Linda ?

S’apercevant qu’il ne trouverait rien de plus passionnant dans ces papiers, il reporta donc son attention sur la boite.
Elle était construite en un bois massif et sombre et possédait une serrure dorée, pas en or évidement, et avec de suspectes traces de griffures sur le dessus.
Oui, madame Smith avait dut être vraiment très frustrée de ne pas pouvoir accéder au contenu de cette boite.
Mais si cette véritable pie avait lamentablement échoué, il se demanda bien comment il allait pouvoir se débrouiller pour faire mieux que elle.
Après tout, elle avait des heures et des heures de chapardage au compteur à son actif.
Le premier des évènements qui allèrent pour toujours chambouler sa vie se passa alors.
Essayant de trouver une faiblesse à exploiter dans l’armure que représentait cette boite, son doigt effleura délicatement la serrure dorée qui, sans un bruit, sans un grincement, sans le commencement d’une plainte, céda sans résistance, lui offrant tel un cadeau le contenu de ce récipient longtemps convoité.
La surprise le laissa pantelant un long moment.
La boite venait de s’ouvrir comme…..comme…..

-comme par magie murmura-t-il aux ténèbres.

Ce qui était rigoureusement le cas, bien qu’il ne le sache pas encore.
Quatre objets attendaient là ça venu depuis prés de treize ans maintenant.
Le premier le fit tremblé.
Le deuxième lui arracha un gémissement.
Le troisième le surprit.
Et le quatrième lui donna envie de bondir jusqu’au plafond.
Ses doigts tremblant légèrement sous l’émotion, il saisit d’abord un pendentif.
Un semble et modeste collier.
Rien de précieux, sur un plan financier, mais pourtant si une personne était soudain apparut pour lui proposer un bon millier de livres sterling en échange de cela, il lui aurait simplement conseiller d’aller se faire visiter le rectum par un pédéraste originaire de Grèce.
Car ce pendentif, il le sentait, avait un jours été la propriété de sa mère.
Elle l’avait porté autour du cou, l’avait gardé sur elle, peut-être jusqu’au bout.
Il avait une couleur bronze et une licorne était gravé dessus.
Un truc de fille ne put-il s’empêcher de songer.
Sans plus attendre, il défit avec la plus grande délicatesse l’attache du collier et se le passa autour du cou, en se promettant avec le plus grand sérieux de tuer cruellement la première personne qui ferait mine de vouloir lui enlever ou ne serait-ce que de le toucher.
Pourtant, ce n’était rien en comparaison de ce qui l’attendait ensuite.
Le second objet fit plus en réalité que de lui arracher un gémissement.
Il manqua de peu de le faire hurler, de lui faire perdre pied, de lui faire pédaler le cerveau dans la semoule pour une bonne semaine entière.
Il ne connaissait pas grand chose du monde extérieur pas plus qu’il n’était vraiment calé en science.
Le peu qu’il savait il avait appris ici, durant les quelques cours de monsieur Apple, l’homme qui faisait la classe à tout le monde dans l’orphelinat, quelque soit leur age.
Enfin, quant il en avait envie.
Mais s’il était une chose que malgré tout il était sur, c’est qu’il n’était pas normal du tout qu’une photographie se mette à bouger, à vous regardez en souriant et à vous faire coucou de la main.
Non.
Jamais.
Hors de question, vous avez trop bu mon ami, cela est impossible voyons, ressaisissez-vous grand coquin.
La peur de la surprise un peu calmée, très légèrement, il se concentra enfin un peu plus sur cette personne qui avait l’outrecuidance de se mouvoir sur une photographie comme un acteur dans un film.
L’occupation préféré d’un orphelin, c’est de s’imaginer ses parents et de se faire d’incroyables scénarii sur eux, sur le jour ou ils viendront finalement le chercher en expliquant que tout cela n’était qu’une effroyable méprise, que jamais au grand jamais il n’avait voulut l’abandonner.
Lui il savait que jamais personne ne viendrait le chercher, et surtout pas sa pauvre mère décédée en couche.
Mais ça ne l’empêchait pas de passer de longue heure à se représenter sa maman.
Son visage.
Son sourire.
La douceur de ses baisers.
Et maintenant, il savait enfin à quoi elle ressemblait vraiment.
Un orphelin ne pleure pas.
Il s’en moqua et pleura quand même.

-maman, je suis tellement désolé……je suis tellement désolé que tu sois morte à cause de moi se lamenta-t-il.

Elle avait des cheveux châtains parsemés de nombreux reflets dorés.
Des yeux bleus.
Et un visage d’ange.
Martin ne pensait jamais vraiment à son père.
Qui qu’il fut, soit il était mort, le meilleur cas, soit, infiniment pire, c’était un salopard si complet et si total qu’il n’était même pas là le jour ou sa femme était morte.
Car il savait qu’une autre personne avait été là ce jour là.
Une seule.
Une femme.
Et de plus, un salopard encore plus complet de ne jamais être venu le chercher songea-t-il alors avec un regain de colère.
Non.
Il valait mieux qu’il soit mort.
Il préférait largement voir les choses comme cela car sinon, là, devant cette photographie ou une jeune femme si belle, si pleine de vie, il sut au fond de lui que s’il devait apprendre un jour que son père était encore en vie et qu’il les avait abandonnés, alors il ne pourrait pas le pardonner.
Qu’il ne pourrait pas être clément.
Il resta donc ainsi un long moment, assis à même le sol, la représentation de sa mère ne cessant de lui sourire et lui, bêtement, de lui renvoyer de même un pale sourire désolé, d’excuse, les larmes roulant sur ses joues, ne parvenant pas détacher son regard de ce miracle que le ciel venait de lui accorder.
Toutefois, le troisième objet attira finalement son attention.
Un bout de bois d’une trentaine de centimètre finement gravé et manifestement ouvragé par quelque fort talentueux menuisier, cela ne faisait aucun doute.
Une baguette plus précisément.
Que pouvait bien faire une telle chose ici ?
Et surtout pourquoi quelqu’un avait-il trouvé utile de le laisser là, pour lui.
Mais après une photo qui bouge, une baguette ne surprend pas tellement et il la rangea donc sans trop réfléchir au problème plus en avant dans la poche arrière de son jean.
L’ultime objet, celui qui parmi tout les autres serait celui qui déclencherait la plus grande réaction n’était rien d’autre qu’un bout de papier.
Un simple et ordinaire bout de papier.

-126 bis Willigan road, London

Une adresse.
Laissé par cette autre femme vraisemblablement.
Une femme qui avait assisté au décès de sa mère mais qui ne c’était pas une seconde préoccupé de lui ou, à sa connaissance, qui n’avait seulement pris de ses nouvelles.
Une femme que assurément, il le devina, il serait intéressant de rencontrer.


Dernière édition par castel le 06 Mai 2009 20:08, édité 1 fois.

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MessagePosté: 07 Aoû 2007 19:26 
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Vendeur zélé chez Barjow & Beurk
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Je trouve le début bien sympa, j'attends la suite avec impatience!

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 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Aoû 2007 12:28 
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La suite.
Au fait, d’ailleurs, cette fic est ne contient pas de spoilers sur le tome 7.
Un grand merci pour ton message Sfredelle !!

Se regardant dans le blanc des yeux, Martin et Kévin éclatèrent une nouvelle fois de rire, leurs voix enfantines raisonnant joyeusement dans le parc de l’orphelinat étonnamment vide à cette heure de la journée.

-qui a bien put d’envoyer une idiotie pareille ? s’enquit, hilare, Kévin.

-un joyeux imbécile, ça c’est sur, quoi que je dois admettre que le type c‘est donné du mal, regarde un peu cette lettre, elle est drôlement bien foutue, hein ?

La matinée tirait paresseusement sur sa fin et l’heure du déjeuner allait déjà bientôt sonner.
Les deux enfants avaient été un peu plus tôt sur le point de monter à l’étage pour se laver les mains avant le repas, lorsque madame Phillips avait informé Martin, en criant de toute la force de ses puissants poumons depuis son bureau, qu’il avait reçu du courrier.
Une chose qui, pour ce qu’il s’en souvenait, n’était pour l’instant jamais encore arrivé.
Pour fêter cela dignement, chaque nouvelle chose étant en quelque sorte une fête dans la routine morne et ennuyeuse d’un orphelinat, ils étaient donc aller en courant dans le petit parc, s’étaient installés sous le vieux sole pleureur et avaient avec grand respect ouvert la précieuse missive.
Se levant, Martin prit soudain un air on ne peux plus sérieux, plaça l’une de ses mains dans son dos tout en gardant la lettre dans l’autre et, imitant la voix d‘un adulte, se lança dans une re-lecture du courrier qui arracha de nouvelles larmes de rire à son ami.

-« monsieur Brown, nous avons l’immense honneur de vous faire savoir que l’école de Poudlard, pour sorciers et sorcières, vous attends pour que vous commenciez votre scolarité en son sein »

-hahahahaha, pour sorciers et sorcières !! Hahahaha, je suis sur que c’est blague de Brian !!

-non, il est trop bête pour avoir monté un coup comme ça……Michael peut-être, cette saleté d’Irlandais est malin comme un singe

-relis-moi encore le passage ou ils parlent des hiboux !! le pria Kévin, que toute cette histoire paraissait enchanter au plus haut point.

-ha oui, c’est vrai qu’elle est pas mal celle-là, « en vérité monsieur Brown », bon sang j’adore me faire appeler monsieur Brown, pompeux hein ? Enfin bref, je reprend, « en vérité monsieur Brown, de vous localiser n’a certes pas été une partie de plaisir, même pour nos hiboux, ce qui explique l’arrivée tardive de cette lettre, les cours ont commencé depuis plus d’un mois, nous espérons vous voir le plus rapidement possible à l’école »

-et ils te demandent d’amener quoi déjà ?

-un chaudron, des livres, des plumes, des robes….ils me prennent pour une fille ou quoi ? Attend que je mette la main sur cet irlandais de malheur !!….et, si je veux, un crapaud, un hiboux, gosh, il font une fixette sur les hiboux, ou un chat

Une semaine c’était écoulée depuis son escapade réussit dans les sous-sols de l’orphelinat et Martin hésitait à présent un peu sur le fait de se rendre à l’adresse qu’il avait trouvé ou pas.
Il n’avait montré la photo à personne bien sur, un peu trop bizarre et surtout trop personnel pour laisser qui que soit poser un œil la-dessus, pas plus que la baguette ou le bout de papier.
Il n’avait pas put en revanche caché longtemps le collier aux autres enfants, mais après quelques discussions sur la nécessité de dissimulé cela aux adultes et une ou deux bagarres plus personnes n’aborda le sujet.
Tout cela était tout de même pour le moins étrange.
La photo.
Une baguette.
Et maintenant cette stupide lettre qui sortait de nul part et qui parlait de sorcier, de magie, de hiboux facteurs et de chaudron.
Étrange coïncidence.
Sauf que de coïncidence, tout cela n’en avait que le nom.
Mais ça, à ce point de le l’histoire, Martin n’en savait encore rien.

-alors ? Tu vas aller à King Cross ? Sur la voie neuf je ne sais plus quoi ? le charria amicalement Kévin.

-si je devais aller quelque part, ça ne serait certainement pas dans cette gare pourrie……

-qu’est-ce que tu veux dire par là ?

S’il était une personne au monde à qui il pouvait faire confiance, c’était bien en Kévin.
Il choisit donc après un court débat interne de lui révéler enfin ses intentions et ses hésitations sur le fait de s’enfuir ou non de l’orphelinat pour aller quelque part à Londres.
Quelque part dont au final il ne savait rien du tout si ce n’était le nom.
Sortir n’était certes pas une grosse affaire, n’importe quel enfant aurait été capable de se faire la malle en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, mais de partir ainsi, sans plan, sans savoir ce qui l’attendait vraiment, sans moyen de subsistance, était une affaire autrement plus sérieuse qu’une simple escapade dans le seul but de s‘amuser ou de faire tourner en bourrique la vielle Phillips.

-Marty, je ne sais pas……pourquoi tu veux aller la-bas de toute manière ? Et d’ailleurs, tu ne m’a toujours pas dit d’ou précisément tu sortais ce collier de fille là

-écoute, je sais que ça peut paraître bizarre mais……j’ai peut-être une chance d’en savoir plus sur ma famille…..alors….

En savoir plus sur sa famille.
Voilà en effet un argument qui parlait clairement à un orphelin.
Le jeune monsieur Kévin s’était vu lui attribué à sa naissance le nom de Mac Horn par cette bonne madame Phillips.
Et cela sans aucune autre raison autre que le fait que, selon elle, aller savoir pourquoi, il avait un tête d’écossais.
Chose étonnamment dure à définir chez un nourrisson de quelques heures à peine vous en conviendrez mais madame Phillips était ainsi, elle avait une confiance totale en ses impressions et pour elle, il était évident que ce marmot débarqué tout droit des highlands.

-tu….tu t’appelles Brown…..

-je sais comment je me nomme !! Tu me prends pour un débile ou quoi ?

-non, je veux dire, toi au moins tu connais ton nom, ton vrai nom……tu en sais plus sur ta famille que n’importe lequel d’entre nous……finit en un murmure Kévin, les yeux soudain un rien trop rouge.

-je sais….je le sais bien……et c’est pourquoi je veux en savoir encore plus, il y a des choses que je ne m’explique pas…..et auquel je peux trouver une réponse !! Une réponse Kévin !! Dans mon cas tu ne feras pas de même ?

-dans ton cas je serais déjà partit depuis longtemps imbécile rétorqua-t-il en souriant à nouveau, bien que voile de tristesse plana toujours sur son doux et aimable visage.

Oui.
Il ne savait pas ce qu’il trouverait la-bas mais ce qu’il savait en revanche parfaitement du haut de ses douze ans c’était que si il n’y allait pas, il le regretterait pour le restant de ses jours.
L’énigme que représentait cette mystérieuse femme qui avait été présent le jour de sa naissance l’obsédait du reste littéralement.
Comme l’obsédait la photo de sa mère.
Durant la semaine écoulée, il avait passé de longues heures, seul dans un coin reculé de l’orphelinat que lui seul connaissait, à la contemplait tendrement.
Quelle cruauté qu’elle ne puisse parler avait-il alors amèrement songé un bon millier de fois.
Le son de sa voix.
Il ne l’avait pour ainsi dire jamais connu et il ne la connaîtrait jamais.
Sa décision définitivement fixée, il choisit donc pour date de départ le lendemain, à la tombée de la nuit.
Nul besoin de faire traîner les choses, s’il devait partir, il devait le faire le plus tôt possible, avant que la moindre rumeur à ce sujet ne parvienne aux oreilles de l’un des adultes.
Toutefois, un évènement étrange, le plus étrange qu’il ai connut dans sa vie pour être honnête, encore plus étrange que la photo ce qui était vraiment peu dire, allait pourtant légèrement venir le troubler
Tout se passa à deux heures à peine du départ, Kévin était partit en expédition pour voler quelques nourritures aux cuisines, « emprunté » serait un terme plus élégant, pendant que lui, dans sa cachette secrète, choisissait avec soin les affaires qu’il comptait emporter et celles qu’il laissait.
Il ne lui restait que deux choses à ranger dans son sac, un vieux jean de rechange et la baguette.
Le jean ne posa pas de problème, il se laissa gentiment faire et sans une complainte alla trouver sa place au fond du sac comme le gentil morceau d’étoffe d’occasion qu’il était.
Mais il n’en fut pas exactement de même pour la baguette.
Il la saisit.
Essaya de la caser en long dans l’une des grandes poches sur le coté du sac, sans succès.
Et là, alors qu’il se demandait s’il ne ferait pas mieux de la garder sur soi pour éviter qu’elle ne se brise accidentellement dans le sac, il se dégourdit légèrement le poignet, faisant sans le vouloir ce que monsieur Ollivander aurait nommé avec expérience et sagesse, « le geste ».
La réaction qu’entraîna ce malheureux mouvement le surprit, comme vous pouvez l’imaginer, plus que grandement.
Un éclair sortit en effet de la baguette et alla sans ménagement aucun percutait son pauvre sac qui sous l’impact vit un jolie petit bon d’au moins cinq mètres.

-bord*l de….!!

Tremblant comme une feuille, il fut ainsi sur le point de jeter au loin cette baguette traîtresse mais au dernier moment se ravisa.
Quoi que ce fut, cela avait appartenu à sa mère et aussi effrayé qu’il fut, et croyez bien qu’il était, il ne voulut pas prendre le risque que l’objet se casse en tombant.
Martin était catholique.
Ou du moins, c’est ainsi que les adultes de l’orphelinat l’avait élevé, dans la foi chrétienne.
Messe le dimanche, communion, baptême…la totale.
Et s’il est bien un fait connu, c’est que les catholiques ne sont pas spécialement fous des sorciers ou sorcières.
Il y avait même quelques passages dans la bible à ce propos si on en croyait le curé, un gallois dont le penchant pour la boisson avait manqué de peu de le faire excommunié suite à une vilain affaire avec trois nonnes, une bouteille de Gin et un oubli généralement de leurs vœux de chasteté respectifs.
La lettre de Poudlard.
Une baguette qui crache de la lumière.
Le sac qui traverse la pièce.
Une photo qui bouge.
Si ce n’était pas une forme ou un autre de magie, c’était foutrement bien imité ce trouva-t-il obligé de reconnaître.

-puta*n de merde !! Mais qu’est-ce qui se passe ici ?! C’était quoi ça ?

Une manifestation de surprise un rien vulgaire, mais qui illustrait à la perfection son présent état émotif.
Plongeant furieusement sa main dans son sac, qui heureusement n’avait pas subit de vrais dégât, il en sortit la photo de sa mère qu’il avait précieusement emballé un peu plus tôt.
Il ne sut pas bien pourquoi.
Peut-être espérait-il y trouver des réponses.
Hélas, l’image ne se comporta pas différemment des autre fois.
Elle lui sourit à nouveau, agita la main vers lui et ce fut tout.

-maman…..qu’est ce qui m’arrive ?….je ne comprends pas…cette…..cette histoire de Poudlard ne serait pas une farce alors ? Tu es allé la-bas toi aussi ?

Un clin d’œil.
126 bis Willigan road, London.
Tellement de questions, si peu d’éléments concrets auquel se rattaché.
Si vraiment cette école existait et voulait bien de lui, pourquoi n’avait-il pas envoyé simplement quelqu’un le prendre ou au moins l’aider un peu à comprendre, à faire le tri ?
Ils devaient bien le savoir qu’il était orphelin quand même et de plus sans le moindre argent pour se payer ces fournitures ridicules qu‘ils demandaient !!
bord*l, il n’aurait rien demandé de mieux !!
Et pourquoi cette lettre était-elle arrivé comme par hasard une semaine après qu’il ai découvert les affaires de sa mère ?
Un léger vertige le saisit soudain.
Non.
Il devait se calmer un peu, rationaliser, choisir ses priorités.
D’abord l’adresse.
Le reste ensuite.
D’abord les informations sur sa famille, ensuite peut-être cette école de barjos.

Durant l’une des rares fois ou monsieur Apple avait fait réellement cours aux enfants de l’orphelinat, il avait dit une phrase qui avait marqué Martin.
Comme quoi, tout est possible en ce bas monde.

-le monde est une place minuscule si vous savez ou vous aller et que vous avez un endroit pour vivre, mais un endroit d’une grandeur terrifiante si vous êtes perdus et seul avait déclaré monsieur Apple, pas peu fier de lui-même.

Le monde de Martin était en effet une place minuscule.
Mais maintenant qu’il se sentait perdu, là, dans le bus qu’il le conduisait tranquillement jusqu’au quartier de Willigan Road, il put mesurer son gigantisme démesuré et surtout à quel point il était, lui Martin, petit.
Il avait retrouvé Kévin une quinzaine de minutes après l’incident avec la baguette et là, à une poignée de pas à peine de ce trou dans le grillage du parc que les enfants utilisait pour faire des excursion, la réaction de son ami avait été tellement spontané et naturelle qu’il en avait éclaté longuement d’un rire apaisant et salvateur.

-mon pauvre Marty !! Mais t’es blanc comme une merde de laitier !!

Ca, pour être blanc il l’avait été.
Blanc comme un tas de merde de laitiers même, comme une montagne de merde de laitiers il aurait dit lui-même.
Et il devait sûrement l’être encore un peu alors qu’il essaya de prendre quelque repos dans le bus avant qu’il n’arrive à destination.
Les au-revois avec Kévin avaient été brefs, ils savaient de toute façon qu’ils se reverraient à un moment ou à un autre.
Ils sont comme ça les gamins.
Dans leur sagesse étrange et simple, ils savent des choses qu’il tiennent naturellement pour acquise, comme si cela ne pouvait aller différemment.
La nuit recouvrait à présent totalement cette partie du monde de son manteau d‘obscurité, rendant encore un plus inquiétante aux yeux de Martin cette Londres dont au final il ne savait pas grand chose bien qu’il y ai vécu toute sa vie.
Le quartier de Willigan Road n’était qu’a une petite demi-heure en voiture de l’orphelinat.
Si court et pourtant si loin.
Si bien que quant finalement le bus stoppa et que le chauffeur indiqua à l’enfant qu’il était arrivé, un nouveau tremblement d’incertitude traversa le corps de Martin.
Le 126 bis était une charmante petite résidence dans le plus pur style londonien agrémenté comme il se doit d’un aussi vert que charmant carré de pelouse que la pluie qui tome si régulièrement en Angleterre avait rendu particulièrement brillante et grasse.
Une lumière était visible depuis l’extérieur.
Depuis un petit séjour à ce qu’il semblait.
Quelqu’un vivait bien là, ça ne faisait aucun doute.
Maintenant dans l’allée menant directement à la porte d’entrée de la maison, Martin estima qu’il valait peut-être mieux qu’il dépose, cache devrais-je dire, son sac là avant d’aller frappé à la porte.
De plus, si quoi que ce soit ne se passait pas aussi bien qu’il espérait, il préféra que les gens à qui ils parleraient ne sachent pas qu’il était venu avec des bagages et surtout, qu’ils ne sachent rien à propos des choses étranges qu’elles contenaient.

-si ça foire, je me casse de là, je reprend le bus et personne ne se sera aperçu de mon absence à saint John……dans le cas contraire……

-dans le cas contraire quoi ? s’enquit avec une pointe d’amusement perceptible dans le ton une voix féminine derrière lui.

Voilà qui était certes pénible et hautement énervant.
Vous vous préparez à une confrontation de face, prêt que vous êtes à vous expliquer, à avoir un bon vieux échange de point de vue, et voilà qu’un être d’une sournoiserie inqualifiable arrive par derrière.
Une sournoise plutôt dans ce cas là.
Chose qui, l’un dans l’autre, contraria Martin et qu’il choisit d’exprimer en un aussi glorieux que terrifié bon en avant qui manqua de peu de le coller disgracieusement à la porte.
Cela commençait à faire un peu beaucoup en une seule journée en matière d’émotion intense.
Constat que partagea également le jeune monsieur Martin et qui motiva en grande partie la bordée d’injures extrêmement salées qu’il se sentit comme obligé le jeter à la face du plaisantin.

-….et on a pas idée de surprendre les gens comme ça bon sang !! finit-il en agitant les bras, le visage rouge et passablement oublieux de la raison pour laquelle il était là.

-par Merlin mon garçon, tu es plus gentil et polit que ça d’habitude

-d’habitude ? On se connaît ? répondit-il du aussitôt, peut-être juste un peu trop agressivement.

-« je » te connais……

La bougresse était une femme qui paraissait avoir entre 30, 32 ans, ses cheveux étaient de couleurs sombres, la nuit ne permettant pas à Martin de pour l’instant en voir vraiment les nuances.
Elle portait un jean, une sorte de pull léger de mi-saison pour ce que Martin pour en juger.
Rien de spécial, rien de choquant.
Ce qui en soit était une très bonne chose pour Martin qui s’était presque attendu à tomber sur bien pire.

-tu as bien reçu la lettre de Poudlard ce matin ?

-oui, c’est……c’est vous qui l’avez envoyé ?

-hooo, ça était un rien plus compliqué que cela Martin mais je vais tout t’expliquer, entre, la porte n’est pas verrouillé

-vous….vous êtes une sorcière ?

-tu as peur que je te mange ? Comme tu peux le voir, cette maison n’est pas vraiment en pain d’épice le taquina gentiment la femme, un sourire doux et aimable courant sur ses lèvres.

-ma mère l’était aussi ?!!

-Martin, tu préfères que l’on parle de ça ici, en plein courant d’air dans une allée de garage ou à l’intérieur devant un chocolat chaud ?

Proposition aussi intéressante que pleine de bon sens.
D’autant plus que c’était lui qui était venu jusque ici en suivant l’indication donné par un message vieux de plus de 12 ans et non pas elle qui l‘avait entraîné jusque là.
Quoi qu’en y réfléchissant une seconde, ça serait exactement ce genre de proposition que ferait une sorcière maléfique si elle cherchait à faire entrer un gamin dans sa maison.

-il…il y a quand même une chose que j’aimerai savoir madame

-oui ?

-ma mère s’appelait Brown, ça je le sait, comme je sais que son prénom commençait par la lettre L…mais c’était quoi précisément ?

-Lavande, ta maman s’appelait Lavande Martin lui répondit-t-elle en s’approchant de lui et en lui passant affectueusement la main dans les cheveux. Je te parlerai d’elle autant que tu le souhaite

-oui, s’il vous plait……ho et, et vous ? Vous savez mon nom mais je ne connais rien du votre

-haha, si ça peut te faire enfin entré dans cette fichue maison je peux te donner mon nom sans problème, c’est Hermione……Hermione Granger


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MessagePosté: 08 Aoû 2007 13:10 
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castel a écrit:
-Lavande, ta maman s’appelait Lavande Martin lui répondit-t-elle en s’approchant de lui et en lui passant affectueusement la main dans les cheveux.

Je n'y avais même pas pensé une seule seconde!! :oops:

C'est Hermione? Ah la la, que d'émotions!!

Je confirme ma première impression, ta fic me plait beaucoup! Vivement la suite. C'est un point de vue intéressant, ce gamin dans un orphelinat qui découvre des indices sur sa famille et part à l'aventure pour en savoir plus. Sa perception des sorciesr est bien l'image véhiculée par les moldus, c'est sympa.

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MessagePosté: 08 Aoû 2007 13:53 
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Wahou !! je viens de lire les deux passages et j'ai trouvé ça super !! Continue franchement!!


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MessagePosté: 08 Aoû 2007 18:56 
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je me connecte de Dublin juste pour dire que je trouve ca chouettos ^^

et ton autre fic aussi elle est bien chouettos.

voila voila fallit que je le dise :wink:

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MessagePosté: 09 Aoû 2007 0:12 
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Et c’est repartit.
Un grand merci pour vos messages !!



Un curieux nœud se forma dans l’estomac d’Hermione alors qu‘elle déposa le chocolat chaud qu‘elle lui avait promis devant Martin et qu‘elle alla s‘asseoir en face de lui autour de la table de la cuisine.
Comme cette situation était bizarre, comme elle était étrange et quasi irréelle.
Ce garçon ressemblait tellement à sa mère, à Lavande.
Autant qu’il était possible pour un fils de ressembler à sa génitrice.
Ses yeux surtout, cela lui donna d’ailleurs l’impression que Lavande elle-même la regardait depuis l’autre monde et elle ne fut pas sur de vraiment apprécier cela, surtout pas après ce qu’il s’était passé.

-comme tu l’as déjà deviné toi-même Martin, tu es un sorcier, tu as beaucoup à apprendre sur ce nouvel univers qui s’ouvre à toi et sur la magie……et pour cela, il n’y a pas de meilleur endroit au monde que l’école de Poudlard, de cela tu peux en être sur

-ça se trouve ou ?

-en Écosse, loin au nord, dans un endroit que seul les gens comme nous peuvent vraiment voir

L’enfance de cet petit n’avait dut tout les jours être rose songea tristement Hermione, aussi bon soit un orphelinat ça ne remplacera jamais un vrai foyer et une famille.
Et saint John était loin d’être le meilleur orphelinat, même si il y en avait beaucoup de bien pires.
Trop hélas.
Et tout cela à cause de cette vielle folle de Clarissa Brown, la propre mère de Lavande, qui avait quand même eut la délicatesse de finir par mourir quelques semaines en arrière maintenant.
Non sans avoir au préalable déterrait nombre de cadavres de son placard et les avoir jeté sans plus de ménagements que d’égards à la face des principaux concernés.

-mais la rentrée des classes dans cette école a commencé il y a un bon mois déjà, pourquoi ne pas m’avoir envoyé la lettre plus tôt ?

-les choses ont été passablement compliqué je dois avouer……oui…..compliqué finit en un murmure la brune, se remémorant avec douleur la crise jusqu’alors sans précédent que la nouvelle de l’existence de Martin avait déclenché.

-compliqué ? Je…..je ne veux pas être un problème madame, je suis heureux comme je suis vous savez et en vérité la seule vrai raison qui m’a poussé à venir ici c’est pour en savoir plus sur ma famille donc si…..

-tu n’es pas un problème !! le coupa brusquement Hermione, ne voulant pour rien au monde qu’une telle idée aille se loger dans le crane de cet enfant.

Car oui, de facto, un problème il l’était certes.
Mais ce n’était pas la faute du petit et jamais, jamais elle ne le laisserait qui que ce soit dire le contraire ou ne serait-ce qu’insinuer une telle horreur.
Hermione, comme tout un chacun, avait bien entendu ses défauts, mais la mesquinerie et la cruauté ne faisait pas partit de la liste.

-tu n’es pas un problème……et que je ne te réentende jamais dire une sottise pareille !! Les choses ont en effet été compliqué mais pour des raisons que……pour d’autres raisons…..enfin bref, Poudlard est un endroit merveilleux Martin, un endroit que tu adoreras j’en suis sur….alors, tu veux essayer ? finit-elle sur une touche de doux encouragements.

-je…je devrais aller prendre le train ?

-hmm, c’est ce que je pensais au début mais….finalement, il serait peut-être mieux que quelqu’un t’y conduise directement, ça serait beaucoup plus simple pour tout le monde et surtout pour toi

Le train bien entendu ne servait pas que deux fois par ans et uniquement pour les élèves de l’école.
Tout au contraire, le reste de l’année il avait un trajet bien établie et plutôt rentable qui grosso modo faisait le tour des grandes villes anglaises jusqu’en Écosse et finissait sa course endiablé à Édimbourg.

-madame…je….il y avait une liste de choses à se procurer dans la lettre……

-oui, ce sont des choses importantes Martin, tu ne dois rien oublier, tu en auras bien besoin la-bas

-heuu, c’est un peu le problème en fait….

-ne t’inquiètes pas, tu sais tu n’es pas le premier élève dans cette situation qu’ai accueillit Pourdlard, tout ce dont tu as besoin est déjà là, et demain, avant de rejoindre l’école, on ira tout les deux au chemin de traverse, un animal est un compagnon inestimable tu sais, ça sera mon cadeau de bienvenue dans le monde des sorciers l’assura-t-elle en souriant et en finissant sa sentence d’un petit clin d’œil complice.

Manifestement soulagé, le petit finit doucement le chocolat sous le regard d‘une Hermione qui ne pouvait s‘empêcher de trouver ce bougre de gamin sacrement attachant.

-vous avez bien connu ma mère alors ? revint à la charge Martin, une fois la tasse de chocolat vide.

-oui, nous avons fait nos études à Poudlard ensemble

-vous étiez amies ?

-je….oui…..on peut dire ça balbutia légèrement de confusion la brunette, se demandant si le mot « amies » définissait vraiment bien leur relation.

La perception d’Hermione sur le sujet n’était en réalité pas même claire pour elle.
Que pensait-elle de Lavande ?
Avait-elle été seulement amie ?
Les récentes révélations qui lui avait été faite avait véritablement jeté un chape de plomb sur le souvenir qu’elle gardait de la jeune femme.
Une chape qu’il ne serait pas facile d’alléger.

-c’était sa baguette ? Et son collier ? poursuivit Martin en lui montrant les dit objets.

-hmmm, oui, en effet, c’est bien sa baguette……quant au collier, c’était probablement à elle oui j’imagine, c’était le genre de chose qu’elle aimait

Ron pourrait répondre sûrement mieux que moi à ça songea-t-elle soudain, acide, lui qui avait beaucoup mieux connu, et surtout de beaucoup plus près, Lavande.
En réalité, Hermione connaissait bien mieux ces objets que Martin pour les avoir longtemps cherché avec Ron, finalement trouvé et placé en secret dans la réserve de l’orphelinat.
Les coïncidences n’existent pas.
Il n’y avait pas eut de hasard dans le fait que Martin surprenne cette conversation entre le docteur Stevenson et madame Phillips pas plus que ce n’était un hasard que la lettre parvienne à l’enfant ce jour là.
Juste un long et patient travail de recherche, quelques sorts de confusions, une bonne dose de magie, une cape d’invisibilité emprunté à un vieil ami et un timing aux oignons.
Hermione avait comprise qu’il était des chose qu’il est préférable que l’on découvre tout seul, même avec un peu d’aide secrète, et c’est elle qui avait insisté pour que les choses se passent ainsi plutôt simplement qu’ils aillent à l’orphelinat et déballe tout d’un coup à Martin.
Comme c’est elle aussi qui avait insisté et obtenue que le premier contact s’effectue ici, pas trop loin de l’orphelinat pour que Martin ne risque rien et juste entre elle et le petit malgré le désir de Ron de se chargeait de cela.
Reportant son attention sur ce que tenait Martin entre ses mains, elle ne put s’empêcher de remarquer l’affection, la dévotion presque, avec laquelle il manipulait la photo de sa défunte mère.
Ron avait émis des réticence à se sujet, prétextant non sans raison que comme le petit n’était pas habitué à ce genre de chose il pouvait s’en suivre quelques complications affectives.
L’image de Lavande bougeant et souriant était peut-être un peu trop à encaisser dans le cadre d’un premier contact avec son passé et le monde de la magie.
Il aurait été facile de jeter un sort sur un photo pour la rendre fixe mais Hermione avait pensé que cela ne poserait pas de vrai problème.
Et comme le rouquin était tout sauf d’humeur à la contrarié, l’affaire avait été ainsi entendu.
C’était juste que, comme l’avait souligné Ron, ce n’était peut-être pas très sain.
Du reste, les longues heures que Martin avait passé à contemplé la photo avait été une source de soucis et avait un temps fortement inquiété le couple.
« je vais surveiller ça » pensa Hermione, sans pourtant se faire trop de soucis à ce sujet.
Une fois que Martin serait à l’école, il allait avoir trop de chose à penser et à découvrir pour vivre dans le passé.

-allez viens, je vais te montrer tes affaires !! l’invita finalement à la suivre la brune en se levant, impatiente de voir les yeux de l’enfant pétillés de surprise quant il verrait le nombre de chose qu’il allait devoir emporté à Poudlard.

C’est une bonne chose que la mâchoire inférieur des être humains soient si solidement fixée au reste du visage car là, devant tout cela, celle de Martin aurait probablement décidé d’allé faire un tour au Mexique le temps que le reste du corps se calme un peu.
Ses yeux ne pétillèrent pas, il se transformèrent en voie lactée, en véritable constellation.

-j’ai vraiment besoin de tout ces livres madame ?

-appèle moi Hermione voyons, et…..hmmm…..enfin, disons que j’en ai rajouté un ou deux…..pour que tu es de quoi te distraire le soir

Une affirmation qui n’aurait sûrement pas manqué de beaucoup distraire Ron s’il avait été dans les parages.
Mais une affirmation que Martin pris très au sérieux et il se jura donc solennellement qu’en remerciement à tant de bonté il lirait tout ces bouquins, jusqu’au dernier.

-je te conseille tout particulièrement l’histoire de Poudlard, c’est vraiment passionnant

-j’imagine !! Cette école doit avoir une longue histoire et ce livre doit être très instructif

Il s’en fallut de peu que Hermione ne prenne l’enfant dans ses bras pour cette adorable tirade, elle qui si longtemps avait tenté de persuader son monde que non, ce livre, n’était pas juste qu’un tissus de mots sans intérêts et juste dédié à la gloire de l‘école.

-enfin, demain nous avons beaucoup de chose à faire, il faut que tu sois en forme, tu vas découvrir le chemin de traverse !!

A cet instant là, il était si heureux qu’il l’aurait suivit en enfer.
Et avec le sourire en plus.
Alors la suivre pour prendre un copieux souper, regardé un peu la télé et aller au lit avec la promesse de des le lendemain découvrir un monde au mille merveilles vous imaginez.





Martin eut du mal a trouver des adjectifs assez fort pour qualifier ce qu’il avait présentement sous les yeux.
« freaking sweet » aurait été une bonne proposition.
Ou quelque chose dans le genre de « puta*n de bord*l de merde ».
Un truc dans ce goût là.
Il venait avec Hermione de passer plus de deux heures à arpenter les rues du chemin de traverse, allant de merveille en merveille, et ils se trouvaient maintenant devant la même animalerie ou Hermione avait jadis acheté un chat aussi laid qu‘il était intelligent.
Il avait appris pas mal de chose sur elle durant cette balade en papotant.
Elle était mariée à un certain Ronald, ce qui fit beaucoup rire l’enfant pour qui le Ronald le plus connu de la terre était bien sur le clown vendeur de burgers et responsable de tant de cas d‘obésité.
Et elle avait eut avec ce fameux Ron deux enfants.
Une personne gentille, qu’il appréciait déjà beaucoup mais dont il avait noté la tendance étrange à se lancer régulièrement dans de grande explications sur des sujets dont soit il se moqué un peu ou soit dont il ne comprenait rien.
Ce qui l’amena de fait à lui demander si elle travaillait dans l’enseignement ce qui déclencha chez elle un petit rire et un long sourire apparemment plus que ravis.

-tu préfères quoi Martin ? Un hibou ? Un rat ? Un chat ? Lui demanda-t-elle devant l’animalerie.

-je….je…..je ne sais pas…….j’aime beaucoup les chats, ils nous débarrassaient des rats à saint John

Bon choix.
Ainsi vu-t-il donc décidé, vu-t-il choisis, vu-t-il payé et vu-t-il fait.
Martin Brown acquis en ce jour un boule de poil brune et blanche du nom de Stray, baptisé ainsi à cause de son allure de chat errant et de sa bouille bagarreuse.
De retour un peu plus tard dans l’auberge ou ils avaient entreposés les bagages et qui répondait au drôle de nom de chaudron baveur, Martin demanda à Hermione par quel moyen ils allaient allé à Poudlard.

-on y va en voiture madame ?

-pas exactement, et pour la centième fois arrête de m’appeler madame, ça me donne l’impression d’avoir 60 ans…….Hermione, je m’appelle Her-mi-o-ne le gourmanda-t-elle sans sévérité aucune en ébouriffant sa tignasse couleur brune/paille.

Toutefois, autant demandé à un chien de coupé un arbre avec une tronçonneuse, elle aurait eut plus de chance d’obtenir satisfaction.
Depuis sa naissance, il n’avait jamais appelé directement aucun adulte autrement que monsieur ou madame.
Voir professeur, mon père ou encore docteur.
Les habitudes ne sont pas facile à perdre, surtout quant elles vous ont été enseigné à coup de taloches derrière la tête.

-on va utiliser un portoloin Martin, il a spécialement était mis en place pour nous par la directrice, c’est un grand privilège tu sais

-un porto quoi ?

-portoloin, c’est un objet qui sert à parcourir une grande distance très rapidement, il faudra bien tenir tes bagages, ça secoue un peu

-ok….

Explication aussi intéressantes que vaseuses pour l’esprit du jeune Martin qui se représenta bizarrement ça comme une sorte de téleporteur à la Star Treck.
Cruelle fut donc sa déception quant il découvrit finalement que le dit objet n’était rien d’autre qu’un vieux pichet vide et crasseux de bière.
Les nouvelles explications d’Hermione sur le fait que la nature de l’objet n’avait pas d’importance ne le consolèrent d’ailleurs guère.
Cependant, il appris ce jour là un détail fort intéressant sur Hermione.
Elle avait très clairement un certain penchant pour les euphémismes et autres atténuations de toute sorte.
Car un portoloin ne secouait pas « un peu ».
Il vous tirait, vous poussez, vous faisez tourbillonnez, vous baladez dans les sens à un point que lorsque le cauchemar s’arrêta enfin il fallut bien deux minutes à l’enfant pour seulement ce rappeler qui il était et ou par l’enfer il pouvait bien être.
Pour seule réponse il entendit la voix rocailleuse et autoritaire d’une femme d’âge avancé lui annonçait gentiment mais fermement :

-monsieur Brown…..je suis heureuse d’enfin faire votre connaissance, vous avez beaucoup à rattraper, énormément à apprendre, j’attend donc de vous un comportement parfait et une assiduité exemplaire !! Assaillez-vous rapidement sur cette chaise à présent, nous allons voir dans quelle maison vous vous devez d’aller et de passer les sept années à venir !!

Oui.
C’était une façon comme une autre de dire bonjour après tout.
Peut-être pas la plus sympa mais bon, Martin avait connu pire.





A bien des kilomètres de là, un jeune homme à la mine grave parcourait les longues allés d’une propriété qui jadis avait été le lieu de vie de l’une des plus anciennes et respectées famille de sorciers.
Un bouquet de fleurs dans la main droite, il essaya tant bien que mal de trouver son chemin dans cette espèce de labyrinthe d’arbres et de plantes qu’était le jardin des Brown.

-ton héritage gamin…..murmura-t-il, l’humeur encore maussade de ne pas avoir été avec sa femme pour rencontrer l’enfant.

Mais il le savait, elle avait eut raison.
Elle avait toujours raison.
Ce qui était un peu agaçant de temps en temps mais tout de même bien pratique.
Le lieu qu’il cherchait depuis une bonne vingtaine de minutes maintenant, il eut d’abord du mal à l’identifier en tant que tel tellement les branches et les ronces le recouvraient de leur épais manteau brun et vert.

-et bien, on dirait que je vais devoir faire un peu de ménage avant de pouvoir te présenter mes respects….

La bonne santé physique de Ron fut sévèrement mise à l’épreuve durant cette pénible et longue opération tant les racines des ronces et autres mauvaises plantes étaient profondes mais enfin, au bout d’un long moment de vaillant labeur, la magnifique pierre blanche de la tombe fut totalement dégager et nettoyer avec autant de soin que de profonde considération.
Reprenant le bouquet de fleurs qu’il avait amené avec lui en main, Ron s’assit en tailleur en face de la stèle, l’émotion du moment lui contractant douloureusement la gorge.

-haa, j’aurais dut venir avant…..je suis désolé Lavande…..la vie est ce qu’elle est et on oubli parfois de faire certaines choses qui sont pourtant très importantes pour nous…….ta mère t’a rejoint au ciel récemment…..j’imagine que tu dois être en train de lui passer un sacré savon hein ? Met lui s’en un autre pour moi, elle le mérite bien…

Il disait simplement ce qui lui venait, ce qu’il avait sur le cœur, comme il le faisait lorsque il visitait la dernier demeure de l’un de ses proches disparus.
Sauf que cette disparue là avait pour lui une place toute spéciale.
Une place qui par le passé avait fait beaucoup de mal et avait été la cause de bien des tourments.
Mais une place qu’il ne pouvait malgré tout oublier.

-c’est quelque chose ce Martin hein ? Il te ressemble tellement…..ça fait bizarre de le regarder…..oui…..vraiment bizarre…….il doit être arrivé à Poudlard maintenant à l’heure qu’il est…..je suis sur que….que ça sera un Gryffondor…..ces parents l’étaient non ? Un grand Gryffondor………et de toute façon tu veilles sur lui de la-haut…..je…..je…..

Il se tut, ne pouvant continuer.
Ses yeux comme paralysés sur la stèle ou était écrit le nom, le prénom, la date de naissance et la date de décès de Lavande.
Morte à 19 ans.
Seule…ou presque.
Croyant probablement qu’il la détestait, ne voulait plus jamais entendre parler d’elle et qu’il l’avait à jamais chassé de sa vie comme sa mère le lui avait si bien expliqué, fait croire, martelé quotidiennement.
Se croyant abandonnée, seule au monde et rejetée.
Une boule de fureur noire lui broya soudain le ventre.
La cruauté de cette Clarissa resterait à jamais impunis, personne ne viendrait jamais lui réclamé l’addition pour ses noires mensonges, ses détestables machinations.
Mais plus que ses mensonges, son crime le plus odieux elle le perpétra à l’encontre de sa propre chair, de son propre sang.
Bien que pas une seule seconde elle ne le considéra ainsi.
Comme avant elle avait faillit renier sa propre fille pour son partit pris durant la guerre.
Certaines familles n’apprécient pas les bâtards.
D’autres les haïssent tout simplement.
Les haïssent à un point que pour elles, ils n’existent pas.
Pire, elles les considèrent comme de dangereuses nuisances.

-je….je suis désolé Lavande, je suis vraiment désolé, je te jure que si je l’avais sut jamais je n’aurais……jamais…….jamais je n‘aurais laissé ça se produire….se lamenta-t-il, des larmes roulant désormais librement sur ses joues.


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MessagePosté: 09 Aoû 2007 10:07 
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Ah la la je savais que tu allais exploiter le couple Ron/Lavande (j'ai vu un de tes messages disant qu'il avait du potentiel!).
Qu'a t-il bien pu se passer pour que ce garçon ait atterri dans cet orphelinat?? Méchante grand-maman a jeté un sort, une menace...?

Un moment j'ai cru que t'avais fait de Lavande et Hermione, les meilleures amies du monde, j'ai eu trés peur! Dieu merci tu ne l'as pas fait!! Je t'en suis trés reconnaissante, je ne voyais vraiment pas comment une telle chose aurait été possible. ;)

Toujours aussi bien. La suite demain???!

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MessagePosté: 09 Aoû 2007 11:10 
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Citation:
Un moment j'ai cru que t'avais fait de Lavande et Hermione, les meilleures amies du monde


Lol, t'imagines le truc ? ^^

Non ça aurait été un peu trop tiré sur la corde là quand même de ma part.

Citation:
La suite demain?


Je ne sais pas, peut-être apres-demain plutôt.

Je vais être assez occupé là aujourd'hui , donc, pas sur quoi.

Un grand merci pour ton message !! :wink:


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MessagePosté: 09 Aoû 2007 13:14 
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Toujours et encore super, j'attend la suite, surtout pour savoir ce qu'a fait Grand-mère^^!! Enfin, continue !!


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MessagePosté: 09 Aoû 2007 23:00 
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On y retourne !!
Ouais, je sais, je devais posté plus tard mais bon, finalement j'ai eut plus de temps que prévu. (saleté de météo de "bip")
Par contre le prochain là sera réellement plus long à venir, en plus que j'ai des point scenaristiques à réfléchir ça m'étonnerai beaucoup que j'ai énormément de temps libre jusqu'à au moins dimanche.
Un grand merci en tout cas pour vos gentils messages.

13 ans plus tôt.
Quelques mois après la chute de Voldemort.

Assis au bord du lit, Ron se massa légèrement la nuque avant de silencieusement se lever.
Il traversa la chambre d’un pas lent et s’approcha de la seule fenêtre de la pièce, ouvrant légèrement le rideau afin de pouvoir contempler la foret qui s’étendait là, à une dizaine de mètres à peine de la maison.
La pleine lune donnait une drôle de luminosité aux bois, une aura étrangement douce qui lui soutira un court soupir.
Deux heure du matin.
Cinq heures avant que le soleil ne se lève.
Et la journée de demain s’annonçait plus que compliquée à gérer.

-merlin…….cette fois t’as vraiment merdé Weasley……murmura-t-il si doucement que même une sourie juste à coté de lui ne l’aurait pas entendu.

Toutefois, même si elle ne perçue pas ses mots, Lavande, toujours sur le lit et que Ron croyait profondément endormie, ne manqua pas de noté l’air grave que le rouquin arborait alors.
Et un air qui lui fit mal, qui la blessa car elle comprit bien ce qu‘il signifiait et de quoi devait se composer le fil de pensées qui traversait alors l‘esprit du rouquin.

-Ron ?

-ho, excuse-moi Lavande, je ne voulais pas te réveiller

-je ne dormais pas……

Hermione et Ron sortaient enfin officiellement ensembles depuis quelques mois déjà, les choses se passaient bien, plus que bien même, ils avaient de plus tout les deux un boulot qu’ils appréciaient.
C’était tout ce qu’il avait toujours désiré.
Tout ce qu’il avait toujours secrètement espéré.
Et soudain, Lavande était réapparue dans sa vie, alors qu‘il effectuait une mission seul pour le compte du nouveau ministère au nord de Londres, près de la résidence des Brown.
Le destin est parfois farceur.

-c’est le moment ou tu va me dire que tout cela n’était qu’une effroyable erreur ? lui demanda-t-elle d’une toute petite voix timide d‘ou perlait une émotion quasi palpable, craignant déjà la cruelle réponse qu’il ne manquerait alors probablement pas de lui rétorquer.

-une erreur ? Non……non ce n’était pas une erreur Lavande, ça serait trop facile de voir ça comme cela…..souffla-t-il.

-alors pourquoi restes-tu si loin de moi, debout dans le noir ?

Se retournant complètement pour lui faire face, son regard se posa sur elle.
Sur sa peaux blanche comme le lait et douce comme la soie.
Sur sa magnifique chevelure.
Sur ses lèvres qui ne demandaient qu’a être sourires et sincère affection pour lui.
Sur son regard triste à présent, au bord des larmes.
Elle l’aimait, elle l’avait aimé depuis leur sixième année à château et venait là de se donner entièrement à lui.
Et en réalisant cela, en réalisant les conséquences que de cette nuit allait avoir, un profond sentiment de désespoir et d’abattement le saisit soudain.
Ce n’était la faute de personne d’autre que la sienne.
Et à cause de lui, d’autres personnes allaient souffrir.
Mais pas ce soir.
Pas cette nuit.
Regagnant le lit, il se glissa à nouveau sous les draps et se pressa tout contre elle, la prenant tendrement dans ses bras et lui déposant un baiser sur les lèvres.

-je suis désolé de t’avoir inquiété

-tu regrettes ce qu’il s’est passé ? le questionna-t-elle, plus que jamais sur le point de pleurer.

-non, non je te jures que non voyons l’assura-t-il finalement avec fermeté en l’embrassant à nouveau.

Oui, demain serait vraiment une journée compliquée.
Mais le jour ne percerait pas le manteau obscur de la nuit avant encore cinq longues heures.
Et pour cette nuit, cette nuit au moins, il n‘y avait qu‘eux.
Ils n’étaient plus désormais dans cette chambre de la résidence Brown, vide en dehors d’eux.
Ils étaient au château, ils avaient à nouveau 16 ans et ils étaient ensembles, la peur de la guerre toujours sur eux.
Jusqu’à que le soleil se lève.

-je t’aime Ron…..je t’aime de….

----------------------------------------------------------------------------

-…..tout mon cœur

Ouvrant grand les yeux, Ronald Weasley sentit un frisson glacial lui parcourir l’ensemble du corps.

-je sais……je le sais Lavande…….songea-t-il avec une pointe cruelle de remords et de tristesse.

Il était couvert de sueur et ses yeux l’irritaient légèrement.
Il avait pleuré dans son sommeil.
Encore.
Encore une fois le même rêve, le même souvenir pour être plus exact.
Le même moment de son existence.
Se tournant sur la droite, il plongea son regard en direction de son épouse, elle qui dormait si paisiblement, sa douce respiration soulevant à rythme régulier le drap qui la recouvrait tel un amant par trop aventureux et audacieux.
Ému par cet aussi simple qu’adorable spectacle, il glissa son bras autour de sa taille et se rallongea sans bruit au coté de la femme qui partageait sa vie, ses bonheurs, ses soucis et qu‘il aimait le plus sincèrement du monde.
Les choses n’avaient pas été facile entre eux deux ces dernières semaines.
La nouvelle de l’existence de Martin, de cette relation qu’il avait eut jadis avec Lavande et de toutes ses conséquences avaient bien faillit leur être fatal.
Le souvenir d’Hermione lui hurlant qu’elle le détestait, qu’elle le haïssait, que jamais plus elle ne voulait le revoir de sa vie avait laissé en lui une brûlure d’une profondeur terrible.
Le fait que son aventure avec Lavande c’était passée près d’une décade et demi en arrière n’altéra en rien la fureur de la brune et, pour dire les choses simplement, il en pris plein sa gueule de mari infidèle, bien qu’à l’époque ils ne l’étaient pas encore, durant des jours et des jours.
Ce que du reste, il méritait amplement.
De longues heures de reproches, d’insultes et de regards si noirs que la crainte qu’elle ne le tue sans plus de cérémonie sur place traversa plus d’une fois son esprit.
Mais heureusement pour lui, si l’on peut dire, l’existence de Martin et sa présente condition à l’orphelinat de saint John était un problème qui allait demander un long et précis travail de leur part.
Ensuite, et bien, le calme revint petit à petit, lentement, jusqu’à ce que finalement Hermione accepte de discuter vraiment avec lui, d’écouter son repentir.
Il lui refit la cour, déployant tout ce que plusieurs années de mariage jusque là heureux lui avait enseigné.
Et l’orage laissa doucement place à une atmosphère plus sereine, l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre surmontant pas à pas cette terrible épreuve.
Bien que, il le savait parfaitement, désormais il devrait filer doux et tout faire pour rester dans ses bonnes grâces pour une longue, longue, très longue période tant la belle avait la dent dure et la rancune tenace.

-je t‘aime Hermione……je t’aime de tout mon cœur murmura-t-il à son épouse dans la pénombre de la chambre.

-je sais…..répondit-elle doucement en retour, les yeux toujours clos mais bien éveillée. c’est la seule raison pour laquelle tu es encore en vie…..

Souriant, mais ne poussant pas sa chance jusqu’à rire, le rouquin déposa alors un tendre baiser sur la nuque de sa moitié et la rapprocha un peu plus de lui, un de ses bras toujours amoureusement enroulé autour de sa taille.

-----------------------------------------------------------------------------

Martin ne comprenait pas.
Non, décidément, quelque chose dans le sort qu’il venait de conjurer n’avait pas fonctionné comme il aurait été normal et de bon ton qu’il le fasse.
Un ou deux indices l’amenèrent d’ailleurs assez rapidement à cette triste conclusion.
Le regard courroucé du professeur.
Le fait que son pupitre soit présentement cassé en deux dans le sens de la largeur.
Les sourires amusés des autres élèves.
Autant de petits détails extrêmement subtils et quasi indécelables qui lui firent comprendre que sa maison, Gryffondor, allait probablement perdre quelques points à cause de lui.

-monsieur Brown, estimez-vous que c’est ainsi qu’un Wingardium Leviosa fonctionne normalement ? demanda poliment le professeur, bien qu’une légère note d’agacement fut perceptible dans sa voix.

-je…non…je ne crois pas non…..

-et vous faites bien !! Il est évident que cette baguette n’est pas faites pour vous !! D’ou la sortez-vous d’ailleurs ? Vous l’avez acheté chez Ollivander ? Cela m’étonnerai grandement !!

-heuu, non, c’est un héritage familial en quelque sorte essaya de se défendre comme il pouvait le jeune garçon.

-et bien héritage ou pas, si vous désirez un jour pouvoir effectuer correctement un sort, soit vous vous procurez une autre baguette, soit essayez de contrôler un peu mieux celle-ci !! 20 points en moins pour Gryffondor !!

Conseils intéressants.
Sauf que déjà il n’avait pas un seul galion à dépenser, pas même une minuscule mornille, et surtout qu’il était pour lui hors de question d’utiliser une autre baguette que celle-là.
Les premiers jours à l’école avait été une sorte d’étonnement permanent pour lui.
Des hiboux partout servant de facteurs, un plafond dans ce qui faisait office de réfectoire qui changeait de forme pour refléter le temps qu’il faisait dehors, un type nommé Hagrid si grand et puissant que cela en été incroyable, un monstre dans le lac, des tableaux qui pouvaient vous tailler la bavette et ce « quidditch » dont il ne savait absolument rien mise à part le nom ridicule.
De plus, les conditions de vie ici n’avait pas grand chose en commun avec celles qu’il avait connu à saint John.
Pour le mieux heureusement.
Pourtant, ce monde lui paraissait encore bien trop bizarre pour qu’il si sente vraiment chez lui.
Trop de nouvelles informations à la fois pour un enfant qui avait jusqu’à alors vécu dans une routine qui ne changeait pour ainsi dire pratiquement jamais à l’orphelinat.
Deux semaine après son arrivée au château, et deux heures après l’incident avec le bureau, un hiboux se précipita soudain dans la grande salle ou tout le monde était assemblé afin de consommer le repas de midi que certains nommaient avec une sagesse saisissante, « déjeuner ».
L’animal chercha visiblement quelque chose des yeux.
Et, une fois son choix fixé, plongea directement vers sa cible, en l’occurrence Martin pour enfin lâcher deux grosses enveloppes à quelques millimètres à peine de son assiettes.

-tiens, c’est bizarre que tu reçoives une lettre si tard dans la journée, le courrier c’est le matin non ? s’étonna grandement une jeune mademoiselle charmante répondant au nom de Susan Knife et avec qui Martin avait rapidement fraternisé.

Platoniquement bien sur.
La première lettre était d’Hermione, elle espérait que tout se passe bien pour lui, ce qui en dehors d’un bureau cassé était tout à fait le cas, et entre autre gentillesse lui faisait savoir que s’il souhaitait quitter le château pour les vacances, elle, son mari et ses enfants l’accueilleraient avec la plus grande des joies.
Une nouvelle on ne peut plus sympathique qui lui remplit le cœur de contentement.
La seconde avait une allure plus officielle.
Et de fait, elle l’était.

« monsieur Martin Brown, suite aux recherches que le bureau du ministère chargé des affaires de succession vient de mener, et je vous pris de croire que ce ne fut pas chose aisé tant les documents relatifs à votre naissance sont peu nombreux et nébuleux, votre filiation directe avec la famille de Clarissa et de William Brown, propriétaires en titre de la résidence « Lawndale » au nord de la capitale près d‘un village nommé Arveston, ne fait à présent plus aucun doute.
Étant l’héritier le plus direct et, je suis confus de le dire ainsi, le dernier en vie, ces biens vous reviennent donc par les droits du sang et de la naissance.
Toutefois, comme il apparaît que vous êtes toujours mineur, un tuteur testamentaire a donc était nommé.
A lui de veiller avec sagesse et discernement sur vos biens jusqu’à votre majorité et de les vous remettre en temps et en heure.
Ce tuteur, monsieur Ronald Weasley, qui est votre parent le plus proche, a été choisit pour cette importante mission. »

La lettre continuait encore mais cette partie déjà avait plus que suffit pour laissé sur son séant le jeune Martin.
Son parent le plus proche ?
Clarissa et William Brown ?
Une résidence ?
Nommée Lawndale ?
Depuis quant les résidences avaient des noms pour commencer ?!!
Durant ses discussions avec Hermione, le nom de son époux était bien entendu à plusieurs reprises venu sur la table.
Le bougre s’appelait sans le moindre doute Ronald.
Ronald Weasley.
Le mari de la femme qui l’avait amené ici était son parent le plus proche ?
Les questions sur le fait de savoir pourquoi cette dame avait été aussi gentille avec lui parurent alors claires comme du cristal à Martin.
Ils étaient tout simplement liés, d’une façon ou d’une autre.
Mais à quel niveau ?
Et pourquoi par tous les feux de l’enfer ne lui en avait-t-elle pas parlé ?
Hermione avait dit qu’elle et sa mère avaient été amies.
Mais elles avaient bien dut être plus que cela si son propre mari était de la famille à sa maman.

-ça va Martin ? T’as l’air bizarre lui demanda son voisin immédiat, le jeune Henry Finnigan.

-quoi ? Ha, oui, ça va…….et Susan, tu sais ou ça ce trouve Averston ?

-hmm, oui, c’est un bled pas loin de Londres, c’est un village de sorciers, plus petit que pres-au-lard et surtout moins intéressant, mais c’est sympa quand même…..pourquoi ?

-parce que c’est là que je vais aller passer mes vacances de Noël j’ai bien l’impression

-et ben, tu prévois ça longtemps en avance toi !!

-il faut ce qu’il faut, tu pourras venir avec moi à la volière d’ailleurs après ? J’aurais une lettre à envoyé à quelqu’un

-tu ne peux pas le faire tout seul ?!

-s’il te plait, je ne suis pas trop habitué à manipulé ces bestiole là encore

-allons, les hiboux sont gentils comme tout voyons !! à qui tu veux écrire d’ailleurs ? lui lança la petite fille, ne réalisant pas vraiment que ce genre de question pouvait être interprété comme un rien impoli et déplacé.

-hahaha, un type avec un nom pas possible, tu vas rire, il s’appelle, tiens toi bien, Ronald Weasley……super bizarre non ?

Mais ce que Martin trouva au final encore plus bizarre, ce fut la réaction d’une bonne partie de la table qui brutalement se retourna vers lui et le fixa avec de grands yeux ronds.

-pardon, tu peux répéter ça s‘il te plait ? l’enjoignit avec empressement un troisième année.

-heuu, quoi ? Ronald Weasley ?

-LE Ronald Weasley ? continua une cinquième année.

-comment ça « LE », vous en connaissez combien avec un nom pareil ?

-non mais t’as grandit dans une grotte ou quoi toi? Tu ne connais même pas Ronald Weasley, Hermione Granger et Harry Potter ?!! Le questionna prestement Susan, ne sachant pas que d’une certaine manière, oui, saint John pouvait être comparé à une grotte.

-ben je connais madame Hermione et manifestement ce Ronald a un lien avec moi…….pourquoi, ils sont connus ces gens ?

Un vieux « houuuuuuuuuuuu » de surprise devant l’ignorance de ce malheureux enfant parcoura la table à la vitesse de l’éclair.
Ce qui vous l’imaginez, perturba un rien le malheureux garçon.
Comme rapidement tout le monde commença à honteusement sous-entendre qu’il n’était rien d’autre qu’un aussi petit que vil et déplaisant vantard, Martin se retrouva vite à devoir prouvé ses incroyables dires.
Chose facile, les deux lettres qu’il possédait présentement étant des preuves plus que solides et indéniable.

-mais c’est dingue ça, tu te rends compte que tu connais deux des personnes les plus célèbres de ce pays ?!! Et tu me dis que Ronald Weasley serait en plus de ta famille ?

-ouais, enfin, Susan, rien n’est vraiment sur à ce sujet tu sais, c’est juste ce que j’en déduit de la lettre

Mais peu important, en deux secondes il était passé de « Martin le première année sympa avec une baguette foireuse » à « Martin le première année sympa avec une baguette foireuse qui connaît deux des plus célèbres héros de la guerre ».
Vous parlez d’une promotion.

-Clarissa Brown ? murmura un deuxième année en lisant la lettre de Martin qui bien entendu avait déjà fait trois fois le tour de la table et avait été lut par à peu près tout le monde et même par des personnes des autres maisons qui s’étaient approché pour voir quelle raison pouvait bien avoir mit un tel bazar à la table des Gryffondor.

-heuu oui, je ne la connais pas mais je suppose qu’elle est aussi de ma famille répondit Martin en priant pour qu’elle ne soit pas aussi connue que les autres.

-ta grand mère sûrement…..tu es donc le fils de Lavande Brown ?

-oui, exactement clama-t-il fièrement, heureux d’être l’un des rares enfants à avoir grandit dans un orphelinat à connaître sa vrai mère. Pourquoi ?

-non, non…rien de spécial, c’est juste que….comment dire……ma mère connaissait cette femme….on est allé lui rendre visite de temps en temps, ma mère connaissait aussi le tienne pour ce que j’ai put en comprendre, enfin je te dis ça, ça remonte à quelque temps maintenant la dernière fois que j’ai vu cette Clarissa……et sans vouloir te vexer, pas une femme super sympa ni très gentille d’ailleurs finit sa phrase le jeune homme de type indien.

Martin ne s’en offusqua nullement.
Même si elle était de sa famille, il ne l’avait jamais connu et après tout le garçon ne l’avait pas non plus traitée de vieux babouin à cul rouge ce qui, là oui, aurait put déclenché une bagarre.

-et Patil, maintenant que tu le dis ça me rappelle quelque chose aussi cette Clarissa…..intervint une fille rousse en deuxième année également.

Martin n’avait pas encore eut le loisir d’entendre parlé de familles de sang pur.
Mais il apprendrait vite que si leur influence avait énormément diminuée depuis la fin de la guerre, il était en revanche un fait qui lui n’avait pas changé d’un pouce.
Elles se connaissaient toutes, se fréquentaient et partageaient un bon nombre de choses.
Les Patil connaissaient les Brown.
Ils se connaissaient même très bien.
Les informations se bousculaient à présent dans la tête de Martin.
Ainsi que les possibilités.
Oui, il enverrait aujourd’hui même une lettre à ce Weasley pour lui demander qui il était.
Oui, il irait faire un tour du coté de Averston cet hiver.
Et oui, il allait avoir quelques discussions avec ce Patil qui décidément semblait savoir beaucoup de chose intéressantes.


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MessagePosté: 09 Aoû 2007 23:17 
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Ah ah que d'informations intéressantes! Alors comme ça le jeune homme est issue d'une relation adultérine, pas bien ça!!!

J'ai bien aimé la référence au petit Finnigan, même si ce n'est qu"un détail (il m'en faut peu pour me faire plaisir lol)!

J'ai hate de voir la rencontre Martin/Ron et d'en savoir aussi un peu plus sur Clarissa Brown!
Toujours prenante ton histoire!!

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MessagePosté: 10 Aoû 2007 12:14 
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très bon tout ça, même si je dois avouer que j'ai un petit faible pr ta fic humoristique (n'oublie pas de la finir au passage!! :)
Vivement la suite de ttes ces aventures :)

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MessagePosté: 10 Aoû 2007 13:32 
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Rien a dire depuis le précédent messages, toujours super quoi !! On remarque bien que les élèves de l'année de Harry, Ron et Hermionne (enfin ce qui on survécu :( ) on quand même retrouvait une vie paisible !! C'est super !!


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MessagePosté: 11 Aoû 2007 8:15 
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Prêt pour la suite ?
C’est partit !!
Un grand, un immense merci pour tout vos adorables messages.


Benares Patil, car tel était le nom du jeune homme typé indien qui à ce qu’il semblait connaissait mieux la propre grand-mère de Martin que ce dernier lui-même, se révéla vite être un garçon que Martin apprécia beaucoup.
Il était gentil, patient, toujours prêt à aider qui le lui demander aimablement et de plus, sa mère avait manifestement été la personne la plus proche de la maman de Martin durant sa période au château et même après.
Ce qui évidement, la propulsa de fait en tête des personnes susceptibles d’avoir été cette mystérieuse femme qui avait assisté au tout derniers instants de Lavande Brown sur cette terre.
Deux autres faisaient pourtant elles-aussi partis des candidates potentielles dans l‘esprit de Martin.
Hermione et Clarissa.
Toutefois, cette personne l’avait délibérément et en tout connaissance de cause laissé à l’orphelinat, ce qui, il dut l’admettre, ne correspondait pas beaucoup au profil de Hermione.

-j’ai écrit à ma mère il y a deux jours, la réponse ne devrait plus tarder maintenant l’assura avec sa bonhomie habituelle le garçon, sans lever les yeux de son devoir de potion qu’il fignolait amoureusement alors dans la salle commune des Gryffondor, la vingtième heure de la journée tirant doucement sur sa fin.

-je suis désolé de t’embêter avec ça Ben, c’est vraiment très gentil de ta part

-hmm ? Désolé de quoi ? n’y pense plus……ce n’est rien du tout……

Martin aussi avait envoyé une lettre récemment.
Un longue courrier qui, pour résumé cela simplement, demandait poliment à ce Ron Weasley si par quelque bonté de sa part il aurait la généreuse obligeance de lui expliqué clairement via une lettre, ou mieux une visite, comment son puta*n de nom avait put atterrir sur cette puta*n de lettre du ministère et quel puta*n de lien Martin pouvait bien avoir avec sa puta*n de famille.
Je schématise un peu, certes, mais l‘idée générale est là.
Les deux lettres partirent le même jour et, comme les Weasley ne vivaient pas très loin des Patil à vol d’oiseau, les deux jeunes garçons, accompagnés de Susan, se dirent avec une justesse et une sagesse tout à leur honneur qu’il ne servait à rien d’utiliser deux hiboux pour une mission aussi simple et peu fatigante.
Ce fut donc Godspeed, le majestueux grand duc que la maman de Benares, Parvati, avait l’année passés achetait à son fils, qui fut chargé de cette glorieuse tache.
Grand duc, il l’était.
Beau, noble et racé tel le majestueux seigneur des vents et des airs, il l’était aussi.
Rapide comme son nom le laissait entendre, vitesse divine, il ne l’était en revanche certes pas.
Ce n’est pas qu’il était faignant ou lent cet animal là, non, mais plutôt extrêmement distrait.
La moindre petite chose le passionnait, le plus anodin des événement attirait irrémédiablement son attention.
Quant il s’élança donc pour la tache que son maître adoré lui avait demandé d’accomplir, il se jura en son fort intérieur que cette fois, rien ne serait en mesure de le détourné ne serait-ce qu’une seule seconde de sa mission.
Pas même la plus bizarre des bizarreries.
Ou la plus étrange des étrangetés.
Et ce fut bien le cas.
Il vola donc avec une vitesse impressionnante jusqu’au domicile cossue et confortable des Patil.
Une petite famille qui se composée à cet instant là de Parvati elle-même bien entendu ainsi que de la petite sœur de Benares, Aditi, encore trop jeune pour être scolarisée à Poudlard.
Le père des deux enfants et époux de Parvati, un homme posé répondant au nom de Thomas O‘Neil, irlandais de son état et d’une douceur quasi bouddhique, était pour sa part présentement en France dans la bonne ville de Toulouse pour régler les derniers détails d’un contrat commercial portant sur le marché européen des chaudrons et qui dans les mois et années à venir aller apporter une grande sécurité financière à toute la petit famille.
Les deux enfants se nommés bien Patil.
Parvati avait tenu à cela, et comme le bonhomme n’était pas du genre à déclencher une prise de bec inutile, qu’il aimait comme un fou son épouse et qu’il savait parfaitement que cela rendrait complément marteau son père, que même s’il l’aimait sincèrement il prenait malgré tout parfois un malin plaisir à le contrarié, il avait accueillit simplement cela avec un sourire, un tendre baiser sur les lèvres de Parvati et un grand sourire intérieur en imaginant la tête de son géniteur lorsque il apprendrait toute cette amusante et fort distrayante affaire.
Godspeed arriva donc chez les Patil, tapa délicatement sur l’un des carreaux de la cuisine à l’aide de son bec ce qui attira aussitôt l’attention de Parvati, elle à ce moment là occupait à tenter de faire comprendre gentiment mais fermement à son trésor de fille que dessinait sur les murs n‘était pas une activité, aussi créative soit-elle, qui enchantait vraiment sa mère.
Première partie de la mission achevée.
Gloire à Godspeed !!
L’hiboux était fier de lui tant il aimait faire plaisir à ce garnement de Ben, lui qui ne manquait jamais de lui apporter mille gourmandises et de le féliciter, même lorsque le grand duc mettait une semaine pour accomplir une mission qui ne demandait en réalité que deux jours à boucler.
Toutefois, le problème qui expliqua le retard indécent que la réponse de Ron allait connaître trouva sa cause dans un menu détail auquel les enfants n’avaient hélas pas spécialement pensé.
Les Patil n’avaient pas d’autre hiboux à disposition et la maman de Ben ne permit pas au volatile de repartir avant qu’elle ne lise la lettre, écrive la réponse, laisse un petit mot pour les Weasley (elle avait vu ou l’oiseau devait se rendre ensuite grâce à l‘adresse inscrite sur la deuxième enveloppe), l’attache à la patte de l’oiseau et il lui permettre enfin de repartir.
Ce qui, l’un dans l’autre et de façon assez inexplicable, pris trois bons jours.
Mais finalement, deux semaines plus tard, un feux d’artifice d’une beauté incroyable ayant vicieusement représentait sur le chemin retour une distraction à laquelle Godspeed ne put se soustraire malgré toutes ses bonnes résolutions, brave bête, Martin eut au bout du compte le plaisir sans nom de recevoir une lettre de Ron et, de manière détournée, une autre de Parvati.
La lettre du rouquin constitua une excellente surprise pour lui, car même si il n’expliquait concrètement rien, il lui dit en revanche qu‘il viendrait lui-même le voir pour discuter de cette affaire compliquée le samedi suivant, soit dans 4 jours.

-c’est super ça !! se réjouirent pour lui Susan et Ben en apprenant la nouvelle.

-il doit avoir pas mal de chose à me dire s’il se déplace jusque ici

-et ma mère ? Elle te raconte des trucs intéressants ? s’enquit le garçon en se servant du jus de citrouille et en se préparant une tartine, le courrier étant pour une fois arrivé à l’heure ou il était normal qu’il soit livré.

Parvati confirmait qu’elle avait très bien connu Lavande et Clarissa et, même si son effort pour cacher le dégoût que lui inspirait visiblement Clarissa était louable, certaines formules et autre tournures de phrases jetèrent une drôle d’impression dans l’esprit de Martin.
Si il en croyait cette dame, et il ne vit pas de raisons de douter d’elle, Lavande et elle avaient pour ainsi dire passé leur sept années de scolarité littéralement collées l’une à l’autre.
Comme si Parvati n’avait plus eut seulement une jumelle, mais deux.
Comme si une sœur supplémentaire était entrée dans sa vie.

-ta mère a une sœur jumelle ? S’enquit avec curiosité Martin.

-tante Padma oui…..

-je trouve ça un peu bizarre les jumeaux moi, pas vous ? jugea intelligent alors d’intervenir Susan, récoltant au passage un regard noir et passablement assassin de Ben, ce qui était un fait assez rare pour qu’il soit souligné.

Vu que Martin pour sa part ne trouvait rien de bizarre la-dedans, il préféra donc se concentrer à nouveau sur sa lecture.
La lettre se composait surtout de souvenirs, d’anecdote amusantes du passé et de détails divers sur Lavande.
Des choses intéressantes, mais rien de vraiment concret sur les sujet qui intéressaient principalement Martin.
Mais ce n’était pour rien que Parvati était demeurée dans cette lettre volontairement vague.
Comme ce n’était pas simplement par pure politesse, que Parvati avait écrit un mot à l’adresse des Weasley, elle qui connaissait bien l’identité de l’homme qui avait mis son amie enceinte mais n’en avait jamais rien dit car, avait-elle pensé alors, cela ne servait plus à rien d’autre que faire inutilement du mal désormais.
Bien qu’elle garda durant toute ces années un dégoût profond à l’adresse de Ron.
Elle savait des choses, des éléments qu’elle jugea important de faire savoir au couple car en vérité, l’existence même de Martin était pour elle aussi une surprise totale.
Pourtant, elle était l’une des personnes les mieux renseigné sur la triste fin de Lavande.
Car elle avait été là.
Elle lui avait tenue la main.
Elle avait tenté de l’encourager, de la soutenir.
Elle avait vu, pleurant comme jamais elle n’avait pleuré de sa vie, le dernier souffle de vie quittait l’enveloppe charnelle de sa sœur de cœur.
Et si elle était bien sur de deux choses c’étaient celles-là.
Déjà, elle n’avait pas été seule au chevet de Lavande ce jour là comme semblait étrangement le croire l’enfant.
Et ensuite, pour ce qu’elle en savait, pour ce que l’on lui en avait dit, pour ce qu’elle en avait entendu de la bouche même de Clarissa Brown, le fils de Lavande était mort quelques minutes à peine après sa venu au monde.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

-tu vas le voir demain alors ? demanda Parvati, une dose plus que mortelle de venin clairement perceptible dans sa voix.

-oui

-il était temps……

Assis sur l’un des bancs du parc municipal le plus proche de leur domicile, Ron ne put empêcher un long soupir de venir exprimer son exaspération quant à l’attitude ouvertement hostile de la belle indienne à son égard.
Ce que ne manqua nullement de noter Hermione, qui si elle ne trouvait pas cette attitude particulièrement constructive de la part de Parvati, ne put en revanche pas non plus s’empêcher de la comprendre un peu.
Elle avait été là.
Elle l’avait vu mourir.
Ca avait dut être dure pour elle de garder tout ça depuis si longtemps, de ne pas céder à la tentation de débarquer chez eux pour cracher au visage de Ron tout ce qu’elle avait sur le cœur.

-ils ont emmené l’enfant après sa naissance et tu ne l’as plus vu après ?

-oui Hermione…..je pensais qu’il allait bien, il avait l’air normal…..mais après Clarissa est revenu dans la pièce et ma juste dit qu’il….qu’il était mort….je n’avais aucune raison de croire le contraire….et franchement sur le moment, avec Lavande qui……

Elle ne finit pas sa phrase, manifestement incapable de continuer.
Toute cette affaire ayant ramener à la surface de bien sombre souvenirs.
Clarissa était morte quelques semaines en arrière maintenant, le vieux William, son époux, ayant lui rencontré son destin bien longtemps auparavant.
Un homme affable et assez plaisant, mais un homme qui buvait chacune des paroles de sa femme et qui jamais ne remit en cause son jugement ou ses décisions.
Un homme adorable, pour qui sa fille était tout, mais un homme désespérément faible.
A la différence de Clarissa, la grossesse de Lavande ne l’avait pas tant choqué que cela.
Certes ce n’était pas quelque chose qu’il aurait souhaité que ça se passe ainsi, mais il se faisait une joie sincère de faire sauter un jour un petit ou une petite Brown junior sur ses genoux.
Lorsque il appris finalement le décès de sa fille, quelque chose mourut en lui.
Quelque chose disparut, s’éteignit.
Et il ne tarda pas à la rejoindre dans la froide abîme de l’éternité, accueillant la faucheuse avec plus le sentiment qu’il allait enfin revoir ceux qui lui manquer que plutôt quitter un monde ou il était heureux.
Clarissa ne fit pas tant de cas de tout cela et patienta pour sa part encore un bon moment avant de devoir aller à son tour affrontait cette épreuve que les humains connaissent tous un jour, la mort.
Les meilleurs partent en premier.
Les crapules toujours en dernier.
Et tout avait commencé là.
Ni Ron, ni Hermione n’en comprirent la raison, remord sur son lit de mort ? Ultime sursaut de dignité ou de considération pour sa défunte fille ?
Cela paraissait hautement douteux et peu importait après tout.
Il n’en demeura pas moins qu’avant d’aller s’expliquer devant son créateur, longue et douloureuse discussion en perspective au vu de ses actes passés, elle avait rédigé un testament.
Un testament dont une partie s’adressait directement à Ron et qui ne devait lui être apporté que 24 heures après le décès de Clarissa.
Un simple parchemin qu’un jour une sorte d’huissier aussi ventripotent que jovial apporta au rouquin.
Il n’y avait pas d’excuses ou d’explications la-dedans bien sur, non, juste la mention du fait qu’il existait un garçon nommé Martin.
Un ignoble bâtard, selon ses propres mots, une honte à la face des Brown, une créature que jamais de son vivant elle n’aurait supporté de voir chez elle ou ne serait-ce que présenté au reste de la société comme de son sang.
Grâce à dieu, sa gourgandine de fille avait eut le bon goût de mourir en couche, lui donnant là une opportunité miraculeuse de laissé croupir le bâtard dans cet orphelinat et de ne plus jamais pensé à lui et à l‘infamie qu‘il représentait.

-je….je ne comprends pas pourquoi Lavande ne m’a jamais dit qu’elle était enceinte…..toute ces années…..on pensait qu’elle était morte suite à un accident

-c’est ce que sa mère à dit à tout le monde…….

-mais toi Parvati ? Pourquoi tu n’as jamais rien dit ?

-te dire quoi ? s’empourpra-t-elle d’une nouvelle colère. te dire qu’elle était morte en couche alors que tu n’en avais rien à foutre d’elle ?

-me dire qu’elle était enceinte !!!!!!!! Pourquoi vous ne m’avez rien dit ?!!!!!!!! J’avais le droit de savoir !!!!!!! explosa le rouquin en se levant.

-et quoi ? Tu aurais quitté Hermione pour te mettre avec elle peut-être ?

-non !! Mais je…..je….j’aurai été là au moins !! Et jamais elle n’aurai accouché dans ce….cet endroit pourri !!!!! Comment vous avez put la laisser mettre au monde son enfant dans un lieu pareil ?!!

-c’était son choix !! Elle voulait accouché dans un endroit discret !!

-vous auriez dut me le dire !!!!!!!

-pff, pauvre imbécile, elle avait pour toi beaucoup trop d’affection, beaucoup plus que tu n’en a jamais méritais……..elle savait que tu aimais Hermione et que cela ne changerait jamais, quoi qu‘il se passe……elle avait prévu de vivre avec le petit à Averston…..la-bas personne n’aurait posé de questions…….et puis avec le temps, cela n’aurait tout simplement plus eut d’importance……..elle aurait inventé une jolie petite histoire pour le petit et il aurait grandis comme cela, croyant que son père avait été un type bien mais qu’hélas il leur avait été enlevé trop tôt…….tout ça pour toi…….évidement, rien ne c’est passé comme elle l’avait prévu……mais Ron, je te jures que si j’avais sut que l’enfant était vivant, même si jamais je ne te pardonnerai d’avoir tant fait souffrir Lavande, je te l’aurais dit, je te jures que je te l’aurais dit

-je…..je sais Parvati……je sais finit Ron en un murmure, ne parvenant ni a posé ses yeux sur Parvati ni sur Hermione.

Pourtant, ce fut la brune qui bougea la première.
Elle se leva du banc et alla prendre son époux dans les bras, lui qui n’en demandait pas tant et répondit avec gratitude à cette preuve d’affection.
Bien entendu, tout cela la mettait mal à l’aise.
Mais elle savait que ce n’était rien à coté du tourment que Ron devait lui-même traverser.
Le destin de Lavande, il ne l’oublierai jamais.
C’était une croix qu’il allait porter jusqu’à la fin de sa vie.
Si Hermione serait son phare, sa lumière, sa force et la raison pour laquelle son cœur battrait chaque jour, Lavande serait cette mélancolie, ce pincement au cœur qui parfois, dans l’obscurité, quant il ne reste que vous et votre conscience, vous saisit au milieu de la nuit et sans que vous puissiez l’en empêcher vous fait monter les larmes aux yeux.
Heureusement dans ses moments là il y aura toujours quelqu’un près de lui, allongée là, une brune au tempérament de feu qu’il lui suffira alors de regarder pour retrouver espoir.
Et il y avait Martin.

-enfin, c’est le passé tout ça……..tu vas le dire à l’enfant demain ? Tu vas lui dire que tu es son père ? demanda de but en blanc Parvati, faisant fort peu cas du profond marasme émotionnel dans lequel le rouquin paraissant pourtant clairement plongé à cet instant là.

-c’est mon fils répondit simplement Ron, avant de poser son regard sur son épouse.

-il a le droit de savoir confirma Hermione, agrémentant sa sentence d‘un des sourires réconfortant dont elle seul avait le secret..

Toutefois, lui apprendre qui était son père et tout lui raconter en détails sur les évènements ayant précédé sa naissance était deux choses différentes.
Comment raconter à un enfant de douze à peine un récit d’adultère, de mensonges, de secrets et que sa mère était morte dans la tristesse ?
Non.
Parfois la vérité est un peu trop dur à entendre.
Et il est préférable de broder un peu.
Ou du moins, c’est ce que ceux en charge de raconter cette vérité prétendent.
A chacun de se faire une opinion la-dessus.

-mon fils et lui sont amis j’ai l’impression…..murmura imperceptiblement Parvati, l’air lointaine.

-puissent-ils être autant amis que toi et Lavande le furent répondit avec conviction Hermione, se souvenant que jadis il était impossible de voir l’une sans l’autre.

Demain serait une journée capitale dans la vie de Ron, Hermione et Martin.
Une journée que le rouquin appréhendait légèrement, espérant de tout son cœur trouvait les mots justes, les mots qui trouveraient son cœur et lui donneraient de l’espoir dans l’avenir et de la consolation pour le passé.
Mais il ne servait à rien de se préparer à l’avance.
Ca devait se faire spontanément, honnêtement, ou alors ça ne rimait à rien.

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Petite note de l’auteur, Benares est le nom d’une ville d’inde, là ou les hindouistes amènent les cendres de leur morts pour les jeter dans le gange.
De même, Aditi, est un vrai prénom féminin hindou.
Voilà, à bientôt pour la suite !!


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