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MessagePosté: 22 Mar 2006 1:01 
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La nuit fut longue, et pas seulement pour Tom, désespéré à l’idée de son rendez-vous. En effet, le match de quidditch entre les gryffondors et les Pouffsoufle avait été avancé en raison du voyage en France. Les chercheurs de vérité avaient un peu laissé de côté leur entraînement ces derniers temps, se concentrant sur la recherche du meurtrier de Poudlard, alors que les Pouffsoufle ne cessaient d’accaparer le terrain.
Le lendemain, le match commença plutôt bien pour les gryffondors. Lyra et Alicia avaient réussi deux très beaux buts, tandis que Florian avait bloqué plusieurs tirs des Pouffsoufle. Mais très vite, l’équipe des gryffondor fit plusieurs fautes, jusqu’à ce que l’attrapeur de Pouffsoufle saisisse le vif d’or, anéantissant ainsi tous les espoirs de l’équipe d’Alicia.
Dans les vestiaires, celle-ci et ses acolytes tiraient une triste mine. Les autres chercheurs de vérité arrivèrent, y compris les serpentards. Tous semblaient désappointés devant cette victoire des Pouffsoufles.
Lyra leur jeta un regard noir et maugréa doucement en ôtant son équipement :
« Tout ça, c’est la faute de cette maudite enquête. On a complètement laissé de côté nos études, nos examens et même le quidditch. Et en plus, on n’est même pas fichu de trouver un indice valable pour trouver le meurtrier.
-Lyra, ce n’est qu’un match, il suffit que Pouffsoufle perde contre les Serpentard et que nous gagnions contre les Serdaigles pour récupérer la coupe, lui dit d’un ton rassurant et enjôleur Alicia.
- Elle n’a pas complètement tort, fit remarquer Jessica, d’un ton morose. Si on récapitule, nous sommes perdus au milieu d’indices qui ont un seul point commun : La France. C’est un peu faible et je vois mal le rapport avec Poudlard et les victimes.
-Allez, un peu de cran, lança John, qui essayait de se donner un air plein d’entrain, nous avons fait des progrès énormes, et puis le voyage à Beauxbatons approche. Il faut juste se renseigner sur ce que nous pourrons chercher là-bas.
-Quelqu’un a vu Tom, demanda Chibie.
-Il passe la journée avec Mimi, souviens-toi, fit remarquer Simus.
Tous se regardèrent et éclatèrent de rire, faisant ainsi redescendre toute la tension accumulée ces dernières semaines.
-Je suis ravi de voir une telle entente entre des élèves de différentes écoles, fit une voix derrière eux. Qu’est-ce qui vous rend de si bonne humeur ?
-Bonjour professeur Rogue, bredouilla Jessica, euh…eh bien, nous rigolions parce que…en fait…car…
-Nous apprenons le français pour le voyage, enchaîna Florian, et comme John est d’origine française, il nous apprend des mots.
- C’est ça, tout à fait, renchérit John, et Chibie confond tout le temps les mots, c’est tout !
Un long silence se fit, les serpentards guettant une approbation du maître des potions, mais ils sentaient qu’ils étaient à jamais décrébilisés à ses yeux.
-Oui, c’est moi qui leur ai donné cette idée, Severus, lança une voix dans l’encadrement de la porte.
-Vous Martin ? S’étonna Rogue. Ce type d’initiative ne me sied guère, les serpentards n’ont rien à apprendre des serdaigles, et encore moins des gryffondors.
Rogue jeta un regard méprisant à Martin, s’enroula dans sa cape et sortit de la pièce. Tous poussèrent un soupir. Martin les regarda avec un faible sourire, se dirigea lui aussi vers la porte, mais se retourna au dernier moment pour leur dire :
-Les enfants, je ne suis pas dupe de ce que vous faites. Il faut que vous arrêtiez là vos recherches, cela devient dangereux pour vous. Je dis ça pour votre bien, certaines histoires doivent rester enfouies, certains souvenirs ne doivent pas être invoqués, certains innocents pourraient souffrir pour les erreurs de leurs aînés.
Le professeur Martin marqua un court temps de pause, regarda l’ensemble des élèves et s’arrêta un instant sur John. Puis il reprit son discours :
« Mais puisque vous avez tous l’air décidé, et si vous voulez vraiment trouver la clé du mystère, je vous conseille de bien regarder les archives de l’année 1975… »

Sur ces derniers mots, Martin referma la porte, laissant les élèves dans un silence lourd et pesant.
Chibie poussa un soupir retentissant :
« Il nous a sauvé la mise face à Rogue ! Qu’aurait-il pensé en nous voyant rire avec des Gryffondors et des Serdaigles ?!
-Et visiblement, Martin sait quelque chose et cherche à nous protéger et à nous aider, continua Alicia.
-Il faut absolument qu’on aille regarder dans les archives de la bibliothèque ce que Martin nous a indiqué, s’exclame John, tout émoustillé par la perspective de fouiner dans son endroit favori de Poudlard.
Jessica ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel et de bailler ostensiblement :
« Super, j’ai vraiment hâte d’y être, marmonna-t-elle.
-J’irai avec toi John, se proposa gentiment Lyra, je dois faire des recherches pour un devoir en histoire de la magie. »

Tous les deux partirent en direction de la bibliothèque, tandis que les autres se dirigèrent vers leurs salles communes respectives. Alors qu’ils allaient se séparer, Tom les rejoignit, livide.
« Alors, comment va Mimi, lui lança d’un air narquois Jessica.
-Ahah, je suis mort de rire. Ca se voit que ce n’est pas vous qui avez dû lire des poèmes d’amour à un ectoplasme criard, maugréa Tom.
Florian se mit à genoux devant lui et se mit à déclamer :
« Mimi,
Tu es le fantôme de ma vie
Tes lunettes à triple foyer
Font frémir ma pensée
».
Avant que Tom se rue sur lui, tout en se retenant d’exploser de rire, les serpentards embarquèrent leur camarade vers la salle commune des serpentards, tandis que les gryffondors s’éloignaient en riant.
Cela faisait plusieurs heures que Alicia et Florian révisaient des sorts pour l’examen de fin d’année lorsque Lyra arriva dans la salle commune. Elle se dirigea vers eux avec air livide. Après avoir jeté un œil autour d’elle afin de vérifier que personne d’autre ne se trouvait dans les parages, elle se rapprocha d’eux et chuchota :
-John ne va pas bien du tout, il veut quitter les chercheurs de vérité.
-Qu’est ce qui se passe ? s’étonna Alicia. Il est fâché contre nous ?
Lyra sortit un papier de sa poche et le tendit à ses camarades.
-Voilà ce que nous avons trouvé à la bibliothèque.
Florian prit le parchemin et lut à haute voix :
« Derniers rebondissements dans l'affaire des meurtres de BeauxBatons.

Vincent Moitevin et ses deux frères, après avoir commis plusieurs meurtres d’une atrocité terrible, ont réussi à s’échapper du tribunal et sont toujours en fuite. Ces trois brillants élèves de Beaubâtons n’ont donné aucune explication quant à ces meurtres lors de leur interpellation. Ils ont au contraire toujours plaidé innocent, malgré des preuves implacables de leur culpabilité. Leur évasion est assez inexpliquée. Le ministère de la Magie appelle à la plus grande vigilance. Si vous reconnaissez ces individus, ne tentez rien seuls, prévenez immédiatement les autorités. »
- Tu crois que cela a un rapport avec notre enquête ? Si Martin nous a aidés à trouver cet indice, c’est qu’il y a forcément un lien. Tu crois que ça pourrait être eux les tueurs de Poudlard ? questionna Alicia. Mais je ne comprends pas, en quoi cela concerne John ?.
-Leurs visages ne te rappellent rien ? demanda Lyra, d’un ton anxieux.
-Non, rien, répondit la jeune fille, qui scrutait les photos des trois tueurs.
Lyra la regarda et dit avec peine :
« Ce sont les cousins de John. »

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MessagePosté: 24 Mar 2006 17:41 
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Dans la salle commune des lions, les chercheurs de vérité semblaient KO debout. Florian se leva alors et demanda :

-Tu es sur Lyra ? Tu t’es peut-être trompée.

Le petit groupe sortit de la salle commune pour pouvoir discuter plus facilement. Ils s’installèrent rapidement dans une salle de classe, puis Lyra raconta ce qu’il s’était passé dans la bibliothèque :

-Tu sais Florian, même si John n’a rien dit, je l’ai vu passé de l’excitation d’avoir trouvé un indice à la consternation. Cela c’est passait très vite, mais il à blêmi quand il a vu la photo, puis c’est levé et à juste dit : je laisse tomber ! Ensuite il est sorti de la bibliothèque.

Alicia et Florian écoutèrent attentivement l’histoire de Lyra, puis quand le silence fut revenu dans le petit groupe, Alicia déclara.

-C’est pas possible, d’abord ces meurtres ensuite Martin est le cousin de la grand-mère de John, sa chouette est morte, ses cousins sont des assassins. Si seulement la moitié de ce qui lui est arrivé cette année me concernait j’aurais craqué bien avant.

-Il ne peut pas abandonné. Nous avons besoin de lui. Il sait comment sont ses cousins, il doit nous aider. Déclara Florian.

- Comment peux-tu oser lui demander cela ? cria Alicia. Sais tu seulement ce que représente la famille pour lui ?

-Et toi qu’en sais tu ? demanda une voie venant de la porte.

Les gryffondors se retournèrent pour voir Simus se tenir au niveau de la porte de la salle.

- Que savez-vous de la famille ? Pour nous les serpentards la famille passe avant la personne, c’est pour cela que nous tenons à notre pureté du sang. Vous les amoureux des moldus, seul votre intérêt compte.

-Parce que quand nous empêchons un enfant de moldu de se faire attaquer par des serpentards nous ne pensons qu’a nous ? Coupa Florian.

-Ce n’est pas le sujet, je voulais simplement prouver que tu ne pouvais pas savoir comment cela passe dans la famille des autres. D’ailleurs pourquoi parlez-vous de cela.

-Même si je me doute que cela va te faire plaisir, John veut arrêter parce que ses cousins sont des meurtriers. Expliqua Lyra.

-C’est en effet un condensé de ce que nous venons d’apprendre. Déclara Florian.

-Et comment s’appelle ses cousins ? demanda Simus

-Forcement venant de quelqu’un qui aime les tueurs en série, nous ne pouvons pas demander de la compassion.

-Florian, si tu veux un duel, je peux arranger cela, mais actuellement je t’ai posé une question, et je veux une réponse.

Voyant que cela chauffait entre les deux garçons, Lyra lâcha le nom des cousins de John. Simus siffla et s’en alla en déclarant qu’il tenait les gryffondors au courant.

Après le départ du Serpentard, Florian ralla seul dans son coin pendant cinq minutes tandis que les filles discutaient de la façon de convaincre John de rester dans leur groupe. Il fut décidé que le meilleur moyen de retrouver le serdaigle était de demander à Ana. Il fut facile de la trouver dans la salle commune des lions.

-Ana, tu sais où se trouve John ? demanda Lyra.

-Pourquoi il a un problème ?demanda la jeune fille.

-disons qu’il a appris une mauvaise nouvelle, répondit dans un murmure le préfet des lions.

-Alors il vaudra être seul. Donc il sera au meilleur endroit pour observer les étoiles sans être dérangé.

-Sur la butte à l’extrémité Est du parc. S’écrièrent en même temps les deux filles. Merci Ana

Les gryffondors s’engouffrèrent dans le passage de la grosse dame quand Ana les rejoint avec un parchemin.

-C’est la liste des élèves de cinquième année sélectionné pour l’échange avec Beauxbatons.

Ils jetèrent rapidement les yeux sur la liste puis partirent en courant avec le sourire aux lèvres.


Sur la butte, les larmes aux yeux, allongé sur l’herbe, John regardait les étoiles en caressant doucement Hermès. Les choses qu’il apprenait sur sa famille le dérangeaient de plus en plus.

Pour la première fois depuis sa première année Poudlard, l’étouffait, il aurait voulu être ailleurs. Mais apparemment même cela on lui interdisait. Il se rappelait l’entretien avec le directeur de sa maison qui lui avait expliqué qu’tant d’origine française, il avait la chance d’aller en France tous les ans. Or certains des Serdaigles n’avait jamais eu cette chance et ne l’aurais sans doute pas avant longtemps.

Il pensait aux vacances de pâques et il se demandait s’il n’allait pas rentrer chez lui pour cette période.

Des bruits de pas se firent entendre derrière lui. Il s’assit et attendit que les trois ombres le rejoignent au sommet de la butte.

-Comment vas-tu, John ? demanda Alicia.

-Comment veux tu que cela aille ? J’apprends que mes cousins sont des meurtriers, que ma famille m’a mentit depuis des années.

-Arrête, tu ne peux pas te reprocher des faits que tu n’as pas commis. Et puis tu ne va pas nous abandonner avant de partir en France, surtout que tu viens avec nous. Coupa Florian.

-Tu plaisantes, on m’a fait comprendre que le fait d’être français était éliminatoire.

-Alors regarde par toi-même. Dit Florian en lui lançant le parchemin qu’Ana leur avait donné un peu plus tôt.

Au fur et à mesure qu’il lisait la liste, le sourire de John grandissait. Au final tous les chercheurs de vérité était invité à se rendre en France pour l’échange d’élève. Et seulement cinq élèves par maisons avaient été retenus.

Soudain un hululement se fit attendre. Hermès s’envola de l’épaule du serdaigle pour rejoindre une chouette qui arrivait. Les deux volatiles se posèrent chacun sur l’épaule du jeune homme.

-Tu es bien encadré John, Hermès et Déméter. Tu rapproches les dieux. Regarde ta chouette à un message.

John l’attrapa doucement et se mit à le lire silencieusement puis éclata de rire. Il passa la lettre aux Gryffondors.

Cher « monsieur je sais tous mieux que tout le monde »,

T’es cousins ont étés reconnus non coupable après plus de 10 ans de cavale (un records encore non battus) quand un ancien détenu de Mitchbar (la prison française pour sorcier) avoua les meurtres.

T’a vraiment pas de chance quand on se rend compte qu’il y a quelqu’un de bien dans ta famille, la justice prouve le contraire.

S

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Jojo

"Ne nous pose pas de questions et nous ne serons pas obligé de te mentir"(Fred à l'attention d'Hermione tome5)

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MessagePosté: 07 Avr 2006 22:37 
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« Eh bien, Simus, ta lettre semble avoir bien plu à Lapus ! Lança Jessica, lors du déjeuner. Dommage que celles que tu envoies aux filles ne fassent pas le même effet, n’est-ce pas ?
- C’est ça, moque-toi… n’empêche qu’une fois de plus, celui qui a sauvé la situation, c’est moi !
- Allez, arrête de te lancer des fleurs ! Répliqua-t-elle, en riant aux éclats. La prochaine réunion est pour bientôt, comment espères-tu entrer si ta tête enfle trop ? »

Manifestement, la tête de Simus n’avait pas tant enflé que cela, car le lendemain il passa la porte des toilettes du second étage sans difficulté. Lorsqu’ils furent tous arrivés, John s’avança vers Simus.
« Ecoute Simus… merci pour la recherche que tu…
- Laisse tomber, le coupa celui-ci. Tu en aurais fait autant pour nous autres.
Un bruit de pas précipités leurs parvinrent ; ils n’eurent pas le temps de se cacher ou de se disperser que la porte s’ouvrait déjà. Ce n’était heureusement que Victor, qui entra, tout essoufflé.
« Excusez-moi du retard… Je n’ai pas pu être très présent ces temps-ci, je n’ai rien loupé j’espère ?
- Oh, pas grand-chose, répondit d’un ton narquois Tom. Juste les pseudos cousins assassins de John.
- Les… quoi ?!
- Rien, enfin une erreur de jugement… heureusement, Simus a pensé à faire une recherche, et il a découvert le fin mot de l’histoire, expliqua Lyra. Mais John a quand même passé une journée difficile !
- Une recherche, bien sûr… Dommage que je n’aie pas été là, j’aurais sûrement pu trouver plus vite.
- Et oui, quand tu n’es pas là, on n’arrive à rien ! répliqua Chibie.
Le sarcasme sembla échapper à Victor, qui paru flatté.
- Bon… Vous vous êtes préparés pour le voyage en France ? C’est pour bientôt, maintenant… dit Florian, pour dissiper la tension.
- Oui oui, les garçons se sont chargés d’apprendre la langue, pouffa Chibie.
- Parfaitement ! Même si John doit connaître le français, mieux vaut être plusieurs à pouvoir se faire comprendre, là-bas. Ca sera plus utile, pour l’enquête… expliqua Tom
- Et pour les Françaises accessoirement… ajouta innocemment Jessica.
Tout le monde éclata de rire.
- Euh… Dites, à propos de Martin… commença Alicia. Vous ne trouvez pas bizarre qu’il nous ait donné une fausse piste ?
- Bah, je ne vois pas en quoi c’est bizarre… Je suppose qu’il n’était pas au courant de leur innocence… avança Florian.
- Sûrement… en tout cas, ça nous fait une piste d’écartée. Même si c’est frustrant de ne pas avoir enfin trouvé le coupable… enfin, ajouta-t-elle précipitamment, un regard d’excuse envers John, je ne voulais pas dire… tu sais…
- Ne t’inquiète pas, j’ai compris, la rassura John. D’une certaine façon, on avait presque trouvé. Mais on aura d’autres occasions ! Surtout en France… Bon, je dois y aller, certains Serdaigles se demandent pourquoi je disparais, parfois. On se revoit à la prochaine réunion, ou dès que quelqu’un trouve un indice, une piste… enfin, quelque chose, quoi ! »

En retournant dans la tour de Serdaigle, John fut rejoint par Victor. Il marchèrent un temps silencieusement, John repensant à tous les évènements qui venaient de se passer en un laps de temps très court, puis Victor rompit le silence.
« Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
- Hein… dit quoi ?
- Tes cousins, enfin ! S’énerva-t-il. Tu apprends que ta famille comporte des criminels, et tu courres en parler à des personnes que tu connais à peine mais même pas à moi ?
- Ne fais pas l’enfant, Victor, tu sais bien qu’ils ne sont pas des inconnus ! Et puis, ce n’est pas aussi simple, j’étais avec Lyra lorsqu’on a trouvé… l’information. Et puis zut, je n’ai plus envie d’y penser !
- Bien sûr, tu en as déjà bien parlé avec eux… comme pour toutes les autres fois, pas vrai ?
- Ecoute, dis-moi carrément ce que tu as !
- Tu passes ton temps avec eux ! Et tes études, alors ? Il n’y a plus que cette enquête qui t’intéresse ! Et en plus, tu laisses les autres chercheurs prendre le pas, alors qu’en tant que Serdaigle, tu es le plus intelligent du groupe !
- Je vois. Et bien, si j’ai pu le penser à un moment, j’ai changé depuis. Et tu ferais bien d’en faire autant, tu te crois un peu trop supérieur aux autres chercheurs…
- Peut-être parce que je le suis. De toute façon, j’en ai marre des chercheurs… Moi je n’ai pas envie de me laisser dicter ma conduite par des Serpentard et des Gryffondor ! On verra bien si vous arrivez vraiment à vous débrouiller, sans moi. »
- Mais qu’est-ce que tu veux dire ? Tu veux partir ? Victor ! »

Mais Victor venait de claquer la porte de la salle qu’ils traversaient. John se mit à réfléchir : si Victor décidait de quitter le groupe et qu’il se mettait à parler, par esprit de vengeance… Il hésita un instant, puis fit demi-tour en courant. Avec un peu de chance, les autres ne seraient pas encore tous partis. Lorsqu’il atteignit le couloir menant aux toilettes, il aperçu Chibie, Jessica, Alicia et Lyra qui s’apprêtaient à partir. Elles firent une pause en le voyant courir vers elles.
« On a un problème… »

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MessagePosté: 09 Avr 2006 16:10 
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Inscription: 18 Juin 2004 19:21
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Localisation: Dans la Grande Salle à manger du Gryffondor, miam miam !
Simus et Tom se retirèrent dès que la réunion fut terminée, ils discutaient à présent du prochain match de Quidditch opposant les équipes de Pouffsoufle et de Serpentard qui se déroulerait dans la journée d’après.
- Bref, il suffit de remporter le match pour sauver la situation, conclut Tom.
- Parfaitement.
Les deux gens venaient de franchir le seuil de la porte des toilettes quand ils virent passer en trombe un élève de Serdaigle rejoindre les filles. Il s’agissait de John qui paraissait agité. Les deux Serpentards tendirent l’oreille et écoutèrent attentivement la conversation.

- On a un problème, lâcha John en avalant une grande bouffée d’air. C’est Victor. Il semblerait qu’il ne veuille plus faire parti du groupe. Il pourrait tout révéler…
- Finalement, glissa Jessica en gardant la tête froide, ce n’est pas tant la tête de Simus qui enflait.
John s’approcha de Jessica et agita nerveusement les bras.
- Ce n’est pas drôle. Il pourrait vraiment nous poser des problèmes. Il n’a jamais réellement digéré l’idée de faire équipe avec des Serpentards.
- Il suffit de le remettre sur ses deux pattes, souffla Jessica. Peut-être qu’un Avada bien placé…
- Ou alors une potion de Ratatinage, proposa Chibie d’une voix mystérieuse. Pour lui désenfler sa grosse tête.
Les deux adolescentes se regardèrent un moment, puis elles se félicitèrent en frappant leurs mains.
- Hey, intervint Lyra, c’est sérieux !
- Et tu penses qu’on ne l’est pas, ajouta Chibie, le regard plein de malices.
- Ne vous inquiétez pas, termina Jessica en haussant légèrement le ton. J’ai ma petite idée pour que Victor ne nous échappe pas, mais ce ne sera pas avant le match de Quidditch de demain.



Chibie entama un virage serré sur son balai et arma son tir, la batte frappa durement le cognard qui fusa vers un poursuiveur de Pouffsoufle, mais ce dernier échappa de justesse au choc.
« McElroy évite de peu le cognard de Chibie, et voici que l’équipe de Serpentard récupère le Souafle et se dirigent vers les buts de Pouffsoufle. C’est Marcus Flint, le capitaine de Serpentard, qui mène l’attaque ! » s’écria la voix amplifiée de Collins.

Jessica accusa la balle que venait d’envoyer son capitaine et contourna rapidement un joueur de Pouffsoufle lui faisant face. La poursuiveuse se joua de nouveau de ses adversaires, passant le Souafle à Tom, qui se glissa sous un Pouffsoufle et fusa à toute vitesse sur les anneaux du gardien.

Tom s’apprêta à tirer quand un cognard frôla son oreille. Pendant un court instant il perdit le contrôle de soi et ne se rendit pas compte qu’il venait de lâcher le Souafle.
- Mais qu’est-ce que tu fais ?! s’écria Flint, qui venait tout juste de saisir la balle.
« Oh, Macrin laisse échapper le Souafle sous l’action de Stevens mais le capitaine de Serpentard parvient à reprendre la balle ! »
Flint bondit sur les buts de Pouffsoufle et décocha son tir au grand désespoir du gardien qui ne parvint pas à arrêter la balle.
« Et voici un nouveau but de Flint ! Serpentard mène largement le jeu avec 110 points, tandis que Pouffsoufle reste toujours campé à 20 points ! »

McElroy attrapa le Souafle et se débarrassa des poursuiveurs adverses, cependant il fit la passe à un de ses coéquipiers pour éviter le tir conjoint des deux batteurs de Serpentard.
« McElroy donne le Souafle à Pearly… aïe, McElroy est durement touché par le cognard ! Bravo les gars, heu, désolé professeur !... » glissa le commentateur sous le regard courroucé de McGonagall.
Un peu plus haut, Chibie et Turner se complimentaient l’un à l’autre en frappant victorieusement leur batte.

Flint se porta sur la droite de Pearly, tandis que Tom faisait de même de l’autre côté. Touché salement à l’épaule le Pouffsoufle lâcha le Souafle. Le capitaine de Serpentard s’empara de la balle et entreprit une retournée pour gagner une fois de plus les buts de Pouffsoufle.
« Flint fait une passe à Rincevent, et là voilà qui fonce tout droit sur les buts de Pouffsoufle ! Elle est tellement belle quand elle fonce sur un balai, ses longs cheveux blonds battant dans l’air…»

Jessica esquiva le cognard de Stevens, elle passa sous le gardien et déclara une longue boucle avant de revenir sur les anneaux. Le gardien n’eut pas le temps de se positionner et la jeune poursuiveuse envoya le Souafle droit dans l’anneau non protégé.
« Serpentard marque son 12ème but. Bravo Jessica, tu es vraiment ma préférée !... mais rendez-moi le micro, professeur… Oh, on dirait que l’attrapeur de Pouffsoufle a trouvé le Vif d’or !»

En effet, à une cinquantaine de mètres au-dessus du sol les attrapeurs des deux équipes poursuivaient un petit point brillant dans le ciel.

Simus se rapprocha de son homologue, un coup soigneusement bien placé et le Pouffsoufle exécuta plusieurs pirouettes. Le Serpentard se tourna vers l’autre attrapeur et leva les bras.
- Pas de chance, cria-t-il.
« Andrews a perdu le contrôle de son balai au profit de Chaplus qui se rapproche du Vif d’or ! » lança le commentateur en tentant de couvrir le grondement des tribunes.

La main tendue de Simus n’était plus qu’à quelques centimètres du Vif d’or quand il sentit son balai trembler sous ses doigts. Le Serpentard baissa la tête et observa avec horreur le manche se craqueler. L’adolescent ne comprenait absolument pas ce qui se passait et il poussa un cri de surprise lorsque le balai entama une retournée fulgurante, il manqua même d’être désarçonné et s’accrocha comme il put.
« Lapuce… Chaplus semble en difficulté ! »

Simus ne contrôlait plus rien. Le balai virevoltait dans tous les sens. Le jeune garçon cria lorsqu’il passa au travers des anneaux sous les yeux ronds du gardien de Serpentard, puis il se dirigea tout droit vers l’une des tours mais par miracle le balai rebroussa chemin. Simus soupira de soulagement mais hurla de plus belle quand il croisa le poteau d’un des anneaux de Serpentard. Le balai éclata en plusieurs morceaux et le sorcier glissa mollement le long de la tige de fer…



Simus ouvrit les yeux et constata qu’il était à l’infirmerie, il remarqua la présence de Jessica, Chibie et Tom, tous penchés sur lui.
- Tu nous as fait une sacré peur, souffla Tom.
- On a essayé de me faire la peau, s’écria soudain Simus en se redressant du lit.
- Mais qu’est-ce que tu racontes ? dit Jessica, incrédule.
Simus se jeta sur le balai brisé par endroits que Tom tenait dans ses mains.
- Regardez, fit Simus en reconstituant du mieux qu’il pouvait le balai.
« Prenez garde »
Jessica se pencha sur le balai et vérifia les inscriptions avec soin.
- Ce n’est peut-être qu’une mauvaise farce, conclue-t-elle.
- Ah oui ? c’est certainement un coup du professeur Martin, c’est lui qui nous avait dit d’arrêter les recherches ! Il a tenté de me tuer pour nous avertir tous !
- Du calme, s’énerva Jessica. Tu n’as aucune preuve et Martin est un professeur de Poudlard, jamais il n’oserait s’en prendre à des élèves. Réfléchis un peu !
Cependant, Simus n’écoutait plus et avait déjà saisit sa baguette magique et était prêt à s’extirper du lit.
- Je vais m’occuper de lui, lança rageusement Simus. Avant qu’il ne s’en prenne de nouveau à l’un d’entre nous !

Le jeune Serpentard souleva les draps mais Jessica s’interposa et le gifla au visage. Simus fixa l’adolescente avec des grands yeux et se couvrit la joue. Chibie et Tom ne disaient rien, les regards étrangement absents.
- C’est bon, tu as fini ta parano ? réprimanda Jessica.
- Oui. Je suis désolé, dit Simus à voix basse, tout en se frottant la joue. Je ne sais pas ce qui m’a prit.
- Du sang de Dragon t’es juste monté à la tête, Lapuce, ironisa Chibie. Au moins tu n’as pas eu à subir les réprimandes de Flint. Pouffsoufle à gagner…
- A présent, continua Jessica, il nous faut rejoindre les autres pour le cas « Victor ». Pas de temps à perdre.
Simus voulut suivre ses camarades mais madame Pomfresh surgit brusquement et lui interdit de bouger.
- Il n’en est pas question, jeune homme, siffla l’infirmière. Vous ne bougerez pas de ce lit avant demain matin.
Simus poussa un long soupir et regarda ses amis quitter l’infirmerie.

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MessagePosté: 17 Avr 2006 15:10 
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- Il a complètement pété les plombs ! s’exclama Tom dans le couloir.
- Tu l’as dit, approuva Chibie. Alors comme ça Martin veut sa peau…, ajouta t-elle en levant les yeux au ciel.
- Je…, commença Jessica. Je ne sais pas… C’est tout de même étrange…
- Quoi ? s’étonna Tom.
- L’attitude de Martin, il…
- Mais tu as toi-même dit à Simus qu’il était parano !
- Oui, pour ne pas qu’il s’en fasse trop. Il doit d’abord se reposer. Mais Martin me paraît de plus en plus suspect. D’abord cette fausse piste – peut-être pensait-il sincèrement que les frères Moitevin étaient coupables, mais comment le savoir ? – puis cette inscription sur le balai de Simus…
Elle laissa ses camarades cogiter un moment, mais comme leur réaction se faisait attendre elle reprit :
- C’est le seul qui semble s’intéresser à notre enquête. Je ne vois pas qui d’autre aurait eu intérêt à supprimer Simus.
- Mais s’il essaye sciemment de faire échouer notre enquête, alors c’est lui le coupable ! s’exclama Chibie.
- On se calme, intervint Tom. Jusqu’à présent on n’a jamais rien gagné à se précipiter.
- Tu te prends pour un philosophe, maintenant ? répliqua Chibie, agacée.
- Arrêtez un peu, tous les deux. Oublions Martin pour l’instant, il y a plus urgent à faire, les interrompit Jessica en bifurquant sur la droite.

Le chemin jusqu’aux toilettes du deuxième étage se fit en silence, chacun perdu dans ses pensées. Le reste des Chercheurs de vérité les attendaient dans le même calme.
- Comment va Simus ? demanda Alicia d’un ton angoissé.
- Il se remettra, c’est un Serpentard, répondit Chibie. Mais merci de demander, ajouta-t-elle plus doucement en voyant le visage peiné d’Alicia.
- Où est Victor ? demanda Jessica.
- Dans la tour des Serdaigle, répondit John d’un ton laconique. Il n’est même pas venu assister au match. Je vais le chercher ?
- S’il te plaît, oui. Pendant ce temps, j’explique mon plan aux autres.

John sortit des toilettes tandis que le groupe se resserrait autour de Jessica. Celle-ci leur expliqua en détail le rôle de chacun, et ils étaient fin prêts quand la porte s’ouvrit de nouveau pour livrer passage à John suivi de Victor.
- Merci d’être venu, Victor, lança Florian. Maintenant que tout le monde est là, à part Simus, nous allons pouvoir la déclarer officiellement.
- Déclarer quoi ? demanda Victor s’un ton suspicieux.
- La dissolution des Chercheurs de vérité, bien sûr, répondit Lyra en haussant les épaules. John nous a prévenus que tu voulais tout arrêter. Or sans toi, nous n’arriverons à rien, nous en sommes conscients.
Victor hocha la tête d’un air approbateur.
- En plus les profs nous assomment de devoirs en ce moment, et avec le voyage en France on aura du retard à rattraper, ajouta Tom.
- C’est toi qui as raison, renchérit Alicia, il est plus important pour nous d’obtenir notre BUSE que d’essayer d’empêcher nos camarades de se faire tuer un par un.
Jessica pouffa de rire mais réussit à le faire passer pour une quinte de toux. Alicia en faisait trop, beaucoup trop, mais manifestement Victor ne comprenait rien.
- Bref, conclut Florian, à partir de cet instant, les Chercheurs de vérité ne sont plus. Une fois de plus c’est toi qui as raison, Victor.
Ce dernier hocha brièvement la tête et dit :
- Heureux de constater que vous êtes enfin revenus sur le droit chemin. Ce n’est pas à nous de mener cette enquête, il faut bien que les impôts qu’on paye pour le Ministère de la magie servent à quelque chose. Et de toute manière, les membres des différentes maisons n’ont pas à se mélanger comme nous l’avons fait ces derniers temps. Sur ce, je vous laisse.

Il sortit des toilettes sous les yeux médusés du groupe. Tous restèrent interloqués quelques secondes, puis se tournèrent comme un seul homme vers Jessica.
- Ça aussi, c’était dans le plan ?
- Euh… non. Il faut croire que les Serdaigle sont trop intelligents pour la psychologie inversée.
Alicia était blême de rage.
- Mais vous avez entendu ce qu’il a dit ? Vous avez entendu ? Je ne voudrais même pas qu’il revienne dans le groupe si je n’avais pas si peur qu’il parle !
- Calme-toi, dit Lyra en posant un bras apaisant sur son épaule. C’est un imbécile, c’est vrai, mais il ne mérite que tu te mettes dans des états pareils. Nous devons absolument le persuader de revenir parmi nous.
- Ou du moins, le persuader de garder pour lui tout ce qu’il sait à propos de notre enquête, ajouta Tom d’un air sombre.
Le silence s’abattit sur le groupe comme un attrapeur sur le vif d’or tandis que tous s’abîmaient dans leur réflexion.
- Je sais ! s’exclama soudain John. Je sais comment convaincre Victor de revenir parmi nous…

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MessagePosté: 28 Avr 2006 23:33 
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-Ah bon et comment compte tu faire même mon idée qui aurait marchée sur chacun de nous a totalement échoué ! Reconnu Jessica
-C’est vrai qu’il semble un peu trop imbu de lui-même pour pouvoir le faire changer d’avis, mais ne vous inquiétez pas pour ça je le connais bien je sais ce qui le fera obligatoirement changer d’avis.
-Et c’est quoi cette idée révolutionnaire ? demanda Chibie
-Désolé je vais paraître rabat-joie mais si Victor a raison sur un point c’est que nos études sont importantes, on aura du mal à pouvoir partir si on se met à sécher délibérément les cours, surtout ceux aussi important que ceux de Mme McGonnagall dit Alicia
-Important, important … tout n’est qu’une question de point de vue rétorqua Simus.
Mais ils reconnurent tous qu’ils fallaient mieux qu’ils aillent en cours, ce n’était pas bon pour eux de rater des cours et ce serait un peu louche qu’ils soient tous absent à la même heure.
Ils sortirent donc tous de la réunion en se promettant de se revoir dès que possible pour que John leur explique ce plan qui semblait infaillible.

Chibie et Jessica allèrent au cours de métamorphose un peu à reculons alors que étonnamment Simus et Tom courraient devant comme si quelque chose d’important ce trouvait dans la salle.
-je me demande pourquoi ils se pressent autant pour aller à ce cours ! dit Jessica qui ne portait pas cette matière dans son cœur.
-Peut être que des françaises sont venues nous rendre visite ?! « tu es bellisima ? »
Les filles rentrèrent en classe prisent d’une crise de rire en se remémorant les gars, ce qui leur value dix point de moins pour serpentard. En s’asseyant elles découvrirent ce qui avait motivé les garçons pour ce cours. En effet au tableau, était inscrit :
Etude de la transformation d’un objet en or
-Vous le saviez que le cours portait sur ça peut être ? demanda Chibie
- Si vous écoutiez un peu, répliqua Tom, allez chut pour une fois que cela peu être intéressant.
A la sortie du cours les garçons étaient bien moins enthousiastes…
- Tout ça pour nous dire que ce n’était pas possible, je vous jure, on me la refera plus à moi ! grognait Simus.
A ce moment là ils croisèrent John qui leur glissa un mot. Ils s’empressèrent de se mettrent dans un coin
Je suis sur que mon plan va marcher j’ai déjà tâter le terrain
Ne vous inquiétez pas j’ai la situation bien en main, mais j’aurais besoin de vous quand même pour m’aider
Il faudrait qu’on se voit le plus vite possible j’ai peur qu’il essaye de contacter le ministère pour tout leur révélé d’ici peu
John

-Un peu vaniteux celui là quand même, remarqua Tom.
Tout en discutant des défauts des Serdaigles les Serpentards se dirigèrent vers leur salle commune.

Le lendemain, au petit déjeuner une énorme chouette fonça vers Chibie sans pourvoir s’arrêter, tous les Serpentards qui se trouvèrent autour de la jeune fille explosèrent de rire en voyant la mine déconfite de celle-ci quand elle reçu plein de gâteau sur la figure.
Pendant qu’elle se débarbouillait Tom avait attrapé la lettre
Nous nous sommes mis d’accord avec les Griffondors on se voit ce soir à 18h même endroit que d’habitude
J’ai préféré utiliser une chouette de Poudlard ça me semblait plus prudent
John

-Merci de nous demander notre avis, s’indigna Simus
- Chut, répliqua Jessica, tu n’as pas besoin de crier pour dire cela !
Le soir à l’heure imposée par les autres les serpentard arrivèrent à la réunion.
John prit tout de suite la parole, sans laisser le temps aux autres de lui dire se qu’il pensait de ses méthodes pour choisir l’heure.
Il commença à leur expliquer son plan dans les moindres détails.

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MessagePosté: 14 Mai 2006 1:22 
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« C’est ça ton idée géniale, s’écria Jessica qui n’était pas la seule à regarder John comme s’il était devenu fou. Tu penses vraiment que ça va marcher ?
-C’est le seul moyen.
-J’ai pas tout compris, tu vas mourir ?
-Non je vais faire semblant.
-Dans ce cas pourquoi tu veux qu’on t’attaque ?
-Victor n’est pas idiot…enfin, pas trop idiot ajouta le Serdaigle face aux regards que lui lançaient les Chercheurs de vérité.Ca serait plus crédible avec de vraies blessures
-Donc si j’ai bien compris, tu veux que l’un de nous te jette un sort devant Victor pour qu’il te croie mort, c’est bien ça ?
-Oui c’est ça Alicia
-Comment va t’on faire pour le convaincre de nous suivre devant la cabane de Hagrid, si c’est bien là qu’on doit aller ?
-Je vous l’ai déjà dit. Nous avons cours commun de soin aux créatures magiques avec les Gryffondors. J’ai dit à Victor de venir plus tôt, histoire de se préparer physiquement au nettoyage des Scroutts. Il était d’accord pour nous aider.
-C’est bien beau tout ça mais qu’est ce qu’on fait, nous, déclara Chibie d’une voix suffisamment forte pour couvrir les nombreux – qu’est ce qu’il est bête ce Victor – qui résonnaient dans les toilettes du second étage. Tu ne nous as pas fais venir ici juste pour avoir le privilège d’écouter ton plan brillant, enfin j’espère …
-Euh en fait…Je me suis dit que se serait bien si c’était l’un d’entre vous qui m’attaquait justement. Vu que Lyra, Alicia, et Florian sont censés venir avec Victor, il ne reste plus que vous…
-Nous aussi on est censé avoir cours. On a sortilège demain.
-Une seule baguette suffit pour jeter un sort. S’il vous plaît, c’est important…Victor est sur le point de nous dénoncer…
-Bon, très bien très bien. Faire tout ça pour un idiot quand même. On aurait mieux fait de le jeter depuis la tour d’astronomie. On tire à la courte-paille ?
-Moi je ne peux pas, affirma Simus sans détour. J’ai toujours mal aux bras à cause de ma chute. Je ne peux plus très bien viser et je n’arrive plus à faire ça. »
Il effectua de dangereux moulinets avec son bras droit et étouffa un cri de douleur au moment où un ‘CRAC ‘ sonore se fit entendre.
« Qu’est ce que tu essayais de faire, lui demanda Chibie qui semblait prise d’un fou rire. C’est une parade nuptiale pour séduire les Françaises et qui peut marcher sur une personne aussi bellissima que Victor ? Enfin bref, je veux bien te lancer un sort, ajouta la Serpentarde alors que Simus, de plus en plus rouge, s’apprêtait à répliquer.
-Euh…D’accord Chibie…Mais…
-Quel enthousiasme ! Tu as peur que je ne te fasse pas assez mal ?Ne t’inquiètes pas pour ça, je vais même faire en sorte que tu aies des cicatrices !
-Non…non …ce n’est pas ça reprit le Serdaigle soudain pris de panique. C’est que…tu vois…j’espérais que Victor me voit me faire agresser. ET…euh…tu n’as pas trop la silhouette d’un dangereux tueur …
-Tu n’as jamais vu Chibie en colère, coupa Jessica. Elle est plus effrayante que n’importe qui…
-De toute façon elle n’aura qu’à mettre une cape et cacher sa tête. Mes oncles m’avaient offert un déguisement de mangemort pour faire peur aux elfes de maison il y a quelques années. Je l’emporte toujours avec moi à Poudlard, si des fois l’envie me prend d’aller faire un tour dans les cuisines de l’école.
-Décidément tes oncles sont pleins de ressources…
-Euh oui, Florian. Bon dans ce cas on se donne rendez-vous à sept heures demain matin. C’est l’heure à laquelle Hagrid part dans la forêt. On ne sera pas dérangé comme ça. Je dois retourner voir Victor.Je lui ai dit que je devais envoyer un hibou à la gazette pour renouveler mon abonnement. A demain !

La journée qui suivit fut riche en émotions. Tout d’abord, le plan de John avait marché à merveille et « le cas Victor » n’était plus un problème. Lorsque ce dernier, accompagné de Florian, de Lyra et d’Alicia, auxquels il donnait énormément de conseils et de techniques pour le nettoyage d’un scroutt, avait vu de ses propres yeux son unique ami s’écroulé devant une silhouette sombre, ses réactions avaient été étonnantes. Il s’était aussitôt précipité vers le corps de John et avait essayé tant bien que mal de stopper la fuite de son agresseur en lui lançant des sorts qui n’avaient eu pour seul effet que de détruire les citrouilles du garde chasse. Après s’être effondré sur le corps de son camarade, il avait gémit que tout était de sa faute et qu’il aurait du resté parmi les Chercheurs de vérité pour trouver celui ou celle qu’il haïssait le plus désormais.
Il avait fallu que Florian éloigne Victor de John, qui risquait réellement de mourir sous le poids et les larmes de son camarade, pour que ce dernier puisse se relever difficilement tout en faisant attention à la vilaine entaille qu’il avait sur la poitrine, avant d’être conduit à l’infirmerie par un Hagrid affolé qui avait surgit des profondeurs de la forêt interdite.
Le récit de cette scène occupa la quasi-totalité du temps des trois Gryffondors qui déclaraient que John avait été victime de la charge d’un scroutt à pétard qui s’était échappé de son enclos. Victor lui-même faisait circuler cette histoire bien qu’il ait passé sa journée à l’infirmerie à tenir compagnie à John.
Au dîner, l’anecdote avait déjà été remplacée par les principales occupations des 5emes années, c’est à dire le meurtrier fou et les buses. Seuls les chercheurs de vérité avaient remarqué que John était retourné s’asseoir à la table des serdaigles, et celui ci ne semblait pas montrer de difficultés particulières pour bouger ou pour lancer des regards victorieux à chaque chercheur qui était susceptible de le regarder.
Au moment où Florian allait engager la conversation avec Lyra et Alicia, la voix du directeur Dumbledore résonna dans la grande salle :
« Chers étudiants de Poudlard, et chers enseignants, avant de nous plonger dans les joies et les satisfactions d’un bon repas, je voudrais vous faire part d’un petit changement que j’ai crû nécessaire d’apporter en ce qui concerne le voyage en France des cinquièmes années. Suite aux événements tragiques qui ont frappé notre école cette année, j’ai trouvé judicieux d’avancer la date du départ en direction de Beauxbatons sans en tenir informer ni le ministère, ni le personnel de Poudlard, ni même vous, les principaux intéressés. Pour aller vite, et puisque j’entends les grondements provoqués par vos ventres affamés, les cinquièmes années partiront demain soir. Je vous demande donc de vous préparer dès ce soir, et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, je vous annonce que vos cours du lendemain sont annulés. Sur ce je n’ai plus qu’à vous souhaiter un bon appétit ! »

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MessagePosté: 20 Mai 2006 19:43 
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Les discussions allèrent bon train pendant le repas, faisant oublier pendant quelques instants aux chercheurs de Vérité leurs aventures. John, remis de sa fausse agression et ayant eu la permission de sortir de l’infirmerie, mangeait aux côtés de Victor, les deux amis riant de bon cœur et ayant retrouvé leur amitié d’autrefois.
Chacun réfléchissait aux habits à emporter, aux cadeaux à amener à leurs correspondants, et accessoirement aux cours à emmener et réviser en France.
« A ton avis, on va y aller comment en France ? Se demandait Alicia.
-Tu te souviens pour la coupe de feu, les français étaient venus dans leur carosse, et les bulgares dans leur sinistre bateau, rappela Lyra. C’est vrai qu’hormis notre bon vieux Poudlard Express, nous n’avons aucun moyen de locomotion, et encore moins un moyen efficace de traverser la Manche.
-Et vous croyez que l’on n’aura que des correspondantes françaises, demanda Florian, une lueur d’espoir dans les yeux.
-Florian, il existe AUSSI des français, les filles de là-bas ne sont pas hermaphrodites », soupira Alicia, en levant les yeux au ciel.
Chez les Serpentards, les commentaires allaient aussi bon train.
« Tu as acheté la dernière robe de sorcier de la collection printemps-été de chez Nouf-Nouf ? demanda Chibie, à moitié hystérique, à Jessica. Parce que pour le bal, il va falloir briller si l’on veut être invitée, continua-t-elle les yeux perdus dans le vague.
- Non, mai j’ai commandé par Vente par Hibou le dernier modèle de Zoro, il me va magnifiquement !! fit avec un grand sourire Jessica.
- Vous ne pensez vraiment qu’au superficiel, se lamenta Tom, se tournant délibérément vers Simus, qui discutait avec passion avec d’autres Serpentards. Mais il débarqua en plein conversation sur les us et les coutumes à adopter quand une française vous plaît et que vous devez l’aborder. Etrangement, cela ne dérangea pas Tom outre mesure de participer à cette conversation…
Au sortir du repas, John aborda discrètement Alicia et Jessica :
« Il faudrait que cette nuit chacun de nous fassions une liste de tout ce que nous devrons chercher sur place pour l’enquête, murmura-t-il.
-Lapus, tu es incroyable, tu ne penses décidément qu’aux choses sérieuses, lui lança Jessica, amusée.
-Il n’a pas tort, nous ne restons là bas que deux semaines, avec beaucoup d’activités prévues, cela va être serré et il ne faut rien laisser échapper, rappela Alicia.

La nuit fut courte pour chacun, tout le monde préparant ses affaires et rassemblant toutes les informations de les aider dans leur enquête.
Le lendemain, tous les cinquième année étaient assemblés devant Poudlard, attendant de découvrir les professeurs qui les accompagneraient et le moyen de transports choisis. Les serpentards poussèrent un cris de joie quand ils virent Rogue arrivé, les cheveux encore plus gras qu’avant. (« Il a dû mettre de la gomina », chuchota Florian à l’oreille Alicia, avec une moue dégoûtée).
« Bonjour à tous.
J’ai accepté de vous accompagner pour ce voyage culturel, ainsi que le professeur Dumbledore. Les autres professeurs ont préféré rester afin d’assister aux cours. Il est par ailleurs fort dommage que le professeur Martin, d’origine française, n’ait pu venir comme initialement prévu, mais il est actuellement indisposé. »
Un énorme bruit surgit derrière eux. Tous se retournèrent mais ne virent rien. Tom leva la tête et poussa un cri. Tous les autres levèrent les yeux et virent un énorme bus rouge à impériale voler vers eux. Ils se poussèrent pour le laisser se poser et Dumbledore apparut à la porte du bus.
« Bienvenu à bord !! » Lança-t-il d’un ton facétieux.
Les élèves se pressèrent autour de l’entrée, et découvrirent à l’intérieur un décor sympathique, les habituels sièges de bus ayant été remplacés par d’agréables et confortables fauteuils. Une bibliothèque était aménagée à côté, tandis qu’un agréable feu de cheminée se consumait dans le fond. Au second étage se trouvaient les chambres où les élèves dormiraient le temps de leur séjour. Tous les élèves se précipitèrent à l’intérieur et prirent place. Dumbledore et Rogue suivirent. Le directeur de Poudlard vérifia que tout le monde se trouvait bien à bord, leva sa baguette magique et prononça « Beauxbâtons Levitium ». Une très légère secousse fut ressentie, puis chacun oublia très vite qu’ils se trouvaient à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol, dans un bus à deux étages.
Le trajet ne dura que quelques heures et permit à chacun de s’installer dans les chambres. Exceptionnellement, les chambres ne tenaient pas compte de la répartition par maison, maus uniquement du sexe des élèves. Alicia, Lyra, Jessica et Chibie s’arrangèrent discrètement pour se retrouver dans la même chambre, tandis que Victor, John, Florian, Tom et Simus s’installèrent dans la chambre voisine. Ils purent discrètement se rejoindre, et cela leur permit de faire le point sur l’avancée de leur quête. Ils rappelèrent toutes les informations qui étaient à leur disposition.
« Je récapitule donc, déclara Florian. Nous cherchons un meurtrier dont le nom commencerait peut-être par un M. . La tête de mort découverte à la mort de Pirotess est le symbole de l‘association française du Soleil de Huitzilopochtli, il faut donc chercher une liste des membres français afin de voir s’il y a une correspondance avec le meurtrier. Il faut aussi trouver pourquoi Martin a eu une année de retard à Beauxbâtons, ce qui s’est passé là-bas le concernant et qui pourrait expliquer son comportement vis-à-vis de nous. Voilà, je crois que j’ai quasiment tout résumé.
-Eh bien, cela nous promet un sacré programme ! s’exclama Victor.
- J’espère quand même qu’on va pouvoir profiter des petites françaises, ricana Simus.
-Bon, trêve de plaisanterie, coupa Alicia, nous convenons donc que nous nous retrouverons ici tous les soirs pour faire le point, une fois que tout le monde sera couché. »
Les filles retournèrent dans leur chambre pour aller mettre leurs plus belles robes, tandis que les garçons allèrent s’asperger d’eau de Cologne.
Le Bus à Impériale se posa enfin à Beauxbâtons et Dumbledore fit ranger ses élèves afin de donner une bonne impression de Poudlard.
Lorsque les élèves sortirent, ils découvrirent enfin le lieu dont ils rêvaient depuis des mois…
Un magnifique château trônait au milieu de vastes allées taillées avec soins et ornées de statues. Le château de Beauxbâtons ne ressemblait en rien à celui de Poudlard. Il était composé d’un corps principal et de deux ailes majestueuses. Il était rehaussé de colonnes, de moulures, et de grandes fenêtres. Les élèves furent saisis par tant de beauté, jusqu’à ce qu’une grosse voix vaguement féminine les fasse sursauter :
« Bonjourrrr cherrrr ami Dumbleudoreux…»

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MessagePosté: 16 Juin 2006 10:24 
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Les élèves s’avancèrent en rang dans une allée bordée de buis taillés de diverses formes. Tous avaient les yeux écarquillés pour ne pas perdre une seconde du merveilleux spectacle que leur offrait ce paysage ; ils regrettaient l’absence d’ombre par cette chaleur, mais le murmure cristallin des multiples fontaines en était d’autant plus appréciable. A mesure qu’ils s’avançaient, ils écoutaient vaguement Madame Maxime débiter son discours de bienvenue.
« Je suis heureuse de vous voir enfin dans notre beulle eucole ! Le voyage n’a pas euteu trop peunible, j’euspeure ?
- Pas du tout, cheure… heu… chère Madame Maxime ! Se hâta de la rassurer Dumbledore, plus gentleman que jamais.
- Je ne vois pas ce cheur Hagrid…
- Oui, il regrette de ne pas pouvoir être venu, mais il avait un empêchement.
- Comme c’eust dommage…»
Elle n’avait pas changé depuis la dernière fois que les élèves l’avaient vu : toujours aussi richement vêtue et parée, et surtout avec son accent qui obligeait les élèves à se retenir de pouffer de rire.
A mesure qu’ils s’approchaient du château, ils virent les élèves de Beauxbâtons qui attendaient devant l’entrée l’arrivée de leur directrice, vêtus de leur beau costume de soie bleu.
« Bien ! Nous vous souheutons la bienvenue à Beauxbâtons ! J’euspeure que ce voyage sera profitable, aussi bien pour vous que pour nous ! Vous deveuz avoir chaud avec votre costume, entreuz donc !»
Les élèves français s’écartèrent élégamment pour laisser passer les Anglais, qui commençaient à fondre sous le soleil. Ils entrèrent dans un vaste vestibule, orné de hauts pilastres et de bas-reliefs.
« Le repas est preut, veneuz donc vous reustaureu. Veneuz, vous autres, ordonna-t-elle à ses élèves. »

Tout le monde se mit en marche. Après avoir traversé le vestibule, ils arrivèrent dans une belle antichambre parée de damas rouge. Ils n’eurent pas le temps d’admirer plus en détail le décor que Madame Maxime entrait déjà dans la pièce suivante, de toute évidence la salle à manger, vu la profusion d’elfes de maison attendant sagement le long des murs avec des plats dans les mains. Les Français se répartirent sur les sept grandes tables qui remplissaient l’espace ; si on en jugeait par leur taille, la répartition se faisait par âge, et non par maison comme à Poudlard. Après un moment d’hésitation, les Anglais se tournèrent vers Dumbledore, qui eut un léger hochement de tête : ils se dirigèrent donc à leur tour vers les tables. Jessica, Chibie, Alicia, Lyra et Florian se retrouvèrent côte à côte à côté d’élèves qui devaient avoir le même âge qu’eux, tandis que Simus, Tom, John et Victor furent entraînés, à leur grand désespoir, vers une table de première ou de deuxième année. Après s’être amusée avec Chibie de la mine consternée de leurs amis Serpentard, Jessica laissa son regard errer dans la pièce. Elle était recouverte de boiseries blanches à sculpture dorée, de vastes trumeaux de glace, et le plafond était peint de multiples personnages mythologiques parlant avec agitation entre eux et désignant les nouveaux arrivants, le centre étant orné d’un magnifique lustre de cristal de Bohême.
« Vous croyez que tous les élèves ont « ceut » horrible accent ? S’amusa Florian, en s’adressant à voix basse à ses amies. Il ne parla cependant pas assez bas car deux Français l’entendirent et lui jetèrent un regard courroucé.
-Nous comprenons et nous parlons bien l’anglais, merci, répliqua d’un ton vif l’un d’entre eux. Cela dit, je suppose que vous autres parlez un français impeccable, pour vous permettre ce genre de remarque ? »
La réplique cloua le bec de Florian, qui rougit.
- Pardonnez-nous, intervint Jessica d’un ton d’excuse. Tout est nouveau pour nous, ici… Et effectivement, très peu d’entre nous maîtrisent votre langue. C’est une chance que vous parliez anglais…
Le Français observa Jessica, puis, au grand soulagement de celle-ci, s’adoucit. Avec tout ce qu’ils avaient à faire pour avancer dans leur enquête, ce n’était pas le moment de se mettre en plus à dos les élèves…
Lorsque Madame Maxime et Dumbledore eurent atteint la table qui dominait les autres au fond de la pièce, les élèves s’assirent en un seul mouvement. Madame Maxime frappa rapidement dans ses mains, et les elfes se mirent alors en marche pour proposer aux élèves les différentes entrées qu’ils avaient préparées. Après avoir servi diverses salades de légumes, les elfes enchaînèrent avec les plats de résistance. Certains Anglais regardèrent d’un œil anxieux les plats, s’attendant à voir des cuisses de grenouille ou des escargots flotter à la surface, mais Chibie et Jessica se servirent sans hésiter dans le plat que leur présentait l’elfe de maison le plus proche d’elles, sous l’œil appréciateur des Français. Voyant leurs amis Gryffondor observer avec appréhension le contenu de leur assiette, elles leur firent signe silencieusement de manger. Décidément, si les Gryffondors se targuaient d’être courageux, ils avaient de grosses lacunes en matière de civilité…
Le plat dont elles s’étaient servies était à base de poulet et de légumes. Elles le goûtèrent et furent étonnées du résultat : cela avait bien plus de goût que les diverses ragoûts qu’ils avaient l’habitude de manger, à Poudlard.
« Alors, c’est comment ? Demanda Lyra d’un ton qui se voulait désinvolte.
- Hum… je ne sais pas, tu aimes le goût des araignées ? S’amusa Chibie
Devant la mine dégoûtée de la Gryffondor, Jessica finit par la rassurer.
- Vos amis n’ont pas l’air d’apprécier la cuisine française… intervint le Français qui s’était adressé à Florian peu avant.
- Oh… s’ils ont bon goût, ils aimeront. C’est délicieux !
- C’est du poulet basquaise. Avec une ou deux araignées pour apporter plus de goût, ajouta-t-il d’un ton malicieux en voyant les Gryffondor écouter attentivement leur conversation tout en faisant semblant d’être plongé dans une grande discussion.
- Voila qui devrait les rassurer ! répondit Jessica en souriant. Nous ne nous sommes pas présentées : voici Chibie, et je suis Jessica.
- Pierre. Enchanté de vous connaître ; comment trouvez-vous Beauxbâtons ?
- On n’a pas encore vu grand-chose, répondit Chibie.
- Mais le peu qu’on a vu est très beau, ajouta Jessica. Très différent de Poudlard, également. Je ne crois pas que tu faisais parti des quelques élèves qui sont venus pour le Tournoi ?
- En effet, je n’avais pas l’âge de participer. Je suis en cinquième année, comme vous, je crois… Nous devrions d’ailleurs suivre les cours ensemble.
- Les cours ? Demanda Chibie
- Oui… votre directeur ne vous a pas mis au courant ? Vous devez normalement suivre nos cours, qui seront d’ailleurs donnés en anglais pour que vous puissiez comprendre.
- Dumbledore nous en avait parlé, oui. Les cours commencent dès cet après-midi ? Demanda Jessica.
- Non, je crois que vous avez l’après-midi de libre, pour vous familiariser avec le château. Vous savez déjà ce que vous allez faire ?
- On pensait visiter les lieux, répondit Jessica après un rapide coup d’œil à Chibie.
- Je pourrais peut-être vous servir de guide ? Proposa galamment Pierre.
- Oh… pourquoi pas ? dit Jessica. Aïe ! Ajouta-t-elle tandis que Chibie lui lançait on coup de coude sous la table. On ne risquera pas de se perdre, comme ça, ajouta-t-elle en lançant à Chibie un regard appuyé.
- Bien… Le château est grand, vous n’aurez qu’à me dire où vous voulez aller ! »

Après avoir passé le reste du repas à discuter de leur vie respective à Poudlard et Beauxbâtons, Jessica, Chibie et Pierre quittèrent la salle à manger. Profitant d’une conversation entre Pierre et ses camarades, Chibie entraîna Jessica dans un coin.
« Pourquoi tu lui as dit de nous accompagner ?! Tu sais bien qu’on doit continuer l’enquête !
- Justement, tu as une idée de la taille de ce château ? Il pourra nous emmener directement là où on veut aller. On gagnera un temps fou ! Expliqua Jessica.
- Et quand il verra qu’on s’intéresse à des meurtres qui se seraient commis il y a plusieurs années ici, il prendra ça pour du simple tourisme ?
- Pour l’instant, tout ce qu’il a à savoir, c’est qu’on cherche leur bibliothèque… quand on y sera, on avisera. Ne t’inquiète pas ! la rassura Jessica, il a l’air honnête, il ne posera pas de problème.
- Honnête, hein ? répliqua Chibie, d’un ton narquois.
Jessica allait répliquer, mais elle fut bousculée par Simus, Tom, John et Victor qui fonçaient à travers l’antichambre, un groupe de jeunes Françaises de première et deuxième année à leur trousse.
« Attend-nous, Simus ! Tu es un vrai vampire, dis ?! » S’écriait l’une d’entre elles.
Chibie et Jessica éclatèrent de rire.
« Je suis prêt ! Où voulez-vous aller ? Leur demanda Pierre, qui les avait rejointes.
- A la bibliothèque, répondit Chibie.
Devant la mine intriguée de Pierre, Jessica expliqua :
- On doit absolument finir une recherche pour un devoir. On en aura peut-être pour un moment… ça ne te dérange pas, j’espère ?
- Non, pas du tout ! Vous allez voir, elle est magnifique. »
Il les guida à travers le château. Ils passèrent par des pièces qui n’avaient rien à envier aux salles qu’ils avaient déjà traversé : certaines étaient décorées de tapisseries, d’autres de boiseries peintes ou dorées, d’autres encore de tissus précieux. Certaines pièces étaient ornées de peintures sur les plafonds, dont les personnages, peints certainement avec la même technique que les portraits magiques, semblaient vivants et se parlaient les uns aux autres. Ils atteignirent un majestueux escalier de pierre, dont le centre était recouvert d’un tapis rouge moelleux. Pierre les conduisit au deuxième étage, puis tourna à droite. Ils marchèrent encore pendant quelques minutes, puis arrivèrent à une grande porte sculptée.
« Voila, la bibliothèque est ici. Votre devoir porte sur quoi ?
Chibie lança un « je te l’avais bien dit » muet à Jessica, qui s’empressa de répondre :
- Oh… heu… pas grand-chose… l’histoire de la magie. Très ennuyeux…
- Bon, et bien, je vais commencer tout de suite les recherches, moi… Merci pour la visite, Pierre. Rejoins-moi vite, Jessica ! La coupa Chibie en lui jetant un regard lourd de sous-entendus, avant d’entrer dans la bibliothèque.
- L’histoire de la magie ? Notre professeur est passionnant, tu verras quand tu assisteras à un de ses cours. Je me débrouille assez bien dans cette matière, je peux peut-être t’aider ?
- Ah… non… enfin, si, tu pourrais, mais je ne voudrais pas abuser. Et puis, c’est un travail qu’on doit faire seul. Enfin, sans aide, je veux dire… bafouilla-t-elle, en constatant avec consternation qu’elle s’embrouillait de plus en plus dans ses explications.
- D’accord, je n’insiste pas, répondit galamment Pierre. De toute façon, on se reverra aux repas, et pendant les cours. …Ainsi qu’au bal… si tu y vas, bien sûr ? Ajouta-t-il, l’air interrogateur.
- Oui, j’y vais, répondit Jessica en souriant, soulagée.
- Alors travaille bien. Attend… ajouta-t-il, alors qu’elle allait entrer dans la bibliothèque.
- Oui ?
- Non, rien, c’est idiot… enfin si : ne reste pas trop tard à la bibliothèque.
- Pourquoi ? Demanda-t-elle, intriguée.
- Ca peut paraître stupide, c’est peut-être simplement une superstition. Ca doit sûrement n’être que ça, d’ailleurs… mais c’est ici qu’il y a eu un meurtre, il y a longtemps… depuis, on dit qu’il ne vaut mieux pas rester dans la bibliothèque lorsque la nuit tombe…
- Un meurtre ??
- Ecoute… je préfère ne pas en parler. A ce soir ! »
Jessica le regarda partir, songeuse.

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MessagePosté: 08 Juil 2006 20:46 
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Localisation: Dans la Grande Salle à manger du Gryffondor, miam miam !
Le réveille-matin posé sur la commode se mit soudainement à retentir et Simus Chaplus bondit dans les airs, manquant de peu le lustre. L’adolescent émit un grognement et d’un simple tournoiement de baguette magique fit taire définitivement l’engin en le réduisant en pièces. A quelques mètres de là, Florian se réveillait doucement et tirait les draps de son lit.
- Il fait mieux ne pas chercher des embrouilles avec toi le matin, souffla-t-il en se passant la main dans les cheveux.
- Désolé, trop de bruit.
Simus se leva sans précipitation et donna un coup de pied dans le lit de Tom.
- Bien dormi ?
- Devine, râla Tom en se coinçant la tête sous l’oreiller. Je ne sais pas si c’est le climat français mais j’ai passé une nuit affreuse.
Le soleil s’était déjà élevé derrière les collines quand les garçons quittèrent le bus impérial pour rejoindre le réfectoire et prendre le petit déjeuner.
- Vous avez trouvé une demoiselle pour vous accompagné au bal ? glissa Tom en longeant les arbustes de la cour extérieure.
- J’en ai tout un panier, maugréa Simus qui nouait sa cravate. Mais elles sont trop jeunes. Et pis je ne sais pas danser.

Les jeunes sorciers arrivèrent finalement au réfectoire de l’école de Beauxbâtons et s’installèrent à la même table que la journée précédente. La faim les gagnant, ils se dépêchèrent de remplir leur assiette, tandis que le professeur Rogue se faufilait dans les rangs pour fournir les emplois du temps.
- Histoire de la magie en première heure, dit John en observant la fiche. On aurait peut-être du rester couché.
- Ce type, Pierre… il a dit que c’était un cours énergique. Sa ne doit pas être si mal que ça alors, répondit Florian en avalant le contenu de son bol.

Le professeur qui enseignait l’histoire de la magie se tenait derrière la classe, commentant le tirage d’images diffusé sur la toile blanche. Dans la pièce, la plupart des élèves étaient avachi sur leur table, les yeux à peine ouverts.
- C’est ça un cours dynamique, céda Simus à moitié éveillé. Je demande à voir les autres enseignements.
- Ils ne sont pas humains ces français, ajouta Tom.
Le temps s’écoula et la cloche finit par retentir, les étudiants rangèrent rapidement leurs affaires avant de quitter la salle de classe.

Le groupe de garçons sortit à son tour de la classe d’histoire de la magie et croisa pour la première fois de la journée leurs homologues féminins.
- Bonjour, souffla joyeusement Lyra. Pas trop endormis ?
« Pas du tout » émirent-ils tous en cœur en joignant les mots à des mouvements exagérés.
Lyra, Chibie et Alicia pouffèrent de rire.
- Au fait, Jessica n’est pas avec vous ? demanda Simus, se rendant compte de son absence.
- Elle est avec Pierre dans le parc, poursuivit Lyra, toute souriante.
Tom parla à l’oreille de Simus et commença à s’éloigner.
- Vous partez ? demanda Alicia.
- Oui, oui ! s’écria Simus. Un truc urgent à faire. A tout à l’heure.
Les trois adolescentes se regroupèrent et rigolèrent devant l’immaturité de leurs amis.

Simus se dressa au-dessus des buissons taillés récemment et regarda Jessica et Pierre marcher à quelques distances de sa position.
- Quelqu’un peut me dire ce que nous faisons ici ? s’interrogea Victor. Je vous signale qu’on a une enquête à mener et ce n’est pas en les espionnant qu’on en apprendra plus.
- Chut, souffla Tom. Alors, que font-ils ?
- Rien. Ils se promènent.
Simus quitta son poste d’observation pour rejoindre ses compères un peu plus bas mais à son grand désarroi s’emmêla les jambes et tomba la tête la première devant Jessica et Pierre.
- Simus, s’emporta Jessica. Tu peux me dire ce que tu faisais là haut ?
Le jeune sorcier se releva tant bien que mal, tandis que Tom, Florian, John et Victor faisait leur apparition. L’adolescente traina Simus un peu plus loin, laissant Pierre derrière.
- On voulait juste jeter un coup d’œil, grimaça Simus.
- Ce n’est pas la peine de mentir. D’ailleurs j’attendais que Pierre me parle de ce meurtre survenu dans la bibliothèque, tu as tout gâché.
- Je suis désolé, reprit Simus en évitant le regard de la sorcière. Mais c’est Tom qui m’a dit que…
- Hein, quoi ?! s’exclama Tom, c’est John qui…
- Sa suffit, cria Jessica. Vous êtes de vrais gamins.
- Je ne cesse de le dire, dit Victor en secouant la tête. Vous avez entendu ?
Tout le monde tendit l’oreille mais pas un bruit à l’horizon, c’est alors qu’une immense ombre se dessina au-dessus du groupe. En l’espace d’une seconde tout le monde fut dispersé, alors qu’une boîte informe s’écrasait sur le sol en soulevant un nuage de poussières.

Pierre accourut auprès des élèves de Poudlard aux abords de l’impact, puis il se pencha sur l’objet dans le but de l’identifier.
- Simus.
- Oui ? glissa ce dernier.
- Pas toi, lança Jessica en frappant l’arrière du crâne du garçon. C’est ce qu’il y a de marqué sur ce colis.
Simus s’approcha de la boîte et la souleva prudemment, il fut alors stupéfait d’y découvrir une tenue de soirée, ainsi qu’une lettre.

« Cher Simus,

Tu nous avait caché que tu te rendais à Beauxbâtons, à l’occasion nous avons dérobé, heu acheté cette ravissante robe de soirée. Nous sommes certains que tu feras un malheur auprès des françaises, en espérant que ton vocabulaire ne se limite pas à “Tu es bellisima “ ! L’oiseau qui était chargé de transmettre ce colis était en bien mauvais état, souhaitons qu’il arrive jusqu’au bout sans perdre le bagage, imagine un peu qu’un malheureux Moldu passa par-là !

Tes oncles, Angrin et Nagrin »


- Une robe de soirée, balbutia Simus en passant le vêtement sur son torse. J’ai vraiment une tête de clown ?
Tout le monde éclata de rire.
- Tu sais Simus, dit Jessica. J’ai un excellent professeur de danse pour toi...


L’obscurité se défilait au lointain, tandis que la plupart des élèves profitaient du reste de la journée d’autres travaillaient ardemment. Dans le dortoir des garçons, Simus Chaplus s’activait comme un diable pour exécuter les pas de danse sous les éclats de Tom.
- Pas comme ça, tonna Chibie en reprenant Simus. On recommence.
- Elle est inhumaine, gémit le garçon en pensant à Jessica. Me faire ça à moi.
Chibie saisit Simus et l’entraîna malgré lui dans une valse pleine de fougue. Tout près, Victor amassait sur un carnet tous les indices suceptibles de les faire avancer dans leur enquête…

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MessagePosté: 30 Juil 2006 21:12 
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Localisation: Derrière toi!
En se réveillant le lendemain matin, Tom avait affreusement mal aux jambes. Après la réunion avec les autres Chercheurs de Vérité, laquelle n’avait rien donné, Chibie avait abandonné tout espoir d’enseigner les rudiments du cha-cha-cha à Simus et jeté son dévolu sur Tom, le faisant tournoyer jusqu’à une heure très avancée dans la nuit. Il jeta un coup d’œil du côté de ses camarades de dortoir et s’aperçut avec stupeur que Victor était toujours occupé à griffonner dans son carnet.
- Victor, ne me dis pas que tu as passé toute la nuit à écrire là-dedans ?
- Hein ? Oh non, je viens de me réveiller. Cela dit, il faut bien que quelqu’un y réfléchisse, à cette maudite enquête…, ajouta-t-il d’un ton plein de sous-entendus.
- Ça veut dire quoi, ça ? demanda Simus d’une voix endormie.
- Ça veut dire que depuis que nous sommes arrivés, vous n’avez pas tellement l’air de vous inquiéter de découvrir le pourquoi du comment de tous ces meurtres, à Poudlard ! Des cours de danse, pff ! Vous avez déjà oublié ce qu’on est censés trouver en…
- Hé oh tu vas nous lâcher un peu, oui ! rugit Simus, soudain parfaitement réveillé. On est là depuis deux jours, excuse-nous de vouloir décompresser un peu ! D’ailleurs les filles sont déjà sur le coup, Jessica est tout le temps fourrée avec ce Pierre pour en apprendre davantage sur le meurtre de la bibliothèque.
- Oui eh bien ce n’est pas aux filles de tout faire ! Nous aussi il faudrait qu’on s’y mette, on ne reste pas en France très longtemps et si on veut découvrir le fin mot de l’histoire, c’est maintenant ou jamais !
- Pas la peine de te mettre dans des états pareils, intervint Tom en balançant ses jambes douloureuses par-dessus le bord du lit. On s’y met dès le petit-déjeuner, promis. Mais pour ça, il faut établir le contact…


- Rappelle-toi, de la subtilité, hein ?
- Pas de problème, j’agis toujours en finesse, assura Simus.
- Ben voyons, grommela Victor.
Il était toujours d’une humeur massacrante. En se rendant à la salle manger, les garçons étaient convenus que l’un d’eux devait engager la conversation avec une élève de Beauxbâtons et essayer d’en apprendre plus sur le fameux meurtre de la bibliothèque. Arguant qu’il avait le physique le plus avantageux, Simus avait décrété que c’était à lui que cette tâche incombait. Aussi se dirigeait-il à présent d’un air confiant vers une demoiselle assise non loin de la porte, occupée à manger une tartine de confiture.
Tom, Victor, John et Florian s’approchèrent nonchalamment et s’assirent à la table voisine pour écouter la conversation.
- Bonjour mademoiselle, lança Simus d’un ton jovial.
La fille leva les yeux vers lui mais ne répondit pas.
- Oh ! Vous avez un peu de confiture sur le menton, attendez, je vais l’enlever, continua Simus en tendant la main vers le visage de la jeune fille.
Celle-ci fit un bond en arrière et cria quelque chose à Simus, l’air courroucé. Elle ramassa sa tartine et quitta la salle à manger à grandes enjambées. Les garçons explosèrent de rire devant la mine déconfite de Simus. Seul Victor ne semblait pas trouver la scène amusante.
- Si tu veux mon avis, elle ne parlait pas anglais, suggéra Tom.
- C’est bien ma veine, fit Simus en cherchant des yeux une nouvelle victime susceptible de succomber à son charme international.
- Hé les garçons ! Bien dormi ? lança une voix derrière eux.
Jessica et Chibie s’approchaient à pas vifs.
- On essayait d’en apprendre plus sur le meurtre de la bibliothèque, les informa Florian comme elles s’asseyaient à table.
- Pas la peine, répliqua Chibie. On sait déjà tout. Jessica a passé un long moment avec Pierre, hier soir, ajouta-t-elle en donnant un coup de coude dans les côtes de son amie.
- Ah, c’est donc pour ça que tu n’es pas venue à la réunion ! remarqua Florian.
Jessica attendit que les autres Chercheurs de Vérité soient arrivés pour se lancer dans le récit de ce que Pierre lui avait raconté la veille.
- Ça s’est passé il y a environ…
Mais elle fut interrompue par la voix tonitruante de Madame Maxime qui réclamait le silence :
- Meu cheurs enfants, eucoutez-moi. Queulqueu choseu de treus grave vient de se passeu…

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Le bien et le mal n'existent pas! Il n'y à que le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher!!
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MessagePosté: 13 Aoû 2006 17:25 
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Localisation: En train de lire un livre "Le Paradis de la drague"
« Il y a un intrus dans notreu eucole ! »
Abasourdis, tous les élèves regardaient la directrice qui paraissait fatiguée.
« Notreu professeur de potion, Madeumoiselleu Meunier a vu ce matin un eulève rôdé autour deu son bureau. Lorsqu’elle lui a demandeu ce qu’il faisait, il l’a attaqué. Par chanceu ses blessures ne sont queu superficieulles et après vérification ,nous nous sommeus aperçus que ceut eulève n’était ni de Beauxbatons ni de Poudlarde. Il a une quizaineu d’anneu, poursuivit Madame Maxime qui couvrit les nombreux chuchotements, il est grand, minceu, a les yeux marrons, et les chevaux bruns…
-Pierre! » s’écria Jessica sous le regard de ses camarades de Poudlard.
La jeune fille s’était levée d’un bond, les yeux écarquillés, les mains tremblantes.
« Vous, suivez-moi » ordonna le professeur Maxime au groupe des chercheurs de vérité tandis que les autres élèves présents dans la salle regardaient Jessica d’un air soupçonneux tout en parlant à voix basse.
Après quelques minutes de marche, où les chercheurs de vérité s’étaient mis à trottiner pour pouvoir suivre le rythme imposé par la directrice, ils arrivèrent dans un bureau gigantesque, éclairé par une demi-douzaine de lustres en cristal, où se trouvaient déjà le professeur Dumbledore, le professeur Rogue, et le professeur Meunier, qui malgré un bras en écharpe et quelques coupures au visage ressemblait étrangement à Mme Rosmerta.
« Il semblerait que vous aillez été suivis, ma chère Madame Maxime, dit Dumbledore en regardant les sept élèves de Poudlard entrés dans le bureau de la directrice et en reposant un journal qu’il tenait à la main.
-C’est moi qui les ai amenés, Dumbleudoreux. Ceutte filleu, ajouta t’elle en pointant vers Jessica un index de la taille d’un double décimètre, a reconnu l’étranger…
-Ah, mlle Rincevent…bien, ajouta t’il en se levant de sa chaise et en se dirigeant vers la Serpentarde. Ressemblait t’il à ça, lui demanda t‘il en tendant le journal qu’il lisait quelques instants auparavant.
-Euh…. oui, oui c’est lui, c’est bien Pierre
-Dumbleudoreux, qu’est ce que cet individu fait dans un journal moldu ?
-Connaissez-vous son nom de famille, demanda le directeur de Poudlard à l’adresse de la jeune fille en ne prêtant pas attention à l’air menaçant que lui lançait la directrice de Beauxbatons. Il s’appelle Damien Dodane, ajouta t’il voyant que la jeune fille ne répondait pas. Il a disparu il y a trois jours dans la région de Lille et, poursuivit-il en parcourant l’article des yeux, il semblerait qu’il s’agisse d’une fugue…J’ai bien peur que le pauvre garçon ne soit pas parti de son plein gré
-Nous avions leuvé les deufenses du château pour peurmeuttre à votreu bus d’entrer dans le parc, mais tout de meume…Vous vouleu dire que l’individu qui s’est introduit dans ceut eucole était un moldu ?
-Ou un sorcier ayant pris son apparence, commença Rogue, mais il fut interrompu par le professeur Meunier.
-Ca voudrait dire qu’il cherchait les ingrédients pour préparer du polynectar dans mon bureau ? Mais c’est stupide, il faut un mois pour que la potion arrive à maturité.
-Monsieur le directeur, vous vous rappelez qu’il y a un mois quelqu’un avait forcé l’entrée de mon bureau…
-Oui, je m’en souviens, Severus, répondit calmement Dumbledore
-Nous parlerons de tout ceula après, trancha Madame Maxime. Avant ceula, je voudrais poser queulques questions à vos eutudiants, Dumbleudoreux. Pour queulles raisons l’avez vous appelez Pierre, demanda t’elle à Jessica avant que Dumbledore n’émette une objection.
-Nous, euh, l’avions rencontré le jour de notre arrivée, répondit Chibie qui était venu au secours de sa camarade. Il nous avait fait visiter le château, nous pensions qu’il était de Beauxbatons…
-Et nous, nous pensions qu’il était de Poudlard, acheva le professeur Meunier sous les regards intéressés de Simus, de Tom, et de Florian. Il paraît invraisemblable que quelqu’un ait pu berner tout le monde pendant deux jours
-Là n’est pas la queustion, coupa Madame Maxime qui reposa son regard sur les chercheurs de vérité. Il n’a feu que vous montrez le château, demanda t’elle d’un ton impérieux
-De quoi avez vous parlez, intervint le professeur Dumbledore en lançant un regard pénétrant à chaque chercheur de vérité et en s’attardant tout particulièrement sur Jessica.
-De choses sans intérêt, répondirent Simus et John en même temps.
-Bien, bien, vous pouvez vous en aller, dit le directeur après quelques secondes de silence, et avant que Madame Maxime n’ajoute quoi que ce soit, il reprit d’une voix forte :
« Severus, s’il vous plait, retournez à Poudlard et allez chercher le professeur Martin. Dites-lui que je l’attends ici, à Beauxbatons.
-Charles Martin enseigne à Poudlard, demanda le professeur Meunier visiblement surprise
-Monsieur le directeur, le professeur Martin est sûrement toujours en convalescence
-Ca n’a pas d’importance, Severus, je tiens à ce que vous soyez tous les deux ici jusqu’à notre retour à Poudlard »
Le professeur Rogue fit signe aux sept étudiants de le suivre et au moment où Florian tentait vainement de refermer la lourde porte du bureau, il entendit les voix des deux directeurs qui résonnaient.
« Meu enfin Dumbleudoreux, de toute euvidence, ceutte fille le connaît.
-De toute évidence, ma chère madame Maxime, elle croyait le connaître. »

Après avoir raccompagné les sept adolescents jusqu’à l’entrée du réfectoire, le professeur Rogue continua à marcher en direction du hall, les laissant totalement libre de commenter ce qu’ils venaient d’apprendre. Au moment où Florian allait donner son avis, il fut percuté par ce qui semblait être une jeune fille.
« Alicia, c’est toi, demanda t’il en se massant l’épaule.
-Qui veux tu que ce soit, on vous a cherché partout. C’est vrai ce que l’on raconte ? »
Tom entreprit alors de raconter à Alicia et à Lyra tout ce qui c’était passé dans le bureau de la directrice mais il lui avait fallu l’aide d’une Chibie particulièrement énervée pour n’oublier aucun détail.
« Alors comme ça, il n’y a jamais eu de Pierre en cinquième année à Beauxbatons, conclut Lyra. Mais, d’après Jessica il savait beaucoup de choses sur cette école, non ?
-Oui, et il la connaissait vu qu’il nous a fait visiter, moi et Jessica.
-Pourtant rappelez-vous, il avait dit que les cours d’histoire de la magie étaient passionnants lança Victor en consultant son carnet à la manière d’un chercheur de trésor.
-C’était peut être juste de l’humour, commenta Florian. Au fait Jessica, il t’a parlé du meurtre de la bibliothèque ?
-Ca va Jessica, demanda John en voyant que la Serpentarde continuait de fixer ses chaussures
-Il…il m’a demandé d’aller au bal avec lui, répondit-elle les larmes aux yeux …Et j’ai dit oui…acheva t’elle avant de se laisser tomber le long du mur.
-De toute façon ce n’est peut être qu’un tissu de mensonges. Après tout, il n’était pas celui qu’il prétendait être, alors je pense que ce n’est pas très important.
-Jessica m’a raconté ce qu’il lui avait dit, marmonna Chibie qui essayait de consoler son amie. Apparemment…
-Ca s’est passé il y a environ vingt ans, coupa Jessica d’une voix faible. Un matin, on a retrouvé le concierge de l’école pendu dans la bibliothèque. Et sur le mur, il y avait marqué, en rouge, une vie pour une vie et la tienne en premier.

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MessagePosté: 24 Sep 2006 19:54 
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Inscription: 27 Juil 2005 16:49
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Alors que Jessica commençait son récit, Chibie leur rappela qu’ils étaient tous attroupés dans le couloir et que niveau discrétion ce n’était pas d’un très haut de niveau. De plus les événements de la journée les avaient tous fatigués et une bonne nuit de sommeil les remettrait sûrement d’aplomb pour écouter le récit de la jeune fille. S’il y avait bien une personne qui avait besoin de repos c’était Jessica qui semblait ne pas se remettre de la révélation. Sur le chemin de leurs lits respectifs, Chibie essayait de dérider son amie mais il semblait que cela ne soit pas possible, elle était sous le choc. Et n’arrêtais pas de répéter qu’elle aurait dû se méfier. Comment avait-il réussi à la berner elle, une sepentarde ? Chibie la rassurait en lui disant que tout le monde avait aussi cru à son histoire, alors elle n’avait rien à se reprocher.
Tous les chercheurs de vérité s’endormir avec la conviction qu’il fallait vraiment en finir avec cette histoire qui n’entraînait que malheur sur malheur.
Le lendemain ils décidèrent tous de se retrouver à l’heure du déjeuner dans le parc de l’école, bien moins majestueux que celui de Poudlard cru bon de rajouter Victor.
La matinée fut longue pour tous, surtout que malgré une nuit de sommeil, personne n’avait oublié l’évènement de la veille, au grand désespoir de Jessica surtout. Tous les élèves se retournaient sur son passage, sa seule consolation était de ne pas comprendre les paroles des autres élèves. A la fin de la matinée une murmure courrait dans les couloirs mais les élèves de Poudlard bien que aidé de leur traducteur attitré ne comprenait pas vraiment tous. Ils eurent l’explication à l’agitation qui les entourait lorsqu’ils aperçurent leur professeur de défense contre les forces d mal dans le couloir. Ils coururent à sa rencontre, ils paraissaient fatigués, peu affable et même de très mauvaise humeur. Ils ne leur lança qu’un simple bonjour et prétendis qu’il avait un obscur rendez-vous pour se débarrasser des élèves. Les uns après les autres ils se lancèrent les regards interrogateurs, peu habitués à une attitude semblable de leur professeur. Mais ils durent repartir pour les cours et se promirent de bien parler dès qu’ils se retrouveraient.
Comme convenu pendant le déjeuner ils firent bande à part et s’assirent tous au pied d’un grand arbre. Simus ronchonnait car « il mourrait de faim » mais il du reconnaître que la nourriture de l’école n’était pas vraiment terrible donc c’est vrai qu’il ne loupait pas grand-chose.
Puis tous se mirent a parler en même temps :
- Vous avez vu le professeur Martin ?
- Il ne nous a jamais renvoyé comme ça !
- Vous croyez que c’est le voyage qui la fatigué autant ?
-Rogue n’avait pas parlé qu’il était en convalescence ?
Dans se brouhaha on n’entendait plus vraiment grand-chose, mais d’un seul coup comme s’ils venaient de comprendre qu’ils n’arriveraient à rien comme ça ils se turent tous et John demanda a Jessica de raconter son histoire.
- Ce n’est peu être que des mensonges mais il m’a dit qu’il y avait un consierge avant dans cette école qui un beau matin avait été retrouvé pendu dans la bibliothèque, comme je vous l’avait déjà dit, il n’était pas adoré des élèves mais cet évenement à quand même choqué beaucoup. A côté il y avait cette inscription, et deviné qui était sur les lieu à l’époque ?

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"I don't believe it! I don't believe it!Oh , Ron, How wonderful! A prefect! That's everyone in the family!"What are fred and I, next-door neigbours?"said george


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MessagePosté: 27 Sep 2006 14:41 
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Localisation: Assis dans un fauteuil de la salle commune de Serdaigle avec Cho dans les bras
Un silence se fit dans le groupe des chercheurs de vérité, tous attendaient la fin de la phrase de Jessica.

-Le professeur Martin, répondit Victor.

- Comment le sais-tu ?

-La déduction est facile, qui est français, ayant plus de vingt ans. La question qu’on peut se poser est, que faisait le professeur Martin dans un collège ou il n’enseignait pas ?

-Cela n’a aucun rapport avec les meurtres de Poudlard et celui de la bibliothèque. Nous savons que le concierge a été pendu, tandis qu’a Poudlard c’est un avada qui a tué nos amis.

-Je pense que de nouvelles recherches sont nécessaires afin de savoir si les meurtres ont un lien entre eux. Déclara Jessica.

- Que proposes-tu ? demanda Chibie

-Plusieurs chose, John et Alicia, vous allez à la bibliothèque faire des recherches sur les meurtres et sur Damien Dodane, celui qui a pris son apparence ne l’a pas fait par plaisir, je suis sur qu’il est mêlé à cette histoire. Nous autres nous allons faire de l’ouverture vers l’international, afin de connaitre Beauxbatons et son histoire.

-Jessica, pourquoi ne pas aller tous à la bibliothèque ? demanda méchamment Victor.

-John est le seul à maitriser la langue française. J’ai proposé Alicia afin qu’elle note les traductions que fera ton préfet. Répondit Jessica agacé par le ton employé par Victor

La sonnerie de reprise des cours se firent entendre et le groupe se dépêcha d’aller en cours de défense contre les forces du mal.

Rapidement le professeur Martin pris les choses en main en faisant faire des duels entre élève Français et Anglais.

Simus était aux anges, son adversaire, une brune aux yeux marrons à peine plus petite que lui, lui souriait. Il s’approcha de l’estrade en murmura à Tom :

-Si je la laisse gagner elle ne refusera pas d’aller au bal avec moi.

Rapidement le duel commença, John s’approcha de Tom afin de savoir ce que Simus lui avait dit.

Simus envoya un expelliermus que la jeune française évita sans problème. Celle ci riposta et Simus fut pétrifié. Sous les applaudissements des français et de John.

Le professeur de défense mit fin au sort qui bloqué Simus. Le cour continua de telles sortes qu’au final les français avaient gagné neuf des quinze rencontres prévues.

A la fin du cours Simus s’approcha de son adversaire et demanda en français en décrochant chaque syllabe, tandis que John rigolai franchement.

- Veux aller bal moi ?

La jeune fille se tourna vers John et demanda dans un anglais parfait :

-Dit moi John, il parle toujours ainsi ?

Les chercheurs de vérité se regardèrent ébahi, alors que le Serdaigle se mit à rire.

-Seulement quand il vient de se faire ridiculisé par une si jolie française.

Après cette phrase à l’apparence anodine, les deux jeunes gens tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Après quelque instant, John se tourna vers ses amis et déclara :

-Je vous présente ma cousine, Caro. Caro voici Simus, qui veux aller au bal avec toi, Tom le grand blond, Jessica la blonde, Alicia la brune, Florian le grand costaud et Victor brun tout maigre.

Une fois l’appréhension passé, Simus s’avança et déclara :

-Alors ta réponse pour le bal ?

La cousine souria et déclara :

-Désolé mais j’ai promis à mon copain d’y aller avec lui, mais je dois avoir quelques amies qui n’y vont avec personne. Si cela vous intéresse, vous savez ou me trouver

Elle se tourna vers son cousin et déclara en français :

-Bien sur, cher cousin, je te réserve une danse.

-Rien ne me fera plus plaisir, ma chère cousine.

La française s’éloigna avec un immense sourire sur les lèvres, tandis que les compagnons se séparèrent comme prévu lors du repas du midi.

Alicia et John se mirent donc en route vers la bibliothèque, et après une demi heure à avoir parlementé avec le bibliothécaire, celui-ci leur permis de rentrer. Les recherches se firent par thème, d’abord le meurtre du concierge. La liste des suspects de cet assassinat était aussi longue que la barbe de Dumbeldore. La seule chose qui soulagea John était que selon cette liste, le professeur Martin n’était pas suspect.

Ensuite John pris les archives des élèves présents il y a vingt ans, là encore le cousin de sa grand mère n’était pas inscrit en temps qu’élève.

Soudain une voix française se fit entendre de l’autre côté de l’allée d’étagère :

-Ce polynectar a vraiment gout affreux…

John fit signe à Alicia de le suivre et ils firent le tour des étagères pour se rendre compte que l’allée était vide.

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Jojo

"Ne nous pose pas de questions et nous ne serons pas obligé de te mentir"(Fred à l'attention d'Hermione tome5)

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MessagePosté: 23 Oct 2006 1:03 
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Après le départ de John et Alicia, les chercheurs de vérité se dispersèrent ; Jessica lança un rapide coup d’œil à Chibie puis toutes deux se dirigèrent vers le réfectoire. Rapidement, Jessica prit la parole :
« J’ai une idée. Tu te rappelles du garçon qu’on avait pris pour un ami de Pierre, au premier déjeuner ?
- Vaguement… un blond, c’est ça ?
- Oui ; il faudrait qu’on lui parle. Il aura peut-être une information intéressante sur Pierre… ou qui que ce soit qui ait pris son apparence, ajouta-t-elle après un silence.
- Tu crois ? Si ça se trouve, il ne parle que français. Ca va être facile, pour se faire comprendre ! répondit Chibie, dubitative.
Les jeunes filles entrèrent dans le réfectoire et parcoururent du regard les différentes tables.
- On verra bien. Regarde, il est là !
Le garçon était assis à la même table que le premier jour, en compagnie de camarades. Quelques places libres se trouvaient à côté de lui : Jessica et Chibie s’y assirent, puis se tournèrent vers lui. Il semblait plongé dans une discussion animée et ne les avait pas remarquées. Chibie signala leur présence par une légère toux. Le garçon se retourna et resta quelques instants à les observer. Jessica ne s’étonna pas de cette attitude : depuis la révélation concernant Pierre, elle faisait l’objet d’une attention soutenue, comme si elle détenait la vérité au sujet de cette histoire ; pourtant, elle aurait donné cher pour savoir qui était réellement ce Pierre qui l’avait trompée…
« Bonjour ! Voici Chibie, et je suis Jessica. Tu te rappelles de nous ? Nous étions près de toi lors du premier repas…
Le garçon la regarda avec un air d’incompréhension puis se tourna vers son voisin, qui éclata de rire puis prononça quelque chose en français. Il ajouta ensuite, à l’attention des deux filles :
« Kevin ne parle pas anglais. Je crois que je vais devoir m’improviser traducteur ! »

Une demi-heure plus tard, Jessica et Chibie sortirent du réfectoire. Leur discussion avec Kevin par le biais de Sacha, le traducteur, ne leur avait apporté aucun indice : Pierre s’était fait passer pour un élève anglais aux yeux de Kevin et ne lui avait dit que quelques banalités. Si elles n’avaient pas obtenu ce qu’elles espéraient de cette conversation, elles avaient toutefois trouvé un cavalier pour le bal… Chibie sentit soudain une main sur son épaule : en se retournant, elle aperçut Lyra qui se pencha vers les deux jeunes filles pour leur dire :
« Réunion ce soir… apparemment Alicia et John ont quelque chose d’important à nous dire. »
Afin de ne pas attirer l’attention, elle accéléra le pas et les deux serpentardes se retrouvèrent à nouveau seules.
« Ils ont peut-être trouvé le nom du meurtrier du concierge, à la bibliothèque… pensa à voix haute Jessica.
- Et avec un peu de chance, c’est la même personne que pour les meurtres de Poudlard : on va enfin savoir qui est le meurtrier, et on pourra aller au bal sans arrière pensée !
- Tu ne crois pas que tu vas un peu vite ? S’amusa Jessica en voyant l’enthousiasme de son amie. Si au moins ils ont un indice, ça nous permettra de rebondir… j’ai l’impression qu’on s’enlise depuis Pierre…
Chibie lança lui lança un regard, puis répondit d’un ton apparemment détaché :
- Au moins, on a trouvé un cavalier… C’est plutôt une bonne chose !
- Oui, dit Jessica avec un sourire.

L’après-midi était consacré à un cours d’histoire de la magie suivi d’un cours de sortilèges : ce dernier fut un véritable casse-tête pour les anglais, le professeur ne maîtrisant que fort peu cette langue ; la majeure partie des deux heures, les élèves tentèrent de deviner ce que disait le professeur, sous l’air franchement hilare des français.
Le repas du soir fut rapidement englouti, chaque chercheur ne pensant qu’à la réunion qui devait suivre. Après un bref coup d’œil les uns aux autres, ils sortirent par petit groupe pour se retrouver dans la chambre des garçons. Lorsque Chibie et Jessica entrèrent dans la pièce après s’être assurées que personne ne traînait dans les environs, Simus et Tom étaient déjà présents. Les autres arrivèrent progressivement, et bientôt il ne manqua plus qu’Alicia et John. Les chercheurs s’étaient assis sur les lits et parlaient de leur journée et des recherches effectuées.
« Espérons que ce qu’Alicia et John auront à nous dire sera plus intéressant que ce qu’on a trouvé, Florian et moi… se lamentait Lyra.
- Pourquoi ? Qu’est-ce que vous avez trouvé ? demanda Victor
- Ben, justement… rien ! avoua Florian, qui ajouta en voyant le regard supérieur de Victor : et toi ?
- Oh, tu sais, deux trois choses… répondit-il, évasif. A priori pas très importantes…. Bon, ok, ok, rien non plus ! Finit-il par ajouter en voyant tous les chercheurs le dévisager. Mais ce n’est pas de ma faute, c’est leur château qui est un vrai labyrinthe, du coup j’ai perdu un temps fou à chercher mon chemin !
- Et bien, quelle équipe ! S’amusa Chibie. Et vous deux ?
- Rien, répondit Tom.
- Pareil. Et pourtant, j’ai approché plusieurs filles ! Mais aucune ne comprenait lorsque je leur demandais si elles voulaient aller au bal avec moi. C’est désespérant… dit Simus.
Les autres éclatèrent de rire devant son air maussade.
- Il ne reste plus que vous deux, dit Tom.
- On est allé voir le garçon qui était à côté de Pierre, au premier repas. Mais ça n’a rien donné, il ne parlait pas anglais, répondit Jessica.
- Par contre, on a trouvé des cavaliers, nous ! ajouta Chibie, en lançant un regard moqueur à Simus. Jessica y va avec Sacha, et moi avec Quentin ! Ils nous servaient de traducteurs pour parler au garçon. Tu vas devoir te dépêcher, Simus, on est vendredi soir, et le bal c’est dimanche !
- Sacha, tu dis ? Tu as remarqué un comportement anormal ? Une tendance à boire une mixture toutes les heures, peut-être ? demanda sournoisement Simus à Jessica.
- Ca c’est mesquin ! répliqua-t-elle, en lui lançant un oreiller à la figure.
La conversation s’était transformée en une bataille d’oreillers quand Alicia et John les rejoignirent.
- Hola ! Qu’est-ce qui se passe ici ? Demanda John, avant de se recevoir un oreiller dans le ventre.
- Je rêve… c’est comme ça que vous enquêtez ? Ajouta Alicia, éberluée.
Petit à petit, les autres se calmèrent et se turent afin de les laisser parler. Ils se rassirent tous.
- Bon… comme vous le savez, John et moi sommes allés à la bibliothèque pour faire des recherches sur le meurtre du concierge.
- Vous avez trouvé quelque chose ? Le coupa Victor.
- Non, rien, répliqua-t-elle, agacée d’être interrompue.
- Rien ? Mais tu m’as dit que tu devais nous parler de quelque chose d’important ! S’étonna Lyra.
- Justement, expliqua John. Ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on a trouvé : c’est plutôt ce qu’on n’a pas trouvé.
- Alors là, je suis paumé… dit Florian, penaud. Si j’ai bien compris, vous n’avez aucune piste, et c’est censé être une bonne nouvelle…
- Si vous arrêtiez de nous interrompre toutes les dix secondes, on pourrait peut-être vous expliquer ! S’énerva Alicia. Oui, on n’a rien trouvé, et oui, c’est important. Vous ne comprenez pas ? Un meurtre est censé s’être produit ici il y a vingt ans, et personne n’en parle ! On n’en a trouvé absolument aucune mention !
Les autres commençaient à comprendre.
- Vous voulez dire… que Pierre – enfin, le faux Pierre… a menti ? murmura Jessica. Mais pourquoi…
- C’était ce qu’on se demandait quand on a entendu une voix, ajouta John. Quelqu’un qui parlait de polynectar : il se plaignait de son goût.
- Quoi ?! Vous avez vu la personne qui s’est fait passer pour Pierre ? Demanda Tom, d’un ton ahuri. Qui c’est ?
- Malheureusement non : quand on a atteint l’allée d’où venait la voix, il n’y avait plus personne.
- Mais vous avez reconnu la voix ? Vous savez au moins si c’est un homme ou une femme ?
- Non, la personne semblait s’être étranglé en buvant quelque chose, sa voix était saccadée. A priori, je pense que c’était plutôt une voix d’homme… et il a parlé en français.
Tous se turent pour réfléchir, puis Florian prit la parole.
- Ok, récapitulons. Pierre a orienté Jessica, et nous tous par conséquent, vers une fausse piste. Et l’usurpateur, apparemment un français - ou au moins quelqu’un qui connaît le français - est encore présent ici. D’une certaine façon, c’est plutôt une bonne nouvelle, non ? S’il est là et qu’on fait attention, on pourra découvrir qui c’est !
- Non, ce n’est pas une bonne nouvelle, répondit Alicia d’un ton sombre. Souviens-toi de ce qu’il a dit : le polynectar a un mauvais goût. Et s’il semblait avoir bu quelque chose juste avant de parler…
- Il a encore du polynectar ! Il a dû prendre l’apparence de n’importe qui… dit Jessica, consternée.
- Exactement. Et il sait également qui on est, et ce qu’on recherche ; et il était prêt à prendre de gros risques pour nous aiguiller vers une fausse piste sous l’apparence de Pierre, ajouta John. Peut-être parce qu’on se rapproche dangereusement de la vérité…
- Vous croyez que s’il s’aperçoit qu’on ne mord pas à l’hameçon, il…
- tuera l'un d'entre nous ? S’il s’agit du meurtrier de Poudlard, ce n’est pas un meurtre de plus qui lui fera peur, je pense, répliqua Alicia, désabusée. Je pense qu’il va falloir faire très, très attention aux personnes qui nous entourent, même à nous-mêmes. S’il prenait l’apparence de l’un d’entre nous sans qu’on s’en aperçoive, il pourrait tout découvrir…
- Il va aussi falloir faire semblant de s’intéresser au pseudo meurtre du concierge. Tant qu’il croit que l’on n’est pas une menace imminente, on peut espérer un sursis…
Les chercheurs allèrent se coucher en silence ; la bonne humeur d’il y a une demi-heure semblait bien lointaine, à présent…

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