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 Sujet du message: Interview de JKR - 16 Juillet 2005 - Château d'Edimbourg
MessagePosté: 16 Nov 2005 1:49 
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Interview de JK Rowling, donné le 16 Juillet 2005 à l'occasion de la sortie du tome 6, au château d'Edimbourg.






[Note de l’éditeur : cette conférence de presse comprenaient des reporters en herbes, des fans de 8 à 16 ans sélectionnés à travers le monde.]

Gillian MacKay pour BBC Radio Ecosse - Est-ce qu’il existe une question qu’on ne vous a pas posée mais dont vous attendez qu’on vous la pose, et quelle est-elle?

JK Rowling : On avait abordé ce sujet la dernière fois où j’ai donné une lecture du « Phénix » au Festival du Livre d’Edimbourg et j’ai dit qu’on ne m’avait jamais demandé pourquoi Voldemort n’était pas mort quand il a attaqué Harry. Est-ce que quelque un a déjà fini « le Prince de Sang Mêlé » ? Bien! Bon, ces personnes vont connaître la réponse maintenant. Mais avant, personne ne m’avait jamais demandé cela, ils demandaient toujours seulement comment Harry avait survécu, et j’avais dit explicitement que le sortilège avait rebondi sur Voldemort mais personne n’a pensé à demander pourquoi il n’était pas mort…

Alice Cudmore, Le Book seller - Combien d’heures par jour à écrire?

JK Rowling : ça dépend, je pense qu’à la fin du « Prince de Sang Mêlé », j’écrivais sûrement 8 heures par jour et j’aurais écrit plus longtemps mais à ce moment j’étais vraiment très enceinte et il arrive un point où on est absolument énorme, on doit se lever et marcher parce que ça devient vraiment inconfortable.
J’ai fait 10 heures par jour dans le passé, ce qui n’est plus tellement pratique avec une jeune famille, et je travaillais toute la nuit, ce que j’aimais vraiment faire, mais, encore une fois, ce n’est plus pratique avec une jeune famille.

Edward Hollet représentant W.H. Smith - Si Voldemort rencontrait un jour un Epouvantard, que verrait-il?

JK Rowling : La chose que Voldemort craint plus que tout est sa propre mort. C’est la quête de sa vie que de tromper la mort, donc il se verrait sûrement lui-même étendu mort sur le sol.

Bethan Roberts pour Le Supplément Educatif du Times - Dans le deuxième livre, si on voit un Basilic alors qu’on porte des lunettes, est-ce que celles-ci nous protègent? Et si c’est le cas, pourquoi Mimi Geignarde est morte, et si non, pourquoi n’est-elle pas restée en vie?

JK Rowling : C’est une très bonne question. Et on me l’a déjà posée. Je devais décider que les lunettes ne pouvaient pas nous protéger. Je le devais parce qu’il est évident il y aurait quelques personnes à Poudlard qui portaient des lunettes et j’ai pensé que cela pourrait me causer des ennuis au niveau de l’intrigue, donc j’a décidé que seules les lunettes ne pouvaient nous protéger.
Mais comme vous le savez, Colin avait été protégé par l’objectif de l’appareil photo, donc je pense que ça peut être critiqué, mais je me suis expliqué cela en disant qu’à chaque fois il regardait à travers un objectif, il ne voyait pas la chose directement, ce n’était pas dans sa ligne de mire…quand on voit à travers un appareil photo on regarde la lentille, c’est un peu tordu. Vous pouvez discutez de ça avec moi et je ne vous en voudrais pas mais c’est ainsi que je me le suis expliqué à ce moment.

Kirsten Weir pour Le Scotsman - Il y a eu beaucoup de discussions sur le livre en ce qui concerne le bien et le mal. Est-ce que vous avez l’impression que Harry Potter est un bon modèle pour une génération?

JK Rowling : Je vois Harry comme quelqu’un qui se bat pour faire e bonnes choses, qui n’est pas parfait, qui agit impétueusement comme on imagine agir quelqu’un de son âge, mais qui est une personne absolument très loyale, et une personne très très courageuse. Donc, comme il a beaucoup des qualités que j’admire le plus je dirais que c’est un bon modèle. Cela ne signifie pas que c’est un saint, mais franchement, qui l’est? Mais je pense que vous en voyez assez sur la vie intérieure de Harry, les réflexions de son esprit dans les livres, pour savoir qu’il est totalement humain, qu’il se démène pour être bon, ce qui est admirable je pense.

Michael Artist du Australian Sunday Telegraph - Est-ce que ça vous préoccupe, comme cela prend plus de temps pour écrire chaque livre, que certains de vos fans grandissent, notamment en s’éloignant de Harry Potter pour aller vers d’autres livres?

JK Rowling : Honnêtement, j’espère vraiment qu’il le font. Je ne dis pas que je veux être abandonnées par mes fans ni rien, mais si c’est le cas que certaines personnes laissent Harry pour d’autres livres alors rien ne pourrait me rendre plus fière, particulièrement si ces personnes n’étaient pas des amoureux de la lecture avant qu’ils ne rencontrent Harry Potter. En fait, ça ne prend pas plus de temps pour écrire chaque livre.
Il y a eu un vide de deux ans entre les trois derniers livres, entre « La Coupe » et « Phénix » et entre « Phénix » et « Le Prince de Sang Mêlé ». C’est parce que, en partie parce que, j’ai fait une pause à un moment car j’avais travaillé très dur pendant environ 8 ou 9 ans et en partie parce que j’ai eu 2 enfants de plus et je veux passer du temps avec mes enfants. Si j’ai perdu des fans à cause de l’attente, alors je devrai faire avec. J’ai été très heureuse de garder des fans aussi longtemps que je l’ai fait. C’est mon choix. Je ne peux pas être plus honnête que ça.

Rosa Jenkins pour The Observer - Qu’est-ce qui vous a poussé à commencer à écrire Harry Potter?

J’ai eu l’idée, comme je l’ai beaucoup dit avant, dans le train, et j’ai simplement tellement adoré l’idée que je n’ai pas pu attendre pour commencer à l’écrire, ce qui est le mieux. Iris Murdoch disait qu’écrire était comme se marier, on ne devrait pas se compromettre avant de réaliser sa chance. C’est ainsi que je l’ai ressenti pour Harry.

Alice Gurney pour Le Daily Gerald - Dans tous les autres livres, ça commence quand Harry est chez les Dursley et ensuite va à l’école mais dans ce livre ce n’est pas comme ça. Est-ce qu’il y a une raison particulière pour ça?

JK Rowling : Il y a un autre livre ou je n’ai pas commencé du point de vue de Harry, qui est « La Coupe de Feu ». Si vous vous rappelez vous débutiez dans la maison des Jedusor. Sans vouloir e dévoiler trop pour ceux qui n’ont pas encore lu « Le Prince de Sang Mêlé », j’essayais de dire dans les deux premiers chapitres du « Prince de Sang Mêlé » que le conflit est vraiment en train de s’élargir maintenant, en dehors du monde des sorciers. Ce n’est plus la bataille secrète de Harry pour être cru, tout le monde sait maintenant que Voldemort est de retour, tout le monde sait que beaucoup de personnes sont touchées et ils savent qui est derrière cela. Donc c’était un dispositif utile pour montrer ça.

George Moore pour le Times : Quel âge a Dumbledore?

JK Rowling : Pour moi, il a cent cinquante ans. J'ai dit auparavant que les sorciers, à moins qu'ils ne contractent une horrible maladie - ce qui arrive parfois... Quoi qu'il en soit, ils n'ont pas grandi ensemble - pour ceux qui n'ont pas entendu, il s'agit d'une question à propos du fait que Dumbledore et Flamel soient amis, et ce malgré cette différence d'âge ; Flamel était déjà envie il y a six cents ans. Ils sont devenus amis pendant la vie de Dumbledore, ils ne le sont pas depuis leur enfance, sinon Dumbledore serait un genre de personne assez rare.

GM : Alors quel âge a-t-il ?

JKR : Environ cent cinquante ans

Trisha Mittal pour le Hindustan Times India : Pourquoi l'horloge de Mrs Weasley indique-t-elle "En danger de mort" ?

JKR : Mrs Weasley a raison; Si vous ne voyez pas de quoi je parle, les Weasley possèdent une horloge dont chacune des neuf aiguilles représente un membre de la famille, et elle indiquent des choses comme "Au travail", "En voyage", etc. Et au début de ce livre les nauf aiguilles indiquent "En danger de mort". Mrs Weasley a raison, elle espère qu'à présent tout le monde est en danger, et elle est dans le vrai. Enfin, si les Mangemorts avaient de telles horloges, leurs aiguilles n'indiqueraient pas "En danger de mort". Mais les Weasley sont ce qu'on appelle des traîtres à leur sang ; en d'autres termes, ce sont des sang-pur qui se sont écartés du "droit chemin". Ils aiment bien les Moldus. Ils ne sont donc pas en très bonne place sur la liste des gens préférés de Voldemort.

Cara McKenzie pour Radio Forth : Chaque année, depuis que Harry est arrivé à Poudlard, les professeur de défense contre les forces du mal est mort ou a démissionné. Est-ce que ça signifie que quelque chose empêchera Rogue d'être professeur de défense contre les forces du mal dans le tome 7 ?

JKR : Oui. Je ne peux rien dire de plus, parce que c'est une très bonne question et tout le monde voudrait en connaître la réponse, mais j'en dévoilerais trop. Mais de toute évidence, il en faudra un nouveau.

Vhari Leishman pour Bloomsbury.com : A la fin de ma lecture, je me suis demandé si l'on aurait un aperçu de la vie post-Voldemort de Harry et Hermione, un épilogue ou un livre d'accompagnement - dans l'hypothèse qu'ils survivent au septième tome ?

JKR : C'est très bien, ça, de préciser que c'est une hypothèse. Je pourrais très bien tuer toute la bande. Non, je plaisante, pas la peine de m’envoyer des lettres. Il y a déjà un chapitre qui parle du destin des survivants, mais je le réécrirai quand j'arriverai à ce moment, parce qu'il a été écrit il y a des années, et que je savais à cette époque que je ne l’utiliserais pas tel quel, je me disais simplement : « Il faudra que j’arrive à ce point ». Alors oui, il y en aura un.

Rebekah Todd pour Teen Titles : Ecrirez-vous un autre livre de ce genre après ?

JKR : Je n’en sais rien, honnêtement, je ne sais pas ce que j’écrirai après Harry Potter. J’ai lu récemment dans le journal que j’écrirais des livres policiers. Première nouvelle, mais c’est une bonne idée, qui sait ? Je n’en sais vraiment rien. J’ai des trucs dans des tiroirs que je pourrais utiliser un jour, ou j’écrirai quelque chose de complètement différent. Pour le moment je ne peux pas le dire.

Kieran Wright pour Amazon : Je suis de Bristol, et j'ai entendu dire que vous veniez de Winterbourne ?

JKR : En effet.

KW : Y a-t-il un personnage ou un lieu que vous ayez tiré de votre temps passé à Bristol ?

JKR : Voyons voir... J'y ai trouvé le nom Potter, c'est le nom d'une famille qui habitait dans la même rue que nous. Il y avait une garçon et une fille, dans cette famille, et j'aimais bien ce nom. Je n'ai rien pris d'autre à cette famille. Mais j'avais neuf ans, huit ou neuf ans, quand nous avons quitté Winterbourne, alors je n'ai pas vraiment basé de personnages sur des gens de Winterbourne.

Megan Calcott pour le Daily Mirror : Qu'allez-vous faire quand aurez terminé le dernier Harry Potter ?

JKR : Ce que je vais faire de ma vie ? Il faut que je trouve un sens à ma vie après Harry Potter. J'aime bien passer du temps avec mes enfants, ce que je fais déjà, bien sûr, mais ce serait bien de passer encore un peu plus de temps avec eux. Je continuerai à écrire. Mais ce que j'écrirai, je n'en sais rien. Et il faudra que je surmonte le choc lorsque j'aurai réalisé que Harry ne fait plus partie de ma vie. Ce sera vraiment un choc, parce que j'ai écrit sur lui pendant quinze ans, et quand j'aurais terminé ça fera seize ou dix-sept ans - je ne sais pas quand le septième tome sera publié. Mais ce sera un déchirement.

Madeleine Farquhar pour le Globe and Mail, Australie : Ma tante est écrivain, et elle écrit toujours le même genre de livres. Si vous écrivez autre chose, est-ce que ce sera toujours du fantastique ?

JKR : Ce dont je suis certaine, c'est que je ne pense pas écrire d'autres livres fantastiques. La raison à cela, c'est que jusqu’à présent j’ai écrit une histoire fantastique très longue, qui sera encore plus longue une fois terminée, et j'ai mis mes meilleures idées dans Harry Potter ; si j'écris une autre série fantastique, j’aurai l'impression que c'est du deuxième choix. Et j'aime tellement les personnages que j'ai mis dans Harry Potter que je pourrais avoir le sentiment de les trahir en écrivant autre chose de fantastique. Je préfèrerais que ce soit ma seule et unique oeuvre de ce genre.

Declan Peter pour “Scotland on Sunday”: Quels livres lisiez vous quand vous étiez enfants et vous ont-ils inspiré pour écrire Harry Potter ?

JK Rowling: Je l’ai déjà dit, et je l’ai écrit, je lisais Paul Gallico et Elizabeth Goudge. J’ai lu beaucoup de choses que ma mère m’a donné ; par exemple Enid Blyton, qui est mon auteur préféré mais quand j’étais jeune je lisais des trucs comme « The Famous Five ». Laissez moi réfléchir, quoi d’autre ? En réalité je n’ai pas lu beaucoup de fantastique, chose curieuse, et bien que j’ai lu les livres « Narnia », je n’ai jamais fini la série, je n’ai jamais lu le livre final et je ne l’ai toujours pas lu.

Peut-être devrais-je retourner en arrière et compléter mon éducation. Mais j’ai lu beaucoup de livres pour adultes, et ma mère ne me l’a jamais interdit, on ne m’a jamais interdit de lire quoi que ce soit dans la bibliothèque, alors j’ai lu tout et n’importe quoi. Je n’ai pas simplement lu des livres pour enfants.

Jasmine Lane pour le “Sunday Mail” de Brisbane: Combien de pages avez-vous prévu pour le 7ème livre, et pensez-vous finir Harry Potter ou laisser la fin ouverte à l'avenir ?

JK Rowling: Je ne sais pas encore vraiment de quelle longueur sera le 7ème tome, bien que j’ai un plan, je ne l’ai pas encore tracé chapitre par chapitre, donc je ne peux pas vraiment vous dire. Je ne pense pas qu’il sera aussi long que « l’Ordre du phoenix », mais je me réserve le droit de le faire aussi long si je le veux. Si je vais finir Harry Potter ? Je ne peux probablement pas vous le dire je suis désolé.

Francesca Donnelly pour “Borders”: Dans Harry Potter et le prince de sang mélé, Harry et ses amis ont beaucoup grandi. Qu’avez-vous ressenti de ce changement vers l’age adulte tout au long du lire et regrettez-vous la perte de leur innocence d’enfant ?

JK Rowling: Je ne regrette pas la perte de l’innocence d’enfant parce que j’ai toujours trouvé légèrement sinistre quand vous lisez un livre pour enfant dans lequel l’enfant n’est permis d’avoir aucun sentiment romantique ni de se mettre en colère, en d’autre terme d’être un être humain normal.

Je pense que dans l’ordre du phoenix vous les avez vu grandir, vous les avez vu grandir petit à petit dans toute la série. Certainement que l’un des trois (nb : entre harry, ron et hermione) grandi beaucoup plus vite, il a toujours été le plus immature à quelques égards et fait un grand saut en avant et c’était quelque peu intentionnel.

Peter O'Brien pour “Easons Ireland: Allez vous introduire de nouveaux personnages dans le dernier tome?

JK Rowling : Il y aura quelques personnages que vous ne connaissez pas particulièrement bien, et il peut y avoir un peu de nouveaux personnages, mais personne de vraiment important. Vous connaissez très bien la liste principale des personnages à présent.

Zoe Brennan du SUN – Si vous pouviez être quelqu’un dans l’histoire, qui voudriez vous être et pourquoi ?

JK Rowling : N’importe qui dans l’histoire ?

Zoe Brennan - Oui

JK Rowling : Oh mon dieu. Vous voyez, les gens que j’admire le plus, sont des gens comme Jane Austen, je ne pense pas qu’il ait eu une vie particulièrement heureuse, aussi je ne voudrais pas vivre leur vie. Quand tu veux être égoïste, tu peux choisir quelqu’un comme Henry 8, qui n’a vécu que pour le plaisir, mais je ne veux pas de cette vie là non plus.

Pour être honnête avec vous, je suis une personne très heureuse, et je ne pense pas vouloir être quelqu’un d’autre en ce moment.


Emmy Chahal for CBC, Canada – J’aurais juste voulu savoir quel était le meilleur conseil que vous pourriez donner à quelqu’un qui souhaite devenir écrivain?

JK Rowling : Lire autant que vous pouvez, je pense qu’il n’y a rien de plus important, parce que c’est comme ça que vous comprendrez ce qui fait une bonne histoire, mais bien sûr c’est très subjectif. Vous aurez sûrement une phase où vous imiterez vos écrivains favoris et je pense que c’est nécessaire et un bon moyen d’apprendre.

Après cela, vous devez simplement accepter que cela demande énormément de persévérance, et il faut le mériter…vous ne serez probablement pas fier de 90% de ce que vous écrirez, mais un jour vous écrirez une page que vous aimerez et vous construirez la-dessus.


Sam Howells pour le Sunday Mirror – Est-ce qu’il y a certaines personnes, auteurs ou expériences d’enfant qui ont influencé votre talent et votre style d’écriture dans les livres pour enfants.

JK Rowling : Vous voulez dire un autre auteur?

Sam Howells – Oui

JK Rowling : Je ne pense pas que ce soit un seul auteur. Je l’ai dit avant, il y a une écrivaine qui s’appelle Elizabeth Goudge qui a écrit « The little White Horse ». Elle détaillait minutieusement ce que chaque personne mangeait. C’est pour cela que le festin de noël à Poudlard est autant détaillé, je pense. Je ne sais pas ce que cela révèle à propos de moi, le fait que je sache ce que mangent les personnages. Je pense que personne ne m’a directement influencé d’une manière plus forte que cela, je suis désolée.

Katie MacDonald pour le Edinburgh Evening News – Est ce qu’il y a quelque chose que vous auriez écrit dans les livres 1 à 5 que vous auriez aimé pouvoir changer pour l’intrigue d’Harry Potter et le prince au sang mêlé ?

JK Rowling: J’écris maintenant Harry Potter depuis 15 ans, donc j’ai eu beaucoup de temps pour redéfinir l’intrigue, et la forme de narration, donc je ne pense pas que je voudrais changer quelque chose.

Ross Cowan pour Scotland Today - Quel était votre livre préféré lorsque vous étiez enfant?

JK Rowling: Mon livre préféré, ça changeait fréquemment. Il y en a tellement. Un livre que j'ai vraiment aimé et que ma fille a vraiment apprécié... c'est Manx Mouse de Paul Gallico, un livre pour les enfants de bas âge. Je pense toujours que c'est un très bon livre avec une bonne intrigue. Jetez-y un coup d’œil si vous aimez les choses qui sortent de l'ordinaire.

Karis Ronaldson pour Historic Scotland Magazine - les films Harry Potter ont-ils répondu à vos espérances ?

JK Rowling: Oui. Je veux dire que qu'il y a évidemment des choses qui ne sont pas identiques aux livres mais c'est parce que si vous faisiez chaque scène du livre en film, les films dureraient environ 24 heures chacun. Donc ils ont dû couper et arranger légèrement certaines choses. Mais ils répondent généralement à mes espérances.

J’ai déjà parlé du fait de marcher dans la Grande Salle. J'ai travaillé avec Chris Columbus, le directeur des deux premiers films, et il m'a demandé à plusieurs reprises à quoi ressemblait certaines choses, c’était vraiment comme parcourir ma propre vision des choses, c’était une expérience très particulière.

Helen Carron pour ITV - Mes personnages préférés sont Fred et George, parce que, ensemble, ils sont vraiment amusants et j'aime beaucoup les inventions qu'ils ont fait, ma préférée étant les oreilles extensibles. Quelle est l'invention de la boutique des Weasley que vous préférez et pourquoi?

JK Rowling : Ce que je préfère de la boutique de farces, c’est « Rêve éveillé », vous savez, quand vous revivez un rêve éveillé pour échapper à vos cours, ce que je pourrais faire assez facilement sans avoir recours à la magie tout comme beaucoup d’entre vous j’en suis sûre, ils ont réussi à mettre en boite un rêve afin que vous l’utilisiez pendant un cours ennuyeux. C’est celui que je préfère.

Lizzy Artkinson pour The Gardian - Les parents de Harry sont mort mais il a reçu du réconfort grâce au miroir du Rised. Maintenant Sirius est parti, mais il n'y a plus aucun espoir de le revoir un jour, est-ce que les livres nous donnent une vision plus sombre et plus proche de la vraie vie?

JK Rowling: Eh bien, dans un sens c’est vrai, mais je pense que cela reflète la vraie vie dans le sens où Harry devient plus âgé maintenant, donc il comprend mieux ce que la perte signifie, alors que les très jeunes enfants y sont parfois anesthésiés. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas très douloureux pour eux, mais ils reçoivent plus de réconfort en raison de leur jeunesse. Harry est très isolé maintenant.

Maintenant, je suis parfois étonnée que les gens pensent que les livres deviennent plus sombres, parce que Harry Potter A l'Ecole des Sorciers a commencé par un double meurtre et je pense qu'on y trouve un certaines images horribles : le visage dans le dos de la tête de Quirell, je continue à penser que c'était une des choses les plus horribles que j'ai écrites. Je ne peux donc pas croire que les premiers livres étaient moins obscurs que les suivants.

Scorley Richardson pour Publishing News - Pourquoi avez vous dû tuer Sirius alors qu'il était la meilleur chose qui soit arrivée à Harry depuis des années?

JK Rowling: Nous en revenons donc au fait que je sois une meurtrière, n'est-ce pas? Les gens m'ont beaucoup posé cette question. J'ai dis à plusieurs reprises que Sirius était mon personnage préféré, pourquoi a-t-il dû mourir? Vous pouvez imaginer à quel point je me sentais mal et en fait, après avoir tué Sirius, je suis allée sur internet et je suis tombée sur un fansite consacré entièrement à Sirius alors que je l’avais tué dans les 48 dernières heures, ce n'était vraiment pas bien.

Je pense que vous comprendrez pourquoi il devait partir pour l’intrigue quand vous lirez le septième livre. Ce n'était pas un choix arbitraire bien qu'une partie de la réponse soit celle que j'ai donnée avant. C'est plus satisfaisant, pour le lecteur, que le héros continue seul car lui donner trop de soutien rendrait son travail trop facile, désolée.

Harry Malinson pour Red House - Quand vous écrivez Harry Potter, combien de fois l'histoire vous a-t-elle entraînée quelque part où vous n'aviez jamais pensé aller?

JK Rowling: C'est arrivé. Plus fréquemment dans les premiers livres que maintenant, car là, les choses deviennent de plus en plus serrées. L’intrigue des livres a été écrite depuis si longtemps maintenant que je n'ai pas vraiment beaucoup de marge. Une fois que j'atteindrai le 7eme livre, il n'y aura plus du tout de marge parce que je sais exactement ce que j'ai à faire et que je vais le faire. Mais au début les choses étaient moins cadrées et parfois encore des personnages vont dans un sens différent de celui que je projette et parfois la meilleure chose à faire est d’écarter ces passages et de continuer. Hermione était souvent dans ce cas-là.

Ani Morinson pour Sunday Star Times New Zealand - Ma question est pourquoi Harry doit-il continuer à retourner chez les Dursley, alors qu’il est plus proche des Weasley qu'il ne l'est d'eux?

JK Rowling: Cela a été expliqué dans les livres jusqu'à un certain point, mais vous n'avez probablement pas encore finis ce livre car c'est expliqué clairement. Harry reçoit la protection magique du sacrifice de sa mère aussi longtemps qu'il restera près de son sang. En d'autres termes, tante Pétunia. Cette protection cessera une fois qu'il sera un homme, une fois qu'il aura 17ans - il ne sera plus protégé longtemps par sa mère, donc Dumbledore veut qu'il y retourne une fois de plus pour lui assurer une protection continue jusqu'à son 17eme anniversaire et après ça, il sera vraiment seul.

Owen Jones pour ITV - Qu'est-il arrivé à Ombrage?

JK Rowling: Bien évidemment, nous voudrions tous entendre qu'elle a eu un horrible accident mais elle est en fait vivante et en bonne santé et est retournée travailler au Ministère.

Pourquoi n'a-t-elle pas été arrêté pour avoir essayé d'utiliser un Sortilège Impardonnable?

JK Rowling: Elle a de bon contacts au Ministère. Elle est une des ces personnes, et ils existent dans la vraie vie, qui sont toujours du côté de l'ordre établi. Selon elle l’autorité n’a jamais tord donc elle ne se pose pas de question, et j’irai jusqu’à dire que quoi qu’il arrive, quel que soit le Ministre, Ombrage serait présente, elle aime le pouvoir. Donc elle sera du côté des personnes qui lui donnent du pouvoir.

Sarah Wallace pour le Irish Independent - Comment avez-vous pensé au lien entre Harry et Lord Voldemort?

JK Rowling: C'est encore une de ces questions qui touchent de trop près le cœur de la série. Je ne peux répondre. Elle se rapproche trop du tome 7. Désolée. Bonne question.

Harriet Falshaw pour Tescos - Comment êtes vous venue à penser à Harry Potter?

JK Rowling: L'idée de base était un garçon qui ne savait pas qu'il était un sorcier, et puis il recevait cette lettre. Donc c'est l'idée qui est venue à moi, le personnage d’Harry m'est apparut clairement dès le début. Et l'idée d'un personnage entièrement imaginaire est apparu en première. Harry est venu en premier, puis toutes les choses sont sorties de Harry. Donc j'ai pensé : Ses parents sont morts, comment sont-ils mort? Qui les a tué? Et voilà comment l'histoire s'est étendue depuis Harry.

David Moulds pour News orf the World - Comment la tante Petunia savait-elle pour les Détraqueurs et toutes les autres choses magiques qu'elle connait?

JK Rowling: Une autre très bonne question. Elle a surpris une conversation, c'est tout ce que je peux dire. Elle a surpris une conversation. La réponse est au début de l'Ordre du Phénix, elle a dit qu'elle a surpris une conversation avec Lily.

Est-ce vrai?

JK Rowling: Oui. La raison pour laquelle j’hésite, c'est parce qu'il y a plus que ça. Comme je pense quz vous l’avez deviné. Mais je ne peux rien dire d'autre c’est lié au tome 7.

Any Rice pour le Daily Record - Si vous pouviez avoir une chose de plus, qu'est-ce ça serait?

JK Rowling: Si je pouvais avoir une chose de plus?Il ne me manque rien, j'ai tout ce que je pourrais probablement vouloir. Voulez-vous dire en terme de livres ou dans ma vie?

Comme vous voulez.

JK Rowling: Suis-je autorisée a demander la paix dans le monde? Evidemment, qui ne le voudrait pas? Mais personnellement, je serais incroyablement avide si je demandais n'importe quoi d'autre. Je suis une personne très chanceuse.

Alexandra Le Couteur Williamson pour le South Australian Advertiser - Lorsque vous commencez, faites-vous un plan complet avant de commencer à écrire, ou avez-vous juste une idée de départ puis le reste vient tout seul?

JK Rowling: Je fais un plan. Je planifie méticuleusement. Je sais que c'est parfois ennuyant parce que les gens me disent "J'ai écris une histoire à l'école et quel conseil pouvez-vous me donner pour que mon histoire soit meilleure?" Et je réponds toujours- et le sourire des personnes s'efface quand je dis "Vous devez faire un plan", et ils disent "Oh, je préfère simplement écrire et voir où ça me mènera". Parfois se laisser aller à l'écriture sans se projeter dans l'histoire vous mènera a de très bonnes idées, mais je pourrais presque toujours dire que ça ne sera jamais aussi bon que si vous vous étiez assis et que vous aviez pensé: Où est-ce que je veux aller? Vers quelle fin je vais, qu'est-ce qui ferait un bon début? » Désolée, sincèrement.

Stephanie Chapman pour Woolworths - Si vous étiez placé dans une des quatre maisons, dans laquelle seriez-vous et pourquoi?

JK Rowling: Eh bien, je voudrais être à Gryffondor et la raison pour laquelle je le voudrais est que j’accorde de l’importance au courage, quelle que soit sa forme. Je lui accorde plus de prix qu’aucune autre vertu, mais je ne parle pas seulement du courage physique, mais aussi du courage mental.

Et je voulais mettre en relief ce point dans le tout premier livre avec Neville, car Neville ne possède pas ce courage typiquement macho que Harry montre dans les matchs de Quidditch. Mais ce que Neville fait à la fin de l’Ecole des Sorciers quand il fait face à ses amis, au risque de leur déplaire est très courageux, donc j’aimerais être à Gryffondor. Ce qui ne veut pas dire que j’y serais. Je pense qu’il y a une bonne part de Poufsouffle en moi.

Je me demandais, j’ai entendu dire que vous avez pleuré quand vous avez tué Sirius, avez-vous pleuré à la fin de ce livre-ci ?

JK Rowling : j’ai pleuré un peu avec Sirius, mais j’étais vraiment bouleversée à la fin de ce livre.

Joseph Rawlins pour BBC World Service – Quel a été le livre le plus difficile à écrire?

JK Rowling : La Coupe de Feu.

C’est vrai ?

JK Rowling : Entre la Coupe de Feu et la Chambre des Secrets, c’était très dur. Au premier tiers de l’écriture, l’Ecole des Sorciers avait connu son immense succès qui était complètement inattendu. J’en étais heureuse, mais ça m’a aussi effrayé car je ne pensais pas être capable de reproduire cela, c’était comme un flash qui m’a fait perdre temporairement mes moyens pour l’écriture de la Chambre des Secrets.

La Coupe de Feu a été difficile car à ce moment-là j’étais épuisée. J’écrivais en même temps que j’étais une mère célibataire, que je passais d’un travail à un autre, j’étais très fatiguée, la Coupe était un peu comme une lutte. A la fin de du libre, j’ai su qu’il fallait vraiment que je prenne du temps pour me reposer.

Tristan Kent pour Victoria Herald Sun, Australie – Pourquoi aviez-vous besoin de tuer les personnes proches de Harry ?

JK Rowling : Vous voulez dire : pourquoi je suis une femme si déplaisante ? Et bien, je n’aime pas le faire, mais quand vous avez un héros qui grandit et doit suivre une certaine destinée, ce qui est maintenant le cas de Harry, la réponse la plus directe est qu’il est plus intéressant qu’il le fasse seul. Donc pour ce qui concerne l’histoire et l’intrigue et aussi quand vous essayez de montrer le cheminement d’un enfant qui devient un homme, ce qui est précisément le cas de Harry, dans le prochain livre il va être majeur dans le monde des sorciers, donc légalement un homme, une manière dramatique et poignante de montrer ce cheminement est de le priver des personnes les plus proches de lui.

Voilà, et je suis mauvaise aussi, bien évidemment !

Daniella Hayman pour le Sunday Times, Afrique du Sud – Quand vous avez commencé à écrire les livres, aviez-vous déjà prévu que Harry veuille devenir un auror, ou aviez-vous une autre idée en tête ?

JK Rowling : j’ai toujours prévu qu’il veuille devenir un auror mais c’est une ambition qu’il ne pouvait pas avoir trop tôt dans les livres car il n’en avait jamais rencontré et il était beaucoup plus intéressant qu’il les découvre d’abord, puis qu’ il ait l’ambition d’en devenir un.

Je n’avais pas le terme d’auror au début des livres. J’ai toujours voulu cela, rejoindre le Ministère et se battre, bien qu’avec ses sentiments actuels il n’ait peut-être plus cette ambition dans le livre sept mais…

Huw Jones pour le Financial Times – Comme auteur, quel a été votre moment préféré pendant que vous écriviez Harry Potter ? Quelle idée vous a le plus plu ?

JK Rowling : C’est une question très difficile. Pour ce livre, vous savez si vous ne l’avez pas lu, ou bien fini, oubliez-moi ; l’avez-vous fini ?

J’en suis aux deux derniers chapitres.

JK Rowling : Alors vous avez déjà lu les commentaires de Luna Lovegood pour le match de Quidditch, ce qui m’a amusée. Les moments que je me rappelle le mieux sont souvent les moments drôles car ils arrivent de manière soudaine, vous pensez soudain à une blague et c’est très satisfaisant. J’aime également écrire les dialogues… entre Harry, Ron et Hermione particulièrement.

Peter Humphreys pour BBC Newsround – A qui appartenait Fumseck avant et aura-t-il un rôle vital dans le dernier livre ?

JK Rowling : je ne vais pas répondre pour son rôle dans le dernier livre, ce qui va vous donner probablement un gros indice, et il n’a jamais appartenu à quiconque avant Dumbledore. Vous noterez que quand va dans la Pensine dans ce livre, Fumseck n’est jamais là, non, je suis désolé, ce n’est pas dans ce livre, je retire ce que j’ai dit. Quand Harry a vu le bureau avec un autre directeur, il l’a vu avec Dippet et Fumseck n’était pas là. Fumseck appartient à Dumbledore, pas à Poudlard.

Imogen Ni Ealai pour Dubray Books, Irlande – Comment votre vie a-t-elle changée, depuis que vous êtes extrêmement célèbre ?

JK Rowling : Elle a énormément changée. Pendant un certain temps, quand on me demandait « Qu’est-ce que ça fait d’être connu », je répondais « Je ne suis pas connue », car je ne l’acceptais pas et je trouvais cela effrayant.

Dans un sens cela a été incroyable, car je suis allé dans des endroits où je ne serais pas allé sans cela. J’ai beaucoup voyagé. Je n’étais jamais allé en Amérique, par exemple, avant 1998, et la première fois que j’ai fait une séance d’autographes a été merveilleuse.

Je suis allé à Downing Street, Buckingham Palace et la Maison Blanche. Je ne peux pas imaginer comment j’aurais bien pu aller dans tous ces endroits sans Harry Potter, donc tout cela a été incroyable.

Catherine Quinn pour le Irish Times – Si vous jouiez au Quidditch, ça serait à quel poste et pourquoi ?

JK Rowling : Je dois avouer, en aucune façon on ne m’autoriserait à jouer au Quidditch, je suis sure que je serais horrible. Je ne suis pas sportive.

Si je devais absolument jouer au Quidditch, je pense que je ferais le moins de dégâts, je n’aime pas beaucoup la douleur, donc je serais poursuiveuse, mais les batteurs sont un danger permanant, je pourrais être un gardien, et simplement tourner autour des cercles d’or et rester au dehors des dangers.

Attrapeur, ça demande beaucoup trop d’habileté pour moi. Bien sûr tout le monde voudrait être attrapeur, mais je ne pourrais pas le faire, c’est sûr.

Lydia Halls pour le Funday Times en Angleterre : Si on vous faisait boire du Veritaserum, que seriez-vous le plus susceptible de révéler ?

JKR : Quelle horrible question, vous êtes vraiment une Rita Skeeter en herbe. Je dis ça gentiment.

J’espère bien.

JKR : C’est très inquisiteur. Vous parlez sûrement de quelque chose que je voudrais cacher.

Ou que vous pourriez révéler en profitant de cette excuse.

JKR : Je vois ce que vous voulez dire, je vois parfaitement ce que vous voulez dire. En fait, je révèlerais probablement l’intrigue du septième livre, parce que j’ai toujours ce conflit en moi : la moitié de moi adorerait en discuter, ce serait bien d’être là, à parler du tome sept avec vous, qui connaissez très bien les autres livres. Ce serait très intéressant, mais évidemment il y a l’autre moitié de moi qui sait que vous ne seriez pas tellement heureux que je fasse une telle chose ; vous allez me contredire, mais j’imagine que vous préféreriez lire l’histoire, non ?

Si.

JKR : Ça me soulage.

Scott Ballard pour le Bookseller : Est-ce que Lord Voldemort saura un jour ce que disait la prophétie en entier ?

JKR : Voici l’une des très bonnes questions auxquelles je ne pense pas pouvoir répondre. Je suis désolée, c’est toujours très frustrant, mais en général je ne peux pas répondre aux questions les plus pertinentes car je révèlerais trop de choses, alors je ne répondrai pas. Désolée.

Ailsa Floyd pour le Times Educational Supplement in Scotland : Comment avez-vous trouvé le slogan « Ne pas chatouiller un dragon qui dort », qui apparaît sous les armoiries ? Y a-t-il une histoire à son propos ?

JKR : Vous savez comme la plupart des écoles ont un slogan qui parle de persévérance et de noblesse, de charité, de fidélité ou quelque chose comme ça, et ça m’a amusée de donner un conseil très pragmatique en guise de slogan pour Poudlard.
Mon latin n’est pas formidable, et je trouvais que le slogan devait être en véritable latin – mon imitation de latin est suffisante pour les sortilèges, puisque c’est un mélange de latin et d’autres choses – mais en ce qui concernait le slogan de l’école, je voulais qu’il soit correct. Alors je suis allée voir un de mes amis, qui est professeur de lettres classiques, et je lui ai demandé de me le traduire. Je crois que ça lui a beaucoup plu, il m’a téléphoné et il m’a dit : « Je crois que j’ai trouvé le mot qui convient : ‘Titillandus’ », et c’est comme ça qu’il a été inventé.

Richard Wheatley pour le RNIB : Les enfants aveugles sont ravis de pouvoir lire ce livre en même temps que les enfants voyants. Introduiriez-vous un personnage aveugle dans un de vos Harry Potter ?

JKR : C’est amusant que vous en parliez, parce qu’à un moment donné il y avait un personnage aveugle appelé Mopsus, et je vous laisse chercher des informations en ce qui le concerne, parce qu’il y a une connexion mythologique, mais c’était un des premiers personnages auxquels j’ai pensé, et il avait un pouvoir de double vue. En d’autres termes, il était un peu comme le professeur Trelawney, et j’ai pensé à lui à l’époque où je me lançais dans L’école des sorciers. La raison pour laquelle je l’ai supprimé, c’est qu’il était trop bon. Vu comment l’histoire évoluait, s’il y avait quelqu’un autour de Harry réellement capable de faire de la divination, le côté dramatique de l’histoire était grandement diminué, parce que quelqu’un savait ce qui allait se passer.

C’est pour ça que Mopsus a disparu et que je ne l’ai jamais vraiment remplacé, bien que Maugrey Fol Œil, je suppose, ait quelques-uns des caractéristiques de Mopsus. Il a un œil magique parce qu’il a perdu l’autre en se battant contre un Mangemort. C’est une bonne question.

Hannah Lawson pour le Daily Telegraph : Quel métier aimeriez-vous exercer si vous n’étiez pas écrivain ?

JKR : Il n’y a aucun métier en particulier que j’aimerais exercer après avoir été écrivain car j’ai toujours voulu écrire, mais le métier que j’aimais le plus ensuite était celui d’enseignante. Enseigner à des adolescents, c’était ce que je préférais. Je crois que je n’étais pas un très bon professeur, je dois le reconnaître, mais j’aimais beaucoup ça.
Sinon, je pourrais faire ce que je faisais parfois : je travaillais en tant que secrétaire intérimaire, et c’était formidable parce que c’était un travail extraordinairement ennuyeux, parfois, mais je tapais des histoires à l’ordinateur quand personne ne regardait, maintenant je peux l’avouer.

Claire Fordyce pour le Scottish Book Trust : Avec quel personnage détesteriez-vous le plus être coincée sur une île déserte ?

JKR : Oh Seigneur, bonne question.
Lockhart deviendrait un peu pénible après trente secondes. Ombrage… Ombrage, ce ne serait pas bien. Voldemort, ce ne serait pas bien non plus, dans le sens où il me tuerait, mais je préfèrerais mourir que rester coincée sur une île avec Ombrage ou Lockhart.
Qui d’autre ? Vernon Dursley, oh non, en fait je me suis déjà retrouvée avec des Vernon Dursley, et c’est désagréable. Ombrage et Lockhart, car je ne pourrais même pas supporter l’idée d’être coincée avec eux.

Robert Dawson pour Asda : Si vous étiez une Animagus, qu’aimeriez-vous être ?

JKR : Cette idée m’amuse toujours beaucoup, parce qu’on ne sait pas en quoi on va se transformer avant de l’avoir fait, alors vous pourriez passer cinq ans à essayer de vous changer en animal et découvrir que vous êtes une limace, ou quelque chose comme ça, ce qui serait très déplaisant.
J’ai donné à Hermione mon animal favori, la loutre. Si vous vouliez être quelque chose d’impressionnant vous seriez probablement quelque chose comme un cerf ou un tigre, mais moi je crois que je serais plutôt un cochon d’Inde, ou quelque chose de très embarrassant.

Emma Wilson pour Young Scot : Si Harry Potter n’était pas apparu dans votre tête dans ce train vers Londres, comment seriez-vous aujourd’hui, à votre avis, et que feriez-vous ?

JKR : C’est très bizarre d’y penser, n’est-ce pas ? J’ai le sentiment que l’idée de Harry arriverait à un moment donné. J’adore les noms insolites et j’ai toujours été intéressée par le folklore, alors je pense qu’il était logique que je mette à écrire, même si c’est arrivé aussi brusquement. À cause des intérêts que j’avais, j’aurais certainement eu cette idée un jour. La question est, que serait-il arrivé si je n’avais pas persévéré ? Aurais-je été publiée, avec une autre idée ? Ma vie aurait été complètement différente, je ne sais pas, je pense que la leçon à en tirer est simplement de continuer à travailler.

Laura Henderson pour le Sunday Times Scotland : Trouvez-vous plus difficile d’écrire sur Harry Potter à présent qu’il est célèbre ?

JKR : Le fait d’écrire est toujours un plaisir, même si j’ai dit que La Coupe de feu était un peu stressant, mais ce n’était pas… enfin, j’ai ressenti la pression en écrivant La Coupe, c’est sûr, mais j’ai absolument adoré écrire Le Prince de Sang-mêlé, c’était très agréable du début à la fin. Je dirais que les deux livres que j’ai préféré écrire, et pendant lesquels j’ai été le plus détendue, sont Azkaban et Le Prince. Voilà, ça dépend de beaucoup de choses.

Lucy Adams pour Radio Five Live : Avez-vous eu besoin de réécrire certaines parties de votre dernier livre ?

JKR : On a toujours besoin de réécrire quand on écrit, puis l’éditeur voit le livre et propose d’autres changements. Je ne crois pas avoir eu de changement majeur à effectuer après que mon éditeur l’ait lu, il était plutôt question de détails qui me paraissaient évidents en tant qu’auteur mais à propos desquels mon éditeur trouvait que ce ne serait peut-être pas très clair pour le lecteur ; alors je devais m’y remettre et expliquer un peu, ou rajouter quelques lignes d’exposition pour que les gens comprennent ce qui se passait. En général les changements sont de cet ordre-là.

Sam Dordoy pour Ottakars : Vos livres parlent de racisme, avec les sorciers qui oppriment les autres races et les hybrides. Pensez-vous que ça a changé la manière de penser des gens quand il les lisent ?

JKR : Je ne pense pas être pessimiste mais plutôt réaliste en ce qui concerne à quel point on peut changer un préjugé établi profondément, alors je pense que si quelqu’un est un raciste convaincu, Harry Potter n’y changera peut-être rien.
J’ose espérer que ça a fait réfléchir les gens, enfin, je n’écris pas ces livres en me disant « quel sera le message d’aujourd’hui, quelle sera la morale ? », ce n’est pas du tout dans cet état d’esprit que j’écris. Je n’essaye pas de critiquer ni pour faire des sermons, mais en même temps, ce serait formidable si des gens réfléchissaient à leur comportement agressif ou raciste.
Les elfes de maison, c’est pour l’esclavage, les elfes sont réellement des esclaves, c’est un problème auquel je pense nous avons tous déjà beaucoup réfléchi.

Samantha Scattergood pour Waterstones : Quel est le membre de l’Ordre du Phénix que vous préférez ?

JKR : Je n’arrête pas de tuer mes membres de l’Ordre préférés, mais il y a un membre que vous n’avez pas encore véritablement rencontré et vous… enfin, vous savez qu’il y a d’autres membres que vous connaîtrez mieux dans le tome sept, et j’ai vraiment hâte à ça.

Chloe Anwyll pour le Sunday Express : Voldemort a toujours d’une manière ou d’une autre été impliqué dans les autres livres, est-ce que ce sera également le cas jusqu’à la fin du septième livre ou est-ce qu’il y aura un rebondissement qui fera que les livres de Harry continueront peut-être ?

JKR : Il sera dans le septième livre et c’est tout ce que je peux dire.

Michael Far pour Indigo books and music : Quand le septième livre sortira-t-il, puisqu’il a fallu deux ans pour celui-là ?

JKR : Je pense qu’il faudra attendre encore deux ans (grognements). Désolée, je pense simplement être réaliste. J’ai prévu de commencer à écrire sérieusement à la fin de cette année, parce que j’ai toujours un bébé très jeune, même si je travaille un peu en ce moment.

Eun Ji An pour Raincoast.com, Canada : Je me demandais pourquoi Harry avait des lunettes ?

JKR : Parce que j’ai moi-même porté des lunettes pendant toute mon enfance, et ça m’agaçait que dans les livres celui ou celle qui avait les lunettes était toujours le cerveau de la bande, ça m’irritait vraiment et je voulais, pour une fois, lire quelque chose avec un héros à lunettes.
Ça a également une fonction symbolique : Harry est les yeux du livre, dans le sens où l’histoire est racontée de son point de vue, alors il y a également, vous savez, cet aspect de lui qui porte des lunettes.

Hannah Fenwick pour Kingdom FM : Je voudrais savoir où vous trouvez le temps d’écrire, alors que vous avez deux enfants ?

JKR : J’ai trois enfants, à présent. J’arrive assez facilement à établir des priorités, alors je n’écris plus cinq jours par semaine, mais deux jours et demi, comme ça je peux travailler et m’occuper de mes enfants en même temps, et je peux passer beaucoup de temps avec eux.
En fait, je suis probablement plus efficace, si on compte en mots par heure, quand j’ai un peu moins de temps. Quand j’écrivais La Coupe de feu, j’avais des journées entières à ma disposition, parce que j’avais qu’un enfant et qu’elle allait à l’école, et pourtant je crois que je n’étais pas aussi productive que maintenant, étrangement.

Erin Bower pour le Sunday Herald : Je me demandais si vous aviez déjà écrit quelque chose qui compliquait ce que vous écrirez par la suite ? Comme A dit quelque chose à B, mais B n’est pas censé le savoir avant un certain temps, comment résolvez-vous ces problèmes ?

JKR : C’est une très bonne question qui montre les problèmes inhérents à une très longue intrigue.
Normalement, j’ai rattrapé les erreurs à temps. L’histoire du Prince de Sang-mêlé était à l’origine incorporée à La Chambre des secrets, et je ne veux pas trop m’étendre sur ce sujet au cas où certains d’entre vous n’auraient pas fini de lire, et le titre du livre pendant que j’écrivais La Chambre, c’était Le Prince, mais je me suis aperçue en l’écrivant que j’avais là deux intrigues qui ne fonctionnaient pas si bien que ça, l’une à côté de l’autre, alors il fallait en supprimer une, ça m’est apparu très rapidement.
J’aurais pu persévérer, mais les informations auraient pu gâcher l’intrigue qui arriverait plus tard, comme vous le savez si vous l’avez lue. Je serai très prudente, car les révélations sur le Prince, par exemple, auraient mis à jour beaucoup de choses…





Interview traduit par Nikopol54, Hedwige, Merle, Pattenrond8, Scoolgirl et Jessica.
Version originale en anglais disponible sur le site de Quick Quote Quill.

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