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 Sujet du message: Article sur JKR - 20 juillet 2005 - Time
MessagePosté: 08 Aoû 2005 0:02 
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Article sur J. K. Rowling, publié le 20 Juillet 2005 dans le Times.


SPOILERS




JK Rowling, Poudlard et le reste…


Il y a une J.K. Rowling qui vit dans le coeur et dans la tête de milliers d'enfants de par le monde. Elle a une baguette magique et des cheveux dorés, et quand elle rit de son rire cristallin, des bulles d'échappent de sa bouche.
Cette J.K. Rowling, cependant, n'existe pas. Penchons-nous sur la vraie Jo Rowling, il y a cinq ans, en train de travailler sur Harry Potter et la Coupe de feu : "La Coupe... Oh mon Dieu. C'était la période où je mâchais de la Nicorette. Puis j'ai recommencé à fumer, mais sans arrêter la Nicorette. En plus, je le jure sur la tête de mes enfants, le soir, quand j'allais me coucher, j'avais des palpitations, et il fallait que je me lève pour aller boire du vin afin d'être suffisamment ivre."
Les petits enfants devraient être reconnaissants d'avoir la vraie Jo, parce que si c'était la Jo imaginaire qui avait écrit les Harry Potter, imaginez à quel point ils auraient été ennuyeux.
Les cheveux de la vraie Rowling sont dorés, mais avec des racines brunes, en ce moment. Ce qui est parfaitement compréhensible, vu que ces six derniers mois elle a donné naissance à son troisième enfant - une fille, Mackenzie - et terminé le sixième tome de Harry Potter, Harry Potter et le prince de sang-mêlé, qui est sorti vendredi à minuit. A trente-neuf ans, Rowling est une belle femme grande avec un long visage, un nez légèrement busqué et des yeux intéressants aux paupières tombantes. Assise à une table de conférence dans un bungalow attenant à sa majestueuse demeure d'Edimbourg (qui n'est ni la seule ni la plus majestueuse de ses maisons), elle parle vite, même un peu nerveusement. Elle utilise le mot "évidemment" beaucoup plus que la moyenne, et elle aime tenir des propos provocants, puis éclater de son rire rauque pour vous montrer qu'elle ne fait que plaisanter. Rowling est toute de noir vêtue - un large sweat noir, un pantalon noir. Un coup d'oeil sous la table nous révèle des bottes de cuir noir brillantes, avec des talons aiguilles d'au moins sept centimètres.
Les fans envoient à Rowling des baguettes et des plumes par sacs entiers, mais elle avoue avec un peu de honte qu'elle ne les utilise jamais et que les baguettes vont directement chez la plus âgée de ses filles, Jessica. La plus célèbres des auteurs vivants de livres fantastiques n'est même pas particulièrement fan d'histoires fantastiques. Ce n'est qu'après que L'école des sorciers a été publié qu'elle s'est aperçue qu'elle en avait écrit une. "C'est la vérité vraie", dit-elle. "Vous savez, il y avait des licornes. Il y avait un château? Mais je ne pensais vraiment que c'était ce que j'étais en train de faire. Et je crois que, la raison pour laquelle je ne m'en suis pas rendu compte, c'est que je n'aime pas tellement le fantastique". Rowling n'a jamais terminé Le Seigneur des anneaux. Elle n'a même pas lu tous les Narnia de C.S. Lewis, auxquels ses livres sont souvent comparés. Il y a quelque chose dans la sentimentalité de Lewis à propos des enfants qui l'énerve. "A un moment Susan, la fille la plus âgée, se perd à Narnia parce qu'elle a commencé à s'intéresser au rouge à lèvres. Elle est devenue irréligieuse uniquement parce qu'elle a découvert l'existence du sexe, dit Rowling. "Ca me pose un gros problème".
Rowling n'a certainement pas peur du sexe, comme l'a montré L'Ordre du Phénix, dans lequel Harry sort avec la belle Cho Chang. Harry et ses amis ont seize ans, à présent, et ça paraîtrait bizarre qu'Harry n'ait rien d'autre en tête que des baguettes magiques et des Vifs d'or. "A cause des aventures qu'il connaît, Harry a moins d'expérience que les autres garçons de son âge en matière d'amour", reconnaît Rowling. "Mais je voulais vraiment que mes héros grandissent. Les hormones de Ron sont en pleine action dans le sixième tome". Encore un éclat de rire. "En gros, Ron s'aperçoit qu'il est arrivé des choses à Hermione, à Harry, mais pas à lui !"
C'est précisément son manque de sentimentalité, son réalisme, son refus de donner dans le cliché du fantastique, qui font d'elle un si grand auteur de fantastique. C'est un genre à tendance conservatrice ; politiquement, culturellement, et psychologiquement. Il montre un monde pseudo-féodal idéalisé et romantique, où les chevaliers et les demoiselles dansent gaiement. Les livres de Rowling ne sont pas comme ça. Ils se déroulent dans les années 90, pas dans un Narnia intemporel, mais dans une Angleterre moderne avec des voitures, des téléphones et des Playstations. Rowling adapte un genre conservateur pour servir ses propres intérêts, qui sont progressistes. Son Poudlard est laïc, sexuel, multiculturel et multiracial, et même en quelque sorte multimédia, avec tous ces fantômes qui parlent. Si Lewis s'y montrait, il finirait sûrement Mangemort.
D'accord, les livres de Rowling commencent comme une invitation à fuir la réalité : Oh, Harry n'est pas un pauvre orphelin, en réalité c'est un riche sorcier qui monte dans un train secret qui l'emmène vers un château, et cætera. Mais plus on avance, plus on s'aperçoit que les problèmes sont très réels : gêne, préjugés, dépression, colère, pauvreté, mort. "J'ai essayé de détruire l'influence que peut avoir ce genre", explique Rowling de but en blanc. "Harry arrive dans ce monde magique, et est-il meilleur que celui qu'il a quitté ? Seulement parce qu'il rencontre des gens plus gentils. Ce n'est pas la magie qui rend son monde meilleur de manière significative. Ce sont les relations. La magie lui complique la vie de plusieurs façons".
Et au contraire de Lewis, dont les livres sont pétris de théologie, Rowling refuse de se poser en éducatrice morale pour les millions d'enfants qui lisent ses livres. "Je ne pense pas que ce soit sain pour mon travail de penser en ces termes. Alors je ne le fais pas", dit-elle. "Je ne me dis jamais : "Alors, qu'est-ce que je vais leur apprendre ?" ou "Qu'est-ce qu'il serait bon de leur faire découvrir maintenant ?" ".
"Cependant", ajoute-t-elle, "on ne peut nier qu'il y a de la morale". Mais elle ne l'introduit pas de manière facile. Dans La Coupe de feu, le gentil Cedric Diggory meurt sans aucune raison. Dans L'Ordre du Phénix, on apprend que le père de Harry, qu'il idéalisait, était en fait un petit caïd. Les gens ne sont pas bons et mauvais par nature ; ils changent, se transforment, et luttent. Comme le dit Dumbledore à Harry, "Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes". D'accord, nous savonsque Harry ne succombera pas à la colère et au mal. Mais sans arrêt, nous nous disons qu'il le pourrait. Il est intéressant de constater que, bien que Rowling appartienne à l'Eglise d'Ecosse, les livres sont vierges de toute référence à Dieu. Sur ce point, Rowling est un peu réticente : "Hum, je ne pense pas qu'ils soient si laïcs que ça. Mais évidemment, Dumbledore n'est pas Jésus".
Mais il y a des limites à la sophistication de Harry Potter. Depuis la publication de L’Ecole des sorciers, en 1998, les événements survenus partout dans le monde menacent d’arriver à un point où ils demanderont plus aux livres que ce qu’ils peuvent leur donner. Dans L’Ordre du phénix est embraqué dans une guerre semi-civile sans limite contre un personnage assez vague qui se cache et dont le gouvernement s’obstinait à ignorer l’existence jusqu’à ce qu’un accident les oblige à ouvrir les yeux, et qui est soutenu par tout un réseau d’agents dormants prêts à avoir recours à toutes sortes de tactiques d’une cruauté épouvantable. Les enfants qui ont grandi avec Harry Potter – on pourrait les appeler « la génération sortilège » - sont les mêmes qui ont grandi avec la menace omniprésente du terrorisme, et il est inévitable qu’à un moment ils établissent un rapport entre les deux.
Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Mais jusqu’à présent, le plus gros défaut de la série, c’est la fadeur de l’ennemi de Harry, Voldemort (dont Rowling ne prononce pas le « t »). Dans les livres précédents, Voldemort a réussi à récupérer un corps, mais il lui manque toujours un véritable motif. On n’a aucune idée d’où lui vient cet enthousiasme qu’il met à être mauvais. « Vous allez le découvrir », dit Rowling. « Evidemment il manque beaucoup de choses à ce propos, mais dans le six, Harry découvre beaucoup du passé de Voldemort. Même s’il n’a jamais vraiment été un gentil garçon », ajoute-t-elle en riant.
Non, en effet. Dans Le Prince de sans-mêlé, Rowling se sert de documentaires sur la vie de Voldemort tirés d’une Pensine pour nous expliquer la psychologie du mal. Et elle a beaucoup à voir avec le rôle du père dans la famille. « En me penchant à nouveau sur les cinq livres déjà publiés, je me rends compte qu’il y a une collection de mauvais pères », admet Rowling. « C’est là que le mal paraît fleurir, là où les gens n’ont pas un bon père ». Cela vient sûrement en partie de sa propre expérience : ses relations avec son père ont toujours été difficiles, et le père de sa première fille ne fait plus partie de sa vie.
Malgré son énorme succès, grâce auquel sa fortune se compte à présent en centaines de millions, on sent toujours chez Rowling une incroyable ambition pour son travail, qui semble en partie basé sur un sentiment d’insécurité et de doute. Il est bien connu qu’elle fut autrefois une mère divorcée qui passa près d’un an à vivre des allocations, mais elle se pose toujours en permanence des questions sur son écriture, comme un boxeur qui visionne ses combats. « Je crois que L’Ordre du phénix aurait pu être plus court. Je le savais, et à la fin je n’avais plus beaucoup de temps ni d’énergie », dit-elle. Elle est également inquiète que La Coupe de feu ait reçu trop d’éloges. « Dans chacun des livres il y a quelque chose que j’aimerais réécrire. Mais j’ai vraiment peaufiné l’intrigue de celui-ci. Pendant trois mois je me suis simplement assise là, à vérifier et re-vérifier l’intrigue, à la tourner dans tous les sens, à le regarder sous tous les angles. Peut-être que j’avais appris des erreurs passées. »
Cette obsession pour la perfection la rend peut-être un peu inaccessible à ceux qui l’entourent. Elle nous raconte une conversation qu’elle avait eue avec sa petite sœur – Di, trente-huit ans – à propos du directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Di trouve qu’il manque de compassion par rapport au poste qu’il occupe. « Elle m’a dit : ‘Il est comme toi’. Et moi j’ai demandé : ‘Qu’est-ce que ça signifie ?’, et elle a répondu : ‘Tu sais, il est… détaché’. Et c’était à la fois désagréable et éclairant. Peut-être que ça ne me serait pas aussi facile qu’à elle de dire : ‘Cette personne est ma meilleure amie’. »
Rowling s’apprête à dire au revoir à un très bon ami : Le Prince de sang-mêlé est le sixième livre des sept prévus, et c’est tout ce qu’elle a écrit. « Je vais être tellement triste en me disant que plus jamais je n’écrirai une phrase ‘Harry-Ron-Hermione’ », dit-elle. Mais ses sentiments sont partagés. « Une partie de moi sera contente quand tout ceci sera terminé. Notre vie de famille sera plus normale. Ce sera une occasion d’écrire autre chose ».
Attendez un peu… Autre chose ? C’est déroutant d’imaginer Rowling passer de Harry et sa bande à un nouveau groupe de personnages. Mais au moins, on peut dire que Harry est le dernier sorcier de Rowling. Après ça, il sera uniquement question de Moldus. « Je crois pouvoir déclarer catégoriquement que je n’écrirai plus rien de genre fantastique après Harry », affirme-t-elle. Et cette phrase la rend un peu nerveuse, tout comme ses agents, qui vaquent non loin. « Attendez, je suis en train de paniquer, maintenant. Oh mon Dieu ! Oui, je suis sûre de pouvoir le dire. Je crois que j’aurai épuisé les possibilités du genre. Pour moi. »
A part ça elle ne donne pas beaucoup d’indices, mais elle approche ces projets avec son scepticisme habituel. « Il faudra qu’on voie si c’est assez bon pour être publié. C’est un vrai problème, vous savez, parce que la première chose que j’écrirai après Harry sera peut-être absolument atroce, mais les gens l’achèteront. Alors, vous voyez, il y a toujours cette réelle insécurité ».
Mais les insécurités futures peuvent attendre. Il y a toujours le livre sept dont Rowling doit s’inquiéter. Elle en a déjà commencé l’écriture. « Ce sera un livre complètement différent », dit-elle, « parce que je donne une espèce de signal à la fin du six, et quand vous l’avez terminé vous avez une idée très précise de ce que Harry va faire ensuite ».
Elle ajoute avec un transport d’orgueil inhabituel : « Et ça va être très excitant ! » Puis elle se rétracte. « Enfin, on ne sait pas. Peut-être que vous lirez le six et que vous vous direz : ‘Bah, je m’en fiche’ ».
Mais ça, pour une fois, c’est vraiment du fantastique. Evidemment.

ATTENTION SPOILERS !
Comment toute cette histoire va-t-elle se terminer pour Harry et ses amis ? Voici les efforts que nous avons faits en divination.


Harry va-t-il enfin se trouver une fille ?
Ce que nous savons : Après que Harry ait tout raté avec Cho Chang dans Phénix, il vit une belle histoire avec Ginny Weasley dans Le Prince de sang-mêlé – puis il arrête tout, par peur de la voir devenir une cible pour Voldemort.
Ce que nous pouvons deviner : Quand tout se sera calmé, il reviendra vers Ginny – il est déjà pratiquement un Weasley. Ou alors : Luna Lovegood, la cinglée, qui, comme Harry, a connu des tragédies.

Ron et Hermione deviendront-ils un couple ?
Ce que nous savons : Hermione est un petit génie dotée d’un fort caractère. Et Ron ? Eh bien, Ron, c’est Ron. Mais après l’aventure d’Hermione avec Viktor et celle de Ron avec Lavande Brown, ils se rapprochent.
Ce que nous pouvons deviner : C’est joué d’avance. A moins que ce ne soient des frère et sœur à la Star Wars

Que fera Harry après avoir obtenu son diplôme ?
Ce que nous savons : Harry veut devenir Auror, l’un de ces guerriers d’élite qui combattent le mal, mais ses notes sont limites.
Ce que nous pouvons deviner : Rowling aime les retournements de situation, et Auror, c’est trop évident. Harry retournera à Poudlard pour enseigner la matière dans laquelle il a toujours excellé : le défense contre les forces du mal.

Que réserve le futur à Neville Londubat ?
Ce que nous savons : Neville est le plus mauvais élève de Gryffondor, mais il fait souvent preuve de talents insoupçonnés, et il ne se trouve jamais loin du lieu de l’action. Il remplit les mêmes conditions que Harry en ce qui concerne la prophétie.
Ce que nous pouvons deviner : Les parents de Neville ont été torturés jusqu’à la folie par Bellatrix Lestrange, une fidèle de Voldemort. L’heure est venue de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il n’est pas l’Elu, mais il prendra Bellatrix en duel avant la fin.

Quel est exactement le lien entre Harry et Voldemort ?
Ce que nous savons : Manifestement, Harry et Voldemort sont liés par le sortilège que Voldemort a lancé à Harry quand il était bébé. Mais il y a des connexions plus subtiles : leur baguette contient une plume du même phénix, et Harry peut ressentir ce que ressent Voldemort.
Ce que nous pouvons deviner : Le monde sorcier n’est pas assez grand pour eux deux, et il est difficile d’imaginer Harry recevoir la médaille d’argent. Mais Harry découvre peu à peu son propre côté sombre et haineux. Peut-être que Voldemort s’amendera avant de passer de l’autre côté du voile.

De quel côté est le professeur Rogue ?
Ce que nous savons : Rogue jouait pour les deux équipe, à la fois les Mangemorts et l’Ordre du phénix. Dans Le Prince de sang-mêlé, il dévoile son vrai visage. Vraiment ?
Ce que nous pouvons deviner : La dernière trahison de Rogue l’a placé au-delà de toute possibilité de pardon. Mais les personnages de Rowling sont rarement tout blanc ou tout noir. Attendons-nous à ce que Rogue accède, sinon à la rédemption, au moins à un remords sincère.

Où est donc Dumbledore ?
Ce que nous savons : Si vous avez lu Le Prince de sang-mêlé, vous savez que le directeur, selon toute apparence, n’accordera plus jamais de point à Gryffondor.
Ce que nous pouvons deviner : Il est arrivé quelque chose à Dumbledore, c’est sûr ; mais regardez ce qui s’est déjà passé : Aslan est mort puis revenu dans Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique. Gandalf a passé l’arme à gauche dans La communauté de l’anneau, et il était à nouveau sur pied en un rien de temps. On se reverra, Albus.




Article écrit par Lev Grossman
Traduit par Hedwige

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SNCL: Donner à la bonne foi des idées d'avance...
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