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 Sujet du message: [Concours RHP] Halloween
MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:19 
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Histoire de Zarbeth

Harry s’apprêtait à descendre pour rejoindre tout le monde dans la grande salle. Il soupira en regardant par la fenêtre la nuit tombée tout autour de l’école. Bien sûr, Halloween…une nouvelle année, la grande fête, celle des sorciers surtout… Mais comment célébrer ce jour en des temps si troublés ? La frontière entre la mort et la vie, plus que jamais présente, si fréquemment franchie ces derniers temps, les nouvelles alarmantes qui rythmaient chaque nouveau numéro de la Gazette, et puis, surtout, surtout, Dumbledore, absent de Poudlard…comment, en de telles circonstances avoir le cœur à la fête ?
C’est dans un couloir qui lui semblait un peu plus lugubre qu’à l’habitude qu’Harry avança lentement. A l’angle de l’escalier, une première vision lui réchauffa le cœur : Hermione et Ginny bavardaient à la lueur des chandeliers qui diffusaient une lumière sombre le long des murs de l’école, recouverts pour l’occasion de tentures de velours aux couleurs des quatre maisons. Hermione portait la robe de Gryffondor, rehaussée de ses insignes de préfet. Ce fut Ginny qui, la première, posa un regard sur lui ; elle était tout simplement flamboyante. Harry sentit doucement qu’un sourire faisait fondre ses doutes ; l’ancienne magie semblait recommencer à agir…
Tous trois se dirigèrent vers la salle où convergeaient les élèves. Les tenues étaient solennelles et les couleurs se mêlaient dans la pénombre. Ils furent rejoints à l’entrée par Ron, un peu gauche à la vue de ses amis si cérémonieusement vêtus. Ils s’attendaient tous les quatre à ce qu’ils allaient découvrir dans la salle : les chandeliers en suspension, l’apparat des grands jours, les décorations éblouissantes, et trônant au fond de la salle, la table des professeurs, plus que jamais imposante. Mais ce qu’ils virent les intimida d’une manière à laquelle ils n’étaient pas préparés : la salle était sombre, l’éclairage vacillant des bougies semblait être le seul mouvement dans cet espace qui leur fut tout à coup étranger. Pas de fantômes voletant de ci de là ; à peine de quoi voir ce qui était posé sur les tables… d’ailleurs, à bien y regarder, maintenant qu’ils s’approchaient, rien n’était posé sur les tables : ni citrouilles, ni coupes débordantes ; toute la salle était sobre, silencieuse, éteinte. Ils s’avancèrent vers leurs places habituelles. Les bancs avaient été remplacés par des fauteuils. De leurs places, ils pouvaient voir leurs voisins immédiats et la table des professeurs mais à peine au-delà. Dans le noir presque total, Harry ne discerna qu’à peine la table de Serpentard et il ne vit pas du tout Malefoy et ses acolytes. « Toujours ça de gagné » pensa-t-il en soupirant. Ils s’assirent en silence et Harry retrouva ses questions et ses inquiétudes ; la présence de ses amis à ses côtés, tout aussi interdits que lui, le rassurait à peine. Où était passée la joie des anciennes fêtes d’Halloween ? A quoi les avaient conviés le directeur ? Pourquoi au fond, ne pas les avoir laissé passer la soirée dans les dortoirs si c’était pour les amener dans cette salle lugubre et froide tout à coup ?
Les professeurs entrèrent. Ils étaient élégants mais sombres. Le professeur Mc Gonagall ouvrait la marche, l’air fermé. Hagrid, qui la suivait de peu, ne regarda même pas dans leur direction. Harry se demanda quelle mauvaise nouvelle allait encore lui être annoncée… Seul Rogue arborait son air suffisant, comme s’il se délectait de l’ambiance morose qui lui allait à la perfection. Harry donna un coup de coude à Ron qui hocha de la tête en apercevant comme lui le regard perçant de celui qu’ils détestaient tant. Les professeurs prirent place, laissant en leur milieu, le fauteuil vide de Dumbledore. Harry serra les poings… Il n’était pas là, bien sûr ; ce soir encore, il serait absent de l’école... Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi cette réunion ? Pourquoi ? A quoi bon ? Autour de lui, d’autres regards scrutaient l’entrée, cherchant un point de repère, une explication.

Le professeur Mc Gonagall se leva et pris la parole dans un silence général :
« Chers élèves de Poudlard, voici revenu le temps d’Halloween. Vous savez combien cette fête est importante pour nous. Cette année encore, nous la célèbrerons en commun et nous ferons de ce moment particulier un temps de joie où puiser la force dont nous avons besoin, aujourd’hui plus que jamais. »
Ron et Harry se regardèrent et leurs questions muettes se croisèrent : un temps de joie ? Une célébration ? Les professeurs avaient-ils abusé de bière au beurre avant d’entrer dans la salle ? Ils jetèrent un regard à Hermione mais celle-ci ne cillait pas ; toute entière au discours de McGonagall, elle semblait presque… l’approuver ?
Ron haussa les épaules, Harry lui répondit silencieusement et tous deux tentèrent de comprendre ce qu’essayait de leur dire le professeur McGonagall.
« Le professeur Dumbledore a souhaité que la célébration de cette année soient particulière. Il tient à ce que chacun d’entre vous, à ce que chacun d’entre nous, précisa-t-elle en jetant un coup d’œil à ses collègues, se souvienne du sens réel et de la fonction de cette fête. Installez-vous le plus confortablement possible, profitez des boissons et des friandises qui vont s’offrir à vous, et recevez la joie et le sens de cette fête. Joyeux Halloween à tous ! »

Le silence retomba sur la salle. Chacun s’enfonça dans son fauteuil, dubitatif, mais personne n’osa poser la moindre question.
Harry attendit… puis, lentement, il sentit comme un souffle se profiler au dessus de lui, en lui… progressivement, intuitivement, mais avec une certitude claire il reconnut l’ombre de Dumbledore qui s’étendait sur toute la salle, emplissant les esprits. Il était là, plus présent que jamais, présent pour chacun d’eux, présent en chacun d’eux. Sans qu’il puisse le voir, Harry perçut son regard incisif et rassurant ; il lui souriait. Mon enfant, lui disait-il, ne t’inquiète pas, tout va bien. Souviens-toi de ce qu’est Halloween : la nuit de la jonction, la nuit du contact, la mort et la vie, la nuit de tous les possibles. C’est que les frontières, les limites, sont des choses franchissables, des barrières dont l’affection et le souvenir n’ont que faire. Rien ne se perd. Les êtres que tu crois avoir perdus sont avec toi. Ceux que tu crois loin sont à tes côtés. Si cela ne te quitte pas, alors tu comprendras : il y a des choses bien pires que la mort…Toute notre force vient de là ; nul besoin d’autres pouvoirs, c’est en toi que se trouvent tous ceux à qui tu tiens, pourvu que tu saches les voir, pourvu que tu saches les aimer comme ils sont. Alors ici, puisque tu y es protégé, puisque tu y es entouré de ceux qui veillent sur toi,, célèbre ces liens infinis... Joyeux Halloween mon garçon !
Le souffle de Dumbledore s’était tu mais il était toujours là. Et Harry sentit son cœur s’emplir de présences aimées. Il tourna la tête et regarda autour de lui : les élèves se souriaient. Hermione, Ron et Ginny, comme lui, avaient l’air sereins et détendus. Le froid, les inquiétudes qui l’avaient étreint dans l’attente de cette soirée avaient fait place à une étrange mais très agréable chaleur.
Alors il se sentit fort, très fort, certain de son chemin. Pour eux, grâce à eux, bien sûr, il vaincrait. Quel que soit ce qu’il affronterait dans les difficiles heures qui ne manqueraient pas de venir, il garderait la certitude, la confiance qu’il sentait battre en lui, en eux, en ce moment. Hermione leva la coupe qui se trouvait devant elle et d’autres élèves l’imitèrent. De joyeux tintements retentirent ; dans un calme tranquille. L’atmosphère était devenue légère. Les élèves mangeaient, murmuraient, souriaient. Harry naviguait, des yeux de ses amis au souffle de Dumbledore qui l’emplissait toujours ; mais plus que tout, ce qu’il ressentait, c’était la tendresse de sa mère, la force de son père, l’affection de son parrain. Leur présence était claire mais diffuse. Il se savait tout à coup le fruit de leurs existences à tous. Il sentait que rien n’était perdu, que tout était là, et qu’ici, pour ce soir, tout était bien. Le regard captivant de Ginny, la main forte et assurée de Sirius ; les clins d’oeils amusés de Ron ; la voix calme de Dumbledore ; sur ses joues de bébé, le baiser chaud de sa mère…

Ils profitèrent longuement de la douceur de cette soirée. La salle restait silencieuse ; les rires et les éclats habituels aux festins de Poudlard semblaient avoir été remplacés par des sourires complices, des œillades discrètes ; chacun laissait l’autre se recueillir, plonger au cœur de lui-même, vers ce qui faisait sa force, son identité. La salle qui leur avait semblé lugubre leur paraissait maintenant apaisante.
Lorsqu’ils regagnèrent les dortoirs, ce fut dans un ordre spontané et sans bruit. Seuls certains chuchotements manifestaient l’étonnement des élèves après une soirée si inattendue.
« Alors, comment as-tu trouvé la soirée ? » demanda Hermione doucement ?
« Etrange, mais …vraiment… très bien ! Je… je ne savais pas que c’était possible… je veux dire, pas à point là, pas avec cette force là ! » répondit Harry dans un souffle !
« Et toi Hermione, tu ne vas tout de même pas dire que tu t’y attendais ! » lança Ron.
« Non, bien sûr, lui dit-elle en souriant, mais bon, c’était possible ; il y avait tant d’indices ! Cette année n’est pas une année comme les autres, à bien des égards malheureusement. Il fallait donc une fête spéciale, il fallait en retrouver le vrai sens... Et chacun de nous a reçu ce dont il avait besoin, non ? »
Ils arrivaient devant la grosse dame et Ron prononça le mot de passe.
« Oui. C’est exactement cela. » La voix d’Harry était ferme et calme. « Bonne nuit à tous ! », il posa sur chacun de ses amis un regard où brillait une lueur nouvelle, embrassa Ginny avec tranquillité et rejoignit son dortoir avec en son cœur la certitude que leur présence ici, à tous, n’était pas vaine. Harry commença cette nuit là avec le sentiment très fort que rien n’était perdu.


Dernière édition par RHP le 13 Aoû 2010 22:23, édité 1 fois.

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Histoire de Sweet Jane

Le 31 Octobre ou la Saint Peeves

… C’était le soir du 31 octobre et, comme chaque année depuis la création de Poudlard, la fête d’Halloween battait son plein dans la Grande Salle du château …

Pour l’occasion, le plafond magique avait été conjuré de manière à exhiber une grosse lune sanguinolente, aussi ronde qu’un citron, et qui tranchait sur un ciel d’encre dépourvu de toutes étoiles. Par intermittence, de longs éclairs blancs déchiraient farouchement les ténèbres, faisant sursauter les convives, plongeant la salle dans une lumière laiteuse, couvrant jusqu’à l’atroce cacophonie qui s’échappait de l’orgue monumental – et visiblement centenaire – amené par les elfes de maison un peu plus tôt dans la soirée. Ses touches, réparties sur trois imposants claviers et polies par l’âge, passaient de leur propre chef d’une lugubre marche funèbre à une gigue endiablée sans que personne ne puisse rien y faire. Les quelques curieux qui s’étaient aventurés trop près de l’instrument l’avaient amèrement regretté par la suite : tous s’étaient vus assommés par un de ses gigantesques tuyaux de fonte et conduits illico presto auprès de Madame Pomfresh. D’aucuns disaient que c’était l’œuvre de l’âme de l’organiste veillant jalousement sur son bien qui se manifestait de la sorte depuis l’au-delà…

C’est pourquoi, les élèves qui pénétraient dans la Grande Salle reportaient vite leur attention sur des sujets moins dangereux pour leur santé. Par exemple, sur les tables – habituellement dressées avec le service monogrammé aux armes de Poudlard – trônait une vaisselle beaucoup plus curieuse : verres à pied en cristal incassable en forme de souche d’arbre décrépite, assiettes oranges fluorescentes et couverts en os – ou imitation – …, le tout dissimilé sous des masses de bonbons et de nourriture : ragoût de citrouille, purée et soupe à base de jus de citrouille, gâteaux et tartes avec des petits morceaux de citrouille … En fait, quiconque d’allergique à ce cucurbitacée eut été bien embêté : le fruit orangé était partout ! À ce titre, des centaines de citrouilles aux sourires grimaçants flottaient dans les airs, illuminés par la lueur vacillante des chandeliers antiques qui tournoyaient autour d’eux. Au dessus de la table des Gryffondors, Peeves s’était malignement amusé à souffler les bougies et les élèves – après de maints efforts inutiles pour les rallumer – s’étaient résolus à prendre leur dîné dans le noir. Certains couples d’amoureux y avaient d’ailleurs trouvé un avantage non négligeable …

Outre Peeves dont Halloween restait la fête favorite à cause de toutes les farces qu’il pouvait y faire sans être inquiété, les autres fantômes habitant le château étaient aussi présents. Ce soir là était également spécial pour eux, prélude de la ‘fête des Morts’ où, pour la seule et unique fois durant toute l’année, ils jouissaient de certains privilèges. Aussi les ectoplasmes erraient-ils avec plus d’entrain et de ‘vivacité’ qu’habituellement, brillant sous la lune artificielle d’une scintillante blancheur comme s’ils étaient sur le point de se réincarner …

Pour parfaire ce décor – et à la grande joie de celui-ci – Hagrid avait été autorisé à convier quelques unes de ses petites ‘compagnes’ au festin. Témoins de cette généreuse invitation, une colonie de chauves-souris siégeait dans l’ombre des plinthes de la vaste pièce, calmes comme les images glacées d’un livre de biologie, se livrant simplement – et à grand renfort de cris perçants – à un vol plané organisé à chaque fois qu’un met convoité ou qu’une chevelure particulièrement attrayante se présentaient à leur vue ; tandis qu’une escouade d’araignées se balançait mollement au bout de leurs toiles. De temps à autre, celles-ci opéraient un gracieux saut périlleux à travers les 4 tables pour fixer leurs fils au mur opposé. Par jeu, il n’était pas rare que l’une d’entre elles se laisse discrètement glisser jusqu’à l’assiette ou le verre d’un élève, le narguant d’une innocente danse à 8 pattes, provoquant cris et hurlements …

Près des fenêtres, Mimi Gégniarde – qui, pour une fois, avait quitté ses toilettes – alternait entre l’amusement et l’apitoiement devant le spectacle qu’offrait une guirlande de Clabberts. Ces drôles d’animaux (mi-singes mi-grenouilles) également amenés par Hagrid, possédant sur le front une pustule éclatante qui se mettait à clignoter dès que quelqu’un approchait d’eux, lui avait semblé de circonstance : vert et rouge – il arrivait encore au demi géant de confondre Halloween et Noël – effrayants mais finalement inoffensifs …

Enfin, parce qu’une soirée d’Halloween ne saurait être réussie sans costumes, suspendue en évidence au-dessus du comptoir à boissons, une immense banderole annonçait le thème de la soirée en grandes lettres gothiques : « Sorciers & Sorcières célèbres à travers les âges ». À côté des saladiers de punch, sorte de gelée orange saupoudrée de grains blancs et mous de la taille d’une tête d’épingle – des œufs d’Acromantula miniatures, avaient jugé Ron, son nez en trompette retroussé en signe d’écoeurement, en se gardant bien de goûter au breuvage sucré – se trouvait le registre des inscriptions au concours.

En effet, cette année, à l’instigation du professeur Dumbledore, un concours de déguisement avait été organisé. Celui-ci avait également fortement insisté sur la participation de chacun – professeurs y compris –.

Aussi ce soir là, la table de ces derniers apparaissait-elle largement égayée par rapport à d’habitude. Sur la droite était assise le professeur McGonagall, fièrement vêtue de carreaux écossais rouges et jaunes en l’honneur de Aggie McTartan, illustre inventeur du tissu du même nom. À ses côtés, le professeur Flitwich arborait une panoplie digne d’un alchimiste du Moyen-âge. Seul le professeur Rogue semblait ne pas avoir sacrifié à la tradition – ‘des enfantillages’ disait-il à qui voulait bien l’écouter – alors qu’on fond de lui-même, il considérait n’avoir besoin d’aucun déguisement : son habit de tout les jours étant bien suffisant pour le signaler comme un ‘sorcier célèbre’ – n’avait-il pas manqué recevoir la médaille de l’ordre de Merlin si cet imbécile de Black ne s’en était pas mêlé ? –.

- N’importe quoi, vraiment !, susurra Harry, agacé, en croisant pour la troisième fois les frères Crivey : habillés en noir, un zigzag crayonné sur le front et une paire de lunettes en-cul-de-bouteille chaussée sur le nez, ils proclamaient à la ronde qu’ils étaient : ‘celui-qui-a-survécu’. – J’aurais du me déguiser en Voldemort !

- Chut ! Harry…, geignit Ron en entendant le nom honni.

En fait, le rouquin était de fort mauvaise humeur depuis qu’il avait découvert l’accoutrement de sa sœur – lequel, soit dit entre parenthèses, était au contraire fort apprécié par nombres d’élèves de la communauté masculine du château –. Dans une imitation convaincante de Gwendoline la Fantasque – sorcière connue pour avoir été brûlée par l’Inquisition Moldue – Ginny s’était vêtue d’une très légère robe blanche réduite en haillons et tâchée de suie par ses soins et ceux de Luna qui l’avait aidé dans sa préparation. Ses longs cheveux flamboyants ne dissimulaient que vaguement ses épaules dénudées et son décolleté tandis qu’à ses chevilles carillonnaient gracieusement les mailles brisées d’une chaîne métallique.

Probablement eut-il préféré voir Hermione dans ce genre de tenue un peu provocante … Malheureusement pour lui, celle-ci avait fait un choix tout autre : cheveux rigoureusement serrés dans un chignon strict, longue et sobre robe de sorcière, Hermione était … le professeur McGonagall !


Dernière édition par RHP le 13 Aoû 2010 22:24, édité 1 fois.

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Histoire d'Hedwige

lundi 31 octobre
19h00. Plus qu'une demi-heure avant le début du bal d'Halloween et je n'ai toujours pas reçu d'invitation. Tous les profs en ont eu une, même ce balourd d'Hagrid. Il m'a dit :
- Ah bon, vous n'avez pas été invité, Rusard ? Oh, Dumbledore a dû oublier, il est très occupé, vous savez.
Il est énervant, celui-là, à toujours être gentil et chercher des excuses à tout le monde. Non, Dumbledore n'a pas oublié, c'est un rat et puis c'est tout.
19h05. Il doit considérer que je fais partie du décor (ou pire ! Il me met dans le même panier que les élèves !), et que nul n'est besoin de m'inviter officiellement à une petite sauterie. Eh bien non ! Pour que j'y aille, il devra me supplier à genoux.
19h40. J'ai bien fait de venir. Je n'allais quand même pas rester à me morfondre tout seul dans ma chambrette quand il y a du manger et du boire gratuits. D'ailleurs, j'ai déjà repéré une charmante blondinette dans un coin. Elle a l'air de s'ennuyer, mais c'est sûrement une ruse pour que je vienne la distraire. Je savais bien que mon costume de vampire magnifiait ma classe et ma splendeur naturelles.
19h45. La belle blonde s'appelle Narcissa et elle a tout de suite craqué pour moi. Dommage que mon dentier de vampire gêne quelque peu mon élocution.
- Alors, Narchicha, fous chabitez chez fos pa- ?
Non mais qu'est-ce qui lui prend, à cet elfe de maison géant, de me taper sur l'épaule ?
19h47
Bigre, l'elfe de maison est Lucius Malefoy. Et Narcissa est sa femme. Ça c'est ce qu'on appelle une boulette.
19h50. Alors comme ça même les membres du conseil d'administration de l'école ont été conviés et moi je n'ai même pas reçu une misérable invitation ?
En plus, le coup de poing que m'a mis Malefoy m'a fait exploser la lèvre inférieure et maintenant j'ai l'air d'un vampire qui ne sait pas boire proprement.
20h00. Dumbledore a préparé une surprise. L'excitation me submerge et je ne tiens plus en place. Je plaisante.
La surprise implique la citrouille posée sur un piédestal au milieu de la grande salle. Il va peut-être en faire sortir un lapin, comme j'ai vu un jour un Moldu le faire dans la rue ?
20h02. HAHAHAHAHAHA ! La surprise est un échec total ! D'après ce que j'ai compris, de la lumière aurait dû jaillir en jets de la citrouille, mais ça n'a pas marché. Tu parles d'un sorcier, ce type ! Je suis sûr qu'il a trouvé ses ASPIC dans une pochette surprise.
Attention, là on va rire : il s'approche de la citrouille, et c'est sûrement là que ça va exploser. Hihi.
20h03. Raté.
20h30. La surprise est remise à plus tard.
Catastrophe - le groupe que Dumbledore a engagé puisqu'on ne pouvait pas se payer les Bizarr'Sisters ; en tout cas, ce n'est pas mon salaire qui ruine l'école - commence à jouer une chanson intitulée Indéfiniment, et une espèce d'énorme fée s'approche de moi. Oups. C'est sûrement pour m'inviter à danser - je vais faire semblant de ne pas être là.
20h32. Raté aussi.
Je me demande si un costume de fée est adéquat pour Halloween ? Cependant je me garderai bien de le faire remarquer à la fée en question car elle fait deux fois ma taille et ses petits doigts ont l'épaisseur de mon cou. Elle danse merveilleusement bien, en tout cas. Et c'est tant mieux, vu que mes pieds ne touchent pas le sol.
20h35. Par les mandibules de Belzébuth ! Alors que j'allais effleurer tendrement la joue de ma belle inconnue, j'ai reconnu ses petits yeux noirs. La fée c'était Hagrid ! La barbe en moins mais le ridicule en plus. Vite, fuyons !
20h40. Alors que je m'enfuyais à toute jambes en vérifiant que Hagrid ne me suivait pas, je suis violemment entré en collision avec le piédestal installé au milieu de la salle. Bien entendu, je me suis étalé par terre en entraînant la citrouille dans ma chute, et comme de juste c'est ce moment-là qu'elle a choisi pour exploser. Quand j'ai rouvert les yeux environ toute l'école était penchée sur moi - la honte - ainsi que Dumbledore. Il m'a demandé :
- Vous allez bien, Argus ?
Mais malgré la semi-obscurité, j'ai bien vu que ses yeux disaient « Ça vous apprendra à vous incruster à une fête à laquelle vous n'êtes pas invité. »
Je me suis relevé avec le plus de dignité possible, mais quand j'ai voulu me recoiffer... misère de misère... tous mes cheveux avaient brûlé.
Les éclats de rire moqueurs me hanteront jusqu'à ma mort.
21h00. J'ai voulu partir sur le champ, après cette mésaventure capillaire, mais Dumbledore m'a convaincu de rester en disant qu'il avait préparé une autre surprise qui me plairait sûrement.
Je suis donc resté, pour le plaisir de le détromper, et Narcissa Malefoy est venue me voir. Quelle femme admirable, si douce et si compatissante. Elle m'a dit que j'étais très beau sans mes cheveux. Je n'ai pas eu le loisir de profiter beaucoup de sa conversation, cependant, car une fois de plus son sauvage primitif de mari est arrivé par derrière et m'a plongé la tête dans le saladier de jus de citrouille.
21h10. Je dansais tout seul, histoire de brûler les calories de ce beignet de chauve-souris que je me suis enfilé tout à l'heure, quand tout à coup cinquante élèves sont venus faire un cercle autour de moi. J'ai d'abord cru à une embuscade, mais ils se sont simplement mis à danser, avec moi au milieu, en criant « Tu déchires tout, Arg ! » et autres « Bouge ton corps, Méga R ! ».
Je suis le roi du dancefloor. Leur modèle.
21h15. Ah les gredins ! La seule raison pour laquelle ils dansaient près de moi, c'est parce que mon crâne chauve reflète la lueur des bougies et renvoie leur lueur scintillante en autant de gouttelettes dorées sur le sol. J'ai entendu un des chenapans parler de « boule à facettes ».
Cette fois, je m'en vais. Je ne serai pas la risée de Poudlard une seule minute de plus.
21h17. J'allais passer la grande porte quand Dumbledore m'a appelé :
- Argus ! Et votre surprise ?
Il s'est approché avec une autre citrouille (ce type ne jure que par les citrouilles, ma parole) qu'il a posée à mes pieds. Il a prononcé une formule et, sous les yeux incrédules des autres professeurs, sous les yeux ébahis des membres du conseil d'administration, sous les yeux vitreux des fantômes, sous les yeux ravis des élèves et sous les yeux désespérés de moi-même, une gigantesque gerbe de boue a été propulsée hors du cucurbitacée grimaçant, maculant le sol, les murs et même le plafond, et aspergeant tout le monde au passage.
Dumbledore a dit « Ah zut, encore raté » et j'ai senti mes yeux s'emplir de larmes en contemplant les dégâts. De la saleté. Partout. Le vieux siphonné a ajouté : « Désolé, Ar- », mais je suis tombé dans les pommes avant qu'il ne finisse sa phrase.


Dernière édition par RHP le 13 Aoû 2010 22:24, édité 1 fois.

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MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:20 
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Histoire de Ceiba

Le visage de sa mère…Il cherchait à lui parler, mais son visage s’éloignait, devenait flou. Il lui fallait rattraper la silhouette virevoltante, il se mit à crier :
« Des bonbons ou des blagues!!!!
Harry ouvrit les yeux et sursauta…Neville se tenait à côté de son lit, rigolard, un paquet de Honeydukes dans les mains.
« C’est Halloween, Harry ! Debout, on a nos costumes à mettre pour la fête organisée à l’occasion de l’année des Moldus, organisée par le Ministère !
-Mrgroumphhhhh, fit un tas de linges venant du lit de Ron. La barbe, vous ne pouvez pas vous taire, il y a des gens ici qui veulent dormir.
-Il est bougon, parce qu’il n’a pas de costume à se mettre, chuchota Neville à l’oreille de Harry, à part ce que lui a tricoté sa mère !! »
Harry était soulagé de retrouver sa chambre et ses amis. La perspective de se déguiser ne le réjouissait guère, mais il était impatient de découvrir les costumes de chacun inventés pour l’occasion. Il se hâta donc de se préparer et enfila son déguisement. Il avait eu de gros problèmes pour le confectionner lui-même, condition sine qua non pour participer au banquet organisé en l’honneur d’Halloween version moldue. Il avait finalement opté pour une simple perruque rouge réalisée avec de la laine, en espérant que cela suffirait pour entrer dans la Grande Salle. Une fois prêt, il rejoignit ses camarades dans la salle commune. Un brouhaha de bruits et de rires se faisait entendre depuis les escaliers.
« Harry, est-ce que mmppffff… ». Parvati s’était approchée de lui, en costume de fée, mais une fée aux joues rouge écarlate, les larmes aux yeux et s’étouffant à moitié de rire. « Tu…tu...tu as vu le costume de Ron ???? »
Harry s’approcha du cercle de gryffondors et put enfin apercevoir la cause des éclats de rire généraux. Ron se trouvait eu centre, déguisé en poulet géant.
« Oh mon dieu, pauvre Ron, prononça une voix derrière Harry. Il se retourna et vit Hermione, affublée d’un casque, d’une barbe rousse et de grosses braies rayées.
« Tu es déguisé en quoi au juste? lui demanda Harry l’air dubitatif.
-En gaulois, lui répondit Hermione les lèvres pincées, si tu avais étudié correctement à l’école primaire, tu te souviendrais qu’Halloween est une fête celte, appelée le Samain. Je me suis donc déguisée comme nos ancêtres les Gaulois ! C’est mieux que ta moumoute hirsute !!!
- Je…vais...tuer...ma…mère », lança dans un souffle rauque Ron. Il avait réussi à rejoindre ses deux camarades, malgré la foule qui s’agglutinait autour de lui pour le voir.
« Mais qu’est-ce qui t’a pris de te déguiser ainsi, lui demanda Hermione.
-C’est la faute de mon père, il a confondu Thanksgiving et Halloween en faisant une recherche sur les coutumes moldues. Alors ma mère a cru bien faire en me fabriquant un costume de dinde. Tu sais, Harry, c’est pas parce que t’as des bas de laine sur la tête que je te vois pas rire…
- Humhum, pardon Ron, je suis désolé, mais avoue que c’est drôle », s’excusa Harry, un grand sourire aux lèvres. Devant la mine renfrognée de son ami, il poursuivit rapidement : « bon, si on descendait vers la salle du banquet.
-Génial », fit dans un soupir Ron, les yeux levés vers le ciel.
La salle était splendide. De lourdes draperies orange ornaient les murs, et des nappes noires recouvraient les tables. De grosses citrouilles étaient disposées dessus, ainsi que des toiles d’araignée et de gros chaudrons fumants. Les élèves des autres écoles étaient déjà installés pour la plupart quand Ron, Hermione et Harry arrivèrent dans la salle. Alors qu’ils se dirigeaient discrètement vers leur table, Ron ne put réprimer un cri d’effroi.
« Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, une…une…, bégaya-t-il, livide.
-Une quoi , lui demanda avec inquiétude Hermione.
-Une araignée géante !!!! », hurla-t-il en pointant une masse gigantesque pleine de poils qui se dressait au fond de la salle.
Mus par un même réflexe, les trois élèves dégainèrent leurs baguettes. Un ricanement nasillard se fit entendre derrière eux :
« Ces imbéciles ne reconnaissent même pas leurs amis. Faut dire qu’avec ou sans déguisement, Hagrid a vraiment l’air d’une bête, il en a même le QI !
-La ferme, Malefoy ! », rugit Harry, en se retournant, avant de reculer immédiatement devant la silhouette de mange-mort qui se trouvait devant lui.
« T’as vu, il est beau mon costume, hein ? Je l’ai re-sorti pour l’occasion, s’esclaffa le serpentard. Vous faites un très beau couple, toi et ta sang-de-bourbe, le poulet et sa pintade », continua Malefoy.
Alors que Harry et Ron s’apprêtaient à se jeter sur lui, une voix ferme et forte se fit entendre :
« Les enfants, je vous demande de tous vous asseoir afin que nous puissions profiter de ce délicieux banquet », lança Dumbledore.
Alors que Malefoy regagnait sa table, les trois camarades s’installèrent et découvrirent alors non seulement les nombreuses victuailles préparées à l’occasion, mais aussi les costumes que les professeurs avaient revêtus pour l’occasion. Hagrid s’était donc déguisé en araignée, MacGonagall avait enfilé une tenue en cuir avec une longue cape (que Harry identifia comme le costume de Batman), Flitwick avait bien évidemment opté pour un déguisement de nain de jardin. Dumbledore avait choisi un grand classique, qui allait parfaitement à son physique, puisqu’il s’est déguisé en Père Noël. Quant à Rogue, il s’était visiblement encore plus graissé les cheveux, mais ce n’était pas suffisant pour remplir les conditions d’un déguisement, pensa Harry. Le professeur de potions se tourna alors vers Dumbledore et lui parla à l’oreille. Harry remarqua alors que Rogue avait simplement opté pour un dentier de Vampire.
Le repas se passa sans encombre, hormis le fait que les serpentards s’amusaient à caqueter dès que Ron faisait le moindre mouvement. La fête tirait à sa fin. De nombreux élèves ainsi que MacGonagall et Rogue commençaient à monter se coucher. Harry attendait ce moment avec impatience, car il devait rejoindre Dumbledore dans son bureau lorsque celui-ci s’éclipserait de la Grande Salle. Lorsque ce moment arriva enfin, Harry sortit dans les couloirs et se dirigea vers l’office du directeur. Sur le chemin, il entendit des murmures et des gloussements. Intrigué par ces bruits, il décida d’aller voir lesquelles de ses camarades flirtaient dans les recoins sombres des couloirs. Il tendit l’oreille, tout en se cachant derrière une armure.
« Huhuhuhu, arrêtez, vous êtes un coquin, jeune homme…, roucoula une voix alanguie.
-Vous sentez si bon, susurra une voix rauque.
-Séverus, on pourrait nous voir, calmez vous, grand chien fou !
-Minerva, je n’en puis plus, soyez mienne ! »
Harry crut s’étouffer en entendant ces quelques paroles minaudées. Rogue et MacGonagall ensemble !!! Quelle horreur ! Il se pencha un peu plus afin d’essayer d’entr’apercevoir le couple improbable. Il vit alors Rogue enlaçant tendrement le professeur de Métamorphose. Harry ne put s’empêcher d’avoir un haut-le-cœur devant un tel spectacle. Rogue embrassa de plus belle MacGonagall, qui se pâmait littéralement dans les bras, lorsque tout à coup Harry aperçut les canines de Rogue s’enfoncer dans le cou de MacGonagall, qui semblait peu à peu sombrer dans l’inconscience. Mon dieu, Rogue était un vampire !!! UN VRAI VAMPIRE !!!! En tenant de reculer pour s’enfuir et aller chercher de l’aide, Harry heurta l’armure qui tomba avec fracas sur le sol. Rogue abandonna immédiatement sa proie et se dirigea vers Harry.
« Tu vas payer, sale petite vermine. Tu connais mon secret, mais tu ne pourras jamais le révéler…, prononça Rogue d’une voix menaçante, je vais te faire…
- Des bonbons ou des blagues!!!! ».
Harry se réveilla en un sursaut. Neville se tenait à ses côtés. Harry poussa un soupir de soulagement.
« Ce n’était qu’un rêve, qu’un simple rêve », murmura-t-il, en reprenant son souffle.
« En plus, j’ai croisé les professeurs dans les couloirs, continua Neville, et tu sais quoi, Rogue est déguisé en vampire !!! »…


Dernière édition par RHP le 13 Aoû 2010 22:25, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: [Concours RHP] Halloween
MessagePosté: 13 Aoû 2010 22:21 
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Histoire d'Evangile

Le Halloween Poudlard

En cette fin de saison les murs de Poudlard avaient étés convertis aux couleurs angoissantes d’Halloween. Les professeurs de l’école s’étaient mis à l’œuvre durant toute la demi-journée, usant de magie pour transformer radicalement le château. Le professeur Flitwick avait échappé de peu aux citrouilles géantes que posaient lourdement Hagrid aux abords de la Grande Salle.
Finalement, la soirée tant attendue débuta. Les jeunes sorciers en tenue impeccable firent irruption dans le réfectoire et se glissèrent aussitôt à leur table respective. Pour l’occasion, la Grande Salle avait été remodelée. Le plafond magique avait prit une tournure des plus inquiétantes, chargé de nuages sombres, d’yeux orangés et quelques centaines de chauve-souris voletant au-dessus des tables. Les murs étaient tapissés de toiles d’araignées.
Le professeur Dumbledore s’était levé de table et tout en écartant les bras pour faire régner le silence prit la parole :
-Mes très chers élèves ! tonna Dumbledore d’une voix forte. Je suis très heureux de vous voir ici, heureux et en bonne santé pour cette fête d’Halloween. J’ai également convié un groupe de musique, le plus incertain qu’il m’ait été permis de voir… mais d’avance, je vous souhaite une agréable soirée !
Dans la seconde qui suivit les tables se retrouvèrent garnies de victuailles. Les élèves se jetèrent sur les plats et remplirent rapidement leur assiette.
-S’il-te plaît, Ron, dit Hermione, prise de pâleur. Tu pourrais faire un peu plus d’effort.
-Comment ça ? répondit ce dernier qui avait glissé dans sa bouche quatre pattes de poulet.
-Laisse tomber, rétorqua l’adolescente en tournant la tête.

Il y eu un grand bruit sur l’estrade, une forte détonation et une fumée épaisse empêchant de voir quoique se soit. Lorsque tout redevint clair les élèves parurent décontenancés. Le spectacle se trouvait être de taille car tout le monde quitta son assiette pour se pencher vers le groupe hétéroclite qui venait tout juste d’apparaître.

A ce moment, quatre citrouilles s’affichèrent, flottant à quelques centimètres du sol. Elles portaient une paire de lunettes et une fine fente leur faisait office de bouche.
-Voici les The Pumpkin’s Brothers, railla l’une des citrouilles. Sa va chauffer ! Sa va gigoter !
Des instruments se matérialisèrent soudainement sous le groupe musical. Une vieille guitare à laquelle il manquait trois cordes, un saxophone rouillé, une batterie éventrée et un piano qui avait perdu ses pieds.
-Musique, Maestro !
La fine équipe commença un air enjoué, ou plutôt un ramassis de sons insoutenables pour des oreilles humaines.

Harry Potter qui se trouvait tout près de Ron plaqua ses mains sur ses oreilles, mais il se sentit poussé en arrière. Le jeune sorcier se tourna et découvrit un Dobby tout apeuré.
-Dobby ?... dit Harry, troublé. Que fais-tu là ?
Le petit elfe semblait aux abois, tremblant de peur et jetant des coups d’œil dans tous les sens.
-Monsieur… bredouilla l’elfe de maison en se rongeant les ongles. Le professeur Rogue ! bizarre…
-Quoi ? continua Harry en prenant l’elfe par les épaules et l’empêchant de s’automutiler.
-Bizarre ces temps-derniers, monsieur. Il est partit monté à l’étage alors que tout le monde est ici… voilà plusieurs jours que Dobby trouve le professeur Rogue bizarre…
Harry regarda la table des professeurs et nota l’absence de Rogue. Il décida de quitter la table et de savoir ce que mijotait le professeur des potions. Hermione et Ron, intrigués, le rejoignirent. Harry leur expliqua les craintes de Dobby alors qu’ils se dirigeaient vers les portes de la Grande Salle.

Tout en empruntant le corridor menant au premier étage, le petit groupe croisa Sir Nicolas, languissant dans les airs et fulminant dans sa barbichette.
-J’imagine que le club des chasseurs sans tête ont une fois de plus refusé sa demande, déclara sombrement Hermione.
Harry escalada le premier les marches et progressa tout du long de l’escalier, Hermione et Ron le suivant de près. Quand ils arrivèrent au premier niveau ils ne virent aucunement le professeur Rogue, mais à la place trouvèrent Neville aux prises avec les armures du château.

Le trio s’approcha du garçon et observèrent un moment les cuirasses se tordant de rire et chantant des cantiques à tue-tête.
-Elles ne veulent pas me lâcher ! geignit Neville qui tentait désespérément de se souscrire aux armures.
Harry sortit sa baguette magique et visa l’une des cuirasses.
-Oh, oh ! Oseriez-vous ? dit l’une des cuirasses d’une voix mélodieuse.
L’armure poussa un petit cri lorsqu’un rayon magique ricocha sur son blindage. Neville fut lâchée mais voilà que les êtres d’acier sortaient leur épée pour répliquer à l’affront. Les quatre jeunes gens coururent aussi vite que leur permettait leurs jambes et tournèrent à un croisement. Il semblait que les armures aient renoncés à les poursuivre.
-Que faisiez-vous ici ? glissa Neville entre deux respirations difficiles.
-Nous cherchions Rogue, siffla Ron, dont le teint avait viré au rouge suite à la course.
-Oh, répondit Neville. Je l’ai vu entrer dans la classe de défenses contre les forces du mal.

Face à cette nouvelle, Harry, Hermione et Ron semblaient soudainement inquiets. Que pouvait bien faire Rogue dans la classe de défenses contre les forces du mal ? les craintes de Dobby n’étaient peut-être pas infondées en fin de compte. Ils décidèrent de se rendre à la classe et de voir les manigances sombres du professeur de potion. Harry se voyait déjà présenté le traître Rogue au professeur Dumbledore, lui prouvant une fois pour toute le réel penchant de Rogue.

Ils arrivèrent devant la salle et entrouvrirent légèrement la porte pour jeter un coup d’œil à l’intérieur. Rogue était bien dans la classe mais il y avait quelque chose d’anormal. Harry tendit un peu plus son oreille en avant et écouta attentivement les mots que prononçait le professeur Rogue.
« Encore une fois, Miss Granger, vous n’avez pas pu vous empêcher de faire la mademoiselle je sais-tout ! 20 points en moins pour Gryffondor !... Potter ! 50 points en moins pour votre insolence !... Weasley ! je n’aime pas les rouquins, donc 100 points retirés à Gryffondor ! Quand à vous, Mr Londubat, vous me feriez le plus grand plaisir en quittant cette école… »

Harry se retira et regarda avec des yeux ronds ses compagnons qui eux n’on plus n’avaient pas échappés aux paroles de Rogue. Le professeur Rogue qui jouait à son jeu préféré - le professeur de défenses contre les forces du mal - ne se doutait pas qu’il était épié, du moins jusqu’à ce qu’un cri ne s’élève de derrière la porte. Il découvrit alors Harry Potter et le reste de l’équipe. C’est alors qu’un sinistre sourire s’afficha sur ses lèvres…


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